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Agriculture bio - analyse critique

  1. dteuz

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    mai 2003
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    lausanne
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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par pi-r2
    Ce que je veux dire et qui rejoint le point de vue de Kinette, c'est que le Bio utilise un rejet global de l'industrialisation, sans que toutes les affirmations soient réellement vérifées. Disons que le courant retour à la nature me fait autant peur que industialisation abusive quand ils sont poussés à l'extrème. Il y a des choses naturelles pas bonnes du tout. Tu rajoutes à cela que quand tu colles une étiquette Bio tu vends plus cher,et malgré les contrôles tu as une situation disons "à risque".
    je ne suis pas d'accord sur le rejet de l'industrialisation (le prejugé sur les baba-cool du larzac est tenace;je connais plein d'agri-bio très modernes[robot de traite pour certains]),les agriculteurs bio utilisent tracteurs, machines ,irrigation et autres produits industriels du moment qu'ils repondent au cahier des charges .par contre le rejet envers les engrais de synthese , produits phyto et veto de synthese est réel.c'est pour cela qu'il n'y a pas de monocultures et elevages enormes en bio.

    pour moi le bio n'est qu'une alternative de moindre mal(surtout pour l'environnement) et peu etre un peu sur la santé des gens(la polluton de l'air est meme pour les bio).
    le coût du bio est là encore une fausse question,je peux devellopper.question de subvention

    -----

     


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  2. kinette

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    janvier 2003
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    Centrale!
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    16 270

    Re : agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Rhedae
    A vous lire , l'agriculture biologique est dangereuse pour la santé...

    Non non, je n'ai pas dit ça... déjà, rien que pour la santé des agriculteurs eux-même je pense qu'en général il y a du mieux, et pour l'environnement... en général, parce que certaines pratiques de l'agriculture bio sont peut-être à redéfinir, et parce que certains agriculteurs non-bio n'ont pas des pratiques très différentes.
    Pour le consommateur: malheureusement ce n'est pas si évident. Le bio est malheureusement souvent contaminé par les traitements des autres agriculteurs, et peut aussi présenter des problèmes (aflatoxines).
    La qualité nutritive des produits des deux agricultures est comparable (la qualité gustative pas toujours).

    J'ai une fois entendu parler de la teneur supérieure en acide salicilique des produits bio (plus stressés par les herbivores, les conditions de croissance, certains végétaux se protègent par une production supérieure d'acide salicilique). L'idée développée m'a semblée intéressante: cet acide salicilique aurait un rôle bénéfique sur la santé... malheureusement je n'en sais pas plus, et certains composés secondaires de protection des plantes peuvent aussi être plutôt mauvais.

    je ne suis pas d'accord sur le rejet de l'industrialisation (le prejugé sur les baba-cool du larzac est tenace;je connais plein d'agri-bio très modernes[robot de traite pour certains]),les agriculteurs bio utilisent tracteurs, machines ,irrigation et autres produits industriels du moment qu'ils repondent au cahier des charges .par contre le rejet envers les engrais de synthese , produits phyto et veto de synthese est réel.c'est pour cela qu'il n'y a pas de monocultures et elevages enormes en bio.
    Je suis d'accord avec toi (j'ai essayé d'expliquer ça aussi), et les agriculteurs bio sont d'ailleurs généralement très à l'écoute des perfectionnements possibles, des nouvelles méthodes compatibles avec leur type d'agriculture.

    K.okopeli
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.
     

  3. Bufo v

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    juillet 2004
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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Yoyo
    Et les pesticides en question sont ils en surface du legume ou en profondeur?
    En me renseignant à la DGCCRF il s'avère que la majorité des des fruits et légumes analysés le sont sur la totalité de la matière. (sauf les fruits et akènes à coque dure, noix chataignes...); Mais impossible de mettre la main sur un protocole, ni sur les espèces plus particulièrement contaminées ! La responsable du secteur à la DGCCRF dit que les légumes sont lavés, mais ne sait pas avec quelle "intensité". Elle signale aussi que la solubilité de certains pesticides dans l'eau est plus ou moins variable. Voilà un aspect des choses auquel je n'avais pas songé

    Bufo v
     

  4. Damon

    Date d'inscription
    janvier 2003
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    2 830

    Re : agriculture bio - analyse critique

    J'ai une fois entendu parler de la teneur supérieure en acide salicilique des produits bio (plus stressés par les herbivores, les conditions de croissance, certains végétaux se protègent par une production supérieure d'acide salicilique). L'idée développée m'a semblée intéressante: cet acide salicilique aurait un rôle bénéfique sur la santé... malheureusement je n'en sais pas plus, et certains composés secondaires de protection des plantes peuvent aussi être plutôt mauvais.
    J'avais lu de telles choses aussi, j'ai retrouvé ceci, grâce à un autre forum.
    http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99992456
    http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99993467

    Tous les articles du journal sur l'aspirine
    http://www.newscientist.com/news/sea...e=all&x=16&y=7

    Damon
    Dernière modification par Damon ; 06/08/2004 à 21h03.
    Un EeePc ça change la vie !
     

  5. Steph

    Date d'inscription
    janvier 2003
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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Bonjour,

    Concernant l'agriculture "classique", je pense que nous sommes arrivés à un contrôle correct des dangers sur la santé (en gardant à l'esprit que rien n'est parfait), mais il reste encore l'impact sur l'environnement.
    Ici en Autriche (au nord-est de Vienne), je vis dans une région de cultures. Toutes les maisons privées ont un puits dans le jardin, il existe probablement une immense nappe fréatique en sous-sol. D'aprés les habitants, cette eau est d'une grande qualité, notamment bactériologique, mais elle est inconsommable uniquement parce que le taux de nitrates est trop élevé (à noter que j'ai testé le taux de nitraires de l'eau de distribution et qu'il est au maximum autorisé). Je ne peux m'empêcher de me désoler de ce fait: il suffirait peut-être de réduire la quantité de nitrates épandus dans les champs pour que toute une région puisse puiser son eau elle-même (je ne vous dis pas les économies). Je me faisais aussi cette réflexion: si les épandages correspondaient aux besoins plus ou moins exacts des plantes, peu de nitrates s'infiltreraient dans le sol. Les nitrates se retrouvant dans la nappe fréatique étaient en grand excès dans le sol, non?
    Je me demande si un effort d'éducation des fermiers ne serait pas beaucoup plus profitable que les autres alternatives. Peut-être aussi est-ce une question économique: les firmes qui fabriquent ces produits doivent certainement pousser un max à la consommation.

    Stéphane
     


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  6. dteuz

    Date d'inscription
    mai 2003
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    lausanne
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    245

    Re : agriculture bio - analyse critique

    le probleme des nitrates est que c'est la forme d'N assimilable par les plantes(sauf legumineuses) et qu'il est soluble.avec l'agriculture intensive on apporte des nitrates et de l'amoniaque(precurseur des nitrates dans le sol ),bref on nourrit la plante sans s'occuper du sol: avec ses techniques la structure, la texture,la vie microbienne et le taux de matiere organique sont deficiants.
    le pouvoir tampon du sol(en eau et donc en N et autres fertilisants P,K ect...)due au complexe argilo-humique n'est plus utilisé car celui ci n'existe plus.
    on ne peut resonablement pas apporter les fertilisants de cette forme au fur et à mesure des besoins des vegetaux sans avoir des pertes ;la metéo joue aussi un role

    une agriculture qui utilise le sol vivant apporte par mineralisation peut etre moins d'N mais simultanement aux periodes de grosses croissances

    la reponse au probleme est avant tout politique, il faut arreter de favoriser les monocultures intensives ,favoriser la polyculture-elevage(avec haie) ,créer des centres de gestion de dechets organiques pour le compostage (avantages agronomiques + dechets + co2 !)

    combien pèse le budjet de l'eau en bouteille pour une famille;à verser en deduction pour le cout elevé du bio
    hum c'est pas clair à cette heure ci
     

  7. Steph

    Date d'inscription
    janvier 2003
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    262

    Re : agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par dteuz
    la reponse au probleme est avant tout politique, il faut arreter de favoriser les monocultures intensives ,favoriser la polyculture-elevage(avec haie) ,créer des centres de gestion de dechets organiques pour le compostage (avantages agronomiques + dechets + co2 !)
    Moi je veux bien, mais il ne faut pas oublier que la monoculture intensive a sonné la fin des périodes de disette dans nos pays. Il faut bien sûr penser au sol et à l'écologie, mais sans perdre de vue que nos cultures servent avant tout...à nous nourrir!

    Stéphane
     

  8. Bufo v

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    juillet 2004
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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Je te rejoins entièrement en ce qui concerne l'impact sur les milieux naturels, la faune et la flore.
    La culture et l'élévage bio (et l'élevage traditionnel, sans intrans) sont considérablement plus "soutenables" que l'agriculture ordinaire, même raisonnée. C'est bien mesurable lorsque l'on compare les communautés faunistiques entre elles avec un protocole valable. Idem pour les cortèges floristiques. Je l'ai déjà dit ailleurs, l'impact environnemental de l'agriculture classique est désatreux.

    Citation Envoyé par Steph
    Moi je veux bien, mais il ne faut pas oublier que la monoculture intensive a sonné la fin des périodes de disette dans nos pays. Il faut bien sûr penser au sol et à l'écologie, mais sans perdre de vue que nos cultures servent avant tout...à nous nourrir!Stéphane
    Ouais, c'est quand même un peu de la tarte à la crème.
    Sauf qu'aujourd'hui :
    1) les risques relatifs à la santé humaine liés aux phytosanitaires sont connus, comme ceux d'autres intrans d'ailleurs...Et sur ce plan là le meilleur est à venir !
    2) Les surcoûts engendrés par la contamination des nappes phréatiques sont de mieux en mieux cernés. Et là aussi on est loin du reflux !
    Seulement voilà, c'est pas les pollueurs qui payerons, mais devine qui ?
    3) Les risques environnementaux globaux sont également bien connus (cf plus haut par ex.)
    4) Une bonne part de la production de céréales et d'oléo-protéagineux est utilisé par l'industrie chimique (amidoneries, matières style "polystyrène", carburants)
    On se retrouve par exemple avec des industriels qui se gargarisent d'élaborer à partir de l'amidon des charges moins polluantes pour les peintures...en oubliant toutes les merdes déversées pour produire ce même amidon.
    5) En Europe la capacité de production dépasse régulièrement la demande (sauf année exeptionnelle)
    Allez, un peu de mauvais esprit.
    Il se peut qu'un jour les alternatives suivantes nous échoient :
    Mourir de faim ou mourir d'un cancer des roubignolles.
    Se lancer dans la culture des chrysanthèmes ou aller cueillir la dernière violette sous le dernier buisson.

    Bufo v
     

  9. dteuz

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    mai 2003
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    lausanne
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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Citation Envoyé par Steph
    Moi je veux bien, mais il ne faut pas oublier que la monoculture intensive a sonné la fin des périodes de disette dans nos pays. Il faut bien sûr penser au sol et à l'écologie, mais sans perdre de vue que nos cultures servent avant tout...à nous nourrir!

    Stéphane
    nous ne sommes plus en 1946,on croule sous les stock,la mecanisation fait beaucoup plus pour produire suffisament que les engrais et autres produits phyto.
    simple constat pour 40 vaches il fallait 10 personnes il y a 60 ans et maintenant 1

    je te rappelle que les rendements en bio ne sont que très peu inferieur à l'intensif

    avec la rarefaction du petrole (engrais et petrochimie)on va etre obligé de s'y faire .c'est là que l'on va de toute façon.
    autant etre au point le plus tôt possible
     

  10. Bufo v

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    juillet 2004
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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Bonjour,

    Citation Envoyé par dteuz
    je te rappelle que les rendements en bio ne sont que très peu inferieur à l'intensif
    C'est tout à fait exact.
    Et avec un bilan énergétique/quintal produit bien moindre.
    Si la mécanisation classique a fortement contribué à l'augmentation des rendements les progrès sont également sensibles dans le domaine de la traction animale. (outillage style "Tropiculteur" de Noll), aussi utilisé en Europe dans certaines petites exploitation ou adapté à des travaux particuliers.
    La traction animale loin d'être obsolète et rétrograde pourrait bien dans l'avenir - selon l'évolution du contexte énergétique - jouer un rôle de plus en plus important.

    Bufo v
     

  11. pi-r2

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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Bonjour à tous,
    le principal me parait être qu'on soit capable de sortir de l'opposition artificielle progrès / environnement que l'on voit trop souvent mise en avant, et qu'effectivement on fasse les meilleurs choix possibles, qui prennent en compte tous les effets à leur juste coût (principe polleur payeur, mais pas au sens amende et sanction, au sens prise en compte en amont).
    La surproduction est effectivement une erreur à corriger, sans retomber dans la plannification à la soviétique, on pourrait réguler un peu la production.
     

  12. pilet14

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    Re : agriculture bio - analyse critique

    Je ne suis pas sûr que réguler la production soit une réponse forcément adaptée...

    A mon avis, le plus simple est d'assujetir les primes agricoles généreusement offertes par l'Europe communautaire par le biais de la PAC à des pratiques culturales moins nocives pour l'environnement. Il est en effet innacceptable de voir des zones humides comme le marais poitevin disparaitre sous les champs de maïs parce que la subvention européenne est 10 x plus importante que celle de l'herbe.

    Développons les initaitives du style jachères faune sauvage, bandes de ruptures d'assolement, cultures fouragères ou préparatives (phacélie, trèfle, moutarde...) qui sont extrèmement bénéfiques pour l'agriculteur (primes, pas d'érosion, engrais gratuits...) mais aussi et surtout pour la faune et la flore sauvage.

    http://www.agrisalon.com/06-actu/article-7957.php

    Dans la plaine de Caen, où ces pratiques se sont bien développées, nous revoyons désormais cailles, lièvres, hanneton, coquelicot et autres bleuets pour un investissement relativement faible.

    En ce qui concerne le broyage mécanique au lieu de l'utilisation d'herbicide, je reste sceptique car les faucheuse ont tendance à tuer nombre d'insectes et mammifères.
     

  13. kinette

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    Re : agriculture bio - analyse critique

    A mon avis, le plus simple est d'assujetir les primes agricoles généreusement offertes par l'Europe communautaire par le biais de la PAC à des pratiques culturales moins nocives pour l'environnement. Il est en effet innacceptable de voir des zones humides comme le marais poitevin disparaitre sous les champs de maïs parce que la subvention européenne est 10 x plus importante que celle de l'herbe.
    Absolument d'accord... malheureusement il va falloir du temps pour revenir en arrière. Dans ma région d'origine, les primes au maïs irrigué sont telles que si un champ ne peut être récolté en raison des conditions climatiques (pluies entraînant un risque d'enlissement des tracteurs...) les paysans s'en moquent, ils rentrent très largement dans leurs frais (et les sangliers sont contents). Enfin, ces paysans, c'est une classe particulière de paysans surtout, gros propriétaires, qui ont beaucoup de surface, en monoculture, plein d'employés (ne montent pas souvent sur les tracteurs)...
    A côté de ça, dans ma région, il y a des agriculteurs "traditionnels" qui font le plus souvent de la polyculture... et ne touchent pas ou peu de subvention... Mais ils ont des surfaces inférieures, moins de poids au niveau syndical...
    Si jamais on touche aux subventions de premiers (et c'est déjà arrivé) il faut s'attendre à des actions en force, devant la préfecture, des blocages de trains et de route, etc... (sans compter toutes les manipulation politiques).

    K.
    Nomina si nescis, perit et cognito rerum.
     

  14. Mère nature

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    Re : agriculture bio - analyse critique

    C'est très intéressant tout ça ! Je me permettrais juste de raconter quelques petites anecdotes...

    Il y a 2 ans, j'ai été passer des vacances dans une ferme bio-dynamique ( Demeter ), qui n'utilise donc AUCUN pesticides. Leur cahier des charges est encore plus stricte que pour les agriculteurs "bio". Je n'y ai pas rencontré de fana d'ésotérisme. Uniquement des gens respectueux de la terre. Alors pour tester ( parce que rien ne vaut de constater par nous-même les résultats de nos analyses ), ma mère a planté des légumes en tenant compte effectivement, de la lune et des planètes. Et bien tous ses légumes ont parfaitement bien poussés ! Contrairement aux autres années. Alors évidement, celà implique certaines contraintes car il y a des jours et des heures spécifiques pour semer et récolter. C'est sans doute pour ça que peu d'agriculteurs se mettent au Demeter. Par contre, les animaux sont vaccinés, c'est obligatoire !!!! Mais ils sont soignés par homéopathie. Mais je sais que les scientifiques n'y croient pas, parce qu'on n'explique pas que de l'energie puisse agir sur la matière. Pourtant l'éléctricité on ne la voit pas, mais pourtant, elle est tout autour de nous et nous permet de faire fonctionner tous nos appareils, que eux, nous voyons ! C'est un autre débat dirons-nous.
    Il est vrai qu'il existe des dérives entre le bio et l'ésotérisme qui se constate lors des salons bio. Il appartient à chacun de savoir faire la part des choses. Des dérives il y en a partout.
    Mais si le bio était vraiment une "foutaise", on ne commencerait pas à l'intégrer dans les cantines d'école.
    Autre anecdote. Une amie a passé des vacances dans une ferme "classique", elle se promenait dans un champ de carotte et en ramassa une pour la manger. L'agriculteur l'arrêta sur le champs ! ( beau jeu de mot ). et lui dit que ces légumes là étaient pour les parisiens ! Ses récoltes personnelles étaient dans un autre potager. Je vous laisse interpréter....
    A votre avis, que consomme les gérants à la tête des firmes agro-alimentaire ? Les produits issus de leurs usines ??? hum, pas si sure !

    Une connaissance, employée d'une usine de produits laitiers en normandie ne consommait jamais les produits issus de cette usine, car elle savait comment ces derniers étaient fabriqués et traités.

    Il existe des quantités de méthodes pour éviter à l'agriculture de faiblir sous les virus, les bactéries et les insctes en tout genre. Mais celà demande beaucoup trop de discipline. L'Homme préfère la simplicité en aspergeant ses champs de produits chimiques pour lesquels pour le moment, nous n'avons pas assez de recul pour dire si oui ou non, ils auront un impact grave sur notre santé un jour ou l'autre.

    Des études ont été faites sur l'impact des pesticides sur l'organisme. Ils surchargent nos émonctoires et c'est ainsi que nous développons de plus en plus de cancer. Le plus important d'entre eux : le cancer du colon !! Le plus gros de nos émonctoires !

    On a retrouvé plus de résidus de pesticides chez des enfants qui mangeaient des F et L "classique" que chez des enfants qui mangeaient des F et L "bio". ( ne me demandez pas l'étude, j'avais lu ça dans un magasine )

    Alors le "bio" c'est peut-être pas ce qu il y a de mieux, mais c'est toujours mieux que l'agriculture "classique" avec des F et L sans goût, pleins de pesticides, et tellement ionisés qu'on cherche les vitamines. Manger 5 F et L par jour qui ne contiennent aucunes vitamines, quel intérêt ?

    Il faudrait inciter chacun à avoir son propre potager.
     

  15. Burt67

    Date d'inscription
    juillet 2006
    Messages
    572

    Re : agriculture bio - analyse critique

    Pour moi l'agriculture bio s'oppose à l'agriculture productiviste mais elle n'en résoud de loin pas tous les problèmes. Je suis partisan d'une agriculture dite "raisonnée", qui utilise des pesticides, mais en proportion limitée. Car le gros problème aujourd'hui n'est plus réellement de consommer un produit qui contient des traces de pesticides. Il a en effet été largement démontré que ces traces n'ont plus d'effets sur la santé humaine (les molécules d'atrazine, de lindane, de paraquat, et autres très toxiques ayant été bannies de nos productions).
    En revanche le danger est bien plus important pour les exploitants eux-même qui épandent ces produits sans grandes protections et je pense particulièrement aux pays en voie de développement.
     


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