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Rêves : Jung ou Freud ?

  1. Elyes Zammit

    Date d'inscription
    juillet 2017
    Messages
    5

    Rêves : Jung ou Freud ?

    Bjr,
    Quelle est la différence entre l'interprétation jungienne des rêves et celle établie par Freud ? Quels sont les points forts et les points faibles de chacune ? Y' a-t-il d'autres méthodes d'interprétation plus développées et dont l'efficacité a été approuvée ?

    -----

     


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  2. myoper

    Date d'inscription
    décembre 2007
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    28 120

    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Bonjour et bienvenue sur le forum.



    Citation Envoyé par Elyes Zammit Voir le message
    Y' a-t-il d'autres méthodes d'interprétation plus développées et dont l'efficacité a été approuvée ?
    De ce point de vue: aucune.
    Myorphalopyrogénètopter.
     

  3. Pierre Laroche

    Date d'inscription
    juillet 2017
    Messages
    36

    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Dans le freudisme, il existe plusieurs courants... Par exemple, il y a : les freudiens orthodoxes et les freudiens culturalistes.

    Les deux vous intéressent-ils ?

    Par ailleurs, il existe aussi d’autres mouvements dérivés du freudisme. Il n’y a pas que celui des jungiens !

    Vous oubliez encore : les annafreudistes, les lacaniens, les post-lacaniens, les kleiniens, les reichiens, les adlériens, les eriksoniens, les ferencziens, les winnicotiens, les abrahamiens, les rankiens, etc.

    Les différences que portent tous ces mouvements à l’interprétation des rêves ne vous intéressent-elles pas ?

    On peut imaginer que chacun des protagonistes de chacun de ces mouvements soutiendra que sa discipline est la plus efficace, la plus juste et la plus pertinente. Quels sont donc les points forts et les points faibles de chacune de ces disciplines ? La réponse est incluse dans votre question. Il s’agit d’interprétations.

    Dans de nombreuses sciences, on commence par observer un phénomène, puis on tente de l’interpréter. Même si on cherche à rester objectif, toute interprétation est susceptible de contenir un biais lié à notre subjectivité intrinsèque. De ce fait, dans les sciences il est important de procéder ensuite à des vérifications, des expérimentations ou des démonstrations pour valider ces observations. Mais la (les) psychanalyse(s) sont-elles des sciences ? Sont-elles validées et efficaces ? A priori non, puisqu'en 1980 toutes les références freudiennes ont été retirées du DSM pour leur absence de scientificité. En 2004 l'INSERM produit un épais rapport démontrant le manque d'efficacité des méthodes analytiques. Par ailleurs, les protagonistes de la psychanalyse refusent et réfutent toute évaluation. Du coup votre question sur les rêves revient peut être à mettre la charrue avant les bœufs ! ?

    En 1914, Freud écrit qu’« on peut faire sa propre psychanalyse grâce à l'analyse de ses propres rêves », pour autant qu'on soit « bon rêveur et pas trop anormal ». Si l’interprétation des rêves était juste, efficace et validée, on l’appellerait science des rêves et non pas interprétation des rêves, en allemand : « Die Traumdeutung ». Dans ce livre, Freud intitule son premier chapitre « Die wissenschaftliche Literatur der Traumprobleme » pour s'empresser, dès le 2e chapitre, de dire que lui fait de l'interprétation, de la « Deutung » ! Il a toujours défini sa psychanalyse comme « Deutungskunst », un art de l'interprétation. Voyez p.ex. « La méthode psychanalytique de Freud » (1904) Œuvres complètes, VI, 2006, p. 14 ou encore, en 1925, dans Sigmund Freud présenté par lui-même: « Le travail analytique un art de l'interprétation, dont le maniement concluant demande certes du doigté et de la pratique, mais qui n'est pas difficile à apprendre. » (eine Deutungskunst (…) die unschwer zu erlernen ist) (Gallimard, 1984, p. 69).

    Dans Le dossier Freud - Enquête sur l’histoire de la psychanalyse - Paris : Les Empêcheurs de penser en rond - Pages 65 à 83 – 2006, Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani rappellent : « Sigmund Freud : J’en suis ainsi réduit à mes propres rêves comme à un matériel abondant et commode [...]. On m'opposera sûrement des doutes quant à la fiabilité de telles « auto-analyses » [...]. D'après mon jugement, les conditions sont plutôt plus favorables dans l'auto-observation que dans l'observation des autres ; en tout cas, on a le droit d'essayer, pour essayer de voir jusqu'où on peut aller dans l'interprétation du rêve au moyen de l'autoanalyse [1] ».

    Ils écrivent encore : « Sigmund Freud : Pour moi en effet, ce livre a encore une autre signification subjective que je n'ai pu comprendre qu'après l'avoir terminé. Il s'est révélé être pour moi un fragment de mon auto-analyse, ma réaction à la mort de mon père, donc l'événement le plus significatif, la perte la plus radicale intervenant dans la vie d'un homme [2]. Soudain, le public apprenait que le livre sur les rêves n'était qu'un « fragment » d'une autopsychanalyse dont le contenu était simultanément soustrait aux regards. Cela, bien évidemment, changeait complètement le sens du livre, ainsi que de celui sur la psychopathologie de la vie quotidienne. Derrière la science publique, publiée, il y avait maintenant la science privée et secrète de Sigmund Freud, qu'il fallait imaginer encore bien plus vaste et profonde. Derrière le contenu manifeste des livres sur les rêves et la psychopathologie de la vie quotidienne, il y avait leur contenu latent, oedipien. Bref, la psychanalyse elle-même devenait un chiffre, dont seul Freud détenait la clé. De plus, non seulement l'auto-analyse fournissait le sens ésotérique de la psychanalyse exotérique, mais elle apparaissait désormais comme très différente des autres pratiques introspectives, dans la mesure où l'auto-observation s'y confondait avec une autothérapie. Tourner le regard sur soi ne suffisait pas, encore fallait-il guérir de l'aveuglement à l'inconscient, comme Freud l'avait fait en son temps. Il en résulte que n'importe qui ne pouvait pas se déclarer psychanalyste. Pour acquérir ce titre, il fallait d'abord s'autoguérir, c'est-à-dire s'auto-psychanalyser. À la question de savoir comment on devient psychanalyste, Freud répondait en 1909 : « Par l'étude de ses propres rêves » [3]. L’année suivante, il précisait que tout psychanalyste débutant devait se livrer à une auto-analyse afin de surmonter ses propres résistances.

    En juin 1912, l'article de Freud a paru, donc avant que Jung ne recommande à son tour l'analyse didactique dans Jung (1912), donné sous forme de conférences à l'université Fordham en septembre 1912. II est clair néanmoins que c'est sous l'influence de Jung que la nouvelle procédure a été adoptée.

    En théorie, l'analyse didactique était censée garantir que les interprétations des analystes ne soient pas déformées par leur « névrose » (ce qui était déjà, on le remarquera, le but des autoanalyses pratiquées précédemment). En pratique, elle garantissait que tout le monde interprète de la même façon que Freud ou que ceux de ses disciples qu'il avait analysés. Désormais, les analystes ne seraient plus libres de décider par eux-mêmes du sens de leurs rêves et de leurs actes manqués. Mieux encore, ils ne seraient plus libres de décider s'ils étaient névrosés ou non, analysés ou non ! Tout cela allait être déterminé par leur analyste, qui lui-même en référerait à son analyste — c'est-à-dire, en dernière instance, à Freud. La « purification psychanalytique » coïncidait sans mystère avec une épuration institutionnelle et une standardisation herméneutique. Finie l'anarchie des auto-analyses incontrôlées et incontrôlables, fini le cycle infernal des diagnostics et des contre-diagnostics. La reprise en main du mouvement psychanalytique avait commencé. À partir de ce moment-là, c'est Freud et ses lieutenants qui auraient le dernier mot.
    ».

    Lacan déclarait en 1977, quelques années avant sa mort, que la psychanalyse est « une escroquerie » : « Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué. […] Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession ; c'est bien d'ailleurs pour ça que j'en suis malade, parce que j'ai un surmoi comme tout le monde. […]Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi. Dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. Il est clair que l'homme passe son temps à rêver qu'il ne se réveille jamais. Il suffit de savoir ce qu'à nous, les psychanalystes, nous fournissent les patients. Ils ne nous fournissent que leurs rêves » [4].

    Dans Les Illusions de la psychanalyse. Ed. Mardaga (que je vous recommande d’acheter pour le sujet qui vous intéresse), Jacques Van Rillaer écrit : « Ellenberger a passé en revue les conceptions des auteurs qui ont étudié le rêve dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il a montré que « ceux qui s'intéressaient aux rêves entre 1860 et 1899 avaient découvert la plupart des notions que Freud et Jung intégreront dans leurs synthèses ». » (page 121). Il écrit encore : « De façon générale, quelle garantie nous offre Freud que, pour interpréter les rêves et les symptômes névrotiques, ses repères herméneutiques sont meilleurs que ceux de Jung, Rank, Ferenczi, Adler ou Stekel ? Pas grand-chose en dehors de l'argument d'autorité. » (page 127). Enfin, Jacques Van Rillaer conclue : « Les possibilités d'interpréter un rêve sont infinies. ».

    ———————
    [1]. Freud (1900), p. 140.
    [2]. Freud (1900), p. 18. Jakob Freud était mort le 23 octobre 1896, soit près d'un an avant le début de l'auto-analyse proprement dite.
    [3]. Freud (1910), p.30
    [4] Intervention de Jacques Lacan à Bruxelles, 26 février 1977. Publié dans Quarto. Supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne, 1981, n° 2. Réédité dans Le Nouvel Observateur, sept. 1981, n° 880, p. 88).

    Voici une référence concernant l’interprétation des rêves et Jung http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2287

    En voici une autre que je vous recommande également : https://blogs.mediapart.fr/jacques-v...ie-cognitive-0
    Dernière modification par Pierre Laroche ; 22/08/2017 à 23h24.
     

  4. Elyes Zammit

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    juillet 2017
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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Citation Envoyé par Pierre Laroche Voir le message


    Dans de nombreuses sciences, on commence par observer un phénomène, puis on tente de l’interpréter. Même si on cherche à rester objectif, toute interprétation est susceptible de contenir un biais lié à notre subjectivité intrinsèque. De ce fait, dans les sciences il est important de procéder ensuite à des vérifications, des expérimentations ou des démonstrations pour valider ces observations. Mais la (les) psychanalyse(s) sont-elles des sciences ? Sont-elles validées et efficaces ? A priori non, puisqu'en 1980 toutes les références freudiennes ont été retirées du DSM pour leur absence de scientificité. En 2004 l'INSERM produit un épais rapport démontrant le manque d'efficacité des méthodes analytiques. Par ailleurs, les protagonistes de la psychanalyse refusent et réfutent toute évaluation. Du coup votre question sur les rêves revient peut être à mettre la charrue avant les bœufs ! ?

    Il y a quelques années, Michel Onfray avait écrit un livre sur Freud, Crépuscule d'une idole, dans lequel il démontrait que la psychanalyse n'était pas une science. Je n'ai pas eu l'occasion de le lire, mais je me rappelle très bien du passage d'Onfray à la télé, c'était chez Ruquier. Il était très critique à l'égard des œuvres et des théories établies par le psychanalyste. Il avait même considéré que Freud était un imposteur. Évidement, ces propos n'ont pas été du goût de la communauté psychanalytique qui y voyait une menace pour son activité ou son "commerce".

    Sinon comment expliquer que la psychanalyse continue depuis à séduire et à aide beaucoup de gens à aller mieux, est ce l'effet placebo ?
     

  5. Pierre Laroche

    Date d'inscription
    juillet 2017
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    36

    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Vers fin 2013, des partisans de la psychanalyse protestaient contre une réforme qui supprimerait l'enseignement de la psychanalyse dans la formation des psychologues à l’université :
    http://blogs.mediapart.fr/edition/le...e-l-universite

    Dans l’invitation à signer la pétition on lisait : « La réforme en cours, visant à rendre lisible l’offre de formation en master, conduit le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à envisager une seule mention dans le cas de la psychologie. ».

    En réalité, le Ministère cherchait simplement à diminuer le nombre de mentions de master pour améliorer la cohérence et la lisibilité de l'offre de formation en France. Il est tout à fait évident que la psychanalyse continuera à s’enseigner dans les universités françaises car, comme on lit également sur l’invitation à signer : « La psychanalyse à l’université est une spécificité culturelle française ». Les cours de psychologie clinique, de psychologie de l’enfant, etc. seront encore remplis de la doctrine psychanalytique. La majorité des professeurs de psychologie clinique et de psychothérapie ne connait rien d’autre et ne sera évidemment pas mise au chômage.

    En France, on compte environ 14000 psychiatres. Selon la Miviludes au moins 70% d’entre eux seraient de pratique psychanalytique. Il faut noter que beaucoup prétendent ne pas être de cette pratique mais refusent de s’exprimer sur leurs obédiences comme Maire-Christine Gryson (ex-experte d’Outreau).
    http://www.psyfmfrance.fr/db0.php

    Il existe également de très nombreux psychologues diplômés qui relèvent de cette pratique en le reconnaissant ou en l'occultant...

    Nos amis fonctionnent en réseau :
    https://blogs.mediapart.fr/pierre-la...nent-en-reseau

    Ils sont discrets mais bien présents dans certains ministères : affaires sociales, justice, santé. Ils sont au sénat (Jean-Pierre Sueur est un fervent militant), à l’assemblée nationale, au sein de la fondation pour l’enfance, auprès du Défenseur des Enfants, etc. Nos ministres, nos présidents ont tous au moins un psychanalyste dans leurs entourage. Cette imbrication n’est pas sans rappeler celle de France avant la séparation de l’église et de l’état.

    La psychanalyse ne conduit à aucun diplôme. Elle n’est pas scientifique et elle n’est pas efficace pour la majorité des troubles psy (tout marche pour les petits bobos de la vie quotidienne). Ses protagonistes peuvent toutefois bénéficier de l’usage du titre de psychothérapeute comme les psychologues et les psychiatres.

    A ce lien : on peut lire : « M. Bernard Accoyer, député. - …/… Les psychothérapeutes « autoproclamés » se réunirent alors à la Mutualité, brandissant des banderoles réclamant la suppression de la disposition introduite dans le texte de la loi par mon amendement. Pendant des semaines, dans une ambiance surchauffée, avec l'appui de vedettes ou d'hommes politiques, ils s'opposèrent à un amendement qu'ils qualifiaient de liberticide, embrigadant la psyché. A une heure de grande écoute audiovisuelle, Gérard Miller, psychanalyste, s'est employé à me décrédibiliser, en me traitant de raciste et d'homophobe. Il s'agit là d'un procédé caractéristique, utilisé aussi bien contre des adversaires individuels que contre des mouvements de pensée constitués pour discréditer les personnes qui s'opposent à leurs théories. Le frère de Gérard Miller, psychanalyste et diplômé de l'université, l'a soutenu. Je suis heureux d'avoir résisté à ces pressions car les pratiques de ces psychothérapeutes provoquent beaucoup de souffrances, brisent des familles, aboutissant parfois à des suicides, quand le gourou n'a d'autres soucis que celui de son portefeuille. …/… ».

    On peut lire encore : « M. Bernard Accoyer. - En toile de fond se joue un combat entre psychiatres de tendance analytique et psychiatres de tendance cognitivo-comportementaliste. Cette lutte procède par amalgames, autre pratique privilégiée des mouvements sectaires, car elle permet d'occulter les réalités. Il est difficile d'arbitrer cette querelle entre personnes très brillantes. Certains psychanalystes, les lacaniens, et l'Ecole de la cause freudienne avec Jacques-Alain Miller, défendent bec et ongles les psychothérapeutes « autoproclamés » au nom de la liberté absolue de la pensée. Les comportementalistes considèrent, quant à eux, que des attitudes psychopathologiques névrotiques peuvent être corrigées, avec un certain succès d'ailleurs, grâce à des outils comme l'explication ou la suggestion, à l'image des troubles obsessionnels compulsifs. Les analystes leur reprochent de vouloir régir la société par des normes et de brider la liberté de penser de l'individu. Ce débat ne sera jamais tranché. Si l'école psychanalytique a perdu du terrain aux Etats-Unis, elle reste influente en France. L'Ecole psychanalytique de Paris, néanmoins, nous a aidés. Mais elle regrette qu'aucune disposition n'exige des psychothérapeutes l'accomplissement d'un travail d'analyse sur eux-mêmes. ».

    On voit bien que les politiques sont conscients qu’il existe un guerre des psy et qu’ils ne comprennent rien, ni à la psychanalyse, ni à la psychologie scientifique, ni à la science ou qu'ils ne veulent (peuvent) surtout pas comprendre. Pour eux, il s’agit d’un simple désaccord entre psy dont le but est le partage du gâteau.

    De toute façon la situation ne pourra pas changer spontanément. Imaginez la ruée que cela représenterait à l’ANPE avec des gens sans diplômes qui ne sont capables de ne rien faire de leur main ! Néanmoins, les choses évoluent doucement. A présent, les associations de psychanalystes reconnaissent expérimenter de nouvelles techniques qu’elles qualifient elles-mêmes par « psychanalyses courtes ». Dans ce cas, soit ils se rapprochent des TCC (comme aux US et les pays nordiques), soit ils nous repeignent les lunettes. Bientôt les psychanalystes feront des TCC avant de disparaître presque totalement absorbés par le progrès. Même s'il en restera toujours comme il existe encore aujourd'hui des alchimistes, des voyants et des gourous.
    Dernière modification par Pierre Laroche ; 23/08/2017 à 07h14.
     


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  6. Pierre Laroche

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Oups !

    Citation Envoyé par Pierre Laroche Voir le message
    A ce lien : on peut lire : « M. Bernard Accoyer, député. - …/… Les psychothérapeutes « autoproclamés » se réunirent alors à la Mutualité, brandissant des banderoles .../...En toile de fond se joue un combat entre psychiatres de tendance analytique et psychiatres de tendance cognitivo-comportementaliste. .../... ».
    Même si vous pouviez retrouver la source facilement, je reviens vous transmettre le lien, que voici : http://www.senat.fr/rap/r12-480-2/r12-480-210.html

    Je n'ai pas développé le lien entre les réseaux de psychanalystes et la presse, ni ceux avec les partis politiques de gauche. C'est du kif-kif.

    Notons encore que tous les étudiants qui passent le BAC, étudient Freud et les rudiments de la psychanalyse en cours de philo. On leur présente Freud comme l'inventeur de l'inconscient, l'inventeur de la psychanalyse... Freud est cité parmi les plus grands de la philosophie. Aussi, quelques années plus tard, les étudiants qui deviennent médecins, journalistes, juristes, avocats, magistrats, etc. ne possèdent que ces rudiments et pensent réellement que Freud était un génie, comme Einstein par exemple. S'ils souhaitent se développer dans ce sujet, ils s'orienteront de fait vers la psychanalyse.

    Dans Cerveau&Psycho - n° 48 novembre - décembre 2011, Alain Lieury écrivait : "Chaque année, des centaines de milliers de lycéens de terminale découvrent le cours de philosophie. Ils s’attendent à y découvrir les philosophes, psychologues ou pédagogues qui ont marqué l’histoire de la pensée de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle. Pourtant, si les professeurs les initient bien à Platon ou à Kant, des sciences cognitives, ils n’aborderont que Freud et la psychanalyse ! Or c’est une erreur bien française de réduire la psychologie scientifique contemporaine à Freud et à la psychanalyse, et de croire que l’un et l’autre sont encore influents à l’échelle mondiale. .../... Dès lors, il n’est pas étonnant que chaque année 600 000 lycéens, futurs journalistes, médecins, politiques, aient Freud et la psychanalyse pour seules références en matière de psychologie.". Voir ce lien pour l'article complet :

    http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pa...nale-28288.php
     

  7. Merlin95

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Citation Envoyé par Pierre Laroche Voir le message
    Ses protagonistes peuvent toutefois bénéficier de l’usage du titre de psychothérapeute comme les psychologues et les psychiatres.
    Non c'est faux aujourd'hui, depuis quelques années, en gros seuls les psychiatres et les psychologues ayant suivi une formation bac+5 peuvent accéder au titre de psychothérapeute. La plupart des anciens psychothérapeutes dont les psychanalystes (non psychologues, ni psychiatres) ne peuvent plus se revendiquer de psychothérapeute. Ils se sont alors souvent rabattus sur le terme "psychopraticien".
     

  8. Merlin95

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    518

    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Un gant retourné est toujours un gant.
     

  9. Pierre Laroche

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Citation Envoyé par Merlin95 Voir le message
    .../... les psychanalystes (non psychologues, ni psychiatres) ne peuvent plus se revendiquer de psychothérapeute. .../...".
    A ce lien : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1398, on peut lire : ".../... le psychanalyste, dont l’appellation ne fait pas partie des titres ou qualités protégés, compte parmi les professions pouvant bénéficier de dispenses partielles pour cette formation en psychopathologie clinique. Moyennant une formation de 200 heures théoriques accompagnées de 2 mois de stage, assurée par des organismes pas forcément universitaires ni même publics, un psychanalyste non-médecin et non-psychologue, inscrit dans l’annuaire de la société psychanalytique à laquelle il appartient (après une simple analyse didactique dans le meilleur des cas), pourra se prévaloir du titre de psychothérapeute.".

    L'article date de 2010...
     

  10. Merlin95

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Le lien indique justement qu'il faut un diplôme de psychologue (entre autres) en ce qui concerne le suivi d'une formation en psychopathologie clinique de 400 heures + un stage de 5 mois.

    L’inscription sur le registre national des psychothérapeutes mentionné à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 susvisée est subordonnée à la validation d’une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et d’un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois effectué dans les conditions prévues à l’article 4.

    L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.
     

  11. Pierre Laroche

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Je ne vous suis pas.

    L’article dresse l’historique de l’évolution de cette règlementation depuis 2004... Plusieurs stades sont invoqués. L’introduction pourrait être la conclusion. Cependant, l’intérêt que trouve l’auteur à cet historique est de montrer que le lobby psychanalytique a ruiné les intentions du législateur. Si le titre de psychothérapeute est protégé, n’importe qui peut exercer des soins psy sous l’appellation qu’il veut, comme psychanalyste, psychomachin ou psychotruc.

    Le dernier encadré précise : "Puis, l’annexe 1 précise les dispenses de formation pour chacune des catégories de professionnels. Sur les 400 heures de formation théorique et les cinq mois de stage prévus, les psychiatres bénéficient d’une dispense totale. Les médecins non-psychiatres doivent effectuer 200 heures théoriques et deux mois de stage. Les psychologues cliniciens 150 heures et deux mois de stage. Les psychologues non cliniciens 300 heures et cinq mois de stage. Les psychanalystes régulièrement enregistrés dans leurs annuaires 200 heures et deux mois de stage. Les professionnels n’appartenant à aucune des catégories précédentes ne bénéficient d’aucune dispense, ils doivent donc suivre la totalité de la formation (400 heures et cinq mois de stage).

    On remarquera que, par rapport à un psychologue clinicien, qui a déjà fait cinq années (nombreux stages y compris) d’études universitaires de psychologie (niveau Master), mais à qui on demande désormais 150 heures théoriques et deux mois de stage supplémentaires, un psychanalyste non-psychiatre ou non-psychologue n’aura que 50 heures de formation à effectuer en plus pour devenir psychothérapeute.
    ".

    Il faut encore noter que cette formation peut être assurée par des organismes pas forcément universitaires, ni même publics.
     

  12. Pierre Laroche

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Il y a eu du nouveau depuis 2010 : https://www.lepsychologue.org/articl...-formation.php

    "La publication de ce décret, a suscité la colère des psychologues. En effet, ils ont notamment trouvé surprenant que, pour les concepteurs de cette loi, tout psychiatre soit considéré psychothérapeute de fait, et que tout médecin ou encore toute personne ayant effectué sa psychanalyse didactique soient supposés posséder autant voire plus de connaissances en psychothérapie qu'un psychologue!

    Le décret: Saison 2012

    Reconnaissant ce déséquilibre, le législateur a fait le choix de publier un nouveau décret, en mai 2012, qui allège les conditions d'accès au titre de psychothérapeute pour les psychologues: ceux-ci sont à présent dispensés de l'entièreté de la formation théorique (module 1 à 4). Ils sont également dispensés du stage s'ils ont effectué leur stage de DESS/Master pro en psychologie dans le domaine clinique/santé/social. Dans le cas contraire (par exemple les psychologues qui ont réalisé tous leurs stages en entreprise), ils devront effectuer un stage pratique de deux mois.

    Au bout du compte, il n'est donc pas certain que ce titre de psychothérapeute simplifie beaucoup la vie du patient. Il ne doit en tout cas pas être compris comme un "super-psy" puisque nous l'avons vu plus haut, des non psychologues peuvent y prétendre. A notre sens, le titre de psychologue reste la première garantie.
    "
     

  13. ansset

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    Ce n'est pas faux, car même si la législation a changé, je crains que beaucoup "garde" le titre sans formation avant de se faire "rattraper" par la patrouille.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     

  14. Merlin95

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    C'est simple dans le décret de 2010, l'accès à la formation en question pour un titre de psychothérapeute n'était disponible qu'aux psychologues, les "seuls" psychanalystes n'y avaient pas le droit.
    Mais s'ils étaient psychologues (diplome bac+5) + psychanalyste, ils avaient un allègement dans la formation de 400h supplémentaires et le stage.

    Depuis 2012, cette formation n'existe plus de manière à ne pas faire de différence entre les possesseurs d'un diplôme de psychologie (bac+5) sous entendu qui seraient aussi et par ailleurs psychanalystes. Ce qui fait qu'en pratique tous les psychologues peuvent aussi revendiquer le titre de psychothérapeute.

    En gros, pour revendiquer le titre de psychothérapeute, il est obligatoire soit d'être psychiatre, soit psychologue.
    Cela n'empêche pas à un psychanalyste de faire des études pour obtenir le diplôme de psychologue (bac+5) et revendiqué le titre de psychothérapeute.
    Dernière modification par Merlin95 ; 23/08/2017 à 16h54.
     

  15. ansset

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    Re : Rêves : Jung ou Freud ?

    re-
    je ne suis pas certains que les "patients" ( eux ) s'y retrouvent dans tout ça actuellement.
    dans la pratique, c'est du bouche à oreille, et je ne connais personne , dans la pratique, qui demande ses diplômes aux "praticiens".
    mais ça va dans le bon sens néanmoins.
    Dernière modification par ansset ; 23/08/2017 à 17h00.
    y'a quelque chose qui cloche là dedans, j'y retourne immédiatement !
     


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