Le 3ème millénaire s'ouvre sur des défis écologiques sans précédents : changements climatiques causés par l'effet de serre, appauvrissement de la biodiversité, disparition des forêts tropicales, dégradation des réserves d'eau ... l'impact de l'homme sur la nature n'a jamais été aussi problématique.
Je me pose une question sur cet extrait du dossier Planète Attitude :
Il est aussi possible d'adopter des systèmes individuels efficaces fonctionnant au gaz naturel, qui reste la moins polluante des énergies fossiles. Le chauffage électrique gaspille beaucoup d'électricité et coûte cher à l'usage : il devrait être réservé à des cas spécifiques, tels que le chauffage d'appoint dans des locaux parfaitement isolés.
Je ne comprend pas bien... un convecteur ou un radiateur électrique a un rendement de 100 %. Aucune électricité n'est donc gaspillée.
D'autre part, la combustion du gaz rejette du CO2, non ? Donc cela contribue à l'effet de serre.
En France, 78% de l'électricité est nucléaire... Ce n'est pas parfait, mais le processus ne rejette pas de gaz à effet de serre.
Ce conseil serait-il tiré d'un guide non français, dans un pays où l'électricité serait majoritairement produite avec des énergies thermiques fossiles (Etats-unis, 68 % de thermique) ?
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.
11/02/2008 - 02h43
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Re : Dossier - Adoptez la Planète Attitude
Je ne comprend pas bien... un convecteur ou un radiateur électrique a un rendement de 100 %. Aucune électricité n'est donc gaspillée.
Pour faire de l'électricité il faut une autre source d'énergie ! Tu as donc des pertes en chaleur avant même que les électrons comment à arriver dans le réseau ainsi que des pertes dues au transport de l'électricité avant qu'ils n'atteignent les radiateurs. En terme d'énergie primaire le rendement du chauffage électrique est plutot de l'ordre de 34%.
Deuxièmement (mais c'est plus pour être exhaustif) il peut y avoir des pertes dans un chauffage électrique : si on utilises un chauffage à accumulation électrique pour profiter de la tarification heures creuses/heures pleines on peut avoir jusqu'à 50% de pertes en mi-saison parce que les pertes ne seront pas forcément synchrones avec le besoin de chauffer.
En France, 78% de l'électricité est nucléaire... Ce n'est pas parfait, mais le processus ne rejette pas de gaz à effet de serre.
La production des centrales nucléaires n'est pas forcément synchronisé avec la demande en chauffage. Pour être rentable la centrale nucléaire doit fonctionner pendant le maximum de temps et la technologie n'est pas capable de faire varier fortement la puissance de sortie de façon compétitive, il serait donc totalement ruineux de vouloir fonctionner en tout nucléaire à l'heure d'aujourd'hui... Le chauffage électrique lui ne fonctionne qu'en période où il fait froid. Actuellement, ajouter un chauffage électrique va donc ajouter une charge de pointe saisonnière qui sera plutot remplie par le parc thermique (ou par les importations) que par la production nucléaire.
Pour résumer : il est possible d'utiliser le nucléaire pour le chauffage électrique mais seulement jusqu'à un certain point à partir du moment ou l'électricité viendra des sources thermiques. Cette frontière ayant été dépassé depuis déjà très longtemps en France il est donc plus avantageux en terme de CO2 de diminuer la proportion de radiateurs électrique jusqu'à arriver à un parc de qui soit alimenté en proportion suffisante par le nucléaire ou par des énergies propres. (Mais bon le plus simple reste quand même une architecture qui ne requiert pas de système de chauffage...)
11/02/2008 - 10h02
gillesh38
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Re : Dossier - Adoptez la Planète Attitude
Il y a un problème de base que personne ne sait résoudre : quel que soit le mode de vie, aussi vertueux soit-il, si vous le multipliez par un facteur exponentiel, la consommation de ressources tend vers l'infini !
nous sommes en train de rencontrer les limites des capacités de production de la planète, et nous commençons à nous dire "ah, il faut freiner". Sauf que
* meme amener 10 milliards d'etre humain même à un niveau de vie "tres raisonnable" d'Occidental représente deja une consommation 5 ou 6 fois plus grande que l'actuelle.
* meme en faisant le maximum d'économies, nous epuisons quand meme des ressources finies.
Il faut etre franc : quel que soit "l'attitude" , "planete" ou pas, que nous prenons, nous serons inéluctablement confrontés à l'épuisement des ressources finies. Notre mode de vie n'est en rien comparable à celui fondé sur l'agriculture, qui etait compatible avec un état quasi-stationnaire. Il est fondamentalement non durable. Il est trompeur de faire croire qu'il le deviendrait avec quelques aménagements minimes !
Le bout du tunnel, c'est souvent le phare d'un train qui vient en sens inverse (Murphy).