Bonjour minibus,
Citation Envoyé par minibus Voir le message
Si l'on se ramène à une conception matérialiste de l'esprit, il est possible d'expliquer beaucoup de nos pensées, mais je ne vois pas comment expliquer le goût artistique...
Un réseau neuronal, qui n'est rien de plus qu'un assemblage de logiciels sur un ordinateur, est tout de même capable d'apprendre et de corriger ses erreurs le cas échéant. Dans le même ordre d'idées, une programmation par agents permet d'obtenir des résultats sans qu'il soit possible de savoir de quelle façon ce résultat a été obtenu. Donc la qualité du support ne contraint pas toujours la valeur du résultat.

[mode aparté ON]Pourtant il ne faut pas "partir en peur" avec ces exploits informatiques, il est toujours impossible à un ordinateur d'apprendre à jouer au tic-tac-toe sans lui avoir préalablement fourni les algorithmes nécessaire à cette compréhension spécifique.[mode aparté OFF]

En ce qui concerne le goût artistique, je crois personnellement qu'il ne s'agit de rien de plus que d'un amalgame du plaisir des sens, qui lui-même est tributaire d'un apport culturel important. Bref, comment définir l'art ? Pour illustrer la complexité du problème (et bien mêler le jeu de cartes) voici une anecdote.

Durant la Guerre du Golfe, des américains, retranchés à faible distance des Irakiens, ont continuellement fait jouer les Rolling Stones (et d'autres artistes du même acabit) à tue-tête, même durant la nuit. Les Irakien s'en arrachaient les cheveux (et perdaient le moral) alors que les Américains ronflaient comme des bienheureux. Imaginons le contraire : des musiques arabes diffusées "non-stop" Ça aurait alors été nos amis-ricains qui se seraient "pétés la tête sur les murs". Cela s'appelle la guerre psychologique. Si on y réfléchit un instant, tout l'impact de la chose ne porte que sur la définition que l'on donne au bon goût artistique.

La notion d'art n'est donc pas une chose universelle, et encore moins une chose comprise ou cernée adéquatement.

Un autre piste. Les espèces animales survivent grâce (entre autre) au plaisir des sens.
  • La copulation est plaisante je vais recommencer, quitte à me battre contre ce mâle qui veut passer avant moi.
  • Cette nourriture m'apporte plus de plaisir que cette autre cochonnerie, je vais donc la favoriser sur mon menu.
  • etc.
Nous savons bien que nous ne sommes rien de plus que des animaux légèrement plus évolués que nos confrères. L'art n'est, à mon avis, qu'un dérivé du plaisir, qui lui-même n'est qu'un sous-produit d'un instinct de survivance.

Encore une fois je ne prétends pas apporter des réponses sinon des pistes de solution et des indications pointant des voies sans issues. Toujours à mon humble avis, tenter de déterminer si un concept, toujours incompris (l'art), fait partie d'un mécanisme matériel ou d'une entité mystérieuse (encore moins compris), c'est comme s'inquiéter de ce qui va se passer si on franchit tout de suite le pont qu'on a pas encore atteint.

Artistiquement
André