Bonjour à tous!
En ce qui concerne les pierres taillées ou moulées. Dans les cours et séminaires que j'ai suivi, il n'a jamais été sérieusement question de pierres moulées. En effet, on a retrouvé, étudié et on connait très bien les carrières de pierres d'où les pierres ont été extraites. J'ai aussi eu vent de cette hyptohèse étrange sur "le premier mortier de l'histoire" qui aurait servi à faire ces blocs mais il n'y a aucune preuve concrète. (Le mortier est inventé par les romains au alentours de notre ère.)
Pour l'acheminement des pierres des carrières jusqu'au chantier, ils utilisaient des barques. On a de nombreuses preuves archéologiques, dans l'iconographie, dans les textes. Et comme l'a bien souligné quelqu'un au dessus, il y a les traces évidentes de "trous" qui recevaient les goujons et les mortaises qui maintenait les pierres ensemble.
Cependant, il est vrai qu'en ce qui concerne la façon dont ils les amenaient jusqu'en haut, rien n'est sûr. On a aucune représentation, aucun texte. Les seules hypothèses sortent de l'imagination des archéologues du XXIème siècle... Alors prudence...
Il y a celle de la rampe. Ce n'est pas possible car le volume de sable à déplacer aurait nécessité plus de travail que la pyramide elle même.
Il y a celle de la rampe enroulée qui n'est vraiment pas concluante non plus. Ca les auraient fait travailler "à l'aveuglette" et pour des travaux d'une telle ampleur et d'un tel prestige national, c'est peu envisageable.
L'hypothèse des machines de bois est controversée mais plus probable. Les détracteurs utilise cet argument : on a pas de vestiges archéologiques. Oui, mais le bois est périssable... Il n'est conservé que dans des conditions très exceptionnelles. 90% du temps, on trouve trace de sois en "négatif". On a dit aussi : en Egypte, il n'y a pas de bois assez solide, ils auraient dû l'importer,^donc ça aurait eu un coût énorme : ça n'est pas probable.
Oui mais... les nouvelles recherches sur les paléoclimats, surtout l'étude des pollens et autres microrestes sembleraient montrer qu'à l'époque, il y avait peut être plus de suface boisée et d'autres espèces d'arbres que ce que l'on pense. (N'oublions pas qu'à l'ère primaire il me semble, mea culpa sinon, la végétation en France se rapprochait d'une forêt équatoriale.) Sans aller si loin, il y a eu des modifications du
climat et donc de l'environnement entre ces temps anciens et le notre. Rien n'est sûr, encore une fois, mais c'est une piste intéressante.
A propos des théories un peu farfelues... celles de Jean Pierre Petit, que j'aime beaucoup quand il parle de la MHD, un peu moins quand il se met à l'archéologie et toutes les "Découvertes impossibles" comme les "Lampes perpétuelles" etc... très souvent, ces interprétations résultent de notre incompréhension face à un culture inconnue.
L'univers mental d'une tribu actuelle est si différente de la notre, habitants des pays industrialisés. Là, en plus d'être loin dans l'espace, ils sont loin dans le temps. Si lointains, si différents qu'il est vain de tenter de comprendre leurs représentations avec nos concepts bruts sans les avoir étudié dans leur globalité.
Pour les lampes perpétuelles par exemple... Dans l'art égyptien, comme dans chaque art, la composition (et ici la perspective) répondent à d'autres codes. Ici, ce qu'on a voulu mettre en valeur, c'est un bouton de lotus dans lequel se trouve un Uréus (un serpent). Pour figurer le serpent, il fallait grossir le bouton de lotus... tout simplement... rien à voir avec notre bonne vieille ampoule.
Je me rappelle être arrivée sur une discussion où les membres se demandaient si un vase était bien un vase ou la représentation d'un extra terrestre. C'était un vase canope, au visage de chacal. C'est un exemple simple mais parlant.
A très bientôt!