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Environnement-ecologie

  1. KATDEN

    Date d'inscription
    décembre 2007
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    1 515

    Re : Environnement-ecologie

    J'ai retrouvé le rapport de la FAO sur l'agriculture Bio, à lire EN ENTIER: http://www.fao.org/organicag/ofs/docs_fr.htm
    A moins que la FAO fasse aussi preuve de sophisme () , c'est clair et net, on peut nourrir tout le monde avec le bio...

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  2. Ryuujin

    Date d'inscription
    février 2005
    Localisation
    Grignon
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    5 362

    Re : Environnement-ecologie

    Citation Envoyé par KATBEN Voir le message
    J'ai retrouvé le rapport de la FAO sur l'agriculture Bio, à lire EN ENTIER: http://www.fao.org/organicag/ofs/docs_fr.htm
    A moins que la FAO fasse aussi preuve de sophisme () , c'est clair et net, on peut nourrir tout le monde avec le bio...
    Vous savez lire ?
    Comme je l'ai dit juste au dessus : non, ça n'est pas un rapport de la FAO. C'est un rapport d'une conférence à laquelle la FAO a participé.

    Je vais me contenter de faire des copier-coller puisque j'ai déjà répondu à cette ineptie :

    Voici un VRAI communiqué de la FAO :
    http://www.fao.org/newsroom/fr/news/...726/index.html

    Je cite :
    En mai de cette année, la FAO a accueilli une Conférence internationale sur l’agriculture biologique. Selon l’un des documents présentés à cette occasion – mais il ne s’agissait pas d’un document de la FAO – l’agriculture biologique devrait pouvoir produire suffisamment d’aliments pour nourrir la population mondiale actuelle.

    Potentiel insuffisant

    Il n’empêche que, selon la FAO, compte tenu des données et des modèles concernant la productivité de l’agriculture biologique par comparaison à l’agriculture traditionnelle, le potentiel de l’agriculture biologique n’est pas suffisant, loin s’en faut, pour nourrir le monde.
    Ce n'est pas assez clair ? Dans quel langue faut-il vous le citer ?
    C'était juste au dessus, et vous arrivez encore à nous rebalancer ce compte-rendu de conférence comme étant un rapport de la FAO !!
    Vous vous fichez du monde ?


    Il y a arnaque ici :
    1) ce document est un compte rendu de conférence à laquelle la FAO a participé. Seuls certains de ses exposés sont le fait de la FAO, et AUCUN n'affirme que l'agriculture biologique peut nourrir le monde.
    2) la conclusion de la conférence elle-même ( ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/meeting/012/J9918F.pdf page 14) n'affirme pas que l'agriculture biologique peut nourrir le monde.
    Qui a affirmé cela ? Tu peux me citer le passage correspondant ?


    Non, l'agriculture biologique n'est pas une arnaque, c'est au contraire un mode de culture qui montre la voie. Certe ça peut paraître excessif mais si ça permet de faire évoluer l'agriculture conventionnelle vers un mode plus propre c'est déjà ça de gagné.
    Et bien c'est raté : le résultat n'est pas plus propre. Il est même pire, puisque moins durable.
    L'agriculture biologique persiste à utiliser le cuivre comme fongicide, alors qu'il s'agit d'un métal lourd dont l'utilisation condamne irrémédiablement les sols.
    Elle persiste à utiliser la roténone, pourtant interdite en agriculture conventionnelle depuis 2009 à cause de sa toxicité.

    Et surtout, au risque de me répéter (et c'est un copier-coller d'un autre passage que tu aurais du lire) :

    En fait, toute personne qui réfléchis un tantinet comprends qu'en terme de durabilité, l'agriculture biologique et une arnaque.
    Il suffit pour cela de réfléchir quelques secondes à la stratégie qu'elle adopte en matière d'engrais : en conventionnel, on utilise des engrais de synthèse pour apporter aux sols autant de nutriments qu'ils en ont besoin.

    En bio, on utilise des engrais organiques. Cool. Sauf que les engrais organiques, il faut des sols pour les produire. Et avec quoi on les fertilise alors ces sols destinés à la production d'engrais organiques ?

    Cela ne fait que déplacer le problème ! Il faut alors appauvrir des sols pour en fertiliser d'autres !

    Ce n'est pas pour rien que la FAO a eu besoin de rappeler qu'on a besoin d'engrais chimiques pour produire de la nourriture !!
    L'agriculture biologique est condamnée à être une agriculture parasite.
    Elle refuse d'utiliser des engrais de synthèse, mais utilise des engrais organiques dont les nutriments minéraux ont été pompés à d'autres sols, fertilisés eux grâce à des engrais chimiques.

    Le bio, c'est un joli emballage cadeau, plein de bonne volonté, de promesses etc.
    Et au sein de cet emballage cadeau, le piège le plus stupide du siècle : le dogme du "naturel". "c'est naturel, donc c'est bon".
    Manque de pot, non : on ne sait pas se passer d'engrais de synthèse, et nombre de pesticides "naturels" sont plus nocifs pour la santé et l'environnement que leurs alternatives "artificielles".


    Il me semble qu'à aucun moment je n'ai parlé de dépendance et de solution globale qui passerait par les pays du Nord...
    Et bien vous devriez réfléchir un peu plus à ce que vous dites.
    Parce que c'est la conséquence logique de cette affirmation que vous avez lancé :

    la faim dans le monde est un problème politique uniquement (absence de gestion cohérente des ressources, problèmes inter-éthniques (guerres)..........)
    Ce serait marrant de trouver un chiffre qui donne la production alimentaire mondiale et ce qui est balancé à la poubelle ou bouffé juste pour le plaisir....


    Non, ce n'est pas qu'un problème politique : on produit presque assez de bouffe pour nourrir la population mondiale, certes, mais on la produit au "Nord". Alors que c'est le "Sud" qui souffre de la faim.
    Cela ne veut donc RIEN dire : ce n'est pas parce que le Nord a les moyen techniques de nourrir le monde que le Sud qui a des climats, des sols, et des cultures différentes pourrait également en avoir les moyens d'un seul coup de baguette magique "politique".
    C'est faux : il y a des impasses techniques énormes ; des ravageurs, des aléas climatiques dont on ne souffre pas ici etc...
     

  3. KATDEN

    Date d'inscription
    décembre 2007
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    1 515

    Re : Environnement-ecologie

    Vous détenez la vérité, je vous laisse donc débattre seul avec vos connaissances et certitudes.
    Bonne soirée à tous.
    Dernière modification par KATDEN ; 12/08/2010 à 20h36.
     

  4. yves25

    Date d'inscription
    décembre 2005
    Localisation
    le Haut Doubs
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    10 062

    Re : Environnement-ecologie

    Désolé Katben mais le document que tu cites n'est effectivement que le compte rendu d'une conférence tenue avec le patronage de la FAO. Ce n'est pas un rapport officiel.
    Dix secondes pour écrire une bêtise, parfois des heures pour montrer à tous que c'en est une...
     

  5. jivre

    Date d'inscription
    mars 2006
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    58

    Re : Environnement-ecologie

    Les engrais de synthèse, tout comme le pétrole, sont épuisables. Selon certaines études, le pic du phosphate est déjà derrière nous. Ça n'a aucun sens de croire qu'on peut continuer comme ça à perpétuité.

    L'agriculture bio n'est parasite que si on est myope, parce qu'en réalité, en élargissant les dimensions de l'analyse, c'est l'agriculture conventionnelle qui est parasite. Elle parasite en premier lieu tous les processus naturels dont elle dépend presqu'entièrement, et qui ne sont pas comptabilisés dans nos modèles économiques habituels. Pour exemple, pollinisation naturelle, recyclage des nutriments par les microorganismes du sol, pluviométrie et régulation naturelles des eaux, en partie assurées par le couvert végétal en amont des bassins. Toutes des choses dont elle profite tout en les amenuisant. Elle hypothèque en deuxième lieu la santé publique et environnementale: dans ce qu'on gagne en productivité alimentaire, si on soustrayait les coûts en santé et en environnement, le bilan serait certes différent. Elle hypothèque en troisième lieu la fertilité naturelle des sols, la biodiversité agricole et la capacité des générations futures à pourvoir eux-même à leur besoins alimentaires.

    (Entre parenthèse, il faut faire la différence entre parasite, comme l'est l'agriculture conventionnelle à l'égard des des trois choses que j'ai nommé, qui signifie profiter en nuisant à son hôte, et commensal, comme l'est l'agriculture bio envers les engrais de synthèse qu'elle participe à recycler, qui signifie profiter sans nuire à son hôte.)

    Ryuujin, vous savez qu'on peut à la fois être en désaccord, et discuter dans le respect et la bonne intelligence. S'il vous prenait l'envie de m'insulter à mon tour, ou d'adopter un ton gueulard, vous n'êtes pas obligé de me répondre.

    J'étudie actuellement les mycorhizes, et il est maintenant évident que la colonisation, par les organismes photosynthétiques, des terres émergées, s'est à peu près toujours accompagnée de symbiose avec des fongus. Encore aujourd'hui, 80% des plantes sont mycorhizées. Le partenariat plante-mycète est un système en soi, qui est à la base de pratiquement tous les écosystèmes émergés, et on commence à peine à en mesurer l'ampleur. Les intrants coûteux de notre agriculture conventionnelle, sur-labour, fongicides, herbicides, monoculture, etc. nuisent ou annihilent cette relation mutualiste, et les plantes sélectionnées par l'agricorp sont moins aptes à créer des relations mycorhiziennes. Pourtant, les mycorhizes augmentent énormément le rendement, apporte résistance aux sécheresses, protègent la plante contre les parasites (bactériens, fongiques, ou même nématodes), en plus de fournir des nutriments plus complet que les ajouts de NPK. Le modèle utilisé en occident n'est pas applicable aux pays du sud, et n'est pas non plus applicable à nos propres pays dans un horizon de 100 ans.

    Le bio n'a pas l'apanage de l'agriculture durable, mais cette dernière est à la fois nécessaire et bien plus réaliste qu'une agriculture sur-mécanisée, sur-dopée de produits de synthèse, polluante, en pleine boulimie énergétique, et souvent en confrontation directe avec les processus écosystémiques dont elle dépend pourtant.

    Je finirai par un extrait d'un petit article que j'ai écris il y a près de 5 ans, sur le sujet:

    Agriculture durable
    Dans ce contexte, que veut dire exactement l’expression «agriculture durable»? Est-ce plus qu’une simple formule politique sans application pratique et réaliste?

    Utilitarisme
    Pour certains, il faut miser uniquement sur l’intensification accrue de la production agricole, et sur l’apport des nouvelles technologies : ingénieries biologiques, comme les OGM (organismes génétiquement manipulés) ou techniques (comme les recherches sur les membranes). Cette approche, qu’on pourrait qualifier d’utilitariste, trouve sa justification dans la croissance démographique. Elle ne remet pas en question la philosophie de la révolution verte, mais compte sur la science et la technique pour résoudre les nouveaux problèmes qui continuent de s'accumuler.

    Cependant, la plupart des applications du génie génétique (tolérance aux herbicides et résistance aux insectes, par exemple) qui ont donné de bons résultats ont surtout profité aux entreprises privées qui les ont mises au point (FAO, 2001). Tout en accentuant la dépendance alimentaire des populations les plus pauvres, ces produits introduits dans les écosystèmes pourraient représenter un danger pour l’environnement ou pour la santé humaine.
    Les tenants de cette approche avancent que, si les avancées techniques ont réussi à doubler le rendement des récoltes en une décennie, elle pourront aisément réduire de moitié leurs impacts.
    Mais il y a un hic. Puisqu’on assiste au désengagement des gouvernements dans l’investissement en recherche, celle-ci est dépendante du secteur privé (FAO, 2001). Il devient dès lors beaucoup plus difficile de trouver du financement en recherche et développement en techniques de réduction des impacts qu’en accroissement des rendements.

    En outre, comme il est pratiquement impossible d’effectuer des tests sur le long terme – car ces développements technologiques requièrent des retombés économiques rapides – cela suppose, pour être « durable », que l’on soit toujours en mesure (à perpétuité) de trouver des solutions de dernière minute aux dommages que l’on a précédemment crées, tout en causant possiblement de nouveaux problèmes à régler tôt ou tard.

    Mentionnons que cette approche est également peu conciliable avec les objectifs de la Convention de Rio sur la Biodiversité de l’ONU, objectifs que plusieurs incluent directement dans la notion même d’agriculture durable.

    Approche écologique.

    Une autre approche suggère plutôt une révision complète du modèle actuel et de ses bases.

    Privilégiant avant tout le paysan et son environnement écologique, elle appelle à un changement complet de paradigme. Posant de prime abord que l’ensemble des problèmes reliés à l’agriculture moderne (érosion, assèchement, mal-nutrition) peuvent se regrouper comme étant chacun des effets de la rupture entre l’agriculture et les processus écosystémiques, elle stipule que la première doit s’inspirer des deuxièmes.

    En réaction à la prise en charge de l’agriculture mondiale par les marchés internationaux, qui a permis une baisse de 10% du prix alimentaire mondial durant la dernière décennie, mais qui a occasionné une déstabilisation importante des économies agricoles de nombreux pays, même en occident (ONU, 2001), et face à des politiques qui peuvent prendre des allures de véritables guerres alimentaires, les tenants de l’approche écologique comme Mmes Pérez-Vitoria (2002) et Vandana Shiva se posent en défenseurs de la souveraineté alimentaire des peuples et du droit à l’alimentation, notion relativement nouvelle défendue notamment par Jean Ziegler (2003) lorsqu’il écrit : « l'actuel ordre du monde n'est pas seulement meurtrier, il est aussi absurde : l'abandon à grande échelle des cultures vivrières, la mainmise des multinationales de l'agroalimentaire sur les semences et la production, les échanges commerciaux au bénéfice des pays du Nord en surproduction, entraînent inexorablement la destruction et la faim de millions de personnes ».

    L’approche écologique a donc le double défi de supporter à la fois l’environnement écologique et la sécurité alimentaire des populations. C’est dans cet esprit que plusieurs moyens sont développés et expérimentés dans le monde, avec l’aide des populations locales et le concours de nombreuses disciplines, de la biologie des sols à la géographie du paysage. Mentionnons l’agroécologie,
    l’agroforesterie, la production biologique, la permaculture, l’agriculture de conservation.

    L’agroécologie, développée par des agronomes et inspiré de techniques ancestrales, est régie par trois grands principes : non-labour, semis direct, et couverture végétale du sol. Toutes ces
    mesures servent à protéger et conserver les sols, leur structure étagée et leurs fonctions optimales, avec des résultats plus que satisfaisants (L. Seguy et S. Bouzinac, 2001). On y inclut aussi la
    présence des pollinisateurs naturels, la lutte phytosanitaire biologique, le forage maraîcher à faible profondeur, la mise en place de pépinières forestières, d’aires de conservations, l’utilisation de
    variété locales ou diversifiés et d’autres techniques qui vont dans le même sens : minimiser les impacts sur l’écosystème afin de travailler en partenaire. Dira-t-on assez que ce procédé est avantageux ? (L. Seguy et S. Bouzinac, 2001). On y voit que les sols, de meilleure qualité, tendent à produire mieux, garder leur humidité, leur nutriments, et sont un puits net de carbone atmosphérique, contrairement aux cultures labourées, une mesure a encourager dans le cadre des changements climatiques et qui aurait un potentiel intéressant dans un « marché du carbone ».

    D’autres projets agroécologiques, menés sur tous les continents, ont eu un succès similaire. Les buts de ces actions sont multiples : sécuriser l’alimentation humaine (produire des plantes vivrières pour pouvoir ensuite produire des plantes plus « protectrices » de l’environnement); augmenter les revenus des exploitations agricoles (les rendements et l’amélioration de la commercialisation des cultures de rente); maintenir et restaurer de la fertilité des sols (mettre en valeur les mêmes parcelles, pour éviter le défriche en brûlis). Il y a près de 10 millions d’hectares de culture sans labours dans le monde. Voir la figure en page 5, en bas.

    Au Canada, l’organisme gouvernemental Agriculture et Agroalimentaire Canada a publié un guide pour une agriculture durable au Canada, et qui reprend en partie l’argumentaire
    agroécologique, surtout en ce qui concerne les sols (F. Acton et L.J. Gregorich, 1995 / 2003). Le document en appelle à « un cadre géographique pour l’évaluation de la qualité du sol » et fait le
    point sur de nombreuses recherches réalisées au pays. Parce que fondamentalement, une approche agroécologique de l’agriculture durable ne peut se baser sur un modèle unique applicable partout
    sans égards à la nature et aux particularités des sols et des terrains.

    Selon la FAO (2001) il faut d'urgence définir une stratégie pour lutter contre l'accélération et la dégradation des sols dans le monde entier, en s'appuyant sur une approche écosystémique, en tenant compte des besoins des populations qui vivent dans les écosystèmes montagneux et en reconnaissant les fonctions multiples de l'agriculture. C’est à dire, culturelles et sociale, autant
    qu’économique et alimentaire. L’approvisionnement réellement durable en nourriture de qualité pourrait bien être le défi majeur de l’humanité dans le siècle présent.
     


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  6. KATDEN

    Date d'inscription
    décembre 2007
    Messages
    1 515

    Re : Environnement-ecologie

    Citation Envoyé par yves25 Voir le message
    Désolé Katben mais le document que tu cites n'est effectivement que le compte rendu d'une conférence tenue avec le patronage de la FAO. Ce n'est pas un rapport officiel.
    Bonjour à tous,
    ce n'est effectivement pas un rapport officiel, c'est un rapport d'une conférence organisée par la FAO dans ses locaux à Rome...etc
    J'ai mis le document en ligne pour que tout le monde puisse se faire une idée et n'ai pas jugé utile de préciser tout ça puisque j'ai donné l'adresse du document. J'ai d'ailleurs bien fait puisque les précisions ont été apportées.
     

  7. Tilleul

    Date d'inscription
    novembre 2005
    Messages
    1 999

    Re : Environnement-ecologie

    Au passage pour répondre à la question des gaspillages, aux Etats Unis 40% des produits alimentaires produits ne sont pas consommés (travaux de Timothy W. Jones)... C'est 50% de plus que dans les années 70... En terme d'effet global c'est forcément un peu plus vu qu'une calorie de viande jetée c'est l'équivalent de 10 à 20 calories végétales...

    En Grande Bretagne les statistiques officielles ont mis à jour au moins 30% de nourriture consommable qui part en déchet (stat à minima, tout n'est pas compté).

    Quasiment toute ce gaspillage vient d'un changement de mode de vie : coté consommateur la nourriture est peu chère donc il est plus facile de la jeter que de cuisiner des restes (sans compter la perte du savoir culinaire), coté distributeur il est souvent plus rentable d'avoir des centrales d'achat loin des lieux de consommation, commander beaucoup plus que nécessaire et avoir de faibles capacité de stockage plutot que d'avoir des circuits courts qui permettent de se réapprovisionner en urgence en cas de pic de demande et d'avoir des espaces de stockage plus conséquent, coté producteur la monoculture ne permet pas de lisser les gains et les pertes sur différents marchés et oblige à se retrouver dans des situations où les productions ne sont pas récoltés parce que ça couterait trop cher par rapport au gain... Le fait de ne plus vendre des fruits et légumes pendant leur saisons respectives mais tout au long de l'année a également une grande influence sur les pertes de stockage...

    Bref l'augmentation de rendement dans les pays riches ça ne sert pas à la sécurité alimentaire, ça ne sert pas à aggrandir les parcs naturels, ça sert juste à augmenter le gaspillage de nourriture... (ce qui est totalement normal c'est une application bête et méchante de la loi de l'offre et de la demande).

    Je signale également que Ryuujin a comme d'habitude soigneusement découpé le communiqué de la FAO pour enlever tout ce qui gênait son argumentation comme ceci :

    “Les intrants agricoles doivent, toutefois, être utilisés avec prudence”, a ajouté M. Diouf. “Il faut choisir les bons intrants et le bon dosage, les appliquer selon les règles et au moment voulu”. Il a ajouté qu’il était possible d’augmenter la productivité en réduisant les intrants grâce à des systèmes comme la lutte biologique intégrée et l’agriculture de conservation.

    La lutte biologique intégrée permet de réduire l’utilisation de pesticides de 50 pour cent dans le cas du coton et de la production maraîchère et jusqu’à 100 pour cent dans le cas du riz.

    L’agriculture de conservation et le labour zéro réduisent les besoins en main-d’oeuvre en éliminant le labourage et permettent d’employer 30 pour cent d’engrais et 20 pour cent de pesticides en moins.

    PS : sur la question du cuivre, c'est l'agriculture conventionnelle qui en utilise le plus...
    Keep it in the Ground !
     

  8. Eric DUPONT

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    Re : Environnement-ecologie

    Y a t'il moyen de fabriquer des engrais de façon durable?
    la voiture azote a azote liquide + géothermie moins cher que le pétrole et le nucléaire.
     

  9. KATDEN

    Date d'inscription
    décembre 2007
    Messages
    1 515

    Re : Environnement-ecologie

    Bonjour,
    pas loin de chez moi, il y a cette entreprise : http://www.goemar.com
    C'est peut être un début...
     

  10. jivre

    Date d'inscription
    mars 2006
    Messages
    58

    Re : Environnement-ecologie

    Citation Envoyé par Eric DUPONT Voir le message
    Y a t'il moyen de fabriquer des engrais de façon durable?
    C'est une blague? Toute matière organique (bois, carton, papier, déchets de cuisine, de restaurent, de ferme, etc.) peut être dégrader en engrais, et être recyclé pratiquement à perpétuité. La nature ne produit pas des quantités astronomiques d'engrais minéraux pour en jeter la plus grande partie dans la mer, c'est pas si compliqué d'être durable. Même les fèces humaines peuvent être recyclées en engrais.

    Jeter de la m.o. dans des décharges est un non sens, une perte nette de richesse pour les sociétés et la nature.
     

  11. Ryuujin

    Date d'inscription
    février 2005
    Localisation
    Grignon
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    5 362

    Re : Environnement-ecologie

    L'agriculture bio n'est parasite que si on est myope, parce qu'en réalité, en élargissant les dimensions de l'analyse, c'est l'agriculture conventionnelle qui est parasite.
    Bidon.

    L'agriculture biologique est clairement une agriculture parasite : elle dépend pour son approvisionnement en engrais organique de l'agriculture conventionnelle. Elle s'approvisionne principalement auprès d'élevages conventionnels répondant à des critères concernant l'usage d'antibiotiques.
    Elle refuse d'utiliser directement les engrais de synthèse, mais elle les utilise indirectement, via les excréments d'animaux nourris par des productions fertilisées à l'aide d'engrais de synthèse.

    C'est purement et simplement du parasitisme : les nutriments minéraux des amendements organiques utilisés en bio sont prélevés à l'agriculture conventionnelle qui les compense en utilisant un surplus d'engrais de synthèse.


    Vous pouvez palabrer autant que vous voulez sur le fait que les ressources utilisées pour produire les engrais de synthèse ne sont pas durables, et sur l'importance du recyclage (car l'usage d'engrais organique n'est qu'un recyclage de nutriments, et non une fertilisation réelle), cela reste un sophisme, et rien de plus.

    Les faits sont là : on ne sait pas cultiver durablement sans engrais de synthèse. Tout système qui prétends actuellement s'en passer ment (et en utilise indirectement) ou épuise des sols.
    Partant de ce point, l'agriculture biologique ne peut avoir d'autre utilité qu'un rôle de laboratoire pour l'agriculture conventionnelle.

    Et si le recyclage des nutriments minéraux est certes très important, il n'est pas l'apanage de l'agriculture conventionnelle.
    Alors que l'usage d'engrais de synthèse qui n'est pas seulement important, mais qui est actuellement nécessaire, est l'apanage de l'agriculture conventionnelle.

    Vous parlez d'élargir l'analyse, mais vous ne voyez les choses qu'à travers une minuscule lorgnette.
    Si vous aviez pris la peine de réfléchir un tant soi peu au cycle complet des nutriments minéraux, vous auriez déjà compris qu'aucune agriculture fonctionnant comme un système ouvert ne peut fonctionner sans un apport externe de nutriments minéraux.


    Les intrants coûteux de notre agriculture conventionnelle, sur-labour, fongicides, herbicides, monoculture, etc. nuisent ou annihilent cette relation mutualiste, et les plantes sélectionnées par l'agricorp sont moins aptes à créer des relations mycorhiziennes.
    Toujours le même discours stéréotypé, et toujours les mêmes fadaises.
    L'agriculture biologique en plus d'utiliser les mêmes variétés utilise du cuivre faute de pouvoir utiliser des fongicides de synthèses modernes.
    Vous pensez quoi de l'usage d'un métal lourd comme fongicide ?
    Moi je pense que c'est une mort inévitable du sol à terme.

    Ce simple exemple suffit à l'illustrer l'impasse qu'est l'agriculture biologique : sous son bel emballage pseudo-éthique, écologique et tout ce qu'on veut, il n'y a qu'une idéologie qui relève du ridicule.
    Aucune agriculture durable n'émergera jamais d'un postulat faux.


    Votre article est comme le reste : bourré de préjugés.
    - Vous pourriez m'expliquer comment une variété OGM pourrait "accentuer la dépendance alimentaire des populations les plus pauvres" ?
    - Vous pourriez prouver que le "danger" présenté par ces technologies est plus grand que celui des technologies alternatives actuelles ?
    - Vous pourriez me montrer les "tests sur le long terme" réalisés sur les nouvelles variétés non-OGM équivalentes (par exemple, celles résistantes à des insectes, à des herbicides...) ?
    - Contrairement à ce que vous dites, l'agro-écologie n'érige pas le non-labour en principe. Et heureusement !! Les techniques de labour sont très intéressantes pour la plupart des types de sols.
    C'est amusant la propension qu'on certains à présenter des techniques qui ne sont intéressantes que pour certains types de sols ou d'écosystèmes comme des panacées universelles.


    Vous avez trop de préjugés pour réellement saisir les problèmes auxquels nous sommes confrontés, et en évaluer les solutions.
     

  12. Ryuujin

    Date d'inscription
    février 2005
    Localisation
    Grignon
    Messages
    5 362

    Re : Environnement-ecologie

    Comme à son habitude, Tilleul raconte absolument n'importe quoi tout en faisant preuve d'une incroyable mauvaise foi !!

    Il est superbe ce discours stéréotypé au possible sur les gâchis liés au changement de mode de distribution et de consommation.
    Pour info, d'après Timothy W. Jones, 14% de la bouffe avant récolte est gâchée par le consommateur. 26% le sont en amont (pertes lors de la récolte, lors du stockage, lors du transport, en magasin).

    Certes, c'est en partie compressible.
    Mais cette argumentation reste mensongère : il n'y a pas d'augmentation des pertes liée à un changement de modèle.
    Les pertes post-récoltes de l'ancien modèle étaient certes en bonne partie d'origines différentes, mais supérieures.
    Le consommateur jette plus, il y a des pertes additionnelles dues à un transport sur de longues distances et à une augmentation des exigences du consommateur, mais il y a également eu une très forte réduction des pertes dues aux rongeurs, insectes et champignons qui causent toujours des pertes en quantité énormes dans les pays en voie de développement.


    coté producteur la monoculture ne permet pas de lisser les gains et les pertes sur différents marchés et oblige à se retrouver dans des situations où les productions ne sont pas récoltés parce que ça couterait trop cher par rapport au gain...
    N'importe quoi !
    C'est comme si je disais que le marteau ne permet pas de planter des clous parce qu'il frappe le doigt à la place.
    Ce genre de situation est anecdotique et n'a strictement aucune valeur d'argument.


    Bref l'augmentation de rendement dans les pays riches ça ne sert pas à la sécurité alimentaire, ça ne sert pas à aggrandir les parcs naturels, ça sert juste à augmenter le gaspillage de nourriture... (ce qui est totalement normal c'est une application bête et méchante de la loi de l'offre et de la demande).
    Bidon. La gaspillage de nourriture a changé de visage, mais rien ne prouve qu'il ait augmenté.
    Les surfaces cultivées par contre ont fondu comme neige au soleil :
    la SAU est passée de 40 millions d'hectares à 32 millions de 1950 à 29 millions en 2009.


    Je signale également que Ryuujin a comme d'habitude soigneusement découpé le communiqué de la FAO pour enlever tout ce qui gênait son argumentation comme ceci
    Cela ne gène en rien mon argumentation : ça n'a même aucun rapport avec cette argumentation.


    PS : sur la question du cuivre, c'est l'agriculture conventionnelle qui en utilise le plus...
    Mensonge.
    La règlementation actuelle (6kg/ha/an) est en deçà du seuil d'efficacité : cela fait un bail que l'agriculture conventionnelle s'est réorientée vers des fongicides de synthèse plus efficaces et plus "clean".
    Il n'y a que le bio qui s'accroche au cuivre...faute de mieux.
    Résultat : il n'y a que la filière bio qui s'inquiète de la future règlementation à 4 kg/ha/an.
    Pour le conventionnel, il n'y a guère qu'en viticulture qu'elle risque d'être problématique.
     

  13. Ryuujin

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    Re : Environnement-ecologie

    Citation Envoyé par jivre Voir le message
    Jeter de la m.o. dans des décharges est un non sens, une perte nette de richesse pour les sociétés et la nature.
    C'est pas si simple.
    Le recyclage de nombre de déchets pose un problème de logistique (je te rappelle qu'il y a des villes ; la production de déchets n'est pas homogène spatialement), des problèmes environnementaux (métaux lourds notamment) et sanitaires (résidus de médicaments, risques de contaminations bactériennes etc...).

    En outre, il y aura toujours des pertes par percolation notamment.

    Boucler complètement un cycle, c'est une quête du Graal.
     

  14. Eric DUPONT

    Date d'inscription
    décembre 2007
    Localisation
    lagny (77)
    Âge
    51
    Messages
    1 992

    Re : Environnement-ecologie

    ryuujin, je vois pas tres bien ou tu veux en venir. je croyais que l'on cherchais a voir ce qui permettait de produire durablement une certaine quantité de nouriture et accesoirement quel pourrait etre cette quantité. Par contre les OGM ne sont pas une solution.
    A ma conaissance l'agriculture biologique demande plus de travaille et donne des rendements legerement inferieur et je crois que ce qui nous interaisse essentielemnt dans l'agricuture biologique c'est le coté durable et rien d'autre. et je crois aussi que le probleme de l'agriculture est pus au niveau des ressources en eau avec l'epuisement des nappes freatiques, bien que la aussi il doit etre possible de produire de l'eau douce a partir d'eau de mer mais selon moi , on ne le fait pas parceque ca couterait plus cher.
    la voiture azote a azote liquide + géothermie moins cher que le pétrole et le nucléaire.
     

  15. Nicrobeau

    Date d'inscription
    août 2010
    Messages
    5

    Re : Environnement-ecologie

    pourquoi vous battre pour le dernier mots ?

    Le prb de la faim dans le monde , de destruction de notre environnement, la torture animal ets le prb du pouvoir et de l'égo.

    Quand l'égo nous détourne du sens même de l'amour et donc du veritable don

    Quelques pistes exploré par des gars comme Dan Millman ou Neale Donald Walsch :

    Exploiter le chanvre pour la construction , le vêtement et bien d'autres chose plutôt que deforester , mais bon on touche a des tas de loby la

    La transparence de ce que chacun gagne du prolo au patron au politique , a la bourse tout le monde dit combien il gagne, combien lui coute la fabrication d'un produit . (j'ai gagné 1600 € ce mois ci sur un seul site qui ma couté 1 semaine de taff intensif)

    Et l'idée la plus interessante a mes yeux faire une fédération mondiale et plutot que d'investir dans des machine de guerre plus utiles (apres tout on fait pas la guerre a Son Pays) on investi dans l'aide au développement de certains etats , on se concerné comme ca. On est tous solidaire les uns des autres .

    et y'en à des tonnes d'idées

    Mais la pire c'est d'être ici a ce battre pour garder son propre ego quand d'autre non rien .... ceci est pas un jugement mais une constatation a lire ce post ....

    « Toute Âme qui s’élève élève le Monde. » - Gandhi

    Et surtout

    « Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prend la route pour te découvrir toi-même. » - J. Krishnamurti
    CQFD ^
     


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