Voici un paragraphe du cours d'astro que je suis ce semestre. Il résume assez bien le probleme:Envoyé par thequan
II.2.b. Le paradoxe d'Olbers
[..] il subsiste un très grave problème : toute le monde peut constater que le ciel est noir, la nuit. Or ceci est loin d'être attendu dans un univers tel que celui que décrit Newton...
Imaginons-nous en effet dans une forêt qui présente les mêmes caractéristiques que l'espace : infinie (on trouve toujours des arbres, aussi loin que l'on voyage), uniforme (la densité d'arbres est à peu près constante dans toutes les directions), éternelle (il a toujours existé des arbres, et il en existera toujours), et statique (les arbres ne se déplacent pas). Dirigeons notre regard à l'horizontale dans n'importe quelle direction. Que voyons-nous ? Il est facile de se convaincre que le regard s'arrête toujours sur la même chose : un tronc d'arbre. Un tronc d'arbre situé à quelques dizaines de mètres, en général, ou à quelques kilomètres si l'on a la "chance" de passer entre les troncs des arbres plus proches. Si l'on transpose cela à l'observation du ciel, notre rayon visuel, dirigé dans n'importe quelle direction du ciel nocturne, devrait donc s'arrêter sur la surface d'une étoile.
Loin d'être noir, le ciel de l'espace newtonien devrait avoir une brillance uniforme, de l'ordre de celle de la surface du Soleil ! En effet, la brillance superficielle B avec laquelle est vu un objet étendu ne dépend pas de la distance r à laquelle on l'observe.
Ainsi, une au moins des hypothèses newtoniennes (uniformité, infinité, éternité, staticité) est fausse... Cette remarque a été formulée le plus clairement par Olbers au XIXe siècle, et son nom est resté attaché à ce "paradoxe". Mais elle est bien antérieure, et il est remarquable qu'une déduction d'une telle portée ( l'univers est soit fini, soit non-statique, soit relativement jeune, soit non-uniforme) soit à la portée de tout observateur perspicace armé de ses seuls yeux...
On pense aujourd'hui que le ciel nocturne est noir parce que l'univers est jeune et en expansion; surtout pour la première raison d'ailleurs.





