GNV
Le Gaz Naturel Véhicule est du méthane, un gaz deux fois plus léger que l'air. C'est un inconvénient car il doit absolument être compressé pour être stocké, mais c'est aussi un avantage en terme de sécurité puisqu'en cas de fuite il se diffuse très rapidement dans l'atmosphère.
Comme dans le cas du GPL-c, l'utilisation du GNV requiert l'installation d'un second réservoir dans le véhicule. Le GNV est stocké sous 200 bars dans des réservoirs obligatoirement cylindriques qui peuvent être en acier, en aluminium ou en composite et doivent être capables de supporter au moins 600 bars pour des raisons de sécurité. De nombreuses recherches sont en cours pour améliorer l'embarquement du GNV : on ajoute aux réservoirs des charbons actifs sur lesquels s'adsorbent plus de molécules de gaz. On arrive ainsi à réduire la pression de stockage à seulement quelques dizaines de bar, ce qui présente plusieurs avantages : coût de compression plus faible, réservoirs plus simples et de forme libre (donc plus faciles à placer à l'intérieur du véhicule)...
Le GNV a un indice d'octane très élevé, ce qui permet au moteur d'atteindre des conditions de pression très sévères et d'obtenir de bonnes performances, ce qui compense la perte de puissance due à l'injection gazeuse et permet d'obtenir des performances équivalentes en GNV et en essence.
Par contre, le GNV améliore la souplesse de la conduite et supprime les problèmes de fonctionnement à chaud et à froid.
En terme de pollution, le GNV a aussi beaucoup d'avantages. Ses polluants présents à l'échappement sont deux fois moins nocifs pour l'ozone que ceux de l'essence ; leur contribution à l'effet de serre est inférieure de 25 %. On y retrouve principalement du CH4, qui, selon certaines normes n'est pas considéré comme un polluant (mais qui se traite très difficilement par les pots catalytiques).
Une adaptation simple (sans modification du moteur) d'un véhicule essence permet de diviser par deux les émissions de l'ensemble des polluants. Une utilisation optimisée pour le GNV permet d'atteindre des niveaux encore bien plus faibles.
Ces conséquences sont avantageuses sur le plan local, sur le plan régional et pour l'effet de serre.
Les autobus équipés de GNV ont des performances qui tendent à s'approcher de celles des autobus Diesel et en même temps, l'utilisation du GNV permet de réduire beaucoup d'autres défauts : bruit du moteur, dégagement d'odeurs, de fumées noires...
Les inconvénients du GNV sont équivalents à ceux du GPL-c : faible autonomie du véhicule et difficultés d'approvisionnement.
L'utilisation de GNV pourrait, comme pour le GPL-c, couvrir des utilisations spécifiques : transport en commun, taxis, flottes d'entreprise et une faible partie du parc automobile privé. Les réserves mondiales en gaz naturel sont très grandes, ce qui est un gros avantage par rapport au GPL-c. Aujourd'hui il est assez courant en Italie, Argentine et Nouvelle-Zélande. En France, il n'existe quasiment pas de station-service où l'on peut se ravitailler en GNV.