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Réalité de la fonction d'onde

  1. Xoxopixo

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    octobre 2010
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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Il y a un phénomène physique sous-jacent à la fonction d'onde vous pensez ?

    "Non, elle s'est échappée du livre de Feynman."
    "Si, elle est apparue par la volontée de la symétrie".

    Parce-que le problème finalement, ce n'est pas de savoir si la fonction d'onde est réelle, ou pas...
    Ou je n'ai rien compris.
    En bon vivant, rien ne vaut un bonne logique ternaire.
     


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  2. gatsu

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par mariposa Voir le message
    J'ai expliqué maintes et maintes fois que:


    1- la fonction peut être aussi bien dépendante du temps (représentation de Schrodinger) que indépendante du temps (représentation d'Heisenberg) et ceci pour décrire la même physique.

    2- Il en de même de la représentation d'interaction qui est (au "milieu") et qui est en fait la représentation d'Heisenberg pour le système non perturbé.

    3- Un changement de jauge change en profondeur la forme d'une fonction d'onde quelle est méconnaissable, défigurée, piétinée. La physique ne dépend en aucune façon du choix de jauge.

    4- Dans le formalisme d'intégrale de chemin de la MQ, l'objet central c'est le propagateur et la fonction est effacée.

    Tout cela est bien connu par tous les professionnels de la MQ et personne n'envisage de changer quoi que soit.


    A contrario il y a multitude d'invariants que l'on peut énoncer selon le contexte.

    S'agissant de la fonction d'onde seul le modulo-carré est mesurable (au moins en principe) puisqu'il s'agit d'une densité de probabilité jointe.
    Mariposa, tout cela n'est que formalisme et n'a a priori pas de valeur ontologique. Cela ne permet ni d'affirmer ni d'infirmer une réalité sous jacente au comportement quantique selon moi.

    On peut très bien être dans une situation similaire à celle de Lorentz et Poincaré où on trouve des contractions de longueurs et des dilatations de temps mais ne pas réellement comprendre ce que ça veut dire. En utilisant un argument similaire au tien, on pourrait dire qu'il ne peut y avoir d'interprétation "réaliste" aux transformations de Lorentz dans (R^3, R) parce qu'on peut les représenter de differentes manières soit avec un temps imaginaire et une métrique euclidienne, soit avec un temps réel et une métrique pseudo-riemannienne.
    "Au fond..la musique si on la prend note par note c'est assez nul". Geluck
     

  3. kalish

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    métrique "pseudo riemanienne"? pseudo euclidienne ok pas pseudo riemannienne.
    rétroaction instantanée.
     

  4. mariposa

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par gatsu Voir le message
    Mariposa, tout cela n'est que formalisme et n'a a priori pas de valeur ontologique. Cela ne permet ni d'affirmer ni d'infirmer une réalité sous jacente au comportement quantique selon moi.

    On peut très bien être dans une situation similaire à celle de Lorentz et Poincaré où on trouve des contractions de longueurs et des dilatations de temps mais ne pas réellement comprendre ce que ça veut dire. En utilisant un argument similaire au tien, on pourrait dire qu'il ne peut y avoir d'interprétation "réaliste" aux transformations de Lorentz dans (R^3, R) parce qu'on peut les représenter de differentes manières soit avec un temps imaginaire et une métrique euclidienne, soit avec un temps réel et une métrique pseudo-riemannienne.
    Bonjour Gatsu,

    Le simple fait d'employer le mot ontologie ou réalisme ou idéalisme etc...sont des notions très importantes dans le sens où se sont des questions humaines que notre espèce se posent depuis la nuit des temps.

    Par contre toutes ces notions qui portent extérieurement sur la physique ne font partie de la physique.

    La physique c'est une dialectique entre les faits expérimentaux et/ou d'observations et le langage mathématico-physique qui explique (qui éclaire) en créant des concepts pertinents gérables mathématiquement (ce qui élimine toute subjectivité).

    Depuis Klein et surtout depuis Poincaré (puis beaucoup d'autres), les physiciens et mathématiciens ont développé la théorie des invariants qui sont les éléments qui renvoie à la réalité (au sens des physiciens) cad à la mesure.

    C'est ainsi que la vitesse du vent est un élément de réalité car le vent qui un vecteur signifie que c'est un tenseur de rang 1, ce qui lui garantit "d'exister" en dehors de toute représentations.

    C'est pourquoi Les tenseurs sont fondamentaux en physique et aux delà la TRG (théorie de représentation des groupes).

    la fonction d'onde objet du fil que tu as lancé n'a aucune propriété d'invariance. Comme je l'ai expliqué un simple changement de jauge défigure violemment une fonction d'onde.

    Ces considérations ne sont pas les miennes ce sont celles qui se sont imposées depuis le programme d' Erlangen de Klein au XIX ieme.

    C'est un fait que la quasi-totalité des physiciens ignorent totalement les travaux de Klein . Sur Futura j'ai noté qu'une seule personne (a part moi )connait manifestement les travaux de Klein, c'est Mtheory.

    D'ailleurs comme je l'ai fait remarqué N + 1 fois la TRG est largement ignoré à l'Université. Ponctuellement il y a de ci delà un cours surs les groupes de Lie car visiblement c'est difficile dy échapper si l'on veut s'interesser aux "particules " élementaires.
    Dernière modification par mariposa ; 29/11/2011 à 10h11.
     

  5. gatsu

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par mariposa Voir le message
    Bonjour Gatsu,

    Le simple fait d'employer le mot ontologie ou réalisme ou idéalisme etc...sont des notions très importantes dans le sens où se sont des questions humaines que notre espèce se posent depuis la nuit des temps.

    Par contre toutes ces notions qui portent extérieurement sur la physique ne font partie de la physique.

    La physique c'est une dialectique entre les faits expérimentaux et/ou d'observations et le langage mathématico-physique qui explique (qui éclaire) en créant des concepts pertinents gérables mathématiquement (ce qui élimine toute subjectivité).

    Depuis Klein et surtout depuis Poincaré (puis beaucoup d'autres), les physiciens et mathématiciens ont développé la théorie des invariants qui sont les éléments qui renvoie à la réalité (au sens des physiciens) cad à la mesure.

    C'est ainsi que la vitesse du vent est un élément de réalité car le vent qui un vecteur signifie que c'est un tenseur de rang 1, ce qui lui garantit "d'exister" en dehors de toute représentations.

    C'est pourquoi Les tenseurs sont fondamentaux en physique et aux delà la TRG (théorie de représentation des groupes).

    la fonction d'onde objet du fil que tu as lancé n'a aucune propriété d'invariance. Comme je l'ai expliqué un simple changement de jauge défigure violemment une fonction d'onde.

    Ces considérations ne sont pas les miennes ce sont celles qui se sont imposées depuis le programme d' Erlangen de Klein au XIX ieme.

    C'est un fait que la quasi-totalité des physiciens ignorent totalement les travaux de Klein . Sur Futura j'ai noté qu'une seule personne (a part moi )connait manifestement les travaux de Klein, c'est Mtheory.

    D'ailleurs comme je l'ai fait remarqué N + 1 fois la TRG est largement ignoré à l'Université. Ponctuellement il y a de ci delà un cours surs les groupes de Lie car visiblement c'est difficile dy échapper si l'on veut s'interesser aux "particules " élementaires.
    Ok je vois l'intéret qu'il y a à s'interesser à des grandeurs qui survivent au delà de la représentation et il est vrai que les groupes se prettent bien à ce jeu là. Cela dit, où placerais tu les inégalités de Bell et les experiences d'Aspects dans ce contexte ? Faire un parralèle avec des invariants ne me saute pas directement à la figure là.
    "Au fond..la musique si on la prend note par note c'est assez nul". Geluck
     

  6. mariposa

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par gatsu Voir le message
    Ok je vois l'intéret qu'il y a à s'interesser à des grandeurs qui survivent au delà de la représentation et il est vrai que les groupes se prettent bien à ce jeu là. Cela dit, où placerais tu les inégalités de Bell et les experiences d'Aspects dans ce contexte ? Faire un parralèle avec des invariants ne me saute pas directement à la figure là.
    Même si on sort du sujet je te répond succinctement:



    1- Je n'ai jamais regardé les inégalités de Bell, pourquoi?

    Pour la simple raison que je connaissais d'avance la réponse comme tous les physiciens du solide qui ont travaillé sur le problème à N corps.

    En effet les physiciens du solide travaillent sans les nommer sur ce que les gens appellent aujourd’hui' hui les états intriqués et que les physiciens appellent les corrélations d'échange.

    Les états intriqués de particules identiques est une conséquence des fondements "ultimes" de la MQ. par "ultime" il s'agit de comprendre que la MQ c'est la représentation de l'algébre de Poisson dans des espaces de Hilbert.

    En dernier ressort cela démontre que les "particules" sont inséparables, cad qu'elles forment un tout, ce que certains appellent maladroitement la non localité.

    Einstein ne connaissait rien du tout à la théorie des représentations et donc cette démarche qui a été effectuée par Dirac vers 1920, Einstein ne pouvait pas la faire.

    Il a donc avancé un point de vue philosophique, qualifié de réaliste, en lieu et place d'un raisonnement physico-mathématique et s'est donc royalement trompé.

    Il s'est encore trompé en disant que Dieu ne joue pas au dé. Si, Dieu, n'en déplaise, joue aux dés.

    Moralité: Gare à l'immixtion de la philosophie dans les sciences. La réalité scientifique dépasse tout point de vue dont les racines sont ancrées dans la vie quotidienne.


    2- Je suis passé a Sup optic il y a fort longtemps et j'ai vu en vitesse Aspect. Je ne comprenais pas ce qu'il faisait et je me suis rendu compte

    que sa compréhension de l'époque de la MQ n'etait pas tellement travaillé. (Je fais là un effort gigantesque de diplomatie ).



    Plutôt qu"épiloguer" sur les états intriqués qui ne sont en rien un mystère, mieux vaudrait comprendre pourquoi en 2D il y a une suite infiniment dénombrable de particules que l'on appelle anyions quand

    en 3D il n y a que des fermions et des bosons. Là encore c'est un problème d'intrication sauf que les groupes en 3D sont les groupes de permutation, alors qu'en 2D ce sont les groupes de Tresse.


    Décidemment les groupes sont partout.


    Voilà donc pourquoi je déteste les groupes. On m'a posé c'est quoi U(1) pour moi: Ma réponse est je n'en sais rien.
    Dernière modification par mariposa ; 29/11/2011 à 11h21.
     

  7. gatsu

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    @ mariposa : Il est vrai que les correlations d'échanges proviennent d'états intriqués mais ce n'est qu'un sous ensemble des états intriqués que l'on peut construire qui est induit naturellement par le théorème spin-statistique. Donc, même si ça a l'air de t'échapper comme d'habitude, la physique ne se limite pas à la physique du solide.

    En acceptant justement l'existence de correlations d'origine quantique, Einstein a proposé une experience dans laquelle le postulat de réduction du paquet d'onde conduisait à une violation de la causalité. Une mesure effectuée sur une particule intriquée semble avoir une influence instantanée (à l'exterieur du cone de lumière) sur les résultats possibles de mesures effectuées sur sa partenaire.

    Même si on parle de correlations, la plupart du temps en physique, les correlations sont associées à des propagateurs qui propagent les perturbations locales. Il existe probablement des descriptions macroscopiques qui font intervenir des correlations dynamiques non locales mais jusqu'à maintenant on sait leur trouver une explication plus fondamentale basée sur une description locale.

    Ce qu'a montré Bell c'est qu'on ne peut pas interpréter l'évolution temporelle (semblant violer la causalité relativiste) des correlations observées experimentalement comme étant simplement due à des quantités cachées propagées localement.

    Pour finir, Alain Aspect a contribué à montrer que la MQ n'est pas une physique statistique d'une physique plus fondamentale gouvernée par des variables cachées locales via le test des inégalités de Bell.
    Je pense qu'il a aussi fait parti de ceux qui ont interprété la non possibilité de communication supralumineuse (même si les correlations changent elles de façon instantanné notamment via le théorème de non clonage.

    Bref comme d'habitude je suis effaré de la prétention que tu affiches sans aucun problème d'autant plus que ton point de vue fait très "politique de l'autruche" i.e. "la MQ c'est facile, c'est simplement la transposition de l'algèbre de Poisson aux espaces de Hilbert !"...si c'est pas esotérique ça .
    "Au fond..la musique si on la prend note par note c'est assez nul". Geluck
     

  8. ù100fil

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par mariposa Voir le message
    Depuis Klein et surtout depuis Poincaré (puis beaucoup d'autres), les physiciens et mathématiciens ont développé la théorie des invariantsqui sont les éléments qui renvoie à la réalité (au sens des physiciens) cad à la mesure.
    Il ne faudrait pas faire dire à Poincaré ce qu'il n'a pas dit. Il était suffisamment mature pour exprimer ses pensées par lui même. La découverte des géométries non euclidiennes montre qu’il n’y a pas de cadre spatial unique ; plusieurs systèmes sont possibles. Il a beaucoup développé autour de la notion de convention et de pluralisme théorique pour ne pas identifier un isomorphisme canonique entre la géométrie et LA réalité.

    Sa vision sur la genèse de l'Espace.

    «
    http://images.math.cnrs.fr/Poincare-...-geometre.html

    En résumé, les lois en question ne nous sont pas imposées par la nature, mais sont imposées par nous à la nature. Mais si nous les imposons à la nature, c’est parce qu’elle nous permet de le faire. Si elle offrait trop de résistance, nous chercherions dans notre arsenal une autre forme qui serait pour elle plus acceptable »

    Patrick
    Dernière modification par ù100fil ; 29/11/2011 à 13h09.
    L'imagination est plus importante que le savoir (Albert Einstein)
     

  9. kalish

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    désolé mais j'ai toujours pas compris ton histoire de vecteur, applique un changement de référentiel et la vitesse du vent est nul. Peut-être parlait tu de 4 vecteur? Dans ce cas là c'est vrai, la norme du quadrivecteur est invariante... Tout comme l'intégrale du carré de la fonction d'onde. C'est dommage car c'est un exemple vraiment parfait, la norme du 4 vecteur est définit par un produit scalaire appliqué sur les composantes des vecteurs dans une base donnée, donnée par la métrique, la norme du vecteur d'onde est défini par un produit scalaire qui se définit comme le produit scalaire des composantes du vecteur d'onde dans la représentation position, (les fonctions d'ondes) cad la base des positions. Tu préfères que je mette les deux phrases l'une au dessus de l'autre pour voir à quel point c'est analogue?

    Un vecteur a effectivement des propriétés "absolues" c'est pour ça qu'on parle de vecteur d'onde.

    Si on impose au lagrangien d'être invariant sous U(1) c'est parce que c'est la symétrie associée à l'électromagnétisme (après brisure de symétrie), quelle symétrie à part une symétrie de jauge d'après toi???
    Dernière modification par kalish ; 29/11/2011 à 13h18.
    rétroaction instantanée.
     

  10. mariposa

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par gatsu Voir le message
    @ mariposa : Il est vrai que les correlations d'échanges proviennent d'états intriqués mais ce n'est qu'un sous ensemble des états intriqués que l'on peut construire qui est induit naturellement par le théorème spin-statistique. Donc, même si ça a l'air de t'échapper comme d'habitude, la physique ne se limite pas à la physique du solide.

    Je voudrais s'il te plait que l'on reste dans le domaine de la courtoisie? Tu m'as posé des questions personnelles, j 'ai joué le jeu et bien entendu tu as parfaitement le droit d'être en désaccord avec ce que j'ai écrit dans la mesure où je me suis suis subjectivement impliqué.

    Quand à ta référence de la physique du solide, elle est inappropriée dans le mesure où 99 % de mes interventions n'ont rien à voir avec la physique solide. Personne ne peut se rendre compte de mes spécialités,

    (qui ne sont d'ailleurs que des microcosmes) à travers ce que j'ai écrit sur 8000 interventions de Futura.


    Les corrélations des états intriqués dont je parle n'ont rien à voir avec le théorème spin-statistique qui est lui est lié à la RR. Les intrications dont je parle sont la conséquence nécessaire de l'identité des particules et rien d'autres.


    Par contre la MQ autorise des états quantiques qui ne soient pas factorisables alors même qu'il n y a pas d'interaction entre particules (ce qui est évidemment paradoxal et quantiquement logique). Ce qui est extraordinaire est que l'on sait les fabriquer.

    C' est tout à la gloire des expérimentateurs, mais cela ne contredit en rien la MQ, bien au contraire.

    En acceptant justement l'existence de correlations d'origine quantique, Einstein a proposé une experience dans laquelle le postulat de réduction du paquet d'onde conduisait à une violation de la causalité. Une mesure effectuée sur une particule intriquée semble avoir une influence instantanée (à l'exterieur du cone de lumière) sur les résultats possibles de mesures effectuées sur sa partenaire.
    Quand tu écris cela consiste à confronter les corrélations d'intrication avec la RR. En fait cela n'a rien à voir car corrélation en physique en général ne veut pas dire causalité.c'est une erreur fréquence de le croire.


    Même si on parle de correlations, la plupart du temps en physique, les correlations sont associées à des propagateurs qui propagent les perturbations locales.

    les corrélations en physiques, tous domaines confondus et y compris la MQ sont le résultat d'interactions entre les parties (ou les particules). Les corrélations s'expriment dans tous les contextes (y compris la MQ) sous la forme de probabilité jointes:


    P(r1, r2, .....rN, t)

    Ce qu'il y d'amusant et de paradoxal en MQ est qu'il existe des corrélations originales que l'on appelle désormais états intriqués qui sont en quelque sorte des corrélations sans cause.


    Ceci est la conséquence inéluctable de la structure mathématique fondamentale de la MQ. Toutes explications de phénomènes physiques relève d'un cadre mathématique cohérent.

    Il existe probablement des descriptions macroscopiques qui font intervenir des correlations dynamiques non locales mais jusqu'à maintenant on sait leur trouver une explication plus fondamentale basée sur une description locale.

    Ce qu'a montré Bell c'est qu'on ne peut pas interpréter l'évolution temporelle (semblant violer la causalité relativiste) des correlations observées experimentalement comme étant simplement due à des quantités cachées propagées localement.
    On peut tout envisager, c'est le principe de la démarche scientifique. Pour l'instant aucun fait expérimental n'est en contradiction avec la MQ dont l'énoncé mathématique axiomatique prend 1 ou 2 pages.

    Donc j'émet des doutes que l'on puisse trouver quelque chose de nouveau qui soit à la fois plus puissant et plus concis.


    Pour finir, Alain Aspect a contribué à montrer que la MQ n'est pas une physique statistique d'une physique plus fondamentale gouvernée par des variables cachées locales via le test des inégalités de Bell.
    Je pense qu'il a aussi fait parti de ceux qui ont interprété la non possibilité de communication supralumineuse (même si les correlations changent elles de façon instantanné notamment via le théorème de non clonage.
    Je ne doute pas une seconde que Alain Aspect ait du bon travail. En plus ce n'est pas à moi de porter une appréciation.


    Bref comme d'habitude je suis effaré de la prétention que tu affiches sans aucun problème d'autant plus que ton point de vue fait très "politique de l'autruche" i.e. "la MQ c'est facile, c'est simplement la transposition de l'algèbre de Poisson aux espaces de Hilbert !"...si c'est pas esotérique ça .
    Evite ce genre d'intervention, c'est comme çà que çà tourne en troll. Analyse et critique tout ce que j'écris autant que tu veux, c'est la régle du débat scientifique et rien d'autre. Des arguments théoriques et/ou expérimentaux et rien d'autres.

    Oui je confirme, la MQ, c'est facile dans la mesure ou l'on peut comprendre beaucoup de choses avec un modeste niveau de connaissance d’algèbre linéaire et je suis efforcé toute ma vie à être un militant de la cause quantique.

    Ce qui est difficile c'est de penser quantique ce qui revient à peu de choses prêt à rejeter tous les concepts classiques qui ne sont plus opérationnels.


    par ailleurs je n'ai jamais écrit que la MQ c'était la transposition de la MC, ce qui d'ailleurs ne veut strictement rien dire, sauf peut-être pour un philosophe. J'ai écrit que:


    la MQ c'est la REPRESENTATION de l'algébre de Poisson dans un espace de Hilbert.

    les 3 mots: représentation, algébre de Poison, espace de Hilbert sont des objets mathématiques.


    Ce n'est pas un effet de vocabulaire mais simplement le résultat de synthèse entre la mécanique des matrices d'Heisenberg et la mécanique ondulatoire de Shrodinger, synthèse opérer

    par l'exceptionnel physicien théoricien que fut PAM Dirac.

    Bien entendu il ne faut pas enseigner la MQ par ce bout. Personnellement et comme beaucoup d'autres (mais pas tous) je résous l'équation de Schrodinger dans un puits quantique infini.

    Pour la simple raison qu'il y a une continuité mentale avec les connaissances classiques (la physique des ondes) et qui a comme inconvénient de justement coller à la physique classique.

    Qualité et défauts sont souvent les 2 faces d'une même unité. Ceci est un propos philosophique inspiré de la vie quotidienne.
     

  11. mariposa

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par ù100fil Voir le message
    Il ne faudrait pas faire dire à Poincaré ce qu'il n'a pas dit. Il était suffisamment mature pour exprimer ses pensées par lui même. La découverte des géométries non euclidiennes montre qu’il n’y a pas de cadre spatial unique ; plusieurs systèmes sont possibles. Il a beaucoup développé autour de la notion de convention et de pluralisme théorique pour ne pas identifier un isomorphisme canonique entre la géométrie et LA réalité.

    Sa vision sur la genèse de l'Espace.

    «
    http://images.math.cnrs.fr/Poincare-...-geometre.html

    En résumé, les lois en question ne nous sont pas imposées par la nature, mais sont imposées par nous à la nature. Mais si nous les imposons à la nature, c’est parce qu’elle nous permet de le faire. Si elle offrait trop de résistance, nous chercherions dans notre arsenal une autre forme qui serait pour elle plus acceptable »

    Patrick
    Je sais que tu aimes bien les questions épistémologiques et il se fait que moi aussi.

    Je te suggère d'ouvrir un fil sur la question dans la rubrique épistémologie et je me ferais un plaisir d'échanger avec toi, et d'autres, sur Poincaré.

    Ici dans une rubrique physique je parle des travaux mathématiques ou physico-mathématiques de Klein et de Poincaré et

    non pas de leurs points de vue épistémologiques qui sont, je le reconnais passionnant.

    Je suis sensible, contrairement à ce que tu penses, a toutes les regards externes à la science et pas seulemement la physique.
     

  12. ù100fil

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par mariposa Voir le message
    Ici dans une rubrique physique je parle des travaux mathématiques ou physico-mathématiques de Klein et de Poincaré et

    non pas de leurs points de vue épistémologiques qui sont, je le reconnais passionnant.
    justement nous ne sommes pas dans une rubrique physique, mais dans la rubrique actualités portant sur une question d'ontologie. Donc une réponse uniquement mathématique ou physico-mathématique est inapproprié.

    Patrick
    L'imagination est plus importante que le savoir (Albert Einstein)
     

  13. JPL

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    C'est beaucoup mieux dans Débats scientifiques.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac
     

  14. mariposa

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    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Citation Envoyé par kalish Voir le message
    désolé mais j'ai toujours pas compris ton histoire de vecteur, applique un changement de référentiel et la vitesse du vent est nul.

    Bonjour,


    Si tu as compris cela c'est probablement que je me suis mal exprimé. Un vecteur est quelque chose d'intrinséque dans le sens où la vitesse du vent ne dépend pas du regard d'une personne ou d'une autre. Par contre la représentation (les mathématiciens disent isomorphisme d'espaces vectoriels) cad la donnée des coordonnées dans un repère, dépend bien évidemment du repère.Le fait que l'on puisse comprendre le rapport entre les coordonnées (la matrice de changement de base) fait du vecteur un tenseur de rang 1.


    Peut-être parlait tu de 4 vecteur? Dans ce cas là c'est vrai, la norme du quadrivecteur est invariante... Tout comme l'intégrale du carré de la fonction d'onde. C'est dommage car c'est un exemple vraiment parfait, la norme du 4 vecteur est définit par un produit scalaire appliqué sur les composantes des vecteurs dans une base donnée, donnée par la métrique, la norme du vecteur d'onde est défini par un produit scalaire qui se définit comme le produit scalaire des composantes du vecteur d'onde dans la représentation position, (les fonctions d'ondes) cad la base des positions. Tu préfères que je mette les deux phrases l'une au dessus de l'autre pour voir à quel point c'est analogue?

    Un vecteur a effectivement des propriétés "absolues" c'est pour ça qu'on parle de vecteur d'onde.

    Je n'ai rien à redire là.



    Si on impose au lagrangien d'être invariant sous U(1) c'est parce que c'est la symétrie associée à l'électromagnétisme (après brisure de symétrie), quelle symétrie à part une symétrie de jauge d'après toi???


    Il faudrait préciser de quel Lagrangien tu parles. Le Lagrangien de l'électromagnétisme est invariant de jauge.

    Par contre le Lagrangien du champ (la fonction d'onde pour l'équation de Schrodinger, ou le bi-spineur dans l'équation de Dirac en RR) qui évolue dans un champ de potentiel vecteur et de potentiel scalaire,

    n'est pas invariant de jauge à cause du terme de couplage. cela se vérifie par simple examen visuel.

    On peut également le vérifier sur l'équation de Schrodinger, celle-ci n'est pas invariante de jauge.

    Le but du jeu est donc de savoir comment doit se transformer la fonction d'onde pour que l'équation de Schrodinger soit invariante de jauge et c'est ainsi qu'apparait le groupe U(1)

    On peut l'écrire comme çà:

    -------------------------------------------------------------------------

    Quand on a la transformation de jauge

    A devient A + grad g(x,t)

    U devient U- dg(x,t)/dt


    où g (x,t) est une fonction suffisamment dérivable

    alors l'équation de Schrodinger est invariante de jauge si la fonction d'onde


    F(x,t) devient F(x,t). exp [i.g(x,t)]

    -------------------------------------------------------------------------

    On observe que l'on peur enchainer les transformations de jauge

    exp [i.g1(x,t)].exp [i.g2(x,t)].exp [i.g3(x,t)]

    qui est bien un groupe multiplicatif abélien (fermeture, élément neutre, inverse) qui s'appelle U(1).

    Très important on a pas un groupe U1 mais une infinité, chacun attaché a chaque point de l'espace-temps.

    On devrait noté rigoureusement U1( x,t)

    -----------------------------------------------------------------------


    Le fait que l'on attache un groupe de Lie a chaque point de la varièté espace-temps fait penser

    immédiatement à un problème de géométrie différentielle qui fait appel au concept de dérivée covariante.


    Dit autrement l'invariance de jauge qui a un coté magique va trouver une explication "naturelle"

    où les potentiels vecteurs et scalaires font avoir le statut de la connexion affine de la RG (les symboles de Christoffel).

    Les changements de jauge vont être l'équivalent du changement de coordonnées curviligne de la RG.

    Les champs électriques et magnétiques vont jouer le rôle du champ de courbure de la RG
     

  15. Xoxopixo

    Date d'inscription
    octobre 2010
    Messages
    4 221

    Re : Réalité de la fonction d'onde

    Merci Mariposa pour cet eclairage important.

    Citation Envoyé par Mariposa
    En dernier ressort cela démontre que les "particules" sont inséparables, cad qu'elles forment un tout, ce que certains appellent maladroitement la non localité.
    Effectivement, et le noeud du problème est peut-être là ?
    D'ou l'interet, du moins de mon point de vue, à s'interroger encore et encore sur ce que représentent tous nos concepts, dans un cadre "philosophique" ET scientifique s'entend. (On ne va pas se baser sur la physique de l'époque d'Aristote. )

    Citation Envoyé par Mariposa
    Plutôt qu"épiloguer" sur les états intriqués qui ne sont en rien un mystère, mieux vaudrait comprendre pourquoi en 2D il y a une suite infiniment dénombrable de particules que l'on appelle anyions quand

    en 3D il n y a que des fermions et des bosons. Là encore c'est un problème d'intrication sauf que les groupes en 3D sont les groupes de permutation, alors qu'en 2D ce sont les groupes de Tresse.

    Décidemment les groupes sont partout.
    ../..

    Voilà donc pourquoi je déteste les groupes. On m'a posé c'est quoi U(1) pour moi: Ma réponse est je n'en sais rien.
    Donc la question ne porte pas sur la réalité de la fonction d'onde, mais sur la raison plus profonde qui pose U(1) ?
    Comment un Univers plat passe à la 3D est connu d'un point de vue mathématique, mais on n'en comprend pas la raison plus profonde, et peut-être physique (grande question) ?

    Citation Envoyé par Mariposa
    Ce qu'il y d'amusant et de paradoxal en MQ est qu'il existe des corrélations originales que l'on appelle désormais états intriqués qui sont en quelque sorte des corrélations sans cause.

    Ceci est la conséquence inéluctable de la structure mathématique fondamentale de la MQ. Toutes explications de phénomènes physiques relève d'un cadre mathématique cohérent.
    Cohérent jusqu'à quel point ?
    Quelles sont les problèmes actuellement rencontrés en physique, ou alors tout est devenu clair en physique ?
    Nous serions, comme avait dit Lord Kelvin à son époque à un point ou tout est quasiment découvert, le ciel étant dégagé à part quelques petits nuages de ci de là ?

    Citation Envoyé par Mariposa
    Donc j'émet des doutes que l'on puisse trouver quelque chose de nouveau qui soit à la fois plus puissant et plus concis.
    Sans outil mathématique adapté, oui, je doute aussi.
    Peut-on décrire un cacactère relatif avec un outil se basant sur un point de vue absolu, les mathématiques ?
    Alors que c'est le tout qui peut être décrit, comment le décrire mathématiquement en posant que la comparaison des grandeurs est un absolu ?

    Voici quelques exemple qui vont sembler incongrus à première vue, auquels on peut adhérer ou pas, et je m'en excuse par avance, néanmoins n'ayant pas peur du ridicule, je vous les expose succintement.

    Vous connaissez la plaisanterie.
    Combien fait 23 auquel on retranche 18
    5 et on peut le faire autant de fois que l'on veut.

    Or ce type raisonnement n'est, à mon avis, pas apte à décrire le réel, qui est un tout changeant.

    Autre exemple.
    23 - 5 = 18 ?
    Non, 23-5 = 9 + 9 ou 1+17 ou etc.
    On n'a pas le droit de suprimer, on déplace, le tout ne peut pas être altéré dans sa totalité.

    Autre exemple.
    A > B ?
    Non
    A>B et B<A
    A> est en rapport avec B ET B< est en rapport avec A conjointement.
    Le concept de grandeur n'est pas absolu mais relatif.
    A plus grand que B et B plus petit que A et A plus grand que B et etc.
    Cette vision des choses comme on le voit ici fourni une onde amortie tendant vers un infini conceptuel (jamais mis en évidence).
    On n'a pas la compréhension innée (de part notre capacité cerebrale) à comprendre que A et B son liés selon une relation qui prendrait en compte > et <. Cette relation, nous ne l'apréhendons pas, nous ne sommes pas équipés pour ça.
    Or ceci est concretement une possibilité à ne pas négliger, je pense.

    Citation Envoyé par Mariposa
    Ce n'est pas un effet de vocabulaire mais simplement le résultat de synthèse entre la mécanique des matrices d'Heisenberg et la mécanique ondulatoire de Shrodinger, synthèse opérer

    par l'exceptionnel physicien théoricien que fut PAM Dirac.

    Bien entendu il ne faut pas enseigner la MQ par ce bout. Personnellement et comme beaucoup d'autres (mais pas tous) je résous l'équation de Schrodinger dans un puits quantique infini.
    D'accord, et qu'en est-il de la représentation holographique d'Hugues Everett ?
    Cette représentation, ne pourrait-elle être remise à l'ordre du jour ?
    c'est un point qui m'interresse beaucoup, si vous auriez un éclaircissement à nous apporter sur ce point, ce serait très gentil.
    Merci.
    Dernière modification par Xoxopixo ; 29/11/2011 à 14h47.
    En bon vivant, rien ne vaut un bonne logique ternaire.
     


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