la répartition des éléments dans le sol reste excessivement variable. En ce qui concerne ceux que l'on considère comme fertilisants majeur, la situation est très différente d'un élément à l'autre,
. Le phosphore est relativement rare et réparti de façon excessivement inégale. Il faut savoir que les organismes vivants le concentrent. Ainsi un homme, comme tous les mammifères en contient 1% de son poids. Soit 700 grammes de phosphore élémentaire en moyenne par individu. Celui ci est concentré dans les os, mais il est surtout présent dans l'ATP qui est le vecteur de l'énergie de la totalité des organismes vivants.
C'est l'ATP qui transmet l'énergie solaire captés par la chlorophylle et permet la formation de la brique élémentaire de la vie qu'est le sucre. Il permet la réaction entre deux "cendres" H2O et CO2 pour engendrer
CH2O + O2
Lors qu'on brûle un morceau de bois dont le constituant essentiel est la cellulose (un sucre hautement polymérisé) on récupère exactement la quantité d'énergie que la plante a pu arracher au rayonnement solaire.
Mais sans phosphore aucun organisme vivant ne peut exister.
La paille, le bois contiennent environ 1 kilogramme de phosphore a la tonne. J'entends bien la paille ou le bois parfaitement sec.
Les animaux sont, dans les for^ts primitives des vecteurs du phosphore. Là où ils meurent; leurs os servent d'aliments aux végétaux.
Mais cela est insuffisant si l'homme en enlevant les récolmtes, qu'il s'agisse du bois ou des grains de maïs, exporte le phosphore. Au bout de peu de temps le sol devient stérile.
Il faut savoir que la très grande majorité des gisements de phosphates est due a l'accumulation de restes fossiles de végétaux ou d'animaux.
Les premiers agriculteurs, très peu nombreux, pouvaient se permettre de migrer lorsque la terre qu'ils avaient exploitée été devenue improductive.
En fait le fumier de ferme a été la première grande découverte technique qui a pu arrêter les cultures errantes sur brûlis.
En ce qui concerne la forêt, la production de cellulose reste souvent relativement inférieure a celle des champs cultivés qui, eux reçoivent des fertilisants apportés par l'homme. Ainsi un hectare de canne a sucre ou de maïs avec des productions supérieures à 15 tonnes de matière sèche a l'hectare, en 4 mois de temps fixent plus de CO2 que la forêt primaire.
par contre lorsque la forêt est abattue sans être remplacée par une culture, la fixation de CO2 s'effondre.
Pour le deuxième élément majeur, l'azote, la situation est nettement différente. Il existe des végétaux et des micro-organismes qui fixent l'azote atmosphérique. Ces végétaux sont bien connus, ce sont les légumineuses, Fèves, haricots, soja, luzerne, pois, et aussi quelques autres végétaux tels les euphorbiacée.
Ces végétaux travaillent en symbiose avec des micro-organismes les rhizobiums.
La transformation de l'azote moléculaire N2 en azote du nitrate NO3 nécessite beaucoup d'énergie. Les végétaux alimentent les rhizobiums qui vivent sur leurs radicelles dans ce que les agronomes appellent la Rhizosphère, avec leur sève riche en sucres. Les rhizobium, en échange absorbent l'azote de l'air et l'oxyde en nitrate qu'ils transmettent au végétal.
Mais il faut savoir que les plantes qui vivent avec des rhizobiums ne sont pas omni-présentes et les naturalistes antiques comme Pline l'ancien ont déja il y a 2000 ans préconisé les cultures tournantes, de manière à permettre aux fèveroles de régénérer en partie la fertilité des sols.
Actuellement les chercheurs tentent de fixer dans d'autres végétaux les gènes qui leur permettraient de vivre en symbiose avec les rhizobiums.
Ces
OGM permettront de réduire les apports de fertilisants azotés, produits à partir d'énergie fossile.
Pour le troisième élément majeur, le potassium, il est relativement assez bien répandu et les besoins en potasse ne sont apparus que plus tard au fur et à mesure de l'épuisement des sols.
Les argiles , en contiennent généralement des quantités non négligeables.
Il y a bien sur d'autres éléments qui sont nécessaires aux organismes vivants, au total entre 20 à 25 sur la centaine qui constituent nôtre Univers.
Certaines plantes ont besoin de calcium, d'autres le redoutent. Mais en général leur présence assez constante, ne nécessite pas d'apports systématiques..