Bonjour, cliquez-ici pour vous inscrire et participer au forum.
  • Login:



Discussion fermée
Page 10 sur 10 PremièrePremière 10
Affichage des résultats 271 à 296 sur 296

Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

  1. XULTRUC

    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    56

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    hum j'ai vraiment l'impression de voir des poissons rouges faisant le tour de leur bocal plutôt ...
    mhhh possible de récupérer sous une forme ou sous une autre , l'énergie qu'ils ont perdus de manière stérile en venant remplir autant de pages sur ce type de sujet ?

    -----

     


    • Publicité



  2. myoper

    Date d'inscription
    décembre 2007
    Messages
    28 768

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par XULTRUC Voir le message
    hum j'ai vraiment l'impression de voir des poissons rouges faisant le tour de leur bocal plutôt ...
    mhhh possible de récupérer sous une forme ou sous une autre , l'énergie qu'ils ont perdus de manière stérile en venant remplir autant de pages sur ce type de sujet ?
    Si, je peux me passer de gants ; j'ai les doigts qui chauffent, maintenant...
     

  3. NicoC14

    Date d'inscription
    mars 2014
    Messages
    193

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Bonjour,

    Un veau qui proteste quand on l'enlève à sa môman, alors on voit bien qu'il souffre, et qu'il faudrait arrêter tout de suite.
    Le nombre d'enfants qui protestent pour tout un tas de choses, et qui se mettent dans des états de souffrance, n'allez pas me dire que ce serait toujours mieux de, comme on dit dans le jargon, "céder à leur caprice".

    Vous semblez confondre sur ce point souffrir et intérêt à ne pas souffrir, je n'y vois là qu'une tournure pernicieuse visant à toucher l'affectif, c'est bas :P (et je vous vois venir, je ne prétends pas qu'il y a un intérêt pour le veau à l'enlever à sa mère, je dis juste que vous n'apportez aucun argument non plus en faisant croire que si)

    Et trouvez-vous moral d'interdire aux renards de manger les poules ? Comment proposez vous de résoudre cette situation ? En forçant tous les animaux de la planète à être végétalien ? (pardon, seulement si cela concerne la souffrance des mammifères et oiseaux, avec éventuellement quelques autres espèces de votre choix)
    Comment proposez vous de réguler les populations dans ce cas ?
    J'espère obtenir un semblant de réponse cette fois ci
     

  4. XULTRUC

    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    56

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par NicoC14 Voir le message
    Bonjour,

    Un veau qui proteste quand on l'enlève à sa môman, alors on voit bien qu'il souffre, et qu'il faudrait arrêter tout de suite.
    Le nombre d'enfants qui protestent pour tout un tas de choses, et qui se mettent dans des états de souffrance, n'allez pas me dire que ce serait toujours mieux de, comme on dit dans le jargon, "céder à leur caprice".

    Vous semblez confondre sur ce point souffrir et intérêt à ne pas souffrir, je n'y vois là qu'une tournure pernicieuse visant à toucher l'affectif, c'est bas :P (et je vous vois venir, je ne prétends pas qu'il y a un intérêt pour le veau à l'enlever à sa mère, je dis juste que vous n'apportez aucun argument non plus en faisant croire que si)

    Et trouvez-vous moral d'interdire aux renards de manger les poules ? Comment proposez vous de résoudre cette situation ? En forçant tous les animaux de la planète à être végétalien ? (pardon, seulement si cela concerne la souffrance des mammifères et oiseaux, avec éventuellement quelques autres espèces de votre choix)
    Comment proposez vous de réguler les populations dans ce cas ?
    J'espère obtenir un semblant de réponse cette fois ci
    hum fait attention que la réponse n'arrive pas avec des infirmiers barraqués et qui vont te proposer de mettre une chemise avec les manches qui s'attachent ...
     

  5. myoper

    Date d'inscription
    décembre 2007
    Messages
    28 768

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par NicoC14 Voir le message
    Vous semblez confondre sur ce point souffrir et intérêt à ne pas souffrir, je n'y vois là qu'une tournure pernicieuse visant à toucher l'affectif, c'est bas :P (et je vous vois venir, je ne prétends pas qu'il y a un intérêt pour le veau à l'enlever à sa mère, je dis juste que vous n'apportez aucun argument non plus en faisant croire que si)
    J'espère obtenir un semblant de réponse cette fois ci
    A noter que l’intérêt de rester en vie, le seul qu'on pourrait admettre, n'est même pas considéré et suborné à tous ceux que l'auteur préfère considérer.
     


    • Publicité



  6. myoper

    Date d'inscription
    décembre 2007
    Messages
    28 768

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par myoper Voir le message
    A noter que l’intérêt de rester en vie, le seul qu'on pourrait admettre, n'est même pas considéré et suborné à tous ceux que l'auteur préfère considérer.
    Peut être plutôt l’intérêt d'être en vie.
     

  7. N1C0LAS

    Date d'inscription
    mai 2010
    Localisation
    Cayenne
    Messages
    672

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    A relire les dernières pages de cette discussion épique, je me rends compte d'un écueil fréquent qui consiste à refuser de reconnaître un problème éthique dès lors qu'on en ignore la ou les solutions ou que les solutions qu'on imagine sont absurdes rejetant ainsi l'absurdité sur le problème. C'est probablement le but de l'objection : "Tu veux interdire aux lions de manger les gazelles !". Ne pas connaitre la solution à un problème n'empêche en rien de reconnaître l'existence dudit problème.

    Peu de personnes ici auraient su comment la société aurait pu se passer de l'esclavage humain or il est indéniable que celui ci ait bel et bien constitué un problème éthique. Problème qui fut aussi nié car on ne voyait pas bien comment faire autrement. Là certains ignorent comment on peut se passer de l'exploitation animale à mort et donc refusent de considérer cette exploitation à mort comme un vrai problème éthique.
    L'éthique animale place l'exploitation animale par les humains comme un problèmes, comment pourrait-on encore nier l'existence du problème ?

    La faisabilité technique est une chose, la reconnaissance du problème en est une autre. Si on ignore comment résoudre un problème, cela ne fait pas disparaître le problème. L'ignorance des solutions ne doit pas effacer le problème éthique. Problème qui consiste actuellement à mettre à mort des individus contre leur gré et sans nécessité absolue (peu importe les autres critères : QI, religion, espèce, race, sexe etc.) .

    Bref, le spécisme est un problème, non ?
    "On ne sait jamais de quoi hier sera fait."
     

  8. JPL

    Date d'inscription
    septembre 2003
    Messages
    69 170

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Il y a une différence fondamentale. Asservir un autre humain pour satisfaire nos besoins (esclavage) n'est pas dans la nature humaine, même si le cynisme et l'égoïsme sont hélas répandus. De multiples sociétés n'ont jamais eu recours à l'esclavage. Par contre en ce qui concerne la nourriture il est dans la nature humaine d'être un omnivore, ce dont attestent les caractères de son tube digestif, de ses dents, et tout ce que l'on connaît sur le régime alimentaire dès les premiers représentants du genre Homo. C'est certainement ce que voulait dire la phrase "Tu veux interdire aux lions de manger les gazelles !". Elle est moins caricaturale qu'elle ne le semble.

    Que cela pose un problème vis à vis des animaux ainsi exploités, je le conçois. Que ce problème entraîne en réponse pour certains le végétarisme, je le conçois aussi. Mais que d'autres estiment qu'une réponse raisonnable réside dans l'aménagement des conditions d'abattage, je le conçois également.

    Le végétarisme poussé à l’extrême revient à nier notre propre nature. C'est le choix de certains mais il ne peut être imposé par une propagande proche parfois de pressions psychologiques culpabilisantes.

    De même certains, pour des raisons religieuses, choisissent le célibat alors que c'est contraire à la nature humaine. C'est leur choix.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac
     

  9. mike.p

    Date d'inscription
    avril 2006
    Messages
    961

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par N1C0LAS Voir le message
    A relire les dernières pages de cette discussion épique, je me rends compte d'un écueil fréquent qui consiste à refuser de reconnaître un problème éthique dès lors qu'on en ignore la ou les solutions ou que les solutions qu'on imagine sont absurdes rejetant ainsi l'absurdité sur le problème. C'est probablement le but de l'objection : "Tu veux interdire aux lions de manger les gazelles !". Ne pas connaitre la solution à un problème n'empêche en rien de reconnaître l'existence dudit problème.
    Salut,

    justement, l'absence de solution n'interdit pas la réflexion, vous en êtes la preuve. Mais en trouver créera d'autres problèmes, comme celui des contraintes que la nouvelle bien-pensance voudra imposer à tous, avec ou sans desseins politiques inavoués. Pas seulement pour ce que nous mangeons mais aussi pour notre nombre. Fort heureusement, il n'est pas interdit de s'auto-resteindre, tant qu'on ne l'impose pas à ses enfants. Pour l'instant, l'histoire évolutive humaine semble trop associée à la consommation de nourriture de plus en plus rouge ( fruits , viandes ) pour s'autoriser des écarts en ce qui les concerne.
     

  10. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Du moment que l'on sait qu'une partie de notre nourriture ressent la souffrance et la peur.
    Du moment que notre organisme peut se passer de la consommation de viande et que notre société nous met les moyens à disposition.

    N'est-on pas dans le déni criminel ?

    Quand je me promène en forêt et que je tombe face à un chevreuil, je suis à chaque bouleversé de voir à quel vitesse cet herbivore détale. Il ne tue personne, ce n'est pas un animal agressif, mais il est tué par d'autres. C'est quand même horrible.

    Des millions d'années de persécution ont terriblement développé son acuité et sa vigilance. Il vit constamment dans la trouille. Et la vue de la silhouette bipède le plonge dans la terreur et l'incite à détaler. Parvenu à notre niveau de réflexion, il y a quand même des questions à se poser. Il est normal pour la plupart d'aimer le goût de la viande .. ça ne va pas nous quitter du jour au lendemain. Mais notre cerveau devrait pouvoir nous faire arrêter un massacre millionnaire. Enfin, moi je vois les choses comme ça.

    Je pense que la monté du végétarisme en ce moment dans les sociétés occidentales n'est pas un simple effet de mode. Mais une vraie prise de conscience générale.
    Dernière modification par Antropos ; 31/05/2016 à 23h34.
    " L'essence de la technique n'est absolument rien de technique " M. Heidegger
     

  11. ansset

    Date d'inscription
    novembre 2009
    Localisation
    Fresnes
    Âge
    58
    Messages
    25 105

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    bonjour Antropos:
    c'est curieux, pour ma part je n'ai quasiment jamais mangé d'animaux sauvages ( à part en Afrique )
    ce que l'on mange ce sont des vaches, des ovins, des poulets,....
    ces animaux vivent ils dans la "trouille" du bipède criminel ?
    Dernière modification par Philou67 ; 01/06/2016 à 10h48. Motif: Citation du message précédent inutile
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  12. myoper

    Date d'inscription
    décembre 2007
    Messages
    28 768

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    J'ai bien l'impression que notre éthique est tellement anthropocentrée, par définition, qu'elle pousse certain à renier toute l'évolution, la biologie et les fondamentaux de la vie.
    Je remarque dans beaucoup de messages que la souffrance prise en compte est celle qui fait souffrir l'humain qui la considère sans se soucier de toutes celles qu'il ne perçoit pas ou dont il ne souffre pas lui même.
    D'ailleurs, il est bouleversant de voir à quelle vitesse cet herbivore détale et souffre donc de la présence de l'humain qui devrait donc être éliminé pour stopper cette souffrance horrible.
    Pourquoi ne pas aussi estimer qu'il est criminel d'enlever toute vie au profit de la sienne ?
    Myorphalotriptopyrogénètopterophale.
     

  13. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    C'est un meilleur exemple encore parceque ces animaux, et cela a été prouvé, sont en état de peur intense avant leur exécution dans les abattoirs. Et les abattoirs, c'est un refoulement éthique monstrueux. Ils sont nourris par l'Homme depuis 10 000 ans et domestiqués, ils dépendent de l'Homme, d'où leur accommodement avec Sapiens.
    Ils ne sont pas traqués. D'où le fait qu'ils ne fuient pas l'Homme.

    Ils sont éliminés méthodiquement, industriellement, avec leurs proches à côté, leur semblable, et ils ressentent la peur à l'approche de l'exécution. Ce massacre est organisé par un mammifère, un primate, c'est là ce qu'il y a de plus terrible.
     

  14. ansset

    Date d'inscription
    novembre 2009
    Localisation
    Fresnes
    Âge
    58
    Messages
    25 105

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    soyons plus précis.
    ce que tu veux pointer c'est :
    -les conditions d'abattage, que tu estimes encore trop "cruelles"
    -ou le principe même de l'élevage à des fins alimentaires.
    Ce ne sont pas les mêmes points.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  15. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    En fait je commence par, la prise de conscience grâce à notre raisonnement, de la cruauté primordiale de la nature.
    Effectivement, se passer de ses besoins primordiaux pour des raisons éthiques (qui ne sont probablement compréhensibles que par Sapiens, quoiqu'on ne sait pas) est du pur suicide.

    Mais, parvenu à notre stade de raisonnement (dans les sociétés développées exclusivement, je ne condamne évidemment pas les sociétés de subsistance et les sociétés moins avancées technologiquement), nous comprenons que notre organisme peut se passer de viande sans que cela lui soit nuisible.

    La société nous met à disposition de quoi subvenir à nos besoins sans manger de viande.

    Continuer à manger de la viande, en étant conscient de tout ceci, est un refoulement égoïste anthropocentrique.

    Nous ne nous différencions des animaux, que par la particularité de l'architecture de notre cerveau. Nous sommes des mammifères, des primates. Les homicides sont interdits, mais le reste est autorisé (saufs espèce protégées, que nous voulons préserver non pas pour leur propre bien-être, mais pour le notre).
    Il est quand même paradoxal de se soucier de la disparition du tigre blanc, et à côté d'organiser des exécutions de milliers de bovin. C'est à dire que le commun se fou complètement de tuer des animaux. Mais l'idée que la diversité se réduit progressivement, amenant Sapiens vers la solitude, le fait réagir en dernière instance quand une espèce est en voie de disparition. Autrement dit, tout ce qui compte, c'est la race humaine. Nous ne sommes pas différent des autres, mais nous avons choisi d'interdire de tuer les hommes, mais d'autoriser d'éliminer les autres qui ressentent pourtant la même peur à l'idée d'être tué. C'est quand même, incroyablement cruel.

    Ce qui s'est passé en Australie il y a quelques jour, est significatif.
    Une mère de famille s'est faite dévorée par un crocodile. Je pense qu'il est naturel d'être horrifié par cette nouvelle. Donc nous sommes horrifiés que des animaux tuent des êtres humains pour se nourrir, mais nous trouvons naturel que Sapiens élimine des millions d'animaux chaque année pour se nourrir. Et ce n'est même pas une question de nombre. La mère de famille dévorée par le crocodile nous révèle la cruauté des lois primordiales, que nous sommes aujourd’hui capable de dépasser. D'y mettre un terme, au moins pour notre propre espèce. La peur ressentie par la victime du crocodile a été la même que celle ressentie par le bovin dans l'abattoir.

    La différence entre les deux prédateurs, est que le second est devenu assez intelligent pour comprendre la souffrance de l'autre, et s'est donné les moyens d'arrêter de manger de la viande. Sapiens-des-pays-développés est donc un meurtrier.
    " L'essence de la technique n'est absolument rien de technique " M. Heidegger
     

  16. karlp

    Date d'inscription
    avril 2010
    Messages
    2 902

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par Antropos Voir le message
    Sapiens-des-pays-développés est donc un meurtrier.
    Je crois que je ne dois pas être le seul qui vous saurais gré de vous abstenir d'insulter de la sorte les intervenants qui ici se reconnaissant dans le tableau bien peu flatteur que vous faîtes des omnivores. Ces constantes accusations de cruauté, égoïsme, etc., sont elles nécessaires à votre argumentation ?
    Si votre éthique vous porte à la commisération à l'endroit des animaux, ne vous suggère t'elle pas à tout le moins un minimum de politesse envers vos semblables ?
    Je ne vous dénie absolument pas le droit de défendre une position morale mais je déplore qu'elle vous conduise à cette culpabilisation qui en dessert la crédibilité.
     

  17. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par karlp Voir le message
    Je crois que je ne dois pas être le seul qui vous saurais gré de vous abstenir d'insulter de la sorte les intervenants qui ici se reconnaissant dans le tableau bien peu flatteur que vous faîtes des omnivores. Ces constantes accusations de cruauté, égoïsme, etc., sont elles nécessaires à votre argumentation ?
    Si votre éthique vous porte à la commisération à l'endroit des animaux, ne vous suggère t'elle pas à tout le moins un minimum de politesse envers vos semblables ?
    Je ne vous dénie absolument pas le droit de défendre une position morale mais je déplore qu'elle vous conduise à cette culpabilisation qui en dessert la crédibilité.
    Je suis moi même compris dans cette catégorie, je n'insulte personne Mais il faut un moment, accepter de voir et d'entendre certaines vérités. Pouvez-vous prouver le contraire de ce que je dis ? Afin de montrer où cela dessert ma crédibilité.
    Dernière modification par Antropos ; 01/06/2016 à 16h33.
    " L'essence de la technique n'est absolument rien de technique " M. Heidegger
     

  18. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Là où vous pouvez me reprocher quelque chose, c'est d'avoir amalgamé les gens ignorants sur ce sujet avec les non-ignorants, ainsi que les végétariens et les végétaliens.
    Les gens non-ignorants sur ce sujet, qui continuent à manger de la viande, sont des meurtriers. Et je m'inclus dedans. Et je n'en suis pas fier. J'espère un jour avoir la volonté des végétariens.
    " L'essence de la technique n'est absolument rien de technique " M. Heidegger
     

  19. karlp

    Date d'inscription
    avril 2010
    Messages
    2 902

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par Antropos Voir le message
    Je suis moi même compris dans cette catégorie, je n'insulte personne Mais il faut un moment, accepter de voir et d'entendre certaines vérités. Pouvez-vous prouver le contraire de ce que je dis ? Afin de montrer où cela dessert ma crédibilité.
    Il est impossible de réfuter une position morale: elle n'est pas scientifique.

    Vous adoptez les affirmations suivantes:
    - 1) L'homme est un animal (je partage)
    - 2) Les animaux sont donc nos semblables (je ne partage pas cette affirmation)
    - 3) L'homme est le seul animal a être capable de modifier son alimentation (je partage).
    - 4) L'homme est doué de facultés cognitives dont les autres animaux ne disposent pas (je partage)
    - 5) L'homme doit respecter ses semblables (je partage)

    Le point 2) n'est ni démontrable, ni réfutable et on peut argumenter ad nauseam sur cette question sans jamais pouvoir trancher (parce qu'elle n'est pas du ressort de la science).

    Voilà pourquoi je ne peux réfuter votre point de vue (parfaitement respectable)
    Mais c'est également la raison pour laquelle vous ne pouvez réfuter le mien.

    (ce sont les jugements de valeur que vous faîtes peser sur les omnivores qui décrédibilisent le propos)
     

  20. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par karlp Voir le message
    Il est impossible de réfuter une position morale: elle n'est pas scientifique.
    Heuresement que l'éthique n'est pas basée sur la Science Sinon nous pourrions accélérer la sélection naturelle et éliminer les handicapés dès leur naissance. Il se trouve que l'Homme interdit de tuer ses semblables, mais pas les autres.

    Citation Envoyé par karlp Voir le message
    Vous adoptez les affirmations suivantes:
    - 1) L'homme est un animal (je partage)
    - 2) Les animaux sont donc nos semblables (je ne partage pas cette affirmation)
    Précisément, est-ce que cela signifie que parce que nous sommes une espèce propre nous devons considérer les autres comme moins importantes ? Il est naturel qu'un Sapiens tue un boeuf alors qu'il n'a pas besoin des protéines du boeufs pour survivre, mais il est contre-nature de pratiquer le cannibalisme ? C'est une loi éthique, effectivement sans aucun fondement scientifique.

    Citation Envoyé par karlp Voir le message
    Le point 2) n'est ni démontrable, ni réfutable et on peut argumenter ad nauseam sur cette question sans jamais pouvoir trancher (parce qu'elle n'est pas du ressort de la science).

    Voilà pourquoi je ne peux réfuter votre point de vue (parfaitement respectable)
    Mais c'est également la raison pour laquelle vous ne pouvez réfuter le mien.
    Vous voulez dire qu'on ne peut pas démontrer scientifiquement que les autres êtres vivants sont nos semblables ? Cela voudrait dire que l'Homme est un être de nature intrinsèquement différente des autres ?
    Du moment que tous les êtres vivants ont la même origine http://www.larousse.fr/encyclopedie/...vantes/1309193, que notre espèce Sapiens est issu de la même lignée que les simiens actuels, et plus généralement que tous les êtres vivants, et que nous avons décrété qu'il était meurtrier de pratiquer un Homicide, expliquez en quoi le fait de tuer un individu d'une autre espèce dans un but non-survivaliste n'est pas un meurtre ?

    Citation Envoyé par karlp Voir le message
    (ce sont les jugements de valeur que vous faîtes peser sur les omnivores qui décrédibilisent le propos)
    Ce ne sont pas du tout des jugements de valeur. Si vous savez que vous n'avez pas besoin de viande pour survivre mais que vous continuez à manger de la viande issue d'êtres vivants ressentant la peur, et qui sont tués méthodiquement par milliers, vous (au sens impersonnel) soutenez le crime ou vous faite exprès de fermer les yeux dessus parce que ne supportant pas d'être qualifié de supporter du crime. Ce qu'on appel le déni, ou le refoulement. Moi je ne refoule plus, je me considère comme meurtrier, et j'essaye de changer.
    Dernière modification par Antropos ; 01/06/2016 à 17h10.
    " L'essence de la technique n'est absolument rien de technique " M. Heidegger
     

  21. JPL

    Date d'inscription
    septembre 2003
    Messages
    69 170

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    J'accepte parfaitement qu'il existe sur ce sujet des convictions différentes. Ce que je n'accepte pas c'est de faire peser sur autrui des arguments moralisateurs et culpabilisants. Dire "voici le choix que j'ai fait, ou que je voudrais faire pour telle ou telle raison" est parfaitement respectable ; aller au-delà est une pression morale qui s’illustre par des mots insultants :cruauté, égoïsme, criminel... que vous ne pouvez pas vous empêcher d'employer.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac
     

  22. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Citation Envoyé par JPL Voir le message
    J'accepte parfaitement qu'il existe sur ce sujet des convictions différentes. Ce que je n'accepte pas c'est de faire peser sur autrui des arguments moralisateurs et culpabilisants. Dire "voici le choix que j'ai fait, ou que je voudrais faire pour telle ou telle raison" est parfaitement respectable ; aller au-delà est une pression morale qui s’illustre par des mots insultants :cruauté, égoïsme, criminel... que vous ne pouvez pas vous empêcher d'employer.
    Mais j'ai justement bien l'impression qu'en suivant notre propre éthique les choses se présentent ainsi. L'inverse ne voudrait-elle pas dire qu'il n'est finalement pas grave de commettre un homicide ?
    Je ne demande qu'à être éclairé sur cette question.

    Le raisonnement de karlp ne m'a pas convaincu. Si je comprend bien, karlp affirme que parce que les animaux ne sont pas strictement nos semblables nous avons le droit de commettre à leur égard ce que nous nous défendons de pratiquer entre Sapiens. Il y a donc ceux qui ont le droit d'être tué et ceux qui n'ont pas le droit d'être tué. Je ne dis pas du tout que dans une intention survivaliste, manger de la viande est un acte criminel. Je dis que quand nous savons que les animaux ont peur, ont des sentiments, des proches, sont tristes de perdre leurs proches, il devient criminel de continuer à les tuer seulement par appréciation du goût de la viande ou de la pratique de la chasse.

    On pourrait se passer d'occire des être vivants, on pourrait les laisser vivre, mais on préfère continuer à les tuer par égoïsme. La viande n'étant pas indispensable, pourquoi continuons-nous de tuer ? Par ce que nous aimons manger de la viande, parce que nous apprécions son goût. Il est donc plus important pour Sapiens de multiplier des plaisirs optionnels que de ne pas tuer des êtres vivants conscients et sentimentaux. Je ne vois là qu'égoïsme et crime.

    Peut-on voir les choses autrement ?
    " L'essence de la technique n'est absolument rien de technique " M. Heidegger
     

  23. JPL

    Date d'inscription
    septembre 2003
    Messages
    69 170

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Tu continues sans te rendre compte que tu es insultant et culpabilisant (enfin j'espère). J'arrête là.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac
     

  24. Antropos

    Date d'inscription
    octobre 2014
    Messages
    517

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Mais je ne suis pas insultant, dans ce cas je m'insulte moi-même.

    Peut-on voir les choses autrement ?
    " L'essence de la technique n'est absolument rien de technique " M. Heidegger
     

  25. Ign0rant

    Date d'inscription
    mars 2011
    Messages
    83

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    En fait je commence par, la prise de conscience grâce à notre raisonnement, de la cruauté primordiale de la nature.
    La nature n'est pas cruelle, ce terme ne sert qu'a décrire approximativement ton ressenti.


    nous comprenons que notre organisme peut se passer de viande sans que cela lui soit nuisible
    Merci de fournir des liens démontrant sur l'ensemble des individus qu'une absence de viande ne soit pas "nuisible" (terme à définir) autant physiquement que psychologiquement, n'est-ce pas généraliser ?

    Continuer à manger de la viande, en étant conscient de tout ceci, est un refoulement égoïste anthropocentrique.
    Et ne pas en manger pour des raisons éthiques n'est-ce pas toujours égoïste (je veux pas faire du mal à la bébete parce que cela me gène du coup je m’abstiens, bref la définition même de l’égoïsme avec une pointe d'hypocrisie..donc refoulé bien comme y faut )

    Nous ne nous différencions des animaux, que par la particularité de l'architecture de notre cerveau
    Du coup tout les animaux se différencie entre eux pour les même raisons. Se servir de notre éthique pour nous donner de l'importance n'a guerre de sens.

    saufs espèce protégées, que nous voulons préserver non pas pour leur propre bien-être, mais pour le notre
    Pas seulement, on préserve en priorité un écosystème qui une fois perturbé peut nous être défavorable.

    Il est quand même paradoxal de se soucier de la disparition du tigre blanc, et à côté d'organiser des exécutions de milliers de bovin.
    Pas vraiment, je trouve ça joli moi le tigre blanc et puis j'adore les viandes bovines

    mais d'autoriser d'éliminer les autres qui ressentent pourtant la même peur à l'idée d'être tué. C'est quand même, incroyablement cruel.
    Ce n'est pas cruel, vous le ressentez comme tel, ne m'imposer pas votre perception moi je trouve ça géniale surtout avec des pommes sautés

    Donc nous sommes horrifiés que des animaux tuent des êtres humains pour se nourrir, mais nous trouvons naturel que Sapiens élimine des millions d'animaux chaque année pour se nourrir.
    Pas vraiment, et je suis très très très loin d'être le seul à ne plus être horrifié par ce genre de nouvelle (vu la multitude d'actes que l'on pourrait qualifier d'atroces à travers le globe, banalité de la perception de la violence, surement), du coup le fait qu'on élimine des millions d'animaux pour notre consommation ne me fait ni chaud ni froid. Dans le genre banalité on trouve aussi : un enfant meure de faim toutes les 6sec, (d'ailleurs si cela te préoccupe vraiment je t'invite à prendre le premier billet direction la somalie creuser quelque puits et soulager ta conscience), de même combien de SDF meurent de froid chaque hiver (as-tu déjà penser à en recueillir chaque soir de noël...au moins ?) donc avant de venir pleurer sur le sort des animaux

    Certes ce genre de discours est facile et n'est certainement pas une excuse à toute passivité, mais est une raison suffisante pour en finir avec autant d'hypocrisie. L'empathie est un sentiment égoïste, il est difficile de l'assumer (il n'y a pourtant aucun mal à être réaliste) on préfère faire passer ça pour de l'abnégation (terme chrétien) c'est plus zoli.

    La mère de famille dévorée par le crocodile nous révèle la cruauté des lois primordiales
    Ce n'est pas cruel en soi, tu l’interprète ainsi, ce n'est pas une raison pour infliger avec arogance notre perception d'être humain chétif au reste de l'univers
    (C'est peut-être une pratique courante, une tradition voir un véritable honneur sur d'autre planètes )

    D'y mettre un terme, au moins pour notre propre espèce.
    Et par la suite contraindre le règne animal d'en faire autant...une sorte de totalitarisme basé sur notre propre perception qu'on dogmatise...pourquoi pas ?


    La différence entre les deux prédateurs, est que le second est devenu assez intelligent pour comprendre la souffrance de l'autre, et s'est donné les moyens d'arrêter de manger de la viande.
    Je pense que l'animal à bien conscience de la souffrance qu'il inflige et sait faire preuve d'empathie (envers ses rejetons..enfin quand il ne les bouffe pas eux aussi ^^)


    Les gens non-ignorants sur ce sujet, qui continuent à manger de la viande, sont des meurtriers

    ..et fier de l'être ! C'est donc bel et bien une question d'ego et de fierté.


    Heuresement que l'éthique n'est pas basée sur la Science Sinon nous pourrions accélérer la sélection naturelle et éliminer les handicapés dès leur naissance. Il se trouve que l'Homme interdit de tuer ses semblables, mais pas les autres.

    A quel moment "la science" dit-elle qu'il faut éliminer les handicapés ? Ce serait plutôt une envie humaine de répondre à un désir, ce qui n'a rien de scientifique. Et même en supposant être l'individu le plus rationnel au monde (qui fait donc l'impasse sur ses propres envies autre que celui de vouloir être rationnel), la science nous fournit aucune raison pour pratiquer ce genre d'eugénisme. Le bonheur et la survit voir l'amélioration de l’espèce ne sont que des préoccupations humaines, il n'y a rien de transcendantale la dedans


    Vous voulez dire qu'on ne peut pas démontrer scientifiquement que les autres êtres vivants sont nos semblables ? Cela voudrait dire que l'Homme est un être de nature intrinsèquement différente des autres ?

    Non cela voudrais simplement dire qu'on n'en sait rien. (Si c'est pas noir est-ce blanc ? Et non perdu c'est rouge )

    expliquez en quoi le fait de tuer un individu d'une autre espèce dans un but non-survivaliste n'est pas un meurtre ?
    Parce qu’en majorité tout le monde s'en f**, tandis que pour les homicides outre le fait qu'on peut éventuellement s'identifier assez facilement, on à simplement peur que ça dérape et finisse par nous concerner, rien de manichéen ou d'altruiste là dedans, que d'illusions perdus


    Ce ne sont pas du tout des jugements de valeur.
    Et si malheureusement

    vous (au sens impersonnel) soutenez le crime...
    Animal ? Par plaisir gustatif ? Plutôt deux fois qu'une j'avoue cela me chatouille un petit peu les doigts pieds en attendant...après si la technologie est capable de produire une viande aussi bonne direct en labo...évidement !...Bon c'est pas tout mais j'ai une cote de bœuf à faire griller, feu de bois, romarin et huile d'olive ! dsl la modération
    Dernière modification par Ign0rant ; 01/06/2016 à 18h47.
     

  26. JPL

    Date d'inscription
    septembre 2003
    Messages
    69 170

    Re : Notre éthique est elle trop anthropocentrée ?

    Vu le niveau de la discussion on va la laisser fermée quelque temps afin que les esprits se calment et trouvent de nouveaux arguments au lieu de tourner en boucle. À charge pour les modérateurs habituels de cette rubrique de la rouvrir s'ils reçoivent des suggestions constructives par MP.

    Pour mémoire cette discussion a débuté en 2012.
    Dernière modification par JPL ; 01/06/2016 à 19h37.
    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant - Pierre Dac
     


    • Publicité







Sur le même thème :





 

Discussions similaires

  1. Notre créativité technologique moderne est-elle décroissante?
    Par skept dans le forum Débats scientifiques
    Réponses: 244
    Dernier message: 10/02/2012, 09h57
  2. Notre terre est-elle polarisée électriquement ?
    Par stox dans le forum Astronomie et Astrophysique
    Réponses: 12
    Dernier message: 22/04/2011, 15h58
  3. La constante de Planck est-elle la signature de notre cosmos ?
    Par chris4420 dans le forum Astronomie et Astrophysique
    Réponses: 4
    Dernier message: 26/12/2006, 18h14
  4. Notre vie privée est-elle menacée ?
    Par konkombre dans le forum Débats scientifiques
    Réponses: 36
    Dernier message: 25/03/2004, 22h18