Subissons-nous les malheurs de nos anciens?
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Subissons-nous les malheurs de nos anciens?



Vue hybride

  1. #1
    inviteddfd4258

    Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Il y a quelques mois,j'ai partiellement suivi un documentaire sur Arte.Il faisait état des recherches de deux scientifiques qui émettaient l'hypothèse que l'apparition d'un traumatisme important dans une génération (ex:famine) se répercutait génétiquement sous forme de pathologies gràves plusieurs générations après.

    Sommes-nous condamnés à nous ménager pour présèrver nos descendants?

    NB: cette hypothèse découle d'une étude menée au Danemark,il me semble.

  2. #2
    invite40271050

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Bjr Maro....
    Ben , il me semble que si il y a carence en "qq chose" cela influe sur la génération à naitre, qui ne sera pas "parfaite".
    Un pére et une mére "alcolo" ca "donne" rien de bien bon pour la génération suivante.
    Donc la génération suivante est "handicapée" au départ.
    Si elle part dans le bon sens, ca va permettre de "corrigé" tout ou partie du handicap, si elle
    "dérive" un peu, rebelote on reste au meme "niveau" et la transmission s'en ressent.
    C'est une impression personnelle de voir les choses !
    Cordialement

  3. #3
    inviteddfd4258

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Effectivement,mais la nouveauté est que cet "accident" intégré dans le codage génétique,"saute" plusieurs générations. Donc,en dehors de présèrver sa santé pour présèrver celle de ses rejetons,il faut aussi se soucier de leurs descendance.....

  4. #4
    shokin

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Heureusement que le contexte ainsi que notre auto-détermination peuvent faire face à ce fatalisme génétique déresponsabilisant.



    Si vous voulez parler de répercussions génétiques, la section Biologie ou Sciences de la vie me semble plus appropriée.

    Si vous voulez parler de répercussions psychologiques ou ethnologiques, vous êtes presque au bon endroit.

    Si vous voulez parler de répercussions éthiques, vous vous trouvez dans ce lieu si complexe.



    Mais heureusement, tu dis que nous devons préserver notre santé. Il y a l'ombre d'un espoir, il n'y a pas l'ombre d'un doute que tu n'es pas si fataliste. Condamnés à devoir agir ou libres de nous baliser nous-mêmes ?

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  5. A voir en vidéo sur Futura
  6. #5
    inviteddfd4258

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Bonjour,je ne suis en rien fataliste,j'aurai aimer avoir des précisions dans le cas ou des membres seraient au courant de ces travaux (je n'ai pas suivie ce documentaire dans sa totalité car j'ai dû faire face à une visite surprise GRRRR!)


    En fait,ce que j'ai pû en déduire,c'est que des "traumatismes" répétés pouvaient mener à l'extinction d'un "groupe" ou tout au moins à son affaiblissement

    et donc le fameux adage qui dit:"ce qui ne nous tue pas ,nous renforce" est fortement contredit (mais bon, c'est accessoire)

  7. #6
    shokin

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Citation Envoyé par maro71 Voir le message
    et donc le fameux adage qui dit:"ce qui ne nous tue pas ,nous renforce" est fortement contredit (mais bon, c'est accessoire)
    En quoi est-il contredit ? (l'"extinction d'un groupe" tue)

    Shokin
    Pardon, humilité, humour, hasard, tolérance, partage, curiosité et diversité => liberté et sérénité.

  8. #7
    invite333943ff

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Tiens donc, après le concept de développement durable va t-on parler d'éthique durable ?

    L'exemple de la famine est invoquée. Admettons cette hypothèse qu'une famine sévère et qui perdure puisse influer de manière durable sur le patrimoine génétique d'une population, pourquoi l'éthique serait-elle concernée ? Je ne vois pas de dilemme à résoudre. En tout cas, pas si la cause de la famine est hors du contrôle de l'humain.

    Mais si la famine était le fait d'un siège militaire ou plus globalement le résultat d'une action humaine délibérée, alors là, oui il y a un dilemme. Et ce dilemme est à sa face même résolu dans le cas de l'action militaire (par exemple). Dans le cas plus générale, cela dépend. Prenons l'exemple du réchauffement climatique. Il est prédit des catastrophes dont des famines si la tendance actuelle se maintien. Le remède pour éviter les catastrophes touchent à des comportements comtemporain fondamentaux. La mise en oeuvre du remède apparaît être un vrai dilemme pour les gens d'aujourd'ui

  9. #8
    invite048e1043

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Ne penses-tu pas, maro71, que si tel était le cas (j'ai bien lu "pathologies graves"?), depuis le temps, nous serions tous déjà morts... ou du moins systématiquement déficients à la naissance?

  10. #9
    Aigoual

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Citation Envoyé par maro71 Voir le message
    En fait, ce que j'ai pu en déduire, c’est que des "traumatismes" répétés pouvaient mener à l'extinction d'un "groupe" ou tout au moins à son affaiblissement …
    Marrant, ce fil.

    Sous réserve que Maro71 n’évoque pas plutôt l’hypothèse d’un matériel génétique qui serait perméable à l’histoire vécue de l’individu, autorisant la transmission génétique de la mémoire (mais comment ?), il renvoie à une préoccupation analogue évoquée dans le fil suivant :
    http://forums.futura-sciences.com/thread149789.html

    A savoir, la possibilité pour une collectivité humaine de posséder des structures comparables à celles de l’individu, de la même manière que l’individu est lui-même assemblage de cellules.

    Dans ce cas, le groupe humain posséderait un patrimoine génétique constitué de l’ensemble des gènes de tous les individus qui le compose, avec pour conséquence que la vie du groupe, de sa naissance à sa mort, à travers toute les générations successives de ses membres, serait génétiquement identifiable, voire « déterminé, » comme n’importe quel autre organisme vivant.

    Pourquoi pas ?

    Seulement, il faut faire attention à ce type de représentation.
    Elle affirme ni plus ni moins, que les populations possèdent une histoire qui ne s’ancre pas dans le seul culturel, mais également dans le génétique.
    En clair, elle avance l’explication de la culture par les gènes.

    De là à déduire que tel membre de telle population ne pourra jamais migrer vers telle autre population, ni s’y intégrer en raison de son patrimoine génétique particulier hérité de ses ancêtres, il n’y a pas loin…

    D’un point de vue purement éthique, ce type d’hypothèse porte le nom de racisme.

    Aigoual.

  11. #10
    inviteddfd4258

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Ce que j'évoque,n'est pas de cette ordre,et n'a rien à voir avec le racisme.Vous n'y êtes pas du tout Aigoual.

    Je dis que cette hypothèse mettait en évidence une corrélation entre une famine dans une génération et les répercutions de ce traumatisme dans une autre génération (sans rapport avec l'alcoolisme provoquant le crétinisme chez l'enfant etc,il s'agit d'un "saut" dans les générations)Donc le rapport semble indirect d'où le questionnement sur l'aspect génétique,qui en serait le transmetteur)

    Ce qui signifie que les traumatismes de la guerre par exemple pourraient être subits aussi par la descendance du soldat.

  12. #11
    Aigoual

    Re : Subissons-nous les malheurs de nos anciens?

    Citation Envoyé par maro71 Voir le message
    Ce que j'évoque, n'est pas de cet ordre, et n'a rien à voir avec le racisme. Vous n'y êtes pas du tout Aigoual.
    Rassurez-vous, je ne vous suspecte en aucune manière de racisme.

    Ce ne sont pas les questions qui peuvent poser problème.
    Ce sont les réponses qui en sont éventuellement déduites…

    Citation Envoyé par maro71 Voir le message
    Je dis que cette hypothèse mettait en évidence une corrélation entre une famine dans une génération et les répercutions de ce traumatisme dans une autre génération (sans rapport avec l'alcoolisme provoquant le crétinisme chez l'enfant etc, il s'agit d'un "saut" dans les générations)Donc le rapport semble indirect d'où le questionnement sur l'aspect génétique, qui en serait le transmetteur)
    Ce qui revient à supposer, si l’on excepte le cas de dégradations du matériel génétique par accidents entraînant des « tares, » que nos gènes seraient capables de garder la mémoire d’événements vécus.

    Pourquoi pas ?

    Après tout, le rôle du gène est de stocker, puis transmettre de l’information.
    Alors, pourquoi limiter cette information au seul biologique ?
    On pourrait d’ailleurs y trouver là un des moteurs de l’évolution.

    La question que l’on peut se poser, c’est de savoir ce que recouvre cette transmission et comment elle s’opère.

    Vous parlez de famine ou de guerre.
    Famine et guerre sont des événements précis, qui s’inscrivent dans le récit historique qui en est fait. Ils sont par exemple distincts d’autres événements comme la maladie ou les accidents.
    Ceci même si le résultat peut biologiquement être identique pour l’individu, à savoir le traumatisme, le handicap ou la mort.

    Le tout est de savoir ce qui sera « vu, » puis stocké par le gène.
    Comment fera-t-il la différence entre un trauma collectif historique de l’ampleur d’une guerre et un trauma individuel local comme par exemple, un accident de voiture ?

    Sans compter que la quantification du stress vu par l’historien, le sociologue ou le biologiste peut présenter des écarts extrêmement importants.

    Prenons par exemple le cas d’une situation de « paix » au sens de l’historien, mais dans des conditions de vie relativement difficiles (environnement fortement dégradé)
    On aurait donc dans ce cas, un stress social faible dans le même temps que les stress physiologiques individuels seraient importants.

    Citation Envoyé par maro71 Voir le message
    Ce qui signifie que les traumatismes de la guerre par exemple pourraient être subis aussi par la descendance du soldat.
    Admettons néanmoins (ce qui reste une hypothèse) que le gène soit capable de stocker la mémoire physiologique du trauma.
    En revanche, comment fera-t-il pour également stocker la mémoire du récit du trauma ?
    Sous quelle forme ?
    Et, même s’il est malgré tout capable de stocker les mots du récit, comment pourra-t-il les transmettre à la génération suivante, puis les restituer dans une forme compréhensible par l’individu qui en serait l’héritier ?

    Notez que je ne dis pas que cela soit impossible.
    Je dis simplement qu’il faut être très précis et très rigoureux dans les termes et formulations de l’hypothèse, parce que ce qu’elle induit n’est pas neutre.

    Faute de quoi, on risque les dérives que j’évoquais dans mon précédent message.

    Cordialement,

    Aigoual.

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