Dans le second cas, ela pourrait être comme chercher "l'avantage adaptatif" des courtes pattes des teckels, ou du museau écrasé des chats persans.
Etant donné que ce sont des espèces créées par l'homme selon certains critères utilitaires ou bêtement esthétiques, l'exemple est assez mauvais. Et nous avons modifié leur physiologie par croisement, pas leur système reproductif.
Est ce vraiment bon pour les poules d'être avec nous ? Certes nous nous en occupons, les protégeons des prédateurs, mais les gardons en captivité et leur piquons leurs poussins. Et de plus nous les mangeons. Si elles sont en liberté, elles se débrouillent par elles même pour survivre. Dans ce cas, dans quelques milliers d'années, tous les gros félins n'auront plus de dents ni de griffes pour vivre avec nous en tant que peluche géante.
Pour la question de l'avantage adaptatif de pondre tout le temps, si on regarde sur Wikipedia
Grâce au séquençage du génome du coq Bankiva, dernier ancêtre sauvage des poules domestiques, on a trouvé une mutation du récepteur de l'hormone thyréostimuline. Cette mutation a libéré la poule de sa dépendance (pour la reproduction et de ponte) à la durée du cycle jour-nuit. Cette mutation semble dater de plusieurs milliers d'années et elle a permis aux poules domestiques de pondre presque toute l'année, ou toute l'année quand on les éclaire artificiellement
Mais là, je dirais qu'on déplace juste la question : ça ne sera plus "le premier est l'oeuf ou la poule" mais "le premier est la domestication ou cette mutation"