Bonjour,
Je m'intéresse à la philosophie et à travers mes lectures, deux termes assez récurrents restent encore flous. Donc voilà, je répète le titre : Quelle est la différence entre nature et essence ?
Merci d'avance,
Rémi

Bonjour,
Je m'intéresse à la philosophie et à travers mes lectures, deux termes assez récurrents restent encore flous. Donc voilà, je répète le titre : Quelle est la différence entre nature et essence ?
Merci d'avance,
Rémi
" La nature est principe dans la chose même " (Aristote)
"Il apparaît comme impossible que l'essence soit séparée de ce dont elle est essence ; comment donc les Idées, qui sont les essences des choses, seraient-elles séparées des choses ?" (Aristote)
Bonjour;
pour comprendre ce que ces 2 termes ont de commun et de dissemblables à la fois il me semble intéressant de citer Claude Bernard dans son introduction à la médecine expérimentale :Sic :"La nature de notre esprit nous porte à chercher l'essence ou le pourquoi des choses. En cela nous visons plus loin que le but qu'il nous est donné d'atteindre (…).
On peut dire que la nature est la matière de toute chose et l'essence pourquoi les choses sont ce qu'elles sont.
Cordialement
D'abord merci pour les réponses...
Pourrait on dire que la nature d'une chose peut changer contrairement à l'essence ?
Histoire de clarifier ma question, je garde ton exemple de lapin :
La nature du lapin est de gambader. Si on tombe sur un lapin paraplégique, il ne peut plus gambader, sa nature est altéré mais son essence n'a pas changer.
Je pense que la nature du lapin c'est d'être un animal,mammifére , rongeur, et qui de ce fait peut gambader comme tu le dis. Son essence c'est bien évidemment ce qui est le plus difficile à établir si l'on reprend le raisonnement qui dit que l'essence des choses est ce pourquoi elle sont, cela devient délicat; Pourquoi un lapin est il ce qu'il est.
On peux dire qu'il y a eu la sélection naturelle qui l'a modelé, celle-ci fait peut être partie de l'essence du lapin mais en fin de compte ya t'il réellement une essence pour le lapin. Car en fin finalement il n'y a pas plus de raison qu'un lapin existe qu'il n'existe pas "qu'il soit plutôt qu'il ne soit pas. L'évolution en réalité répond autant à la définition de la nature que de l'essence.
Pour les existentialistes l'affaire est classée en ce qui concerne l'homme, Sartre dit dans l'existentialisme est un humanisme sic"Qu'est-ce que signifie ici que l'existence précède l'essence ? Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après. L'homme, tel que le conçoit l'existentialiste, s'il n'est pas définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera fait. Ainsi, il n'y a pas de nature humaine, puisqu'il n'y a pas de Dieu pour la concevoir.".
Donc la réponse à ta question n'e'st pas si simple qu'il y parait.
Cordialement
Merci, pour l'éclaircissement... Cette définition et les différents apports de chacun devrait me permettre de continuer ma lecture avec quelques cartes en main en plus
Je ne clos pas pour autant le sujet. Je suis ouvert à toutes les précisions pouvant apporter des subtilités supplémentaires.
A priori, je dirais que l'"essence" d'une chose désigne ce qui précisément dans le concept de cette chose la distingue des autres choses. (On ne confond pas). Une sorte de noyau irréductible idéel. La nature c'est déjà une chose conceptuelle, qui a aussi son essence.
Ce concept de nature se réfère aux données du monde, on ne les fait pas les données, alors que l'essence est une construction uniquement cognitive, il est nécessaire de distinguer les idées.
Quand on dit "nature" on peut dire "univers", alors tout peut être lié ("uni") au contraire de l'essence de telle chose vs telle autre.
l'essence inclut le caractere existenciel des choses.
La nature, c'est le constat scientifique, cartesien.
L'essence, c'est le pourquoi philosophique de l'existence de quelque chose
Salut
Il me semble que l'essence est de l'ordre de l'idée, de l'abstrait tandis que la nature est inhérente au concret. Le lapin, tel lapin à un moment donné a une certaine nature, dans des millions d'années cette nature de lapin concret aura disparu, n'existera plus.
Mais l'essence ne change pas, le centre du cercle circonscrit d'un triangle quelqu'il soit est et sera le point de concours des médiatrices. Dans des milliards d'années ça sera toujours pareil, le centre du cercle circonscrit d'un triangle quelqu'il soit est une essence.
Après c'est l'affaire des spécialistes, des techniciens de la particule ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Essence_(philosophie) ), de ces penseurs professionnels qui rempliront des pages et des pages pour justifier une virgule, mais souvent on dit indifféremment nature ou essence et chacun comprend spontanément de quoi ça parle
Bonnes journées![]()
-> titanic, tu penserais que l'essence est le principe permanant(qui perdure) de la chose existante, tendis que la nature, serait son etat matériel et par-là impermanant ??
l'idée du dinausore, son éssence perdure dans le squellette, alors que sa nature ne se limite plus qu'a ce squellete.
peut-on rejoindre l'idée de l'éssence de l'homme avec l'idée d'ame, qui perdure audela de la nature corporelle et périssable des choses??
Salut
Dans tous les cas il me semble que quand il est dit que l'essence d'un être c'est "ce par quoi" cet être existe en étant ce qu'il est, on utilise tout simplement le principe de causalité qu'utilise tout raisonnement humain, mais en se placant du point de vue métaphysique ce qui est illégitime ipso-facto.
Dès lors cette histoire d'essence comme cause formelle (supposée postulée non moins réelle cependant) est foireuse à plus d'un titre, ce n'est qu'une pétition de principe, l'essence est de l'ordre de l'idée, de l'abstrait, donc c'est à la nature de l'intelligence humaine et à ses lois que renvoie cette question de l'essence.
Dans le squelette c'est l'essence du squelette de dino qui est donnée dans l'expérience et est ce faisant objet de connaissance (humaine) possible. Le dino dont il ne reste plus que l'idée n'existe plus depuis belle lurette le pauvre bougrel'idée du dinausore, son éssence perdure dans le squellette, alors que sa nature ne se limite plus qu'a ce squellete.
Exit le dino concret qui a existé dans le passé, n'en reste plus que les os le pauvre dino![]()
Je m'avance peut être un peu, je ne suis pas du tout spécialiste de philosophie mais je pense que tu vas brusquer quelques philosophes en disant que l'idée est de l'ordre de l'abstrait et le dinosaure de l'ordre du concret...
Excuses moi, encore une fois, je ne suis pas sure d'avoir bien compris ta phrase :Dans tous les cas il me semble que quand il est dit que l'essence d'un être c'est "ce par quoi" cet être existe en étant ce qu'il est, on utilise tout simplement le principe de causalité qu'utilise tout raisonnement humain, mais en se placant du point de vue métaphysique ce qui est illégitime ipso-facto.
En quoi le principe de causalité est illégitime en métaphysique ? Est ce que ce principe de causalité implique le déterminisme ?
... L'idéalisme/réalisme platonicien soutenait que les idées abstraites, proprement humaines par ailleurs, déterminent les phénomènes sensibles. Platon et ceux qui de près ou de loin (les thomistes ou pseudos thomistes en rafollent) s'en réclament usent et abusent du principe métaphysique de causalité dont Kant a fait la critique.l'Idée (ou Essence), conçue comme Forme intelligible, modèle de toutes choses, réalité non perçue et néanmoins plus réelle que les êtres sensibles. A ces Formes, qui donnent sens aux phénomènes et les fondent,
participent * toutes les réalités de l'expérience ordinaire.
http://mper.chez-alice.fr/auteurs/Platon.html
Comment, concrètement, les idées abstraites (cercle, centre du cercle circonscrit au triangle, U=RI, F=ma etc.) proprement humaines détermineraient-elles les phénomènes physiques ... that is the question![]()
c'est erme ont surtout plusieur sens en fonction du contexte, dans certain cas ils peuvent-etre équivalent, parler de la nature ou de l'éssence d'une chose peuvent se ramener a un jeu de style, pour éviter les répétition par exemple.
toutefois, le naturel n'est pas l'éssentiel (nature /essence) il me semble que c'est sur cette différence de nature, qu'il faux extraire l'essence de ces deux termes![]()
comme d'habitude il est aussi aisé d'user des mots, que difficiles de bien les définir.
la nature d'une chose renvoie plus a son comportement usuel, a son mode de l'etre courant dans le monde.
l'éssence de la chose, serait plus ce qui la définie entre toute les autres indubitablement.
le simple fait par exemple, que l'on dire dire qu'il y a une nature a un lapin par exemple, mais que l'on a du mal a poser l'essence du lapin (alors qu'il doit bien en avoir une, d'éssence)
la nature du lapin serait donc de gambader dans les pré au matin frais (voir buffon)
tendis que son éssence, serait plutôt d'etre a un petit herbivore à longue oreille très commun dans les plaine européenne.
mais plus encore l'éssence serait le trait carractéristique propre aune chose, ce qui la rend unique et identifiable entre tous.
la périphrase "le roi des animaux" pourrais aisément décrire mtaphoriquement l'éssence du lion dan l'imaginaire humain. pour le lapin la chose est plus difficile (grande oreille et mangeur de carrote ?? )
la nature d'une chose a donc pus trait au "faire" et a "l'agir" tendis que l'éssence ce porte plus sur "l'etre" fondamental.
A+
Pour moi tout ces discussions autours de concepte me paraissent des prises de tête inutile..c'est erme ont surtout plusieur sens en fonction du contexte, dans certain cas ils peuvent-etre équivalent, parler de la nature ou de l'éssence d'une chose peuvent se ramener a un jeu de style, pour éviter les répétition par exemple.
toutefois, le naturel n'est pas l'éssentiel (nature /essence) il me semble que c'est sur cette différence de nature, qu'il faux extraire l'essence de ces deux termes![]()
comme d'habitude il est aussi aisé d'user des mots, que difficiles de bien les définir.
la nature d'une chose renvoie plus a son comportement usuel, a son mode de l'etre courant dans le monde.
l'éssence de la chose, serait plus ce qui la définie entre toute les autres indubitablement.
le simple fait par exemple, que l'on dire dire qu'il y a une nature a un lapin par exemple, mais que l'on a du mal a poser l'essence du lapin (alors qu'il doit bien en avoir une, d'éssence)
la nature du lapin serait donc de gambader dans les pré au matin frais (voir buffon)
tendis que son éssence, serait plutôt d'etre a un petit herbivore à longue oreille très commun dans les plaine européenne.
mais plus encore l'éssence serait le trait carractéristique propre aune chose, ce qui la rend unique et identifiable entre tous.
la périphrase "le roi des animaux" pourrais aisément décrire mtaphoriquement l'éssence du lion dan l'imaginaire humain. pour le lapin la chose est plus difficile (grande oreille et mangeur de carrote ?? )
la nature d'une chose a donc pus trait au "faire" et a "l'agir" tendis que l'éssence ce porte plus sur "l'etre" fondamental.
A+
Il n'existe qu'une chose qui est l'ensemble des réactions d'un objet.
- on globalise l'idée que des choses existent,
- le concepte d'interactions en général
- la forme de ces interactions
Pour moi il n'y a que ça de vrai : l'identité qui est à la fois information et permanence de la masse qui la représente, et entiérement descriptible comme une somme de propriétés.
On pourrait au final dire que l'essence c'est la dernier chose qui reste quand on rogne une chose avant qu'elle n'en devienne une autre (ça fait référence à la chimie) et la nature, ça fait référence à l'appartenance à un groupe..
Comme les deux sont en fait une caractérisation des propriétés de l'objet par rapport aux autres propriétés possibles, c'est rigoureusement la même chose.
On pourrait le dire comme ceci :
- Soit A objet réél qui a les propriétés X1,X2,X3, X4
Imaginons qu'on cherche l'essence de O groupe d'objet dont A est un représentant.. On prend des objets tel que A et on enlève des propriétés jusqu'à n'avoir que les représentant du groupe O. On va trouver que l'essence est une propriété (par exemple X1) que partage tous les O.
- Soit A objet réél qui a les propriétés X1,X2,X3, X4
On va chercher la nature de A.. on va donc identifier les propriétés X1, X2 .. une par une pour décrire A. Si on cherche la nature des objets O, on va trouver comme point commun... X1. Ce qui prouve bien que nature est essence sont la même chose identifiée différemment..
Pour moi, il n'y a ni "âme", ni "nature", ni "essence" au chose. On peut à la rigueur parler de famille, en expliquant que la forme des choses découle de leur origine et donc de leur histoire.. mais c'est déjà une limitation inutile, une restriction des choses.
La façon dont les gens utilise les mots est profondement arbitraire.. Un anglais répondrait totalement différemment à votre question, un allemand encore différemment.. si les français ont la spécificité d'avoir deux mots pour décrire quasiment la même chose, c'est presque regrettable..
En français même les mots ont changé de sens au cours des siècles.. pour moi à force de pensé avec des mots, on construit des chateau virtuels basé souvent uniquement sur l'oublie qu'au départ qu'on parle de la même chose avec deux symboles différents..
Bientôt on nous écrira des livres pour expliquer la différence entre le noir et l'obscurité, entre le bien et le bénéfice, entre demain et le jour suivant.. c'est typique des français, rien que déjà avec leur habitude de faire une différence entre "Vous" et "Tu", entre plein de truc qui ne sont différent que par dérive de convention d'utilisation.
Faut il gravir ou escalader une montagne ? Faut il marcher ou mettre un pied devant l'autre pour avancer ? Suis je moi ?
Et si je met la boule à l'entre les parois de la boite, l'ai je mis dans la boite ?
Autant de question qui n'existe que parce qu'il existe plusieurs façon d'écrire les choses..
