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Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

  1. ansset

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par byves13 Voir le message
    Pour le fonctionnalisme, je ne vois pas comment la crise de 29 a permis de préciser la théorie ? Si vous avez des références, ça m'intéresse.
    non, justement, parce qu'il me semble que l'approche fonctionnaliste est surtout une "photo" à l'instant T.
    le modèle n'intègre pas "structurellement" ce type d'évènement , ni les changements qui suivent.
    la crise de 29 a induit de profonds changement dans la sociologie, ce qui ne rentre pas dans cette approche.
    On essaye dans ce modèle , de comparer deux photos à des temps différents et y retrouver dans le paysage des formes "conceptuellement" analogues.

    je me repépépépépépéte , le facteur temps et la prévision sont absents de ce modèle, car les certains facteurs de changement structuraux le sont.
    d'ailleurs quel modèle?
    celui de Durheim, de Malinowsky, de Parsons, de Merton ??? ......
    seuls les deux derniers ont un peu ouvert la voie ( me semble t il ) aux changements structurels .

    Et plus tard vient le concept de l'interactionnisme , qui lui, prend en compte directement le facteur "communication".
    totalement absent de ce vieux modèle.

    mais si l'objet est maintenant d'exposer en profondeur la socio fonctionnaliste ( Et il y a tellement de modèles en socio..... ) franchement, un fil à part me semble indiqué.

    -----

    Dernière modification par ansset ; 22/04/2017 à 19h00.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     


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  2. ansset

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par ansset Voir le message
    la crise de 29 a induit de profonds changement dans la sociologie,.
    dans les modes sociaux.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  3. byves13

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par Bluedeep Voir le message
    Oui, même l'astrologie a parfois ce genre de revendication.

    D'autres ont revendiqué, par exemple, avoir été emmenés dans leur soucoupe par des extra-terrestres.

    Mais on ne voit pas trop ce que ce genre de revendication pose comme problème.
    Le problème n'est pas dans la revendication, mais dans une volonté de se fondre le plus finement possible dans les codes scientifiques pour parvenir à ses fins. Ce qui n'est pas grave quand la revendication est manifestement vaseuse, mais c'est quand des chercheurs s'illusionnent sur la pertinence de leur approche qui se veut sérieuse (psycho ou socio) en singeant la science : Le propos est sérieux, l'approche semble sérieuse parce que ressemblant à s'y méprendre à de la science... Mais pour autant ne se plantent-ils pas comme le D.I. en pensant que de faire comme si est suffisant ?
    Dernière modification par byves13 ; 22/04/2017 à 19h23.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  4. byves13

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Juste pour rajouter une notion (mal formulée pour le Dessein Intelligent par exemple)

    La réfutabilité d'une hypothèse : Une hypothèse se doit d'être réfutable. C'est à dire que son objet doit être appréhendable pour pouvoir être "testable" (sa réalité et les caractéristiques de sa réalité).
    Ainsi l'hypothèse purement mathématique que le big bang n'aurait pas créé que notre Univers mais une multitude, ou multivers sont des objets que l'hypothèse admet elle-même ne pas pouvoir être détectables. Donc cette hypothèse est non corroborable, car ces objets sont supposés hors de porté d'une quelconque détection.
    On admettra que ce soit une probabilité théorique, mais même pas statistiquement, simplement virtuellement.

    La différence avec les trous noirs, par exemple, c'est que bien que théorique (mathématiquement ou plutôt comme impossibilité mathématique) au départ, il y avait néanmoins la possibilité théorique de les trouver et donc de corroborer, ou faire contradiction : la réalité de l'objet théorique était donc testable à terme.

    Reste toujours un vague espoir que ces théories virtuellement intestables puissent un jour trouver une corroboration indirecte franche, mais ça relève plus de l'espoir que d'une faisabilité franche : presque de la "croyance".
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  5. didier941751

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Sans vouloir être désagréable, toute cette bouillie devient de plus en plus indigeste...
     


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  6. byves13

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par didier941751 Voir le message
    Sans vouloir être désagréable, toute cette bouillie devient de plus en plus indigeste...
    Quand j'ai lu Freud, Durkheim, et bien d'autres j'ai trouvé ça indigeste, y compris lorsque je lis des articles de presse, de "vulgarisation" pourtant, en d'autres domaines que le mien. La science est indigeste pour peu qu'on veuille creuser sérieusement. Mais je m'y astreins, et personne n'est obligé de s'astreindre à lire toutes les interventions de gens dont le "style" ne leur convient pas subjectivement.
    Dernière modification par byves13 ; 23/04/2017 à 12h59.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  7. didier941751

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    J'ai écris indigeste, pas imbitable dans le sens où cela est difficile à comprendre, et le mot bouillie précédent indigeste n'était pas là pour rien, ceci dit tu as parfaitement raison, on est pas obligé de lire et répondre...c'était une façon peut être maladroite et un peu provocatrice (mais sans véhémence...d'ou le "sans vouloir être désagréable) pour te montrer cela devient de plus en plus n'importe quoi...en tout cas selon moi, d'ailleurs un indice est le peu d'activité du thread...c'est peut être pour cela qu'hier tu as déterrer des fils similaires...
    Alors est-ce un manque d'intérêt du fil en lui même, ou un manque d'intérêt suite à ta façon (et le fond) de ta présentation?

    Tu devineras la réponse que je ferais Et quand je vois le nombre de vue du fil, et met en rapport le nombre d'intervention d'intervenant différent qui va diminuant...
     

  8. LeMulet

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par byves13
    La réfutabilité d'une hypothèse : Une hypothèse se doit d'être réfutable. C'est à dire que son objet doit être appréhendable pour pouvoir être "testable" (sa réalité et les caractéristiques de sa réalité).
    Ainsi l'hypothèse purement mathématique que le big bang n'aurait pas créé que notre Univers mais une multitude, ou multivers sont des objets que l'hypothèse admet elle-même ne pas pouvoir être détectables. Donc cette hypothèse est non corroborable, car ces objets sont supposés hors de porté d'une quelconque détection.
    On admettra que ce soit une probabilité théorique, mais même pas statistiquement, simplement virtuellement.
    Toutes les entités proposées au sein d'un modèle ne sont pas nécessairement observables directement.
    Comme les particules virtuelles en physique atomique.
    Parfois même on fait appel à des entités mathématiques intermédiaires de calcul qui n'ont pas de réalité physique, comme les nombres imaginaires employés en électronique ou les limites à l'infini etc.

    Dans le cas des univers multiples, du moins ceux d'Alan Guth (ceux d"Everett ça se discute), ils sont une solution plausible en accord avec les observations, et c'est un peu tout ce qu'on leur demande lorsqu'on ne peut reproduire un expérience dans sa totalité.

    Ce qu'il faut comprendre, c'est que les expériences qui servent à corroborer une théorie, ne reproduisent jamais complètement les observations "in vivo" (c'est dans le principe de l'expérimentation, on choisit soigneusement ce qui est en rapport avec ce qu'on veut tester, par exemple on ne teste pas la couleur d'un objet lorsqu'on vérifie une loi cinématique)
    On simplifie l'expérience, et on peut tester des petits bouts en rapport avec le modèle complet.
    Par exemple, on teste des hypothèses par l'observation au LHC dont le résultat est ensuite pris en compte pour valider ou invalider les modèles cosmologiques.
    On ne peut pas reproduire le big bang en laboratoire, comme on ne peut pas reproduire la fonte d'un glacier en laboratoire.
    Mais on peut tester des éléments clefs du modèle en laboratoire.

    Voir aussi peut-être ce blog en rapport avec la problématique, dont voici un extrait (le reste est aussi intéressant) :
    Citation Envoyé par Jean-Paul Baquiast
    Concernant le multivers, ou si l'on préfère, les multivers, Tegmark propose une taxonomie qui devrait nous permettre d'organiser le zoo des univers parallèles imaginés par les promoteurs de ces hypothèses. Ceci lui permet de concilier des approches initialement très différentes. Il faut d'abord prendre en considération un niveau I, le Multiverse. L'idée comme nous l'avons indiqué plus haut, est généralement acceptée par de nombreux cosmologistes. La rapidité de l'inflation vécue par notre univers aurait pu créer des espaces analogues à celui-ci, avec les mêmes lois fondamentales, mais sans doute plus réduits, si loin qu'aucune lumière ne peut nous en parvenir. Il s'agirait donc d'autres univers. Tegmark explique évidemment dans le livre ce en quoi consistait exactement l'inflation et par quels mécanismes elle aurait pu créer dans l'espace temps de la matière à partir de rien...ou presque. Renvoyons le lecteur à l'ouvrage pour ces développements.
    .
    Un deuxième niveau de Multivers, niveau II, hypothèse proposée par le physicien Alexandre Vilenkin et d'autres, nous projette en dehors de notre univers et de son inflation. Il généralise à un cosmos plus étendu, peut-être infini, le concept d'inflation et même celui d'inflation éternelle. Celle-ci à son tour créerait des espaces ou univers s'éloignant du nôtre à des vitesses supérieures à celle de la lumière. Ils seraient donc radicalement inobservables, mais n'en seraient pas moins aussi réels que le nôtre. Leurs lois fondamentales pourraient être différentes des nôtres.


    Vient ensuite, dans la taxonomie de Tegmark, le Niveau III de multivers. Il correspondrait à une hypothèse depuis longtemps proposée en mécanique quantique par le mathématicien Hugh Everett mais longtemps refusée, dite des mondes multiples. Selon Everett, lorsqu'un observateur observe une entité quantique et résout sa fonction d'onde, il ne réduit pas cette entité à l'une seule des dimensions qu'elle possédait initialement en superposition. L'entité conserve ses deux états, mais l'observateur est dédoublé dans un univers parallèle où il retrouve l'état de l'entité qui existait avant l'observation en superposition avec l'état qu'il a observé.

    Les physiciens quantiques ont du mal à admettre cette interprétation. Elle oblige en effet à accepter l'existence d'une infinité d'univers se générant en ramifications complexes, chacune comportant un double de l'observateur initial. Si l'on admet par ailleurs que les observateurs, humains ou autres sont infinis, et qu'il se crée une branche d'univers à chacune de leurs observations, l'on se retrouve dans une situation que certains n'hésitent pas à qualifier de complet délire, un nombre effectivement infini d'univers et d'observateurs dédoublés. Pour notre part, nous pensons que cette solution est une solution de facilité, évitant de rechercher d'autres interprétations plus « réalistes » à la question de la résolution de la fonction d'onde .
    https://blogs.mediapart.fr/jean-paul...s-mathematique
    Bonjour, et Merci.
     

  9. byves13

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par ansset Voir le message
    non, justement, parce qu'il me semble que l'approche fonctionnaliste est surtout une "photo" à l'instant T.
    le modèle n'intègre pas "structurellement" ce type d'évènement , ni les changements qui suivent.
    la crise de 29 a induit de profonds changement dans la sociologie, ce qui ne rentre pas dans cette approche.
    On essaye dans ce modèle , de comparer deux photos à des temps différents et y retrouver dans le paysage des formes "conceptuellement" analogues.

    je me repépépépépépéte , le facteur temps et la prévision sont absents de ce modèle, car les certains facteurs de changement structuraux le sont.
    d'ailleurs quel modèle?
    celui de Durheim, de Malinowsky, de Parsons, de Merton ??? ......
    seuls les deux derniers ont un peu ouvert la voie ( me semble t il ) aux changements structurels .

    Et plus tard vient le concept de l'interactionnisme , qui lui, prend en compte directement le facteur "communication".
    totalement absent de ce vieux modèle.

    mais si l'objet est maintenant d'exposer en profondeur la socio fonctionnaliste ( Et il y a tellement de modèles en socio..... ) franchement, un fil à part me semble indiqué.
    J'ai pris le "totémisme" comme exemple d'évaluation possible. Bon, nous ne tomberons pas d'accord sur l'évaluation, mais la science n'est qu'évaluations croisées d'hypothèses contradictoires, et c'est ça qui produit de la pertinence à terme.
    Donc je défends l'hypothèse, et tant mieux si les critiques permettent de dégager des contradictions au modèle.
    Le totémisme suppose des mécanismes sociaux qui sont dynamiques, et non statiques (pas de photos). Une crise y est supposée induire des déséquilibres au sein de la "tribu" et entre tribus. Déséquilibres qui induiront mécaniquement des réactions. Alors certes la prédictibilité des réactions n'est pas absolue dans un domaine chaotique, mais il y a es probabilités que certains mécanismes prévalent (on n'a pas encore assez de recul pour statistifier le type de réponses les plus probables), néanmoins le modèle a dégagé des tendances mécaniques assez précises.
    Une crise (votre exemple) induira plutôt des réactions à la fois intégristes en interne par un resserrement des liens sociaux autour de la réaffirmation d'anciennes valeurs en désuétudes (leur abandon seraient mythologiquement responsable de la décrépitude), et diabolisantes en externe (sur le mode culte négatif comme fonction sociale). Plus finement un autre mécanisme contraire se mettra en jeu, le renouveau du totem : le vieux totem demanderait à être sacrifié pour ressuciter en une nouvelle version réactualisée à une nouvelle donne sociale (révolution). Il y a montée des extrêmes entre traditionalisme et renversement de la table qui s'affrontent. Une troisième mécanique interfère : l'acétisme... où le totem réclamerait du stoÏcisme : "continuons comme si de rien n'était, les équilibres (retour de la pluie paradisiaque) vont revenir naturellement du fait de notre constance : c'est du fatalisme aussi ou on attend le résultat de la lutte entre totem et esprit maléfique.
    La résultante de ces trois dynamiques (j'en oublie sans doute) dépend de facteurs infimes (théorie du chaos), mais la théorie prévoit que ces trois mécanismes vont s'affronter de façon dynamique (et non photographique). Et ça, c'est quand même de la prédictibilité.

    Par ailleurs, le modèle peut parfois prévoir une crise en analysant la fragilité mythologique d'un totem. Ici le totem économique qui prétendrait que le respect de ses rituels (régulateurs) ne peuvent qu'éloigner mythologiquement le spectre d'une crise : mythologie idyllique ne pouvant qu'induire une déconnection avec le réel et ses risques. Il peut ainsi décrypter un déséquilibre qui peut amener la rupture d'une dynamique apparemment positive. Là, nous sommes dans une analyse instantanée, néanmoins prédictive (comme la photo d'une faille sur un barrage hydraulique, on ne sait si ça va craquer, ou quand, mais il y a un risque).

    Donc, il n'y a pas contradiction ici, et corroboration du modèle.
    Ceci dit, d'abord la théorie est assez récente, et même un modèle ancien peut rester valable fort longtemps (Le modèle newtonien est encore jugé valable à une certaine échelle)
    Dernière modification par byves13 ; 23/04/2017 à 14h35.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  10. byves13

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par LeMulet Voir le message
    Toutes les entités proposées au sein d'un modèle ne sont pas nécessairement ....

    https://blogs.mediapart.fr/jean-paul...s-mathematique
    Merci de ces précisions utiles
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  11. byves13

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    On tâchera ici de ne pas classer les disciplines scientifiques entre meilleures et moins bonnes (on essaie juste de dégager des critères de validité des théories une à une)

    J'ai lu quelque part un critère d'évaluation qui serait celui de "coefficient de corrélation".

    En gros un taux de corrélation par discipline où 100% de corrélations (corroboration) donnerait r=1,et un taux de 30% donnerait r=0,3

    Est-ce un bon critère ? Où on voit les limites d'une auto évaluation de la science.
    Il serait assez communément admis que les sciences physiques avoisineraient r=1, mais sur quels critères ? Ainsi par exemple le Dessein Intelligent est une hypothèse qui suppose que les lois de l'univers auraient été formatées par un Esprit Intelligent à l'origine. Pour autant, les statistiques prennent-elle en compte cette hypothèse ? D'autant que des théories loufoques en physique peuvent être proposées en permanence par n'importe qui, car rien ne préjuge en science qu'une hypothèse ne peut se révéler valable que si proposée par un scientifique patenté. Le boson de Higgs a été longtemps une hypothèse non corroboré, entrait-il dans les stats ? La théorie des cordes entrent-elles dans les stats en tant qu'hypothèse globale (une), ou en tant que multiples hypothèses (multiverse, gravité, etc.) soit 5, 10 ou 30 hypothèses non corroborées ?

    Car enfin si on ne tient compte que des théories "validées" on tend nécessairement vers r=1, le tout est de pouvoir évaluer les hypothèses plus ou moins prometteuses à prendre en compte sur quels critères normés.

    Donc, à priori ça ne veut rien dire.

    Mais allons un peu plus loin dans le concept : Imaginons un domaine qui ne produise que 3 hypothèses (sérieuses ?!) par décénnie, se révélant quasiment toutes valables au final, on est proche de r=1.
    Par contre dans un domaine plus chaotique si on produit 200 hypothèses par an dont 30% se révèlent corroborée au final, il aura produit 300 hypothèses validées en 10 ans. soit 100 fois plus que l'autre. mais en dépit de cette "productivité" globale bien supérieure, on évaluera sa "productivité" moyenne à r=0,3 bien inférieure à l'autre.

    On parlera de scientificité faible de certaines disciplines alors qu'elles peuvent montrer un dynamisme bien supérieure en terme de corroborations d'hypothèses globalement, mais faible en proportion statistique.

    D'où : On ne peut classifier les disciplines sur des critères arbitraires, mais évaluer des hypothèses une à une indépendamment de leur discipline d'appartenance. Une hypothèse très largement corroborée, quelque soit sa discipline, peut être qualifiée de "dure", alors qu'une hypothèse manquant de corroboration sans pour autant avoir de contradiction flagrante peut-être qualifiée de "molle". (tout dépend de la définition de ces qualificatifs, moi je préférerais haute pour correctement corroborée, et basse pour faiblement corroboré ou en attente de corroboration vraissemblable).
    Dernière modification par byves13 ; 23/04/2017 à 16h34.
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  12. byves13

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    Re : Reformulation du questionnement initial.

    Citation Envoyé par baiegeai Voir le message
    je ne peux que confirmer la vacuité d'une approche globale alors qu'une approche par groupes se revelent deja desastreuse
    il suffit de regarder le groupe " autistes" et toutes les betises qui ont pu etre ecrites sur le sujet et qui continuent à l'etre
    les multiples "lois" emisent furent des echecs , la classification du domaine étant deja sujette à controverse
    je ne vois pas en quoi le "fonctionnalisme" pourrait mieux nous eclairer
    Bon, voyons un peu ton exemple "groupe des autistes' et ce que peut en dire le "fonctionnalisme".
    C'est ce qu'on pourrait appeler un groupe par défaut, un groupe défini de l'extérieur, comme le "groupe des noirs" défini par les blancs de l'extérieur par exemple. Un groupe social ne se défini que par son auto définion par ses membres eux mêmes. Ainsi certains noirs refuserons de se définir comme noirs mais plutôt comme être humain à part entière, ou swahili, bantou ou bushman, voir black Panther mais pas forcément "noir" en soi. En plus de ça c'est plus complexe : comme tout le monde ils se disent appartenir à plusieurs "totems" (ou groupes sociaux), un noir peut se dire à la fois "pentecotiste", "démocrate", "adepte de la non-violence" (Martin Luter King), ratinaliste, supporter d'un team de basket, etc. etc.. Le "fonctionnalisme" intègre tous ces modèles de groupe sociaux... Aucun problème, et peut expliquer les mouvance qui les traverse, pas de problème : Donc une complexité infinie de situation.
    Pour les autistes, il n'y a de groupe "autiste" que pour ceux qui se revendique eu-mêmes comme tels pour la socio fonctionnaliste, et encore elle essayera de décrypter ce qu'il en est plus finement : Se sentent-ils autistes par solidarité de clan, ou ne se définissent-ils ainsi que par l'étiquette qu'on leur a apposée dessus ? (un peu comme certain noirs qui ne sedéfinissent comme tels que par ce qu'on les cantonnent de l'extérieur à cette identité ? Totem par défaut d'auto définition par eux mêmes).
    Effectivement, si on imagine la socio comme définissant les gens en dépit de ce qu'ils ont à dire d'eux-même c'est totalement vain. Mais ce n'est pas ainsi que la sociologie catégorisent les groupes et les gens. N'est groupe social que ce que les membres d'un groupes se reconnaissent en lui.
    Attention en socio fonctionaliste ! En socio psycho-sociale (statistique), on aura plutôt tendance à définir les groupes par des éléments statistiques assez illusoires (niveau de revenus), mais où par exemple certains bourgeois (haut revenus) pourrons se définir comme communistes à contrario, des ouvriers (faible revenus) avant tout comme musulmans, etc. etc.. Où on voit bien qu'il ne faut pas mettre toutes les approches sociologiques dans le même sac.
    Ici tu tendrais à faire de la psyciâtrie une discipline sociologique. Et vu sous cet angle tu as parfaitement raison (sauf à mélanger les disciplines)
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     

  13. byves13

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    Re : Qu'est-ce qu'une Science ? Sciences "dures" - Sciences "molles" ?

    Citation Envoyé par baiegeai Voir le message
    j'ai l'impression que vous tournez un peu en rond
    la frustration des sociologues/psychologues qui n'arrivent pas à appliquer le determinisme comme dans les sciences "dures" est criant dans vos propos .
    le langage quasiment abscons recouvre des notions simples mais enrobées d'un nombre de couches tel que le quidam y perd son latin et grec par la meme occasion
    et ce n'est pas faute d'intelligence
    c'est simplement un agacement
    il semble evident que les phenomenes sociologiques étant dépendant de notre cerveau si complexe et integrant des variabilités non maitrisées par quiconque et en particulier par les individus dits "scientifiques" ,qu'il est , en l'etat actuel des connaissances, illusoire et pathetique de vouloir en tirer des theories qui auraient une quelconque solidité ou pérennité plus longue que le temps mis par son auteur à les ebaucher .
    La beauté d'un argumentaire ne doit pas depasser sa finalité , d'autant plus si elle est vaine .
    Ouf , les plans de tomates n'ont pas gelé en dessous de la Loire
    Voici une réponse que j'ai formulée sur une autre topic (à propos d'une approche socilogique du racisme) :

    "Bon, il y a plusieurs approches sociologiques (modélisations), mais chacune plus ou moins cohérentes, corroborées.

    Le racisme donc vu sous un angle "fonctionnaliste" (un des modèles) :

    Un clan n'existe que dans l'établissement d'un Etat d'Esprit commun qui fait lien social. Cet Etat d'Esprit se symbolise par le Totem "fédérateur" (s'entend ici établissant cet Etat d'Esprit).
    Pour celà, il met en place des rituels de réactivation de cet Etat d'Esprit évoquant le totem fédérateur. Et comme il vise à le réactiver régulièrement, il suppose une sorte de cycle "dépérissement du totem- réactivation du totem (état d'esprit commun s'entend). Les commémorations du totem marque donc des cycles faisant concorder mythologiquement cycles naturels et cycles commémoratifs.
    Ainsi le modèle prototypique de ce renouveau de l'état d'esprit communautaire est la commémoration du retour de la saison des pluies : Saison des pluies annonçant le renouveau de la nature (et ressources afférentes). On y célèbre coconmitamment la revitalisation (renouveau allégorique ici) de l'état d'esprit communautaire par commémoration du totem. La mythologie fait accompagner le renouveau du totem par le renouveau de la nature ; accompagner pour ne pas dire anticiper, voir carrément produire le retour de la saison des pluies. (culte dit positif : pure appelation arbitraire s'entend ici)

    Mais évidemment, il arrive parfois que la saison des pluies fasse des caprices en étant en retard sur le calendrier. Se met alors en place une mythologie secondaire qui explique que la saison des pluies tarde à venir après les "danses de la pluie" censées la faire revenir : "Il y a bien dû y avoir quelques maléfices qui se sont glisser dans le rituel pour que ce dernier n'opère pas". En général la saison des pluie revient naturellement et on ne cherche pas plus avant la nature du "maléfice".
    Mais si les retards deviennent récurents, voir s'agravent, il s'agit alors de trouver la nature du maléfice incriminé (le mythifier plus avant). Tel et tel officiants aux rituels auront fait des pas de travers courroussant le totem, ou ouvrant la porte aux mauvais esprits. Il faut donc apaiser le courroux des Esprits, en leur faisant des offrandes, voir en leur saccrifiant les prétendus fauteurs de troubles. (c'est ce qu'on appelle le culte négatif (pure appellation arbitraire encore). Le culte positif vise à fonder et perpétuer le clan (le totem), alors que le culte négatif est censé protéger le clan (totem) de sa néantisation par les mauvais esprits.
    Rappelons que le totem, et rituels afférents, ont pour "fonction" d'unir le clan autour de lui, et que présupposer que la malédiction puisse venir de tel ou tel membre du clan ne peut que produire des dissentions en son sein ; ce qui est contraire à sa vocation initiale. Les causes de la malédiction seront donc souvent identifiées comme provenant de causes ou personnes étrangères au totem.
    L'étranger de passage, qui ne participe donc pas au rituels communautaires, sera donc généralement associé potentiellement au fauteur des troubles.

    Le racisme procède donc toujours de cette mythologie. Après, suivant la théorie du chaos, la mise en forme de cet ostracisme prendra moult forme suivant les évènements à l'origine de la perturation et culture de départ. Tel ou tel passage d'étranger ou évènement inhabituel auront été concommitant à la "crise", et marqueront la mythologie "négative" afférentes.
    Dans nos sociétés modernes les crises sont plus économiques que naturelles par exemple, les rituels de ressourcement des liens communautaires varient grandement des cultes primitifs ; il y a moult variantes des mytologies sociales faisant ciment social. Mais il sont toujours apparenté de loin, parfois très loin, au même modèle, mais fondamentalement ça fonctionne en gros toujours pareil.
    Tout ce qui est de l'ordre de l'habituel, du cyclique, du prédictible, du normal, du bonheur renouvelable fait partie du culte positif, et tout ce qui font partie de l'inhabituel, de la pertubation incompréhensible, de l'anormal, de l'iconoclastie, du malheur, de l'étrange et de l'étranger font partie du culte négatif.

    Le racisme est donc toujours de cet ordre, toujours ! Après, suivant les contextes sociaux afférents, il peut prendre moult variantes déclinables à l'infini. Et là il faut une analyse plus fine que le fonctionnalisme : analyser plus finement le contexte, ses tenants et aboutissants,et le fonctionnalisme peut encore aider, mais la socio "psycho-sociale" statistique peut être alors aussi d'un grand secours ; Parce que quand même expliquer aux gens qu'ils se comportent comme des primitifs n'est pas très opérant en soi, mais leur démontrer statistiquement que leurs a priori ne sont pas fondés peut-être plus efficace. Où ces deux courants de la socio seraient complémentaires sans pour autant former un corpus théorique unifié.

    N.B. : Ce ne veut dire que le "fonctionnalisme" ne soit pas pertinent dans l'analyse, mais que l'analyse ne peut être d'aucun secours auprès des gens qui la rejette (comme participant du maléfice entre autre). On notera ainsi que le fonctionnalisme ne fait appel à aucun modèle mathématique, alors que la socio "psycho-soiale" statistique si, Et culturellement mes maths mythologiquement "font plus sérieux" (le darwinisme, considéré comme scientifique ne fait pourtant pas appel aux modélisation matématiques : Faut sortir du mythe matheux-matheux des sciences. Pour ma part, je pense le fonctionnalisme plus pertinent, mais la socio statistique plus convainquante pour des raisons strictement culturelles auprès des élites et des gens. Mais cette dernière, bien que plus oppérante concrêtement, laisse entendre que la socio ne peut analyser les choses que ponctuellement, partiellement, sur un sujet donné (le racisme anti-juif, ou anti-noir, anti musulman, anti immigré en France mis en statistique séparément, et ne serait ainsi pas en mesure d'être globalement théorisable. Contrairement au fonctionnalisme qui les théorisent globalement comme faisant partie d'un sous groupe d'étude (le culte négatif qui comprend d'autres sujets concommitents)

    En conclusion on pourra dire que la socio dérange nécessairement l'ordre social par ses attendus, et que beaucoup de forces sociales auront nécessairement tendance à jeter toutes leurs forces pour les démentir (ce qui entre nous soit dit corrobore nos attendus sur les cultes négatifs). La socio se retrouve ainsi piégée dans le paradoxe paranoïde freudien : Toute résistance à l'analyse des faits est une résistance inconsciente au faits. Et ça, ça tendrait à invalider toute théorisation qui s'auto-justifierait par elle-même en diabolisant toute critique, "tendrait" ne veut pas dire qu'elle l'invalide, mais la rendrait confortablement suspecte d'une partialité trop commode à présupposer.

    Que dire il n'y a ps de "frustration" des sociologues face aux dénégations de leur sujet d'études : Ce serait comme dire que les astrophysiciens seraient frustrés de voir que la matière noire contredit leurs modélisations. c'est idiot. A la limite, il y aurait presque moins de contradiction en socio fonctionaliste qu'en astro physique.
    Dernière modification par byves13 ; 14/01/2018 à 19h55.
    On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait où l'on va (Christophe Colomb)
     


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