Salut,
pour répondre sur les interrogations que certains se posent sur les alimentations à découpage issues du secteur, voici un fil que je mettrai à jour progressivement pour que vous vous fassiez une idée plus précise des tenants et aboutissants de cette technologie qui innonde les appareils modernes.
Il ne faut pas diaboliser la technique de découpage, il suffit de savoir prendre quelques précautions d'usage et se bricoler quelques "outils" afin de pouvoir travailler en toute quiétude.
Le principal danger est le condensateur réservoir de filtrage, qui avec ses plus de 300V continus peut chatouiller méchamment, et je sais de quoi je parle pour en 20 ans avoir subit les morsures de ces bestioles...
C'est un peu comme jouer avec des fauves, si on est distrait un moment ça ne pardonne pas.
Donc pour éviter cela il faut simplement se fabriquer un "déchargeur" rapide qui est simplement une résistance de 1K/2W montée à la "japonaise" et on prolonge ses pattes en soudant sur chacune un contact tulipe qui sera parfait pour les snap-in notamment et accrochera les picots de n'importe quel condensateur, le tout sera mis dans une gaine thermo du bon diamètre (pour l'isolement on en met 2 épaisseurs) et seules les 2 pattes sortiront.
Ainsi équipé, on peut décharger sereinement n'importe quel "pétard", après avoir évidemment débranché le secteur, mais là je crois que tout le monde avait déjà compris.
Avant de saisir un fer à souder, il faut toujours faire une analyse préalable du patient, constater de visu les dégâts, les répertorier pour ensuite émettre une hypothèse de départ des investigations futures.
Une alim à découpage isolée est par conception isolée par un transformateur principal, il faut donc constater si le défaut est coté secteur ou coté sortie(s) ou les 2 (plus rare).
Coté secteur les éléments les plus fragiles sont variables selon la topologie employée (architecture).
On peut définir les topologie principales comme suit:
1/Flyback: 1 transistor de commutation
2/Forward: 1 ou 2 transistors
3/Half bridge: 2 transistors
4/Full-bridge : 4 transistors
Le flyback se reconnait assez simplement, il possède 1 transistors, il a un réseau "snubber" [R+(D//C)] prévu pour ratiboiser le pic de tension dv/dt sur l'enroulement du primaire au bloquage du transistor, le forward lui possédant un enroulement dit de démagnétisation prévu pour le même usage.
Sur un schéma, le flyback se distingue par le fait que les 2 bobinages sont en oppositions (un point repère le sens sur chaque bobinage), le forward est en phase.
Le montage demi-pont ou Half-bridge se reconnait par un condensateur de liaison (470nF/400V ~ 1µF/400V) entre les 2 transistors de commutations et l'entrée du transfo.
Cette structure utilise habituellement un transfo driver de rapport 1:1:1 (3 bobinages de même rapport) pour commander et isoler les 2 transistors de puissance, on le retrouve également sur le Full-bridge ou le forward à 2 transistors.
Le Full bridge est plus rare dans les puissances <500W mais il se distingue par ses 4 transistors.
Il faut savoir distinguer ses topologies car le mode de commande PWM est différent, le duty cycle ou rapport cyclique va varier dans des proportions différentes selon si l'on a à faire à un montage à 1 ou 2 transistors.
Maintenant passons sur les tests à effectuer coté secteur:
Si le fusible temporisé d'entrée est fondu:
1/On vérifie le pont de diodes, on contrôle la CTN "inrush current" qui limite le courant d'appel (elle vaut entre 5 et 10 ohms, il y en a parfois une sur la phase et une autre sur le neutre), et bien sûr le transistor de commutation qui reste une des causes principales de défaillance (surtension ou défaillance de la protection en courant).
La protection en courant est soit issue d'une mesure sur un élément résistif type 0,1 Ohms/2W mise en série avec l'émetteur (bipolaire) ou la source (Mos) soit un transfo de courant (tore) en série avec l'enroulement du primaire.
Si la commande est de type isolée (transfo driver) il est rare que le circuit PWM soit mort.
Il faut également vérifier l'étage d'alim généré par un enroulement auxiliaire du transfo et constitué en général par une diode de redressement et un filtrage type capacitif qui va alimenter le circuit PWM.
Le "snubber" possède une diode ultra-fast de 600V ou plus qui est également une cause fréquente de défaillance.
Le snubber est toujours "collé" au primaire du transfo.
Coté secondaire:
Le point faible étant le plus souvent les semi-conducteurs, on va naturellement aller voir de près la ou les diodes de redressement de types schottky ou ultra-fast, elles se situent juste en sortie du secondaire transfo.
Il faut faire attention, certains convertisseurs utilisent un redressement synchrones à Mos, ils ne faut donc pas les confondres...
Un point faible également, les condensateurs de filtrage qui supportent des températures élevées et qui ont une durée de vie relativement faibles par rapport au reste.
Un condo fuiteux peut rendre une alim inopérante totalement.
Le ou les poto-coupleurs destinés à renvoyer une image de la tension ou d'un courant de sortie vers l'entrée est également un maillon faible en cas de température excessive ou d'une surtension quelconque.
Le transfo principal est rarement en cause.
Il faut toujours remplacer un composant (actif ou passif) défectueux par la même référence, un équivalent approchant peut rendre l'alim instable ou inopérante, les technologies notamment des condensateurs est très importantes et ne souffrent pas d'être changé sans précautions.
Voilà quelques points essentiels pour démarrer, il est nécessaire de toute façon de savoir comment ça fonctionne mais cette technologie n'est pas inabordable, loin s'en faut.
Un dernier point, en cas d'usage du scope, il faut utiliser un transfo d'isolement pour alimenter le scope sinon pas glop.
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A plusieurs KHz il faut de préférence un noyau en ferrite de type tore par exemple.
Voici une ébauche pour determiner le nombre de spires:
Il faut choisir un noyau pouvant transmettre la puissance à fournir dans les abaques fournies par les fabriquants, de là on obtient une section de fer.
On détermine le nombre de spires primaire par la relation suivante:
V1max(transfo)=4.44*Ns1*Sfer*B max*fs
V1max(transfo): tension max sur le primaire.
Ns1: nombre de spires du primaire du transfo
Sfer: la section de ton noyau de ferrite (en m²)
Bmax: l'induction de travail en Teslas (T), prendre 0,2T (dépend des qualités du noyau magnétique)
fs: la fréquence (en Hz)
De tout ça on trouves Ns1 donc on déduit Ns2 par:
Ns1/Ns2=V1/V2
Les sections de fils vont dépendres des courants primaire et secondaire ainsi que de la fréquence (effet de peau).
C'est une approche simplifiée mais qui donnera un premier aperçu fonctionnel, il faut veiller à faire un couplage serré des 2 bobinages en sandwichant le secondaire entre les 2 demi-primaire pour limiter la self de fuite.
Bien entendu il faudra veiller à bien isoler les 2 bobinages et à faire attention ou on met les doigts.