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Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

  1. Dakitess

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    septembre 2015
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    Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Bonjour !

    Je me re-pose une question, je suis persuadé d'avoir eu la réponse il y a 1 ou 2 ans, mais je ne me remémore plus le raisonnement exact...

    Y a t il un intérêt à ne pas boucler d'orbite basse de garage, avant tout autre destination ?

    Prenons l'exemple le plus simple, celui de la circularisation dans la SOI de la Terre, à 20,000km.

    Est-il plus intéressant d'atteindre une apo de 20,000km puis d'y circulariser ?

    Ou d'établir dans un premier temps une orbite basse à 200km par exemple, puis de procéder à une orbite de transfert d'Hohmann pour rejoindre une apo de 20,000km et d'y circulariser ?

    Je me dis tout simplement que lors du burn continu pour faire monter l'apo sans passer par une orbite de garage, eh bien... Cette orbite sera tout naturellement formée au moment de la sortie de la parabole du sol, et finalement la question ne se pose pas, c'est simplement qu'on ne prend pas le temps de la positionner en dehors de l'atmosphère ou l'on profiterait d'un effet Oberth moindre, puisqu'à altitude supérieure et donc vitesse inférieure au moment de la circularisation ?...

    Ne pas boucler d'orbite de garage serait donc cela, profiter de l'effet Oberth autant que possible, en bouclant une orbite transitoire plus basse, plus énergétique ?

    Les missions interplanétaires ont elles fréquemment recours à un envoi direct sans orbite de garage ? J'imagine que le gain ne vaut pas le confort de pouvoir aménager la fenêtre de burn de sortie, ou ce genre de chose ?

    La question subsidiaire concerne les atterrissages : sommes nous d'accord sur le fait qu'il n'y ait aucun intérêt à ne pas se mettre en orbite autour d'un satellite naturel, avant d'y atterrir ? En dehors de la faisabilité sans doute absurdement basse d'un tel scénario, le simple fait de freiner rétrograde à proximité directe d'un astre pour y atterrir, de manière tangente, fini par former une orbite intermédiaire, dont il est préférable de tirer parti pour séquencer les étapes et souffler un peu non ? Un atterrissage propulseur vers le sol étant exclu, bien sur.

    Par avance merci !

    -----

    Dernière modification par Dakitess ; 15/05/2017 à 15h02.
     


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  2. phys4

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Bonjour,
    L'orbite basse de transfert, permet de corriger les paramètres de trajectoire et d'avoir plus de précision?
    L'inconvénient reste que le moteur principal doit être éteint puis rallumé.
    Cette orbite basse doit rester aussi basse que possible (300 km) pour ne pas perdre d'énergie dans la seconde phase. 20 000 km c'est trop haut.

    Pour l'approche d'un astre ayant une atmosphère, il n'est pas intéressant de prendre une orbite basse intermédiaire car il faudra freiner avec le moteur jusqu'à cette orbite sans utiliser le freinage atmosphérique.
    C'est utilisé pour garder un relais intermédiaire en orbite ou pour ajuster le point d'arrivée.
    Comprendre c'est être capable de faire.
     

  3. Carcharodon

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Ça dépend de ce qu'on veut faire et des moyens qu'on a disposition.

    exemple 1 : ariane 5
    pas d'orbite de parking avant l'orbite GTO
    ici, une étape d'orbite de parking basse supplémentaire consommerait plus qu'une injection GTO directe.

    exemple 2 : Apollo
    1 orbite de parking a 185 km avant l'injection lunaire.
    Ici il s'agit de s'assurer que tout va bien et que les paramètres sont nominaux avant l'injection trans-lunaire qui aurait pourtant été plus économe si elle avait été directe.

    Citation Envoyé par phys4
    L'inconvénient reste que le moteur principal doit être éteint puis rallumé.
    effectivement, ça fait partie des choses qui déterminent le plan de vol : la capacité technique des moyens.

    Citation Envoyé par phys4
    Pour l'approche d'un astre ayant une atmosphère, il n'est pas intéressant de prendre une orbite basse intermédiaire car il faudra freiner avec le moteur jusqu'à cette orbite sans utiliser le freinage atmosphérique.
    Quand on arrive dans la SOI de l'astre visé, (et même un peu avant) on détermine le périastre (PeA) très facilement et précisément avec très peu d'impulsion (seulement quelques m/s).
    D'autant plus qu'on aura mâché le travail lors des corrections de trajectoire préalables pendant le transit interplanétaire.
    Et c'est uniquement la capture orbitale a ce PeA qui demande beaucoup d'injection.
    Ça peut se faire en plusieurs étapes (aerocapture puis une série d'aerofreinage).
    Et lors de la première de ces étapes, l'aerocapture, si l'astre a une atmosphère trop ténue, comme mars, il est difficile de concevoir que le freinage atmosphérique seul puisse suffire pour se faire capturer, même avec une orbite fortement excentrique (genre ApA en limite de SOI), en particulier avec un engin habité très massif.
    Dans ce cas, il faut envisager d'aider ce freinage atmosphérique avec la motorisation.
    Ça s'appelle la retropropulsion supersonique et SpaceX parle de l'utiliser pour poser ses engins lourds sur mars et ça permet d'élargir considérablement la zone de frottement donc l'efficacité du freinage atmosphérique.

    Mais le résumé de tout ça c'est : ça dépend du plan de vol et des moyens dont on dispose.
    Il n'y a pas "un seul" cas de figure, ni "une seule" réponse.
    Restons superficiel pour ne pas fâcher
     

  4. Dakitess

    Date d'inscription
    septembre 2015
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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Merci pour vos réponses !

    Mais je parlais bel et bien d'un aspect purement énergétique / efficacité sans tenir compte des pistes de faisabilité ou de "confort"

    Le fait de réhausser l'Apo à la hauteur souhaitée sans en passer par une orbite de garage circularisée basse, est donc quoi qu'il arrive plus efficace puisque cela revient ni plus ni moins à boucler la-dite orbite mais encore plus bas, en sortie ou dans les plus hautes couches atmo, et donc à bénéficier d'un Orbert encore plus important ?

    La différence est-elle si importante entre un burn direct en fin d'ascension plutôt que la somme du DV requis à la circularisation basse et à l'injection de la mission en question ?

    En fait là ou je bloque un peu c'est essentiellement sur le fait qu'Oberth ne résulte pas tant de la proximité au corps que de la vitesse instantanée lors du burn : les deux sont complètement liés en trajectoire libre, mais c'est bien l'énergie cinétique qui est impactante dans le gain. Et du coup je me disais qu'une fois à 6000 m/s pratiquement tangent, le fait de poursuivre l'injection jusqu'à la vitesse cible (admettons 9000 m/s pour une orbite haute) fait ni plus ni moins passer par l'étape 7.7 km/s de circularisation, et qu'on peut donc partir de ce point la, stable et confortable, pour injecter les 1.3km/s restants.

    Je ne sais pas si je suis clair ? :s

    Pourquoi amener 3000 m/s dans la foulée lorsqu'on est à 6000 m/s, en fin d'ascension serait il plus efficace que d'apporter 1.7 km/s de plus pour circulariser en GOCE, puis d'apporter les 1.3km/s restant depuis cette orbite de garage ?

    Est-ce que la différence n'est globalement que la valeur du DV qui permettrait de réhausser le Pe du premier cas de figure, pour le faire "sortir du sol" et rejoindre l'exacte même orbite que le second cas de figure, pour être à armes égales ?
     

  5. Carcharodon

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Citation Envoyé par Dakitess Voir le message
    Je ne sais pas si je suis clair ? :s
    clairement non, essentiellement parce qu'il y a trop de concepts mélangés et insuffisamment compris dans votre tirade.

    pour faire très simple : c'est quoi la question ?
    Y a-t-il au moins une question ? (on va procéder une par une...)
    Je vois surtout beaucoup de confusions et une sacrée tambouille intellectuelle...

    par exemple (mais je ne vais certainement pas en faire la liste complète, vu que ça fait toute l'intervention) :
    un burn direct en fin d'ascension
    qu'est ce que ça veut dire que ça ?
    en fin d'ascension de quoi ?
    qu'est ce qui est considéré comme étant "la fin de l'ascension" ??
    qu'est-ce qu'un burn indirect, puisque vous parlez de burn "direct" ??

    Tout le "discours" est a l'envie, les concepts ne sont pas du tout maitrisés.
    Il ne suffit pas d'employer des termes scientifiques pour poser une question scientifique, il faut aussi les employer a bon escient et leur donner un sens.
    Déjà une grosse révision sur l'effet Oberth est nécessaire.
    Donc mon conseil c'est surtout de vous inciter à réviser voir apprendre et comprendre ces bases de l'astronautiques, avant de tenter de vouloir "les mélanger".
    Et après ça, revenez poser des questions qui ont un sens.
    Dernière modification par Carcharodon ; 17/05/2017 à 21h04.
    Restons superficiel pour ne pas fâcher
     


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  6. Dakitess

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    J'étais finalement tenté d'abandonner face à l'adversité et à demander ailleurs... Mais bon, sait on jamais, vu qu'il y a aussi des gens sympas et beaucoup de connaissances, je tente :

    Ma question c'est...

    Pourquoi est-ce que l'atteinte d'un Apoapside donné, admettons 20,000km, est-elle plus efficace sans en passer par une orbite de garage basse, intermédiaire ?

    Pourquoi est-ce que l'on pousse directement vers cette orbite fortement elliptique "en fin d'ascension", plutôt que de circulariser à basse altitude et procéder à un transfert d'Hohmann dans un second temps ?

    La finalité attendue étant la même en fin de manoeuvre : une circularisation à 20,000km.

    J'utilise "pourquoi" mais je pense le deviner : cela ressemble ni plus ni moins qu'au contexte Apollo où il est plus favorable d'injecter vers la Lune depuis une orbite basse, plutôt qu'une orbite haute. Et c'est à ce moment que j'évoque l'effet Oberth qui, malgré la mauvaise langue du dessus, ne m'est pas inconnu : une injection est d'autant plus efficace qu'est est menée à vitesse élevée.

    J'imagine donc qu'en réhaussant l'Apo "en fin d'ascension" (par opposition à une mise en orbite intermédiaire), on va en venir à circulariser brièvement à une altitude plus faible, ce qui va de nouveau re-donner le contexte d'une orbite de départ plus basse qu'une orbite de garage conventionnelle (100km contre 200km, par exemple).

    Est-ce bien cela ? Est-ce réellement déraisonnable, comme question ? Débile ? Est-ce qu'il est possible de ne pas tout connaitre d'un sujet avant de justement poser une question dessus ?...

    Si je parle d'efficacité, c'est donc pour définir la "performance" d'une manœuvre par rapport à l'autre, et le terme d'efficacité ne me parait pas déconnant : pourquoi est-ce qu'une manœuvre est plus intéressante, quantitativement et sans considération de confort, si cela est préférable. Efficacité étant également le terme utilisée dans la page Wiki de l'effet Oberth, entre autre, hein ?

    Pardon pour le manque de clarté, naturellement, mais il est parfois difficile de s'exprimer sur un sujet dont on ne connait pas tout... Et qui est la raison pour laquelle nous venons poser des questions.

    Aucun souci pour une petite remarque quant au fait que ce n'est pas clair ou qu'il vaut mieux s'orienter vers tel ou tel sujet avant pour bien appréhender les ingrédients de la recette. Mais l'art et la manière, certains ne connaissent définitivement pas, même quand ils se le font reprocher de multiples fois, à de nombreux endroits, et par beaucoup de personnes.

    Simple question de respect et de politesse, en fait. Et un peu de bon sens, également.
    Dernière modification par Dakitess ; 18/05/2017 à 09h04.
     

  7. phys4

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Citation Envoyé par Dakitess Voir le message
    La finalité attendue étant la même en fin de manoeuvre : une circularisation à 20,000km.

    J'utilise "pourquoi" mais je pense le deviner : cela ressemble ni plus ni moins qu'au contexte Apollo où il est plus favorable d'injecter vers la Lune depuis une orbite basse, plutôt qu'une orbite haute. Et c'est à ce moment que j'évoque l'effet Oberth qui, malgré la mauvaise langue du dessus, ne m'est pas inconnu : une injection est d'autant plus efficace qu'est est menée à vitesse élevée.
    Re,
    Si le but est une orbite circulaire à 20 000 km, le minimum de propergols correspondra à une poussée forte dès la sortie de l'atmosphère pour atteindre un apogée à l'altitude désirée, puis une seconde poussée à l'apogée pour circulariser.
    Cette seconde phase a un rendement déplorable, mais il n'y a pas le choix : pour avoir une orbite circulaire, il faut donner la vitesse finale en un point de l'orbite.
    Comprendre c'est être capable de faire.
     

  8. Dakitess

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Voila qui se confirme, merci pour ce retour rapide !

    L'origine de cette "efficacité" correspond-elle bien à l'Effet Oberth ? Une orbite de garage intermédiaire à 200km reviendrait à injecter du carburant a l'Apo, ce qui constitue déjà une perte par l'éloignement ? Alors qu'il est possible de tout injecter au plus tôt, dès que possible, après être sortie de l'atmosphère, donc.

    C'est plus clair, s'il s'agit bien de cela ! Je ne voyais pas en quoi l'énergie de la circularisation ne se conservait pas, en quoi le fait de procéder une étape intermédiaire était dommageable. Tout en comprenant pourquoi si orbite intermédiaire il y a, il faut qu'elle soit aussi basse que possible pour bénéficier de l'Effet Oberth.
     

  9. Dakitess

    Date d'inscription
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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Une ou deux petites questions complémentaires : avez vous un ordre d'idée du gain d'une manœuvre directe, face au même objectif qui en passerait par une orbite intermédiaire ? Ce gain (je ne sais d'ailleurs pas en quoi l'exprimer, peut être en % de DeltaV ?) est il dépendant de la quantité de DeltaV à exprimer / de l'altitude d'Apo à atteindre ? Toujours en pourcentage, il va de soit que 5% d'efficacité sur une manœuvre de 200 m/s n'auront pas le même impact que ces mêmes 5% d'une manœuvre de 3000 m/s
     

  10. Carcharodon

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Citation Envoyé par phys4 Voir le message
    Cette seconde phase a un rendement déplorable, mais il n'y a pas le choix : pour avoir une orbite circulaire, il faut donner la vitesse finale en un point de l'orbite.
    Déplorable est un mot bien fort...
    N’exagérons pas et rappelons que ça n'empêche pas non plus l'ensemble des satellites GEO de faire tout seuls leurs poussées de circularisation.
    Les fusées Ariane5 et Falcon9 (+ de 90% du marché GTO en 2017) n'étant que des véhicules GTO (donc de transfert), qui ne les aident aucunement à réaliser cette poussée de circularisation.
    Et c'est avec des toutes petites et faiblardes motorisations, en utilisant leur réserves personnelles d'ergols, que les satellites le font eux mêmes.
    Donc bon, tout ceci n'est pas un problème en soi sinon on aurait demandé aux derniers étages des fusées de le faire pour eux.
    Il faut bien que quelque chose pousse a cet endroit là (apogée), et les satellites s'y débrouillent tout seuls, tout a fait correctement.

    Tout ceci n'ayant évidemment strictement aucun rapport avec un effet Oberth (je dis ça pour Dakitess...).
    On ne parle certainement pas d'un effet Oberth lors d'un decollage, c'est absurde !
    On ne parle de lui que lors d'un passage a un périastre, en arrivant d'une altitude supérieure a ce périastre.
    C'est alors la poussée au périastre qui s'appelle un effet Oberth (qui vole de l'energie a la planète, l'effet Oberth est une "fronde active").
    Au decollage, c'est au sol notre périastre, avant de décoller !
    Donc vraiment mais strictement AUCUN rapport avec un effet Oberth...
    Ce qui donne le gloubiboulga au dessus auquel personne évidemment n'a envie de répondre (sauf le courageux phys4), car il faudrait auparavant tenter d'expliquer trop de bases fondamentales qui ont totalement échappé a l'auteur de ce topic, qui met la charrue avant les boeufs.
    Mais c'est a cause du vilain carcharodon, bien entendu, que les questions qu'il pose n'ont aucun sens... ça ne peut être que lui !
    Si vilain carcharodon ...
    Dernière modification par Carcharodon ; 19/05/2017 à 12h14.
    Restons superficiel pour ne pas fâcher
     

  11. phys4

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Citation Envoyé par Dakitess Voir le message
    Une ou deux petites questions complémentaires : avez vous un ordre d'idée du gain d'une manœuvre directe, face au même objectif qui en passerait par une orbite intermédiaire ? Ce gain (je ne sais d'ailleurs pas en quoi l'exprimer, peut être en % de DeltaV ?) est il dépendant de la quantité de DeltaV à exprimer / de l'altitude d'Apo à atteindre ?
    Le gain dépend beaucoup de l'altitude de l'orbite intermédiaire, on gagne dans tous les cas mais très peu si l'orbite intermédiaire reste basse.
    Vous pouvez facilement faire le calcul de l'ellipse de transfert entre deux orbites circulaires, il suffit de calculer au préalable les vitesse des orbites circulaires, et les valeurs Vp et Va de l'ellipse de transfert.
    Autour d'un astre de paramètre de masse GM (= 398 600 km3 sec-2 pour la Terre) la vitesse sur orbite circulaire vaut


    pour l'ellipse de transfert, il suffit d'utiliser (loi des aires) pour trouver ces deux vitesses :
    et

    Exemple, je pars d'une sortie de l'atmosphère en équilibre à 100 km dans le but d'atteindre 20 000 km
    en direct il faut deux impulsions
    - 2097,8 m/s pour prendre l'ellipse de transfert
    - 1447,5 m/s à l'apogée pour l'orbite circulaire
    soit un total de 3545,3 m/s après la sortie atmosphérique.

    Supposons que l'on veuille prendre une orbite intermédiaire à 500 km, il faut alors deux poussées pour atteindre cette orbite,
    - 117 m/s + 115 m/s = 232 m/s pour atteindre 500 km d'altitude
    Ensuite le transfert à 20 000 km demande deux autres poussées.
    - 1977,6 m/s au périgée de 500 km
    - 1388,4 m/s à l'apogée
    une dépense de 3366 m/s, mais il faut ajouter les 232 pour l'altitude intermédiaire soit un total de 3598 m/s
    nous avons perdu 53 m/s seulement avec cette trajectoire intermédiaire
    Vous pouvez facilement mettre l'outil sur un petit fichier Excel pour créer toutes les combinaisons que vous voulez, bon amusement.
    Comprendre c'est être capable de faire.
     

  12. Dakitess

    Date d'inscription
    septembre 2015
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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Merci pour vos retours, c'est effectivement ce genre de comparaison que je recherchais sur la base d'un contexte précis, Phys4, sans trop savoir par ou commencer.

    Comme quoi, le gain est terriblement faible, il me semble ! Et la différence doit pas être beaucoup plus grande avec une GTO plutôt que les 20000km arbitraire, j'imagine.

    Comme l'évoque Carcharodon, l'idée doit donc être de faire l'essentiel du travail avec le lanceur, pour que le satellite n'ai "que" le burn à l'apogée de circularisation, mais ce n'était de toute façon pas la question. C'est, au passage, ce qui a mené SpaceX à dépasser la GTO pour la livraison du dernier satellite, Inmarsat de mémoire, pour que ce dernier de 6.1t ai moins de travail à fournir : une sorte de bi-elliptique, en quelque sorte, vu que l'orbite finale reste une orbite géostationnaire, circulaire à 36000km, non ?

    #########################


    J'aurai tendance à appliquer cela à l'Effet Oberth, mais je me garderai de le faire complètement : parce que de mon côté j'admets sans souci que je ne maîtrise pas tout de cet effet, de ses causes, et de ses implications. Mais dans le même temps j'ai beaucoup (!) lu à son sujet, sur pas mal de sources différentes et il en ressort quelque chose d'assez flagrant : les explications sont franchement différentes d'une source à l'autre ! Invoquant parfois la géométrie, parfois l'énergie cinétique propre au mobile, parfois l'énergie "volée" à l'astre central... sans réel lien.

    Bref, sauf erreur de ma part, il me semble que l'Effet Oberth n'a absolument pas besoin d'une trajectoire elliptique pour exister, de descendre d'un point haut vers le périgée : il s'agit simplement de l'endroit ou la vitesse est maximale, et c'est cette vitesse qui compte dans l'expression du gain lié à l'Effet Oberth, ce que donne le premier paragraphe du Wikipédia que tu me donnes à lire, Carcharodon, si l'on dépasse les premiers éléments qui parlent effectivement de "tomber dans un puits gravitationnel" => atteindre une vitesse plus élevée : le changement cinétique y est le plus important.

    C'est aussi cela qui privilégie une orbite de garage basse plutôt que haute, en plus du coût direct qu'a formulé Phys4 juste avant, sur le fait de l'atteindre : dans le scénario d'une injection type HTO vers Mars (ou même pas nécessairement), il est préférable d'exprimer les milliers de m/s requis là ou cela est le plus efficace, c'est à dire au Peri d'une trajectoire elliptique où la vitesse est max, ou bien... Ou bien sur une orbite circulaire, basse, ou la vitesse est partout élevée.

    J'ai donc un peu de mal à croire que cela n'ai RIEN à voir avec Oberth qui, s'il ne joue pas majoritairement, n'est pas non plus anodin ni complètement HS : j'imagine qu'en injectant directement pour les 20000km en sortie d'ascension, dans le cas que nous évoquions précédemment et que Phys4 a repris, l'essentiel du burn est apporté à la limite de l'atmosphère, avec une fusée globalement le nez dans l'horizon, poussant dans sa prograde : la conséquence, c'est que bien vite, le Peri sort du sol à l'opposé, forme brièvement une circularisation particulièrement basse, supposons 100km, et donc un contexte d'autant plus favorable à l'Effet Oberth : ce dernier n'a d'ailleurs pas besoin d'orbite pour exister, il est simplement plus "efficace" d'apporter de l'énergie cinétique à un mobile déjà en mouvement, qu'au même mobile à l'arrêt ou à vitesse moindre.

    On notera que la page Wikipédia elle même prend ses précautions quant à l'explication de ce "phénomène", en nuançant les interprétations qui peuvent en être faite, notamment au niveau de la conservation de l'énergie. Et ce n'est pas la seule à prendre des "pincettes" (ou même se planter) pour formaliser cela ou l'illustrer. Concernant le "vol d'énergie à la planète", c'est plutôt controversé et pas en bonne voie. Je ne serais pas catégorique dessus, mais il me semble que la source de l'Effet Oberth n'ai nul besoin d'un corps central à qui "voler de l'énergie". J'espère pour toi que ce ton catégorique ne se porte pas sur une bêtise... Mais permets moi d'humblement en douter, pour le coup.

    Bref, oui, c'est à la fois simple et pas si trivial que ça, l'Effet Oberth, et l'on peut se planter à son sujet et / ou poser des questions Tout en étant éventuellement maladroit vu que beaucoup de notions peuvent entrer en jeu et que les explications existantes ne sont pas des plus limpides : me voila !
    Dernière modification par mh34 ; 25/05/2017 à 08h15. Motif: c'est possible d'éviter ce genre de considérations? merci bien!
     

  13. Carcharodon

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    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Citation Envoyé par Dakitess Voir le message
    Bref, oui, c'est à la fois simple et pas si trivial que ça, l'Effet Oberth
    L'effet oberth c'est très simple et je vous l'ai décrit au dessus.
    Depuis 5 ou 6 ans que vous pratiquez KSP vous devriez le savoir pour l'avoir utilisé moult fois (ou alors vous êtes comme monsieur Jourdain )

    Il est simplement la conséquence d'une des lois basiques de l'astronautique : on accélère a l'endroit le plus rapide de l'orbite pour avoir le plus d'effet.
    c'est aussi trivial que ça l'effet Oberth, ni plus ni moins.
    Mais pour qu'il existe, il faut qu'il y ait déjà une orbite et surtout qu'on ne soit pas encore passé par le périastre (donc qu'on ne soit pas en train de décoller de la Terre...).

    il s'agit simplement de l'endroit ou la vitesse est maximale
    ... et elle est maximale la vitesse sur une orbite ?
    au périastre !
    et il est le periastre quand on décolle ? derrière soi !
    Donc ?
    Donc il n'y a PAS d'effet Oberth au decollage.
    C'est pourtant facile a comprendre l'effet Oberth, c'est une fronde active, qui vole de l'énergie a la planète en accelerant a l'endroit ou on est le plus vite sur son orbite, cad exactement au periastre (avec 50% de l'impulsion avant et 50% après).
    C'est tellement trivial que c'est un principe élémentaire de l'astronautique.
    Tout comme le changement d'inclinaison à l'apogée en est un autre, son pendant (on change d'inclinaison la ou on est le moins vite sur l'orbite).

    Comme quoi, le gain est terriblement faible, il me semble !
    et c'est pour ça que dès la première phrase de ma première intervention j'ai répondu ça :
    Ça dépend de ce qu'on veut faire et des moyens qu'on a disposition.
    il n'y a pas UNE réponse au fait de décider si oui ou non on prend une orbite de parking.
    Ça dépend totalement de la mission, de ses moyens et de ses prérogatives.
    J'avais donné deux exemples précis, je ne vais pas les remettre.

    sinon :
    Exemple, je pars d'une sortie de l'atmosphère en équilibre à 100 km dans le but d'atteindre 20 000 km
    en direct il faut deux impulsions
    - 2097,8 m/s pour prendre l'ellipse de transfert
    - 1447,5 m/s à l'apogée pour l'orbite circulaire
    soit un total de 3545,3 m/s après la sortie atmosphérique.
    Aparté pour dire que ceci étant un cas fictif ne pouvant exister : on ne se met pas en orbite circulaire (en "équilibre") a 100 km car l'orbite ne reste même pas un tour comme ça (ou alors il faut réinjecter du dV toutes les minutes).
    L'altitude minimale utilisée par la NASA (et par les russes) est de 185 km (100 NM) dans le cadre d'une orbite circulaire (exemple Apollo).
    Cette orbite dispose de quelques jours avant de devenir instable.
    A 100 km c'est quelques minutes avant que le périgée ne commence a plonger irréversiblement, en provoquant une précession du périgée qui se déplace donc progressivement vers l'avant de notre trajectoire au fur et a mesure qu'on subit le drag atmosphérique.

    Tout ceci n'ayant aucun rapport avec "L'efficacité d'une sortie de SOI", titre du topic.
    Ce qui détermine la présence d'une orbite de parking lors d'une injection trans-planétaire (donc avec sortie de la SOI d'origine), c'est avant tout les contraintes techniques de mission.
    Sachant que réussir a s'en passer (d'une orbite intermédiaire) procure surtout un avantage technique (généralement 2 mises a feu de moins, mais ça ne peut être qu'une seule dans le cas d'une mise en orbite circulaire avec une seule et unique impulsion), mais pas un avantage significatif de consommation (comme le montrent les chiffres).
    Comme je l'avais résumé dans la première phrase de ma première intervention.
    ################
    Dernière modification par mh34 ; 25/05/2017 à 08h19. Motif: stop
    Restons superficiel pour ne pas fâcher
     

  14. mh34

    Date d'inscription
    mars 2008
    Messages
    17 182

    Re : Efficacité d'une sortie de SOI sans orbite de garage préalable ?

    Bon vu l'impossibilité apparente de deux des pseudos participant à ce fil d'échanger autre chose que des remarques aigres...fil fermé.
    νοὗσοι δ'ἄνθρώποισιν φέρουσαι σιγῇ, ἔπει φωνὴν ἕξειλετο μητιστα Ζεύς
     


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