Je vais tenter de participer à la discussion en faisant appel à mes souvenirs, désolé si je suis approximatif.

Selon les données génétiques il y a eu un goulet d'étranglement dans l'histoire humaine il y a un peu moins de 100.000 ans (si je me rappelle bien). Concrètement, à la suite d’événements climatiques, l'espèce humaine toute entière s'est retrouvée représentée par quelques dizaines de milliers d'individus, concentrés sur une surface relativement étroite du côté du proche-orient. À cette époque l'humanité aurait pu disparaitre. De nos jours nous nous sommes étendus à toute la surface du globe, adapté à un nombre considérable de biotopes. Sauf catastrophe globale vraiment intense, il resterait des "colonies" dispersées un peu partout à la surface de la terre, augmentant la probabilité d'une survie de l'espèce (de la culture c'est une autre question).

Il y a déjà eu des civilisations qui se sont effondrées par épuisement des ressources naturelles. Outre la Mésopotamie déjà citée, il y a bien sûr l'île de Pâques. De mémoire une civilisation précolombienne s'était aussi retrouvé dans cette situation, je ne me rappelle plus laquelle. Bref, le point important est qu'à chaque fois le peuplement humain n'a pas totalement disparu. Par contre les civilisations se sont systématiquement effondrées.

Ces considérations rapides nous font prendre conscience de la dépendance de toute civilisation, y compris la nôtre, aux ressources de base. Ce qu'on a peut-être tendance à occulter en vivant dans un environnement urbain et technique.

Ma petite conclusion est que la question n'est pas tellement de savoir si l'humanité va survivre, mais si la civilisation humaine va continuer à se développer ou va connaitre des périodes sombres (avec disparition des acquis en terme de droits humains et politiques, d'espérance de vie, de connaissance scientifique, de développement artistique, etc.). La question subsidiaire est de savoir si nous pouvons intégrer une meilleur utilisation des ressources à notre civilisation avant que la civilisation ne doive s'adapter à la baisse des ressources disponibles. Et comment.