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La paresse, fléau de notre société ?

  1. shokin

    Date d'inscription
    mars 2004
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    Suisse
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    32
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    10 526

    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    La paresse (dont la forme que je mets le plus en avant est l'inaction) trouve pour ainsi dire plusieurs exemples :

    - jen ne veux pas faire telle tâche, résultat : ce sont les autres qui doivent faire le boulot (même le boulot en famille, en ménage n'est pas à négliger), que ce soit en famille, en colocation, entre amis/copains...

    - l'humain a un devoir d'entretien de la nature : il crée des choses qui ne sont pas naturelles, qui ne se recyclent pas, et qui nuisent aux autres êtres vivants (plantes et animaux) de la nature. Je considère déjà le fait de ne pas entretenir la nature comme de la paresse (ou négligence, autruche, je-m-en-foutisme). Il pourrait déjà s'occuper de trier ses déchets, de beaucoup moins consommer, ce serait déjà beaucoup. Plutôt que de se consacrer aux jeux video, allez faire de la course ou de la natation. Plutôt que de prendre le volant polluant, prenez le vélo écolol.

    - le manque de solidarité (également devoir de chaque espèce) est aussi une forme de paresse (ou de négligence, d'égoïsme, individualisme), ne pas prêter main forte, ne pas envisager d'aider autrui de par sa propre initiative (et pas seulement sur demande).

    Shokin

    -----

    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     


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  2. Cécile

    Date d'inscription
    janvier 2003
    Localisation
    région parisienne
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par shokin
    - jen ne veux pas faire telle tâche, résultat : ce sont les autres qui doivent faire le boulot (même le boulot en famille, en ménage n'est pas à négliger), que ce soit en famille, en colocation, entre amis/copains...
    C'est moins une question de paresse que de rapports entre humains. Cas typique (et très fréquent) : le mari bosse énormément pour son boulot (il n'est donc pas paresseux) et n'en fout pas une rame à la maison : c'est plus du mépris des boulots domestiques (et envers sa femme à qui il laisse ces tâches considérées comme basses) que de la paresse.

    - l'humain a un devoir d'entretien de la nature : il crée des choses qui ne sont pas naturelles, qui ne se recyclent pas, et qui nuisent aux autres êtres vivants (plantes et animaux) de la nature. Je considère déjà le fait de ne pas entretenir la nature comme de la paresse (ou négligence, autruche, je-m-en-foutisme). Il pourrait déjà s'occuper de trier ses déchets, de beaucoup moins consommer, ce serait déjà beaucoup. Plutôt que de se consacrer aux jeux video, allez faire de la course ou de la natation. Plutôt que de prendre le volant polluant, prenez le vélo écolol.
    On peut être paresseux et respecter la nature. Celui qui possède un jardin en friche par flemme de l'entretenir nuit moins à la nature que le jardinier qui y met des tonnes de désherbants.
    Quant à la natation... tu connais la consommation d'énergie des piscines ?

    - le manque de solidarité (également devoir de chaque espèce) est aussi une forme de paresse (ou de négligence, d'égoïsme, individualisme), ne pas prêter main forte, ne pas envisager d'aider autrui de par sa propre initiative (et pas seulement sur demande).
    Là, d'accord. Mais encore une fois, tu vois souvent des gens dévorés par leur boulot qui ne lèvent pas le petit doigt pour autrui, et d'autres plutôt faignéants qui profiteront de leur temps libre pour aider un peu.

    Bref, ce n'est pas la paresse qui me semble critiquable, mais plutôt le désintérêt envers les autres. Et ce n'est pas du tout la même chose !
     

  3. DonPanic

    Date d'inscription
    juin 2003
    Messages
    6 320

    Re : Vive La Paresse !

    Salut
    Citation Envoyé par Faith
    Enfin, l'Europe est désormais un vaste territoire pour lequel la valeur de l'Euro n'affecte pas les échanges. Un Euro fort favorise nettement les échanges internes...
    Dommage que ce soit HS dans ce sujet sur la paresse...
    J'aurais aimé comprendre en quoi pouvoir importer moins cher hors zone Euro que chez le voisin européen favorise les échanges internes, mais bon...faut répondre en MP

    Tout ça pour répondre sur la prétendue paresse des Français dont la compétivité par heure de travail effective reste une des meilleures au monde, même comparée à celle des Japonais qui se tuent au travail, mais qui doivent finir par être dans un état semi comateux une partie de leur temps de présence sur le lieu de travail, de même que les Américains qui occupent 2 ou trois emplois précaires pour joindre les bouts
     

  4. invite765732342432
    Invité

    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par shokin
    - l'humain a un devoir d'entretien de la nature : il crée des choses qui ne sont pas naturelles, qui ne se recyclent pas, et qui nuisent aux autres êtres vivants (plantes et animaux) de la nature.
    D'où vient ce devoir que tu cites ? Je n'en ai jamais entendu parler...
    Ainsi, nous créons des choses "pas naturelles" ? Pourrais-tu mieux définir celà ? Considères-tu qu'un silex taillé soit naturel ? et le torchis ? et le béton ?

    Je considère déjà le fait de ne pas entretenir la nature comme de la paresse (ou négligence, autruche, je-m-en-foutisme). Il pourrait déjà s'occuper de trier ses déchets, de beaucoup moins consommer, ce serait déjà beaucoup. Plutôt que de se consacrer aux jeux video, allez faire de la course ou de la natation. Plutôt que de prendre le volant polluant, prenez le vélo écolol.
    La nature s'est toujours entretenue toute seule, ce n'est pas parce qu'elle a quelques milliards d'années qu'il faut la croire sénile.
    Si l'homme prospère, c'est la nature qui prospère avec lui.
    La seule raison valable pour pousser l'homme à faire ce dont tu parles c'est que sa propre vie soit en danger. Et malgré tous les discours alarmiste que l'on peut tenir, ce n'est pas encore le cas...

    - le manque de solidarité (également devoir de chaque espèce)
    Où as-tu rêvé cela ? La sélection naturelle se fait essentiellement sur le principe du "gène égoïste"... pas du "génotype altruiste" !
    La solidarité est le seule moyen pour les gènes constituant des espèces fragiles (homme par ex) de se reproduire facilement.

    Si tu veux des contre-exemples, en voici quelques-uns: fourmis, lions, ainsi que tous les arbres...

    est aussi une forme de paresse (ou de négligence, d'égoïsme, individualisme), ne pas prêter main forte, ne pas envisager d'aider autrui de par sa propre initiative (et pas seulement sur demande).
    Comme je l'ai dit plus haut, la solidarité est essentiellement faite pour compenser les déficiences physiques de l'être humain de manière à lui permettre de lutter contre une nature hostile.
    De nos jours, la nature n'est plus vraiment hostile à l'homme qui l'a en quelque sorte "domestiquée". Donc la nécessité de vivre en société se fait de moins en moins sentir: l'homme se désolidarise de plus en plus.

    Quoi de plus naturel là dedans ?
     

  5. claude27

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    décembre 2004
    Localisation
    27100 LE VAUDREUIL
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par Cécile

    Ensuite, la paresse est aussi une question de possibilités. Peut-être que le laboureur que tu cites est très paresseux, mais il est bien obligé de labourer pour ne pas crever de faim. .
    C' est bien ce que j' ai dit, je ne considère pas le laboureur comme paresseux. Il utilise l' animal pour l' aider à faire ce que naturellement il est physiquement incapable de faire

    Citation Envoyé par Cécile
    La dernière fois qu'on a rendu la paresse responsable de tous nos maux, c'était pendant le régime de Vichy. On a donc remis "travail" en tête de nos valeurs, à la place de "liberté". On voit ce que ça a donné. .
    Y a peut être pas de relation de cause à effet...
    Remettre le goût du travail ( fini et bien fait ) , de l' effort , de la perséverance, au programme des écoles me semblerait un plus non négligeable. certains jeunes d' aujourd' hui ont trop l' habitude que tout leur tombe tout cuit sans effort !

    Citation Envoyé par Cécile
    La seule fois où la paresse me semble condamnable, c'est quand le paresseux s'arrange pour faire faire son boulot à d'autres. .
    C' est aussi ce que j' ai dit !

    Citation Envoyé par Cécile
    Sinon, pourquoi lutter contre elle ? Ca fait partie des libertés individuelles, on peut être paresseux, à condition d'en subir les conséquences (généralement sur son niveau de vie). On rejoint ainsi la discussion précédente de Shokin sur la liberté .
    Tout à fait d' accord . Sauf, que la société finit toujours, dans nos pays riches, à prendre en compte l' existence du paresseux aux frais des autres qui bossent et au nom d' une certaine " solidarité " . Le paresseux sait souvent parfaitement cacher sa paresse et profiter du système ! .
     


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  6. Cécile

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    janvier 2003
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par claude27
    Y a peut être pas de relation de cause à effet...
    La cause est la même : chercher une raison à la "décadence" du pays : la paresse, les Juifs, les Franc-maçons, les communistes, le Front populaire, etc.

    Remettre le goût du travail ( fini et bien fait ) , de l' effort , de la perséverance, au programme des écoles me semblerait un plus non négligeable.
    certains jeunes d' aujourd' hui ont trop l' habitude que tout leur tombe tout cuit sans effort !
    C'est le genre de phrase que les adultes disaient déjà il y a des millénaires.

    Sauf, que la société finit toujours, dans nos pays riches, à prendre en compte l' existence du paresseux aux frais des autres qui bossent et au nom d' une certaine " solidarité " . Le paresseux sait souvent parfaitement cacher sa paresse et profiter du système ! .
    La solidarité est d'abord faite pour ceux qui souhaiteraient travailler et qui ne le peuvent pas. Il est probable que quelques paresseux en profitent, mais l'immense majorité des bénéficiaires de cette solidarité préfèrerait ne pas en bénéficier. Et de nombreux paresseux se contentent de faire leur petit boulot sans en rajouter, et sans nuire à personne ni profiter de personne.
    On ne peut pas relier "paresse" et "profiteur", c'est un peu trop simpliste.
     

  7. Narduccio

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    octobre 2003
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    Alsace
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par claude27
    Certains jeunes d' aujourd' hui ont trop l' habitude que tout leur tombe tout cuit sans effort !
    J'ai eu un collègue qui répétait cette phrase comme un leitmotiv. Il a céssé de la répéter sans arrêt le jour ou l'ainé de ces enfants avec son diplome en poche et plain d'espoir pour l'avenir à mis plusieurs années pour trouver un emploi stable. Un diplome, de la motivation, au jour d'aujourd'hui ça ne suffit pas pour trouver un emploi; mais bon, il parait que celui qui veut travailler trouve sans problème.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper
     

  8. Madarion

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    septembre 2004
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    Cool Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Si ont veut aller dans les détails c'est une question métaphysique car elle fait appelle a l'instinct qui n'est pas encore bien cerné.

    Sinon je dirai que c'est en double tranchant car elle neutralise toute action néfaste d'envergure de notre part (ego démesuré). Mais en contre parti elle nous rend impotent et affecte la productivité.

    Un peut c'est vital (soupape), trop c'est dangereux.
     

  9. Narduccio

    Date d'inscription
    octobre 2003
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Au fait un petit somme de temps en temps permet de recharger les batteries: http://perso.wanadoo.fr/phareouest/articl95.html

    http://www.regards.fr/Regards/sujet_...e_sieste_1.htm
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper
     

  10. yat

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    juillet 2004
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par Cécile
    La solidarité est d'abord faite pour ceux qui souhaiteraient travailler et qui ne le peuvent pas. Il est probable que quelques paresseux en profitent, mais l'immense majorité des bénéficiaires de cette solidarité préfèrerait ne pas en bénéficier. Et de nombreux paresseux se contentent de faire leur petit boulot sans en rajouter, et sans nuire à personne ni profiter de personne.
    Pour moi c'est là qu'est l'os. Le paresseux qui se contente de faire tranquille son petit boulot sans trop forcer, il occupe un emploi. Il me semble pourtant que dans notre société il y a un réel problème de chômage, et qu'il y a certainement des gens sans emploi très motivés par des emplois occupés par des paresseux.
    Du coup moi je ne trouve pas qu'un paresseux profite de la solidarité en touchant son RMI qu'il va de toutes façons redistribuer en consommant. Au contraire, lorsque le paresseux glande à son bureau et touche la paye que pourrait toucher quelqu'un qui est motivé mais qui touche le RMI, je trouve que c'est un peu plus limite.
    Pour aller plus loin, je pense qu'au niveau de la production de biens et services, notre société fonctionne très bien. On est loin d'avoir des pénuries de quoi que ce soit, la télévision et la publicité nous baignent dans une société d'abondance ou tout est accessible moyennant payement. Il n'y a donc aucun problème de main d'oeuvre, alors j'ai du mal à comprendre comment on peut considérer que les paresseux qui choisissent de se la couler douce contre un revenu très modeste puissent être le fléau de la société. Cette société n'a pas de travail à leur proposer, et ce sont eux qui souffrent de ce qu'elle n'accepte de donner de quoi vivre qu'à ceux qui veulent mettre la main à la pate. Dans la mesure ou elle a besoin de plus de consommateurs que de producteurs, je pense que les paresseux sont au contraire nécessaires à la société.

    Hélas la société accepte d'être solidaire envers les gens motivés qui ne trouvent pas de travail, mais n'encourage pas les paresseux casés à laisser leur place à quelqu'un qui a envie de bosser. Si la solidarité était aussi destinée à ceux qui ne souhaitent pas travailler, peut-être que ceux qui veulent travailler n'auraient aucun mal à trouver un emploi.
    Citation Envoyé par Cécile
    On ne peut pas relier "paresse" et "profiteur", c'est un peu trop simpliste.
    C'est là que je te rejoins.
     

  11. Narduccio

    Date d'inscription
    octobre 2003
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par yat
    Le paresseux qui se contente de faire tranquille son petit boulot sans trop forcer, il occupe un emploi.
    Depuis que je travaille, j'en ais pas vu beaucoup (de vrais paresseux). Pourtant à entendre certains, il y en a des masses dans mon entreprise. Plus sérieusement, quelqu'un qui ne travaille pas, c'est la plupart du temps qu'il y a un problème de management. L'une des premières choses que tu apprend lorsque tu étudie le management, c'est qu'il est très difficile d'assumer le rôle du glandeur de service. C'est même considérer comme très déstabilisant sur le plan psychologique. Dons, si quelqu'un se complait dans ce rôle, c'est qu'il y a un problème et il convient de le régler vite avant qu'il ne contamine toute l'unité de travail. Le virer est souvent la plus mauvaise solution, puisque tu élimine l'élément révélateur et non le problème.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper
     

  12. shokin

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    mars 2004
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par Cécile
    C'est moins une question de paresse que de rapports entre humains. Cas typique (et très fréquent) : le mari bosse énormément pour son boulot (il n'est donc pas paresseux) et n'en fout pas une rame à la maison : c'est plus du mépris des boulots domestiques (et envers sa femme à qui il laisse ces tâches considérées comme basses) que de la paresse.
    Pour le cas du mari et de la femme, l'un comme l'autre peut s'ouvrir aux métiers dis pour hommes/femmes (ah ! ces stéréotypes, prenez-y du recul !).

    Et je ne pensais pas seulement à ce "schéma", mais à toute situation, tout groupe : enfants compris dans la famille, étudiantes et étudiants, personnes employeuses et personnes employées, ... ou même des situations singulières, des groupes provisoires (passagers d'un bus, clients d'une foire, etc.).

    Citation Envoyé par Cécile
    Quant à la natation... tu connais la consommation d'énergie des piscines ?
    Oups ! ça également, c'est du vrai et très gros gaspillage ! pourquoi on ne nous a pas appris à nager dans les lacs, mers (ou petits étangs et grandes mares) ? en milieu naturel (heu... certains sont pas naturels).

    Citation Envoyé par Cécile
    Bref, ce n'est pas la paresse qui me semble critiquable, mais plutôt le désintérêt envers les autres. Et ce n'est pas du tout la même chose !
    Je ne cherchais pas à critiquer la paresse uniquement, mais également à chercher, critiquer et trouver comment enrayer ses causes (que je ne connais pas toutes, d'où la discussion).

    Là, tu viens d'invoquer deux causes que j'avais notée : le désintérêt et le mépris (il y aurait également le manque de solidarité accompagné de l'individualisme).

    Citation Envoyé par Faith
    D'où vient ce devoir que tu cites ? Je n'en ai jamais entendu parler...
    Ainsi, nous créons des choses "pas naturelles" ? Pourrais-tu mieux définir celà ? Considères-tu qu'un silex taillé soit naturel ? et le torchis ? et le béton ?
    Le point sur lequel je veux insister, c'est que tout ne se recycle pas automatiquement, et que l'humain doit par conséquent chercher puis trouver un moyen de les (les choses, produits, matières qui ne se bio-dégradent pas notamment) recycler.

    Les droits impliquent des devoirs. Il devrait y en avoir à peu près autant.

    Citation Envoyé par Faith
    La nature s'est toujours entretenue toute seule,
    La nature, oui ! mais tout ne fait pas partie de la nature. Crois-tu qu'un cd, un écran ou un portable vont se bio-dégrader ?

    Je pense également aux tas de déchets. Ils ne disparaissent pas. Ils s'entassent.

    Citation Envoyé par Faith
    Où as-tu rêvé cela ? La sélection naturelle se fait essentiellement sur le principe du "gène égoïste"... pas du "génotype altruiste" !
    Je ne dis pas qu'il y a un gène de l'altruisme. Simplement, l'homme est capable d'altruisme.

    Il n'y a pas que la nature biologique, chez l'homme.
    Il est bien parfois de résister au naturel.

    Au fait, ne penses-tu pas que l'humain devrait accepter la sélection naturelle ? (pas forcément en combattant contre d'autres animaux, mais en les laissant vivre) Tu me diras, avec raison, que l'humain a trouvé d'autres manières de survivre que le combat.

    Citation Envoyé par Claude27
    certains jeunes d' aujourd' hui ont trop l' habitude que tout leur tombe tout cuit sans effort !
    Justement, ne les laissons pas dans cette illusion de plus en plus renforcée.

    Se motiver par soi-même !

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.
     

  13. yat

    Date d'inscription
    juillet 2004
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    2 705

    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par Narduccio
    Depuis que je travaille, j'en ais pas vu beaucoup (de vrais paresseux). Pourtant à entendre certains, il y en a des masses dans mon entreprise. Plus sérieusement, quelqu'un qui ne travaille pas, c'est la plupart du temps qu'il y a un problème de management. L'une des premières choses que tu apprend lorsque tu étudie le management, c'est qu'il est très difficile d'assumer le rôle du glandeur de service. C'est même considérer comme très déstabilisant sur le plan psychologique. Dons, si quelqu'un se complait dans ce rôle, c'est qu'il y a un problème et il convient de le régler vite avant qu'il ne contamine toute l'unité de travail. Le virer est souvent la plus mauvaise solution, puisque tu élimine l'élément révélateur et non le problème.
    Euh... là je serais à la limite de m'insurger si ton message ne laissait pas supposer que c'est un peu ton rayon.
    Je n'ai aucune idée de ce qu'on apprend quand on étudie le management, mais je sais qu'il est extrêmement confortable de passer ses journées à buller. Même si les deux entreprises dans lesquelles j'ai travaillé jusqu'ici ne sont pas forcément très représentatives, je ne pense pas non plus qu'il s'agisse d'exceptions. En tout cas dans les deux cas, j'ai pu constater qu'il y a quelques personnes qui se la coulent toute douce. Et je ne pense pas avoir été le "contaminateur" dans les deux cas. Le fait est que les délais sont surdimensionnés, et dans la mesure ou il n'y a pas de réelle compétition sur la productivité de postes semblables (je n'ai travaillé que dans des petites entreprises), personne n'a intérêt à forcer. Alors quand on a deux semaines pour faire quelque chose qui est faisable dans la journée, on passe son temps à buller, on a toujours le projet sous la main pour avoir l'air d'être dessus, et au final le boulot est bien fait en temps et en heure, on gravit tranquillement les échelons, la boite se porte à merveille et on est bien détendu le soir en partant. Moi je ne vais pas m'en plaindre, quitte à ne pas être stressé, autant mener la grande vie. De toutes façons on ne me laisse pas le choix, pour vivre il faut gagner de l'argent, alors je le prends là ou il est. Mais quand je touche en trois jours à ne rien faire ce que touche en un mois un RMIste qui cherche désespérément du taf, je me dis qu'il y a un problème quelque part dans notre société.
     

  14. Narduccio

    Date d'inscription
    octobre 2003
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Donc les boites ou tu travaillais n'étaient pas dans un secteur concurentiel ou il faut chaque jour faire mieux qu'hier en dépensant moins. D'ailleurs, produire plus (ou mieux) ne veut pas forcément dire travailler comme un forcené.
    Dans mon cas, centrale nucléaire, mon travail et celui de mes collègues consiste à faire en sorte que notre outil soit toujours en bon état et que chaque jour, il soit aussi sûr que la veille, aussi productif. Cela veut pas dire courrir dans tous les sens, mais réaliser en permanence des contrôles, des essais, des tournées, pour détecter le plus précocement possible les éventuelles anomalies dues à l'usure. Ensuite, il convient de déterminer le meilleur moyen de réparer, en indisponibilisant au minimum le matériel et en n'engageant ni la sureté des installations, ni la sécurité du personnel. Pour finir, il faut s'assurer que l'outil est de nouveau dans des conditions de fonctionnement optimal. Pourtant, si tu suis pendant une journée une certaine catégorie de notre personnel, tu verras des techniciens qui marchent une partie de la journée, tranquillement, ils se promènent dans les installations. Beaucoup croient qu'il s'agit d'un boulot cool, un boulot de fainéant, quoi; certains d'entre eux étaient même arrivé à le croire à force de l'entendre. Ben non, il s'agit de l'un des boulots le plus important de la centrale, il s'agit d'un travail stratégique; puisque ce sont eux qui veillent au bon fonctionnement en local des installations, ce sont eux qui détectent les premiers les fuites, les petits bruits qui signalent une pompe qui commence à vibrer, un palier qui consomme trop de graisse, ...
    A un moment, une partie de notre hiérarchie a pensé qu'il serait interressant de leur donner plus de travail. En fait, c'est la qualité générale de leur travail qui s'en ait ressentie. Dans de nombreuses entreprises, il y a des postes que l'on pense bon pour des "glandeurs". Mais parfois, il suffit d'y mettre un vrai "glandeur" ou pire un gars très travailleur, mais totallement imcompétant pour se rendre compte qu'il faut mettre la bonne personne au bon endroit. Ca, c'est la base de management.
    Je pense qu'il éxiste très peu de vrai fainéants; plusieurs tentent de se ménager les plus grandes plages de temps libre possible. Le boulot du management, c'est d'obtenir le meilleur rendement sans atteindre la limite ou cela deviendra totallement contre-productif. Vouloir forcer les gens à travailler plus au dessus d'une certaine limite n'augmente plus la productivité au contraire. Il convient de les amener, le plus naturellement possible, a cet optimum.
    Par conséquent, si dans une entreprise, il y a beaucoups de fainéants, ce n'est pas eux qu'il convient de changer; mais le management.
    "Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable". Karl Popper
     

  15. yat

    Date d'inscription
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    Re : La paresse, fléau de notre société ?

    Citation Envoyé par Narduccio
    Donc les boites ou tu travaillais n'étaient pas dans un secteur concurentiel ou il faut chaque jour faire mieux qu'hier en dépensant moins. D'ailleurs, produire plus (ou mieux) ne veut pas forcément dire travailler comme un forcené.
    Tout à fait. Il s'agissait dans les deux cas de boites qui, malgré leur petite taille, disposent quasiment du monopole sur leur marché (surtout celle dans laquelle je suis actuellement). Et ne nous méprenons pas, je ne dis pas que c'est comme ça partout, mais que ça existe. Simplement comme c'est les deux seuls exemples dont j'ai fait l'expérience, et qu'à parler avec des amis j'ai l'impression que c'est un peu le cas de certains d'entre eux, je ne pense pas que ce soit des exceptions.

    Bien entendu, je ne parle pas non plus de courir partout dans tous les sens et de s'agiter comme un damné. Je parle de consacrer moins d'une heure par jour en moyenne à faire ce qui doit vraiment être fait (sous peine que ça commence vraiment à se voir), et passer le reste du temps sur le net, ou sur toutes sortes de choses plus ou moins épanouissantes mais sans aucun rapport avec le taf. Il n'est pas question non plus d'incompétence, bien sur, parce qu'il faut quand même assurer un minimum.

    Je ne pense pas vraiment qu'on parle de la même chose. Je ne suis pas sur de bien comprendre ce que tu cherches à me dire, mais les paresseux dans le monde du travail, ça existe. Du moins avec la signification que j'attribue à ce terme. D'ailleurs je constate que tu l'as remplacé par "fainéant" dans ton dernier post, qui pour moi ne veut pas dire la même chose.

    Mon propos est simplement que des gens comme moi et plusieurs personnes que je connais, occupent un poste tranquille et très bien payé, ne sont absolument pas motivé par ce qu'ils font (sur le plan professionnel, bien sur), coincent la bulle à longueur de journée, et que ça fonctionne très bien comme ça et que ça ne pose de problème à personne. Et tous les jours dans le métro on voit des gens qui aimeraient bien bosser, mais qui ne peuvent pas parce que personne n'a besoin d'eux.
    C'est pour ça que j'estime qu'il serait plus normal que les paresseux soient au chômage et que les gens motivés aient le droit de travailler. Mais tant qu'on ne permettra pas aux paresseux de vivre décemment sans chercher à travailler, ils préfèreront faire ce que la société leur ordonne presque de faire, c'est à dire trouver un taf quelconque, puis respecter leur nature en n'en foutant pas une rame. Qui oserait leur reprocher ?

    C'est pour ça que je considère que ce que dit Céline ("La solidarité est d'abord faite pour ceux qui souhaiteraient travailler et qui ne le peuvent pas. Il est probable que quelques paresseux en profitent, mais l'immense majorité des bénéficiaires de cette solidarité préfèrerait ne pas en bénéficier.") est le coeur du problème. Si tout le monde ne trouve pas de travail, il doit bien y avoir une raison. Ce n'est pas de la faute des chômeurs ni des paresseux si la société que l'on construit a besoin de moins de monde du coté production que du coté consommation. Et même ça, ce n'est pas un mal en soi, mais uniquement parce qu'on reste dans un schéma ou tout le monde DOIT travailler.
    Après, que le boulot soit mieux fait, que le management puisse être fier de lui et que la boite tourne bien, ce n'ets pas le sujet pour moi. Je ne pense pas de toutes façons qu'il y ait beaucoup d'entreprises qui coulent uniquement parce que leurs employés sont paresseux.

    P.S... Centrale nucléaire... Alsace... t'as pas un collègue avec une belle moustache et qui est persuadé que la lune ne tourne pas sur elle-même et qu'on voit le Mont Blanc depuis la plaine ?
     


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