08/04/2004, 17h31
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Message #1 de cette discussion
| Date d'inscription: avril 2004
Messages: 8
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Hello !
En parcourant le dictionnaire philosophique de Voltaire, je suis tombé sur son texte expliquant que nous ne savons pas faire la différence entre un homme et un animal et qu'en conséquence une énorme partie de nos lois, raisonnements et autres sont bancals.
Quelques temps après l'ère de Voltaire, saurez-vous démontrer clairement la différence entre un être humain, et un animal ?
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08/04/2004, 17h46
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Message #2 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2003 Localisation: Neuch'
Messages: 13529
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Bonjour,
Bon pour commencer tu pourras lire un très bon livre de Vercors appelé "les animaux dénaturés" qui traite très bien de ce problème.
En fait l'homme est une espèce animale, donc il partage une grande partie de ses propriétés avec les autres espèces animales.
Ensuite on peut rechercher quelles sont ses particularités par rapport aux autres espèces. Mais il est difficile de dire que ces propriétés le distinguent "absolument" du reste du vivant : chaque espèce a des particularités qui permettent de la distinguer des autres.
Dans ces particularités on peut noter une conscience de soi et des autres, qui existe chez d'autres espèces mais semble plus poussée chez l'homme. Il y a aussi l'existence du langage articulé, l'organisation sociale, etc...
Toutefois, il est difficile au niveau de l'évolution de décider à quel moment on doit considérer que l'homme est "homme". Cf. les débats sur l'homme de Néanderthal (et le bouquin de Vercors  ).
K.
__________________
Nomina si nescis, perit et cognito rerum.
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08/04/2004, 18h55
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Message #3 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004
Messages: 3868
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presque tout d'accord avec toi kinette, je dirais pour faire simple qu'a première vu il n'y a que des différence de degré entre les hommes et les animaux...
pour l'instant ce qui nous différencie vraiment c'est l'aquisition d'un language symbolique, qui nous permet de multiplier nos faculté cérébrale... si l'on compare un bébé homme d'un bébé chimpanzé, il suivent une évolution assez proche psychologiquement jusqu'a ce que l'enfnt humain acquiers le language... et a partir de là, l'enfant humain laisse loin derrière nos proches cousins...
pour etre préscis toute nos facultés existe chez les animaux, conscience de soi, culture, expréssion, language, mais elle reste a un etat embryonnaire...
c'est le language symbolique qui fait toute la différence, aidé bien sur par un cortex frontal bien devellopé...
l'homme est un animal spécialisé dans la cérébralisation, au même titre que le guépard l'est dans course de vitesse, on est champion chacun dans notre catégorie... le guépard ne nous battras jamais au echec, et l'homme se feras toujours manger par le guépard a la fin de la course | | |
09/04/2004, 13h12
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Message #4 de cette discussion
| Date d'inscription: décembre 2003 Localisation: valenciennes (nord)
Messages: 127
| Citation: |
Envoyé par quetzal l'homme est un animal spécialisé dans la cérébralisation, au même titre que le guépard l'est dans course de vitesse, on est champion chacun dans notre catégorie... le guépard ne nous battras jamais au echec, et l'homme se feras toujours manger par le guépard a la fin de la course  | mais le fait d'être spécialisé dans la vitesse ne distingue pas le guépard des autres animaux. il est un animal spécialisé dans la vitesse. notre spécialisation dans la cérébralisation nous distingue-t-elle des animaux ? on revient à la question de départ, qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal ?
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09/04/2004, 14h02
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Message #5 de cette discussion
| Date d'inscription: février 2004 Localisation: Toulon
Messages: 70
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Bonjour,
point de vue personnel:
rien ne différencie l'Homme de l'animal car l'Homme est un animal.
Jugeons plutôt:
Etre vivant, eucaryote,opisthochonte, choano-organisme, métazoaire, eumétazoaire, bilatérien, deutérostomien, pharyngotrème, chordé, myomézoaire, crâniate, vertébré, gnathostome ostéichthyen, sarcoptérigien,rhipidistien, tétrapode, amniote mammifère, thérien, euthérien, epithérien preptothérien, archonte, primate, haplorrhinien, simiiforme, catarrhinien, hominoïde, hominoïdé, hominidé, homininé, hominines...
Voilà la classification phylogénétique de l'Homme.
Elle se différencie avec celle du Bonobo par exemple qu'à partir de hominines car le Bonobo est un paninines.
Pour ma part, il n'y a aucune différence fondamentale entre Homme et Animal.
La seule que je trouve vraiment importante, c'est que l'Homme est a priori le seul animal à être assez con pour détruire ce dont il a besoin (environnement et ressources vitales) et qui peut prendre du plaisir à tuer gratuitement (mais c'est une opinion personnelle qui n'engage que moi...).
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09/04/2004, 14h36
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Message #6 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2003 Localisation: région parisienne
Messages: 6489
| Citation: |
l'Homme est a priori le seul animal à être [...] qui peut prendre du plaisir à tuer gratuitement (mais c'est une opinion personnelle qui n'engage que moi...).
| Le chat aussi peut tuer par plaisir. Et peut-être d'autres félins, je ne me souviens plus.
Même nos pires côtés ne nous permettent pas de nous distinguer des animaux.
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09/04/2004, 15h40
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Message #7 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004
Messages: 3868
| Citation: |
Envoyé par babulle [quote:f4d7f74dbc="quetzal"]
l'homme est un animal spécialisé dans la cérébralisation, au même titre que le guépard l'est dans course de vitesse, on est champion chacun dans notre catégorie... le guépard ne nous battras jamais au echec, et l'homme se feras toujours manger par le guépard a la fin de la course  | mais le fait d'être spécialisé dans la vitesse ne distingue pas le guépard des autres animaux. il est un animal spécialisé dans la vitesse. notre spécialisation dans la cérébralisation nous distingue-t-elle des animaux ? on revient à la question de départ, qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal ?[/quote:f4d7f74dbc]
non, notre spécialisation ne nous distingue en rien du monde animal, car les animaux sentent, reflechissent, ont une conscience rudimentaire, des cultures rudimentaire, des language rudimentaire, une politique rudimentaire. bref pareil que nous sauf que nous ont le fait mille fois ieux qu'eux, en beaucoup plus complexe..
pour ta question de départ, on a chercher partout mais plus on a cherché et plus on trouvé en fait qu'on étais vraiment proche du monde animal... peut-etre parceque nous avons 99% de nos gènes en commun avec le chimpanzé...
si, il y a un propre de l'homme celui d'etre capable de se croire infiniment supérieur au reste des autres vivants, et cela même lorsqu'un petit virus de la grippe le met KO pendant une semaine... où le tue sans autre forme de proçès...
aujourd'hui la question de la différence Homme/animal n'a plus vraiment de sens, et se résoud par: l'homme ce différencie du reste du monde animal par une spécialisation dans la cérébralisation... voila et c'est deja pas mal, et même pas mal du tout...
comme la spécialisation du guépard dans la course est franchement impréssionante, comparé a l'escargot | | |
09/04/2004, 15h57
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Message #8 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004
Messages: 3868
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tiens un petit texte qui fait réflechir un peu, beaucoup... Citation:
Les rats sont d'excellents nageurs. Pour vérifier cette capacité, des scientifiques du département d'étude du comportement de l'Université de Nancy ont disposé une cage avec une seule sortie, un tunnel menant sous l'eau d'une petite piscine. Pas de possibilité de remonter à la surface, le haut est bouché par une plaque. Les rats doivent donc nager en apnée pour traverser la piscine et aller chercher de la nourriture à un distributeur de graines placé à l'autre bout de la piscine. Au début, tous les rats ont essayé de nager. Mais peu à peu il se sont répartis des rôles. Sur des cages comprenant six rats, sont spontanément apparus deux rats exploiteurs, deux rats exploités, un rat autonome et un rat souffre-douleur.
Les exploités nagent pour aller chercher les graines et les exploiteurs raflent leur pactole. Une fois les exploiteurs repus, les exploités sont autorisés à repartir se nourrir eux-mêmes.
L'autonome est un rat qui nage pour obtenir ses graines et se bat férocement au retour pour les manger seul. Quant au souffre-douleur, n'étant capable ni de nager ni de terroriser les autres, il n'a pas d'autre choix que de se contenter des miettes.
Tous les rats maltraitent le souffre-douleur et tous les exploiteurs frappent les exploités, sans doute pour rappeler à chacun son rôle. Mais le plus troublant est que si l'on réunit tous les exploiteurs dans une même cage, ils se battront toute la nuit et au matin réapparaîtront de nouveau deux exploiteurs, deux exploités, un autonome et un souffre-douleur.
Il en ira de même si on rassemble des exploités, des autonomes ou des souffre-douleur. Dans tous les cas, cette répartition des rôles reprend le dessus.
L'expérimentateur a augmenté le nombre des rats jusqu'à en introduire deux cents dans la cage. Longue bataille nocturne. Au matin, apparut une classe de super-exploiteurs ayant créé plusieurs strates de sous-fifres afin de répercuter leur autorité en se fatiguant encore moins. Ils n'avaient même plus besoin de terroriser les exploités, d'autres le faisaient à leur place. Autre surprise : à l'autre bout de l'échelle les souffre-douleur étaient encore plus martyrisés. Comme en guise d'avertissement trois d'entre eux avaient été entièrement dépecés par leurs congénères et crucifiés sur la grille de la cage.
Les scientifiques de Nancy sont allés plus loin encore dans leurs recherches. Ils ont ouvert les crânes de leurs sujets et disséqué leurs cerveaux. Ils ont découvert que ceux qui avaient le plus de molécules de stress n'étaient pas les souffre-douleur ou les exploités, mais bel et bien les exploiteurs qui tremblaient de perdre leur statut de privilégiés et d'être obligés de devoir nager à leur tour pour se nourrir.
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09/04/2004, 17h17
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Message #9 de cette discussion
| Date d'inscription: avril 2004
Messages: 8
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quetzal,
Excellent rapport. je l'avais lu dans l'"encyclopédie du savoir relatif et absolu" de Werber. C'est vraiment troublant d'observer les comportements sociaux d'autres espèces. A ce moment, la similitude avec notre organisation sociale humaine est frappante. Citation: |
l'homme ce différencie du reste du monde animal par une spécialisation dans la cérébralisation... voila et c'est deja pas mal, et même pas mal du tout...
| Ok, cette définition peut paraître acceptable mais (tu te doutais bien qu'il y aurait un mais  ) si nous prenons des cas particuliers, des cas où l'intelligence n'est pas forcément flagrante vue de l'extérieur, du moins pas plus que celle d'un animal qui serait né dans une communauté aux règles déja pré-établies, donc éduqué dans le respect de ces règles. Je pense qu'on peut en cherchant trouver un être humain de ce type.
Suivant ta définition, cet être peut-il alors endosser l'adjectif "humain"?
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09/04/2004, 17h21
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Message #10 de cette discussion
| Date d'inscription: avril 2004
Messages: 8
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Bon, donc pour moi l'intelligence ne me paraît être qu'un critère subjectif car il existe des personnes qui à mon sens mérite le terme "humain" et qui ne font pas ou très peu preuve d'intelligence.
Je propose d'autres critères de différenciation que je vous invite à réfuter bien entendu  :
l'amour, l'art, l'humour.
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11/04/2004, 10h15
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Message #11 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004
Messages: 3868
| Citation: |
Envoyé par Larm Citation: |
l'homme ce différencie du reste du monde animal par une spécialisation dans la cérébralisation... voila et c'est deja pas mal, et même pas mal du tout...
| Ok, cette définition peut paraître acceptable mais (tu te doutais bien qu'il y aurait un mais  ) si nous prenons des cas particuliers, des cas où l'intelligence n'est pas forcément flagrante vue de l'extérieur, du moins pas plus que celle d'un animal qui serait né dans une communauté aux règles déja pré-établies, donc éduqué dans le respect de ces règles. Je pense qu'on peut en cherchant trouver un être humain de ce type.
Suivant ta définition, cet être peut-il alors endosser l'adjectif "humain"? | Hm, ce que tu met en exergue ici, c'est la notion d'intelligence... mais reste a savoir de quoi on parle vraiment... l'intélligence est un terme dont tout le monde sais de quoi on parle, mais toutefois sans etre vraiment capable de définir précisément a quoi elle correspond...
je suppose que tu prends tes cas particulier chez l'Homme... ben même si a vue de pif tu juge que certains humain ne sont pas très intélligent il reste néanmoins largement moins bète que le reste de l'animalité... le simple fait d'user d'un language, c'est a dire etre capable de l'apprendre quand on est bébé, démontre la réelle supériorité humaine dans le domaine du cérébral par rapport aux animaux...
pour moi, un etre humain nait sapiens-sapiens, et ne devient véritablement un membre de l'humanité qu'avec l'acquisition du language et d'une culture humaine... mais mais, le petit sapiens-sapiens possède toute les qualités cérébrale pour devenir un humain, il est juste necéssaire qu'on lui donne les moyens de ne pas perdre, par une education ad-hoc, les prodigieuses faculté de son cerveau... car moins un cerveau est sollicité et plus il perd en plasticité....
pour le cas par exemple des enfants loups, je dirais qu'il sont sapiens de nature mais que culturellement ils sont lupus, ils ont acquis le comportement correct pour vivre dans une communoté lupine... et si ceux-là ne sont pas "récupéré" avant l'age de sept ans ils ne pourrons plus acquerrir un language humain, et n'aurons jamais accès a une culture humaine complete, et ne pourrons qu'évoluer a partir de la base culturelle et comportementale que les loups lui ont donné...
de fait et pour ces cas très préscis, on peut "naturellement" dire que ces enfants ne sont pas "humain", car ils n'ont pas été humanisé... cette notion d'humanitée est une notion très très floue, et chaque peuple voit midi a sa porte, c'est une question d'identité et notre façon de nous comporté, de vivre ensemble semble toujours etre mieux que celle du voisin..
l'humanité n'a pas de pivot, comme il n'existe pas d'exemple de beauté pure, tout est dans l'oeil de celui qui regarde....
pour moi, si humainement parlant l'on peu faire une différenciation entre les cultures, leurs reconnaitres des spécificités et des différences, et dire qu'un enfant-loup n'est pas humain.... philosophiquement parlant on se doit de reconnaitre que ces enfants sont des humains a part entier, car ils possède le même patrimoine génétique que le notre... leurs non-humanitée n'est qu'un accident, et de fait ne constitue pas un motif réel pour les exclures du droit humain, même si leur comportement ne s'apparente a aucune culture humaine....
dans le même ordre d'idée, si l'on considèrait qu'un accident de la vie puisse nous priver de notre humanité, de nos droits, alors, nous serions tous a la merci du legislateur qui pourrais du jours au lendemain, pour X ou Y raison nous priver de nos droits inaliénables.
ainsi tout sapiens-sapiens, nait avec le surnom d'Humain et avec les droits qui lui sont lié, quand bien même celui-ci n'aurais pas l'occasion d'acquérir une culture ou un comportement proprement Humain, (que je définie par l'acquisition d'un language symbolique, et d'un mode particulier de comportement propre a une culture humaine pré-existante), celui-ci resterais un etre Humain.
je définie tout ça par rapport a une certainne culture, celle occidentale et des droits de l'homme, qui sont dit universaux, donc très subjectif | | |
11/04/2004, 11h03
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Message #12 de cette discussion
| Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 12650
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Salut, Citation: |
Envoyé par quetzal Citation:
Les rats sont d'excellents nageurs. Pour vérifier cette capacité, des scientifiques du département d'étude du comportement de l'Université de Nancy ont disposé une cage avec une seule sortie, un tunnel menant sous l'eau d'une petite piscine. Pas de possibilité de remonter à la surface, le haut est bouché par une plaque. Les rats doivent donc nager en apnée pour traverser la piscine et aller chercher de la nourriture à un distributeur de graines placé à l'autre bout de la piscine. Au début, tous les rats ont essayé de nager. Mais peu à peu il se sont répartis des rôles. Sur des cages comprenant six rats, sont spontanément apparus deux rats exploiteurs, deux rats exploités, un rat autonome et un rat souffre-douleur.
Les exploités nagent pour aller chercher les graines et les exploiteurs raflent leur pactole. Une fois les exploiteurs repus, les exploités sont autorisés à repartir se nourrir eux-mêmes.
L'autonome est un rat qui nage pour obtenir ses graines et se bat férocement au retour pour les manger seul. Quant au souffre-douleur, n'étant capable ni de nager ni de terroriser les autres, il n'a pas d'autre choix que de se contenter des miettes.
Tous les rats maltraitent le souffre-douleur et tous les exploiteurs frappent les exploités, sans doute pour rappeler à chacun son rôle. Mais le plus troublant est que si l'on réunit tous les exploiteurs dans une même cage, ils se battront toute la nuit et au matin réapparaîtront de nouveau deux exploiteurs, deux exploités, un autonome et un souffre-douleur.
Il en ira de même si on rassemble des exploités, des autonomes ou des souffre-douleur. Dans tous les cas, cette répartition des rôles reprend le dessus.
L'expérimentateur a augmenté le nombre des rats jusqu'à en introduire deux cents dans la cage. Longue bataille nocturne. Au matin, apparut une classe de super-exploiteurs ayant créé plusieurs strates de sous-fifres afin de répercuter leur autorité en se fatiguant encore moins. Ils n'avaient même plus besoin de terroriser les exploités, d'autres le faisaient à leur place. Autre surprise : à l'autre bout de l'échelle les souffre-douleur étaient encore plus martyrisés. Comme en guise d'avertissement trois d'entre eux avaient été entièrement dépecés par leurs congénères et crucifiés sur la grille de la cage.
Les scientifiques de Nancy sont allés plus loin encore dans leurs recherches. Ils ont ouvert les crânes de leurs sujets et disséqué leurs cerveaux. Ils ont découvert que ceux qui avaient le plus de molécules de stress n'étaient pas les souffre-douleur ou les exploités, mais bel et bien les exploiteurs qui tremblaient de perdre leur statut de privilégiés et d'être obligés de devoir nager à leur tour pour se nourrir.
| | Texte interessant en effet, mais sujet a quelques interrogations, je n'aime particulierement pas la conclusion sur les sujets les plus stresses qui releve de mon point de vue de la pure extrapolation des resultats! ou comment faire expliquer le comportement des animaux en se basant sur le comportement humain 
Est-ce une etude scientifique reelle ? ou simplement un exemple site par Werber ? car meme si ses livres sont tres interessants, si on devait croire tout ce qu'il y a d'ecrit on n'aurait pas fini de prendre les vessies pour des lanternes...
Yoyo
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11/04/2004, 13h04
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Message #13 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004
Messages: 79
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Hello!
Un médecin fait une expérience avec une sauterelle dans la main:
Il lui dit saute, elle saute.
Il lui coupe 1/4 de ses pattes. Il lui dit saute, elle saute.
Il lui coupe un autre 1/4 de ses pattes. Il lui dit saute, elle saute.
Il lui coupe toutes les pattes. Il lui dit saute, elle ne saute pas.
Conclusion : quand la sauterelle n'a plus de pattes, elle devient sourde...
A méditer..
- Darklingg | | |
11/04/2004, 14h36
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Message #14 de cette discussion
| | Invité |
[quote="babulle"] Citation: |
Envoyé par quetzal notre spécialisation dans la cérébralisation nous distingue-t-elle des animaux ? on revient à la question de départ, qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal ? | Nos spécialisations ne nous distinguent pas des animaux, elles sont, comme toutes les spécialisations non homoplasiques (exemple d'homoplasie : la convergence du caractère "aile" chez les oiseaux et les chauves souris, voir le dico pour plus d'infos...), des critères d'identification, et non des arguments pour faire de l'humain un être à part dans le monde animal... Citation: |
Envoyé par quetzal pour moi, un etre humain nait sapiens-sapiens, et ne devient véritablement un membre de l'humanité qu'avec l'acquisition du language et d'une culture humaine... mais mais, le petit sapiens-sapiens possède toute les qualités cérébrale pour devenir un humain, il est juste necéssaire qu'on lui donne les moyens de ne pas perdre, par une education ad-hoc, les prodigieuses faculté de son cerveau... car moins un cerveau est sollicité et plus il perd en plasticité.... | Un être vivant appartient à une espece à partir du du moment où il est capable de se reproduire avec les autres membres (enfin , ceux du sexe opposé chez les especes sexuées) de cette espece... cf la définition de l'espece.
| | | |
11/04/2004, 18h11
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Message #15 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004
Messages: 3868
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ben vas expliquer ça, a beaucoup d'humain qui pense que d'autre humain, n'en sont pas vraiment et en profite pour les exterminer...
oui, nous naissons tous avec le même bagage génétique, mais après notre humanisation varie selon les cultures... etre humain ne signifie pas la même a tous les endroits du globe...
et il n'y a pas très longtemps que l'on prend en compte l'existence de l'ADN comme preuve de notre appartenance a une espèce commune... et que de fait nous devrions tous disposer des mêmes droits, quelquesoit les droit inaliénable ou aliénable que nous fixons pour chaque etre humain...
| | |
14/04/2004, 09h31
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Message #16 de cette discussion
| Date d'inscription: avril 2004
Messages: 8
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L'humanité serait donc culturelle ?
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17/04/2004, 09h33
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Message #17 de cette discussion
| Date d'inscription: mars 2004
Messages: 3868
| Re : La différence entre un Homme et un Animal Citation: |
Envoyé par Larm L'humanité serait donc culturelle ? | l'humanité, ou le fait d'etre humain, de se comporter comme un etre humain varie énormement selon ou un enfant nait sur le globe terrrestre..
un bébé nait sans apriori culturel ou comportementaux, il n'a pas vraiment les structures innée de comportement que l'on retrouve chez l'animal... il est de fait adapatable a toute les cultures de ce monde... et c'est pourquoi l'adoption d'un enfant est possible...
l'enfant nait avec toute les capacités pour "devenir" un etre humain... reste a savoir ce que ces parents entendent par "etre humain" et par "humanitée"...chaque culture ayant plus ou moins sa propre définition, bienqu'avec les droits de l'homme la position occidentale prenne le pas sur beaucoup culture traditionelle...
le fameux " les hommes naissent libres et égaux en droits" ne vas pas de soi dans beaucoup de culture, et ne fut guerre la règle dans notre propre culture il y a encore peu de temps, (par exemple, les femmes ne vote en france que depuis 1945, entre autre ) bref c'est une notion très complexe et très subjective
| | |
22/04/2004, 18h06
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Message #18 de cette discussion
| Date d'inscription: avril 2004
Messages: 8
| Re : La différence entre un Homme et un Animal
Donc pour l'instant nous ne sommes pas réellement en mesure de définir une limite précise et indéniable entre un humain et un animal ?
Ce qui sous-entend que les sévices que nous faisons subir aux animaux sont effrayants car nous pourrons très bien les faire subir aux humains par manque de discernement.
Il y a je crois une loi aux Etats-Unis qui permet de breveter les modifications génétiques sur les animaux.
Cette absence de limite permettrait donc de breveter les modifications génétiques sur les hommes ? (c'est un autre débat certe mais il me paraît important en illustration).
La loi actuelle a-t-elle une limite officielle à nous proposer ?
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