Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet
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Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet



Vue hybride

  1. #1
    invitef0c99235

    Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Tout en lisant un article sur la glossodynie, d'un site Internet dit être rédigé par 3 orls, voici un passage qui m'a laissé passablement perplexe:

    Le traitement est simple (de la glossodynie) : rassurer car cette pathologie se classe dans les affections psychosomatiques, comme l'est l'ulcère de l'estomac, l'hypertension, les infarctus ou les problèmes de transit.
    http://www.conseils-orl.com/gorge/pa...hesies_021.htm
    Assez surprenant comme affirmation qui en partie nécessite certaines nuances, et en autre partie est tout simplement fausse.

    Comme quoi Internet est un outil formidable, mais également potentiellement fort trompeur pour la population en général.

    D'un calcul rapide, de par expérience, l'ensemble de l'information médicale divulguée sur Internet va de imprécise à tout simplement fausse, dans peut-être 50% des cas ou quelque chose comme ça.

  2. #2
    invite12a2f583

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Bonsoir,

    non seulement il y a de fausses informations (dans mon domaine pro, je lis des abérrations) mais il y a aussi celles qui sont données en "brut" hors contexte ou avec exagérations.

  3. #3
    invite68e72638

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Le phénomène n'est pas à négliger et risque de s'amplifier avec le temps ...

    Tout professionnel de santé à déjà rencontré des patients qui vous sortent "oui mais non j'ai lu ça sur internet" et qui arrivent même à mettre en doute vos conseils/diagnostic/affirmation.

    Pour ne pas citer de nom ... certains forum français de santé (heureusement pas celui de FS ) me donnent froid dans le dos tant les affirmations données par des personnes lambda, qui se disent (vrai ou non) professionnel de santé, peuvent être aberrante fausse et dangereuse !

  4. #4
    Eurole

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Bonjour.
    Internet est un merveilleux outil, dont Esope dirait aujourd'hui qu'il peut être la meilleure ou la pire des choses
    - comme la langue, selon qu'elle exprime une vérité ou un mensonge
    - comme un livre
    ...

    On ne peut empêcher les mensonges. Il est utile de les signaler.
    La question est au niveau du "consommateur", qu'il faut éduquer.
    Ce forum peut y contribuer.

    Laisse-t-il assez de place aux initiatives ?
    Hippocrate avait la force de dire: "Soyez votre propre médecin"



  5. A voir en vidéo sur Futura
  6. #5
    invitef0c99235

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par zendub Voir le message
    Tout professionnel de santé à déjà rencontré des patients qui vous sortent "oui mais non j'ai lu ça sur internet" et qui arrivent même à mettre en doute vos conseils/diagnostic/affirmation.
    C'est l'un des problèmes. Je pense qu'il faut avoir les connaissances requises pour savoir interpréter les informations médicales en vrac, même celles qui sont vulgarisées.

    Un autre problème concerne la rédaction même de ces informations sur Internet. D'un côté il y a le médecin-rédacteur, qui veut bien faire, mais qui dans certains cas augmente la cadence et couvre un ensemble de sujets beaucoup trop vaste pour les compétences d'une seule personne, avec les imprécisions que cela donne.

    D'un autre côté il y a toute "l'information" dite médicale rédigée par des non scientifiques ou non médecins (naturos, homeopathes, journalistes, DO, chiros etc), qui parfois même relève davantage de l'opinion, voire de l'idéologie.

    Évidemment les patients ne sont pas à blâmer. Il s'agit d'un réflexe normal et légitime qu'une personne veuille se documenter sur ce qu'elle éprouve. Le danger étant qu'elle tente de combler les carences du système de santé par l'auto-diagnostic et/ou qu'elle mette en exercice son propre traitement à partir d'Internet.

    Dans le cas donné dans le premier post en exemple, la phrase semble insinuer que l'hypertension, l'Infarctus, l'ulcère d'estomac sont des troubles ou des pathologies qui doivent être attribuées illico au phénomène psychosomatique. C'est pas bénin comme affirmation.

  7. #6
    noir_ecaille

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    D'un autre côté, avec des projets de lois qui veulent mettre certains médicament en vente dans les supermarchés du coin, donc cautionner l'auto-médication non accompagnées, les potentiels consommateurs d'automédication ne risquent pas de se lasser de conseils, si mauvais soient-il.

    Or par honnêteté, sur certains sites web, on refuse de diagnostiquer "en ligne" en lieu et place d'un vrai praticien et surtout pas sur de vagues symptômes (question de confiance). Beaucoup croient à un réel refus d'aider et se tournent parfois vers les mauvais acteurs ou les mauvaises références.

    Dur de leur en vouloir quand ils sont inquiets. Question d'accompagnement et d'éducation sanitaire minimum je suppose -- "demandez toujours à un professionnel de santé", oui, mais "lequel ?" Là, La réponse n'est pas encore automatique -- soit : vers votre médecin référent/traitant.

  8. #7
    invitef0c99235

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Parallèlement, de ce que j'en conclut c'est qu'aucun système de santé n'est parfait, ce qui laisse la place aux phénomènes de l'auto-diagnostic et de l'auto-traitement via Internet.

    Quelques exemples:

    France: Bien que je n'y suis jamais allé, j'ai pu remarquer à distance et par la lecture d'articles qui le relataient, que plusieurs patients se plaignent du manque de communication docteur-patient. Je n'ai plus la source, mais entre autres une étude montrait que plus de 30% des diagnostics n'étaient même pas mentionnés (et encore moins expliqués) au patient par le médecin. Ce genre de situation, lorsqu'elle survient, fait en sorte que le patient revient à la maison, toujours avec le même mal, et pas vraiment plus avancé dans sa compréhension de ce qu'il a (il y a quelques années, sur un forum, un patient français exposait son dossier médical aux médecins et étudiants en médecine du forum, sous prétexte que son médecin traitant ne lui avait rien dit. Sa question était: "ai-je raison de m'inquiéter ou ce n'est rien"? Or, en outre de par toute la dynamique métastasique qui l'affectait, entre autres, je doute qu'il lui resta plus que quelques mois à vivre...ce qui évidemment laissa tout le monde perplexe, les médecins forumeurs ne pouvant se prononcer via le forum).

    Québec: Idéologie enracinnée au pouvoir (des 2 partis politiques dominants) oblige, c'est un système de santé gratuit pour tous, fort louable à la base, mais qui est devenu un système de santé communiste (tout le monde au même niveau, une personne ayant les moyens ne peut recourir à des soins privés pour accélérer son traitement, elle doit "attendre" pour les soins gratuits ou mourrir...malgré les longues listes d'attentes, la déficience croissante en technologies vs états-unis etc). Bref, c'est la surcharge du système, avec une pénurie de médecins, d'autres manques d'effectifs et de ressources...et donc le patient se retrouve abandonné par le système dans bien des cas. Normal qu'il se tourne vers Internet. Pour tenter de contrer ce système de surcharge, le gouvernement a eu la douteuse idée de: 1) former des infirmières spécialisées qui pourront dorénavant poser certains diagnostics et prescrire des médicaments; 2) permettre aux pharmaciens de poser eux aussi des diagnostics directement à la pharmacie et de vendre des médicaments sans aucune consultation via un médecin (et les pharmaciens, sautant sur l'occasion comme le ferait une truite, portent maintenant le titre de Dr.).

    Certains pays d'Amérique latine (et problement plusieurs autres dans le Monde): Pas besoin de rien. Tout est en vente libre en pharmacie. La personne ira un peu sur Internet pour voir quelle molécule elle a besoin. Si elle n'a pas le temps, le commis de la pharmacie lui suggérera tel ou tel médicament. On parle de tous les types de médicaments. Et là on se retrouve face à un problème éthique qui rejoint celui de l'Internet médical: devant une personne qui est dans l'impossibilité de recevoir quelque soin de santé que ce soit: vaut-il mieux lui ouvrir l'accès à toute forme d'auto-diagnostic et d'auto-traitement, oui lui refuser cette possibilité dans son entier? La réponse objective devrait être statistique et venir d'études (je n'en connais pas personnellement). Idéologiquement, pour ma part, la réponse est Oui. De ce que j'ai vu de mes yeux, ce libre accès aide les gens, alors que dans d'autres cas les médicaments qu'ils prennent de leur propre décision n'avaient aucun rapport.

    L'Internet-médical cause divers troubles et problèmes éthiques, comme tout développement. Mais c'est l'envers de la médaille. Il faut donc voir aussi les 2 côtés de la médaille: je suis certain que notre génération d'étudiants et de professionnels de la santé est moins ignorante que celles précédentes. L'Internet nous donne accès direct à un débit et à une variété d'informations médicales et scientifiques qu'une bibliothèque ne peut donner.

    Pour le reste, je crois qu'il revient aux gouvernements et aux associations professionnelles de faire de la prévention par publicité. Ils en font déjà pour un tas de conneries, ils pourraient le faire en ce qui concerne l'usage auto-médical d'Internet.

    De plus, les gouvernements s'ingèrent de plus en plus dans un tas de réglementation de ce nouveau monde qui échappe encore à leur entier contrôle. Mais je me dis qu'alors qu'ils font des pirouettes pour mettre un tas de réglementation sur des noms de domaine, sur les jeux en ligne, sur la porno etc, ne peuvent-ils pas contrôler la rédaction d'information médicale? Bien sûr, que l'information médicale sur Internet soit plus juste ne changera pas le fait que les gens continueront de tenter l'auto-xy, et même si l'information médicale est bonne, la démarche de l'auto-diagnostic et de l'auto-médicamentation est par nature mauvaise. Mais ce serait au moins un début.

  9. #8
    invite68e72638

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par Corazon Voir le message
    2) permettre aux pharmaciens de poser eux aussi des diagnostics directement à la pharmacie et de vendre des médicaments sans aucune consultation via un médecin (et les pharmaciens, sautant sur l'occasion comme le ferait une truite, portent maintenant le titre de Dr.).
    Je me permet juste de revenir sur ce point. En France un pharmacien porte le titre de docteur.
    Je pense aussi qu'il faudrait que certains médecins regardent autour d'eux et comprennent (voir accepte) que le système de santé fonctionne avec différents acteurs. Le temps du médecin "tout puissant" est dépassé et maintenant chaque professionnel de santé à son rôle à jouer.
    Il faut se renseigner un peu sur le cursus et la formation d'un pharmacien et il sera surement surprenant pour certains de voir qu'il y a énormément de chose en commun avec les études de médecine. La médecine se spécialise sur le diagnostic, la pharmacie sur les traitements et dans un schéma idéal et logique de prise en charge des soins le rôle d'un médecin serai de poser un diagnostic et celui du pharmacien de donner un traitement en conséquence.

    Quelques petits exemples et anecdotes :

    - J'ai pu discuter avec des prof de la FAC de médecine qui m'ont dit, et c'est très subjectif, que pour eux, cette année, les cas clinique du concours de l'internat de pharmacie étaient plus difficile que ceux de l'ECN ...
    - une petite histoire, une patient se présente en officine pour un problème X et demande des médicament en conséquence. Le pharmacien présent creuse le soucis et pose des question et émet des hypothèses quand à la possible cause. Il ne vend pas de médicament et oriente vers son généraliste. La patiente reviens, le généraliste rappel la pharmacie furieux en insultant le pharmacien et en lui indiquant que ce n'est pas son travail, qu'il est juste là pour se faire de l'argent et qu'il ne connais rien ... une cas réel mais très courant.

    Les bases de connaissance du pharmacien lui permette véritablement de poser des diagnostic et de traiter en conséquence pour certaines pathologie bénigne et je doute que 100% des consultations chez un généraliste (renouvellement d'ordonnance ou prescription pour des pathologie bénigne ou saisonnière) soient justifiées et pourraient alors, être déléguées à des IDE ou des Pharmaciens.

    C'était juste une petite précision.

  10. #9
    invitef0c99235

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par zendub Voir le message
    Je pense aussi qu'il faudrait que certains médecins regardent autour d'eux et comprennent (voir accepte) que le système de santé fonctionne avec différents acteurs. Le temps du médecin "tout puissant" est dépassé et maintenant chaque professionnel de santé à son rôle à jouer.
    D'accord, mais le médecin doit rester le chef d'orchestre, sinon ça ne fait pas sens, et la prise en charge perd la carte.

    La médecine se spécialise sur le diagnostic, la pharmacie sur les traitements
    Attention, la médecine se spécialise autant sur le traitement que sur le diagnostic. Il ne faudrait pas non plus faire une négation des compétences des uns pour promouvoir celles des autres.

    Ca semblerait insinuer implicitement que les médecins ne sont pas aptes à mettre en place le traitement, ce qui évidemment est complètement faux.

    En médecine, et encore plus en médecine spécialisée, s'il y a quelque chose qui anime les débats et les échanges entre médecins...c'est bien la prise en charge pharmacologique. La recherche scientifique ainsi que clinique, menée dans les hôpitaux universitaires, en matière de pharmacologie, est souvent l'initiative des médecins.

    une petite histoire, une patient se présente en officine pour un problème X et demande des médicament en conséquence. Le pharmacien présent creuse le soucis et pose des question et émet des hypothèses quand à la possible cause. Il ne vend pas de médicament et oriente vers son généraliste. La patiente reviens, le généraliste rappel la pharmacie furieux en insultant le pharmacien et en lui indiquant que ce n'est pas son travail, qu'il est juste là pour se faire de l'argent et qu'il ne connais rien ... une cas réel mais très courant.
    L'égo professionnel existe de tous les côtés (et à tous les niveaux, même techniques (je me souviens même à l'armée, c'étaient les sous-officiers qui avaient les plus gros égos)). Dans le cas que tu relates, c'est l'égo du médecin qui semble (selon ce qui est rapporté) faire problème. Pour ma part j'aurais été ravi qu'un pharmacien demande des précisions (un médecin qui sait ce qu'il fait ne devrait pas avoir peur de donner des précisions, d'expliquer les choses en détails et ce, que ce soit au pharmacien, au patient, à des collègues médecins).

    Je pense que les pharmaciens ont le droit et le devoir d'être les gardiens eux aussi de la santé de leurs patients. Alors je ne vois pas le mal à la discussion en cas de doute.

    Les bases de connaissance du pharmacien lui permette véritablement de poser des diagnostic et de traiter en conséquence pour certaines pathologie bénigne et je doute que 100% des consultations chez un généraliste (renouvellement d'ordonnance ou prescription pour des pathologie bénigne ou saisonnière) soient justifiées et pourraient alors, être déléguées à des IDE ou des Pharmaciens.
    Bon est-ce qu'un pharmacien pourrait prescrire de l'omeprazole? Probablement, mais encore là, même pour une molécule qui semble a priori inoffensive, ca lui prendrait le dossier médical complet du patient. Le pharmacien a-t-il vraiment le temps de prendre disons un 15 minutes par patient pour faire une telle évaluation rapide de son dossier (et comment le pharmacien va savoir que son pt est en train de développer de l'osteoporose?). Et qu'arrive-t-il du patient qui prend l'habitude d'ainsi aller voir que son pharmacien, pendant des annees, pour ses problèmes d'acidité gastrique (qui ceci dit peut être d'un tout autre diagnostic, orl, cardiaque, gastro, etc)...comment le pharmacien saura-t-il si son pt est en train de developper de l'osteoporose? Comment pourra-t-il distinguer sans examen un simple état grippal d'une excroissance laryngée quelconque, du pt seropositif, etc.

    On parle donc de diagnostics sans examens, voire sans la connaissance compète de l'historique du pt. Ok pour les troubles mineurs....mais on trace la ligne où, sachant que des troubles d'apparance très mineurs sont parfois l'apriorisme de troubles extremement graves mettant en jeu le pronostic vital? On oublie que des pathologies graves sont souvent découvertes par de banales visites chez le médecin.

    Par ailleurs, ca n'enleve rien aux pharmaciens. Bien sûr qu'ils doivent être une partie intégrante de la prise en charge du patient.

  11. #10
    noir_ecaille

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Petit avis sans envergure...


    Le pharmacien connait mieux ses molécules et leurs effets (bio)chimiques, et le médecin connait mieux "ses" pathologies et leurs symptômes. Ce sont deux professionnels de santé qui doivent et travaillent en étroite collaboration, même si pas toujours sans heurts.

    Une différence cependant, notée plus haut dans le fil, les formations ne sont pas toujours équivalentes d'une culture à l'autre. Au Canada il faut quatre années et en France bien plus pour devenir pharmacien. Sans promouvoir l'une ou lautre des deux formations, leur contenu doit largement différer, d'autant qu'en France on débouche sur un doctorat, et pas au Canada. Ca fait une sacrée différence de compétences comme de culture (pratiques, usages, expertises, diagnostics...). Ce qui est pertinent pour la France ne l'est peut-être pas outre-Atlantique et inversement.

    Les étudiant français dès leur cinquième année de pharmacie, puis les pharmaciens diplômés, peuvent procéder à des délivrance d'ordonnance, mais aussi de médicaments normalement ordonnancés sans ordonnance dans un strict contexte encadré -- impossibilité de suspension d'un traitement dont l'interruption engagerait le pronostique vital du patient (ex : traitement de l'hyperplasie des glande surrénales, de la mucoviscidose...). Le fait qu'un pharmacien puisse pratiquer des délivrances sans ordonnance pour une allergie est aussi essentiel sinon vital parfois. Il a aussi à charge d'éviter les erreurs de prescriptions avec tous les noms commerciaux parfois très voisins de préparations n'ayant parfois aucun but commun -- ce que la nouvelle nomenclature française/européenne (molécule portée sur l'ordonnance avant le nom de la préparation) tend encore à sécuriser. Etc..

    Les missions du pharmacien sont nombreuses et aussi importantes que celles liées au médecin, les deux étant fondamentalement complémentaires.

  12. #11
    invitef0c99235

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par noir_ecaille Voir le message
    Une différence cependant, notée plus haut dans le fil, les formations ne sont pas toujours équivalentes d'une culture à l'autre. Au Canada il faut quatre années et en France bien plus pour devenir pharmacien.
    ...4 années, avec un minimum préparatoire de 2 ans (collégial) en sciences de la nature ou de la santé (idem pour médecine).

    Dans le système étasunien, que je connais mieux, le doc en médecine tu peux le faire en 3 ans et demi (avec trimestres d'été), externat compris. Ca paraît court non? Sauf que tu n'entres pas en médecine à 17 ans comme dans bien des pays. Ca prend a priori minimum 3 ans d'université. Idéalement c'est 3 ans d'université en sciences humaines (ou autre) + 1 année préparatoire (premed) + 1an+ de biomédicales ou de physiologie. Et bien souvent les candidats en médecine ont une maîtrise (2e cycle) voire un PhD, et/ou sont déja des professionels de la santé (pharmaciens, assistants-médecins, infirmières, biochimistes, etc.).

    Donc je ne pense pas que l'on puisse comparer les diplômes de manière quantitative, sans connaître le contexte.

    Les formations en santé sont probablement toutes très bonnes (même dans les pays pauvres). Mais pas équivalentes en terme de contenu et d'orientation.

    Exemple 1: Il y a des étudiants ou des professionnels de pays très pauvres qui sont calés en sciences de la vie, à un niveau hallucinant, et possiblement plus que plusieurs homologues, mais qui ne connaissent (et souvent ne connaîtront) que de la médecine de campagne, pas du tout à jour surtout sur le plan technologique.

    Exemple 2: L'accord France-Québec en matière de santé (en gros, les 2 États reconnaissent maintenant les formations comme équivalentes, et donc la pratique subséquente dans l'un ou l'autre des États, sans aucune exigence d'examens nationaux). C'est de la politique avant d'être de la santé. Car je sais à titre d'exemple que le cursus post-doctoral de certaines spécialités diffère entre la France et l'Amérique du Nord. Chacune des formations a surement ses forces et ses faiblesses, mais demeurent différentes (faudrait simplement que les professionels de la santé du Québec doivent passer les tests nationaux francais, et vice et versa. Je crois que d'un côté comme de l'autre, une bonne partie des candidats se planteraient).

    d'autant qu'en France on débouche sur un doctorat, et pas au Canada.
    Comme on disait, au Québec c'est aussi un Doctorat en pharmacie (ca demeure un doctorat de 1er cycle, sans thèse, comme tous les doctorats en médecine en amérique du nord).

    Ca fait une sacrée différence de compétences comme de culture (pratiques, usages, expertises, diagnostics...).
    Si la formation est égale, je ne vois pas ce que le titre de Dr. confère de plus, mis a part de flatouiller l'égo. Puis ça vire à la connerie tout ça. Je sais qu'au Quebec tout le monde s'est vu décerner le titre de Docteur, et lorsque le nom de leur diplôme ne leur permet pas, ils s'auto-proclamment docteurs et s'appellent ainsi entre eux (optometristes, chiros, ergotherapeutes, certains psychologues etc). Alors le seul avantage/desavantage que je vois, c'est que cela amène d'autant plus de confusion chez le public (dans la tête du patient, son chiro ou son osteopathe est bel et bien un Docteur, donc il lui soumet tous ses problèmes de santé. Mais comme ces disciplines, entre autres, ont souvent la fâcheuse tendance de prétendre pouvoir tout expliquer les problèmes de santé selon leur approche, là ça déraille).

    Le fait qu'un pharmacien puisse pratiquer des délivrances sans ordonnance pour une allergie est aussi essentiel sinon vital parfois.
    Je comprends, mais l'ordonnance par le pharmacien causera toujours certains problèmes méthodologiques. Car là, on se retrouve donc avec 2 méthodologies (voire 2 éthiques) médicales différentes pour traiter une même situation (les médecins doivent professionnellement, épistémologiquement et éthiquement suivre telle méthodologie médicale; mais les pharmaciens eux peuvent court-circuiter cette méthodologie). Et puis, le caractère "vital" d'une situation ne donne pas davantage le droit à un étudiant en médecine de poser un geste médical, même s'il est certain de ce qu'il fait. Les normes acceptables de compétences doivent-elles s'abaisser en fonction de la situation?

    Mais encore là, je ne dévalorise pas les compétences des pharmaciens. Je doute principalement de la méthodologie du diagnostic rapide (prescrire c'est diagnostiquer), car je pense que pour tout diagnostic, il faut un minimum de contact avec le patient, une connaissance de son historique, etc. En plus, même si ce n'est selon moi pas assez enseigné dans la littérature et même en faculté de médecine, l'état du patient peut souvent être compris par des signes qui peuvent sembler très subjectifs à la base. Or, l'observation de ces signes nécessite un contact étroit et concentré sur le patient, une conversation très concentrée (attention a la discussion, débit de la parole, regard, pupilles, concentration ou non lors de ses réponses, nervosité et type, présence ou absence de questions, etc). Des cas graves d'urgence sont détectés à partir de signes qui semblent superficiels, et qui sont parfois difficiles à détecter, même en étant à 2 pouces de la personne. Ce sont des choses qu'un pharmacien ne peut pas faire à l'arrière d'un comptoir, et même s'il pouvait le faire, là vraiment il n'est plus dans son champ de compétence.

    Les missions du pharmacien sont nombreuses et aussi importantes que celles liées au médecin, les deux étant fondamentalement complémentaires.
    100% d'accord.

  13. #12
    invite6f9dc52a

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par noir_ecaille Voir le message
    "demandez toujours à un professionnel de santé", oui, mais "lequel ?" Là, La réponse n'est pas encore automatique --
    La réponse n'est plus automatique, je dirais ...

    +1 pour le reste de tout le fil.

  14. #13
    noir_ecaille

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Et l'OMS en dit quoi ? Parce qu'il s'agit apparemment d'un problème de santé mondial, non ?

    On pourrait avoir un nom de domaine spécifique style "*.med" délivré avec parcimonie et uniquement par le biais de commission d'experts. D'accord c'est lourdingue, mais ce serait une marque de confiance/qualité, et comme point de repère ce serait l'étalon idéal ("c'est pas un point med, donc j'me méfie un peu quand même").

    C'est une idée presqu'en l'air, mais en même temps il faudra bien qu'un consensus international émerge ainsi que de nouvelles règles -- ou de nouveaux domaines.

  15. #14
    invite32f57b05

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Évidemment les patients ne sont pas à blâmer. Il s'agit d'un réflexe normal et légitime qu'une personne veuille se documenter sur ce qu'elle éprouve.
    Quand même un peu ; au final, cela revient à placer une auto-analyse au dessus de celle du mèdecin, qui a quand même fait pas mal d'études pour ça.

    Personnellement, même si je suis toujours tenté de faire ce genre de recherche sur internet, je ne le fais pas parce que je sais que cela va influer sur la façon dont je décris, voire dont je perçois mes symptômes.

  16. #15
    mh34
    Responsable des forums

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    On pourrait avoir un nom de domaine spécifique style "*.med"
    En principe, c'est à ça que sert la charte "Hon code".https://www.hon.ch/HONcode/HONcode_membership_f.html
    Mais certains sites la refusent, avec des arguments qui sont valables : http://www.atoute.org/n/article153.html
    Je ne pense pas qu'il y ait un moyen totalement satisfaisant de garantir la qualité de l'information lue sur le net...

    Pour Corazon ; en France, les pharmaciens ont le titre de docteur. Pour exercer en tant que pharmaciens, ils doivent soutenir une thèse.
    "Музыки хватает на всю жизнь, но целой жизни не хватает для музыки"
    Rachmaninoff

  17. #16
    noir_ecaille

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par mh34 Voir le message
    En France, les pharmaciens ont le titre de docteur. Pour exercer en tant que pharmaciens, ils doivent soutenir une thèse.
    Exact ! Ces "praticiens" (?) sont aussi habilités à délivrer des médications sans ordonnance selon la liste à laquelle appartiennent lesdites médication.

    C'est dommage concernant le HONcode, qu'il repose surtout sur la bonne volonté, plus que sur une sélection-ségrégation pour avoir le droit d'afficher ledit label. Mais on ne devient pas forcément populaire en distribuant "des mauvaises notes". Il manquerait juste un petit comité d'étude et surtout d'expertise des candidatures, notamment expertise juridique concernant les conflits d'intérêts -- bien que le déroulement de ces commissions risqueraient de prendre alors beaucoup plus de temps et donc d'argent.
    Vision naïve d'un monde hors réalité...

  18. #17
    Edelweiss68

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par noir_ecaille Voir le message
    Exact ! Ces "praticiens" (?)
    Oui, oui ça se dit!

  19. #18
    invite68e72638

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par noir_ecaille Voir le message
    Exact ! Ces "praticiens" (?)[/SIZE]
    Les pharmaciens praticiens sont les pharmaciens ayant suivis l'internat et obtenus un DES de biologie médicale (le même que pour les médecin) ou de pharmacie hospitalière. Ces pharmaciens là sont des praticiens.

  20. #19
    invitef0c99235

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par Ryuujin Voir le message
    Quand même un peu ; au final, cela revient à placer une auto-analyse au dessus de celle du mèdecin, qui a quand même fait pas mal d'études pour ça.

    Personnellement, même si je suis toujours tenté de faire ce genre de recherche sur internet, je ne le fais pas parce que je sais que cela va influer sur la façon dont je décris, voire dont je perçois mes symptômes.
    Lorsque je parlais de la tendance légitime du patient à faire une "auto-analyse" via Internet, pour reprendre votre terme juste, je parlais dans un contexte de soins de santé déficient, soit entre autres:
    a) mauvaise communication médecin-patient; pour xy raisons le médecin ne croit pas utile ou dédaigne à expliquer au patient ce qu'il a;
    b) pénurie de médecins et système surchargé (eg, Québec): les patients sont en attente et en attente de soins, et lorsqu'ils ont la chance de pouvoir voir le médecin, celui-ci peut ne pas avoir les 3 ou 4 minutes nécessaires pour expliquer les choses, répondre aux questions. Bien que les médecins québécois soient généralement fort courtois, ils sont surchargés.
    c) soins de santé gratuits peu ou pas accessibles: le cas de plusieurs pays.

    C'est justement ce que l'on dénote de manière générale, à savoir que l'auto-analyse, l'auto-diagnostic, l'auto-traitement, sont hasardeux voire probablement erronés et mauvais dans la très très grande majorité des cas. Malheureusement plusieurs gens pensent que si la description de quelques symptômes d'une pathologie correspond grosso modo à ce qu'ils ressentent, alors paf ils ont trouvé. Suffit de voir sur un certain forum dit "médical" sur Internet, fort populaire, où pulule ce genre de réflexe: "depuis quelques jours je ressents une douleur au thorax, quelqu'un sait ce que j'ai?"..."ah moi aussi j'ai déjà eu, ce n'est rien du tout, juste un muscle intercostal un peu enflé. Tu as du faire un mauvais mouvement. Ne t'inquiète pas ça va passer".

    Si la médecine était aussi simple, un cours d'une fin de semaine serait suffisante pour être médecin.

    Mais...est-il bon voire souhaitable que les patients diagnostiqués aillent sur Internet, pour par exemple: en apprendre davantage sur l'anatomie reliée à leur pathologie, sur certaines explications physiopathologiques, sur la médicamentation et la mise en garde, etc. Bien sûr que oui. Et c'est le très bon côté d'Internet. On ne peut non plus être contre les forums d'échanges qui regroupent une classe de patient aux prises avec une maladie x, les parents d'enfants malades etc. L'écoute et le support est un gros plus à toute thérapie médicale, et Internet permet cela entre autres.

    Et l'OMS en dit quoi ? Parce qu'il s'agit apparemment d'un problème de santé mondial, non ?

    On pourrait avoir un nom de domaine spécifique style "*.med" délivré avec parcimonie et uniquement par le biais de commission d'experts. D'accord c'est lourdingue, mais ce serait une marque de confiance/qualité, et comme point de repère ce serait l'étalon idéal ("c'est pas un point med, donc j'me méfie un peu quand même").

    C'est une idée presqu'en l'air, mais en même temps il faudra bien qu'un consensus international émerge ainsi que de nouvelles règles -- ou de nouveaux domaines.
    Je ne sais pas si l'OMS a prit position sur la chose. Mais elle le devrait, c'est réellement de son terrain.

    Pour l'idée d'un nom de domaine style .med, très bonne idée. Je pense que c'est techniquement possible de mettre une telle restriction. Il y a plusieurs années j'ai voulu acheter un nom de domaine .fr, n'étant pas Francais, et c'était passablement compliqué voire impossible (nécessité d'être inscrit comme société en France, nécessité subséquente d'avoir en banque un fonds de valeur Y, etc etc). Le .ca pour le Canada demande déjà un minimum de contrôle, supérieur au .com et cie.

    Envoyé par mh34
    En France, les pharmaciens ont le titre de docteur. Pour exercer en tant que pharmaciens, ils doivent soutenir une thèse.
    Au Québec, cas auquel je faisais allusion, il n'y a à ma connaissance aucune thèse. Jusqu'à tout récemment le titre de pharmacien, hormis les examens, était délivré après l'obtention d'un baccalauréat en pharmacie si je ne me trompe. Le baccalauréat, dans toutes les amériques, est un bacc universitaire (contrairement à l'Europe je crois). Il s'agit de 3 à 4 années d'université, sans thèse.

    Les pharmaciens ont fait pression sur le gouvernement du Québec pour que leur soit accordé le titre de Dr., mais je ne crois pas que la formation ait changé pour autant.

    En passant, aux États-Unis et au Canada le diplôme de médecine est aussi un Doctorat....mais il s'agit d'un doctorat de premier cycle et on ne fait pas de thèse. Les thèses, du moins ici, sont le propre des PhDs et non des doctorats professionnels.

  21. #20
    Edelweiss68

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par Corazon Voir le message
    Au Québec...Il s'agit de 3 à 4 années d'université, sans thèse.
    C'est 4 ans d'études supérieures plus l'examen de l'Ordre des pharmaciens du Québec.

  22. #21
    invitea4a042cf

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Je vous trouve un peu dur avec les sites médicaux sur Internet. Dans beaucoup de cas, c'est utile, je n'en citerai que quelques uns :
    - j'ai répondu à beaucoup de posts sur les entorses, car j'en ai eu un grand nombre. OK, il faut aller voir un médecin, nous sommes tous d'accord. Il n'empêche que les gestes de base restent les mêmes dès qu'il y a entorse : mettre de la glace, immobiliser l'articulation,... si bien qu'une personne qui a une entorse aura déjà bien agi dessus avant d'avoir son rendez-vous chez le médecin. Il existe de nombreux cas comme celui-là, où les gestes de base sont les mêmes pour tous.
    - Il est souvent utile, pour un malade, de connaître le vécu d'autres malades. Lorsque ma mère a eu un cancer, j'ai été sur des sites de malades. Non pour la soigner à distance, bien sûr, mais pour connaître le vécu "de l'autre côté du miroir", et savoir ainsi les choses à faire et les choses à éviter (je parle surtout de l'aspect psychologique). Pour cela, rien ne remplace les paroles des malades.
    - Dans de nombreux posts, notamment sur la sexualité, on peut rassurer les gens facilement, sans même qu'ils aillent voir un médecin. Et dans le cas où un médecin est nécessaire, les forumeurs conseillent presque systématiquement d'aller les voir.
    Bref, les forums médicaux et les sites médicaux, bien qu'imparfaits, remplissent une fonction importante de conseils de base, de parole de malades, et de simple bon sens.

  23. #22
    invitef0c99235

    Re : Comme quoi il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur Internet

    Citation Envoyé par Edelweiss68 Voir le message
    C'est 4 ans d'études supérieures plus l'examen de l'Ordre des pharmaciens du Québec.
    Oui. Mais ce sont des "études supérieures" dans le sens de "universitaire", puisque cela demeure des études de 1er cycle. Par ailleurs, l'idée n'était pas de discréditer les pharmaciens; au contraire j'ai beaucoup de respect pour eux.

    Envoyé par Cécile
    Je vous trouve un peu dur avec les sites médicaux sur Internet. Dans beaucoup de cas, c'est utile
    C'est ce que l'on dit. Simplement qu'il y a l'envers de la médaille.

    j'ai répondu à beaucoup de posts sur les entorses, car j'en ai eu un grand nombre. OK, il faut aller voir un médecin, nous sommes tous d'accord. Il n'empêche que les gestes de base restent les mêmes dès qu'il y a entorse : mettre de la glace, immobiliser l'articulation,... si bien qu'une personne qui a une entorse aura déjà bien agi dessus avant d'avoir son rendez-vous chez le médecin. Il existe de nombreux cas comme celui-là, où les gestes de base sont les mêmes pour tous.
    Justement, non. Même dans le cas d'une entorse, il y a des nuances. Deuxièmement, ce que vous faites en proposant un traitement, c'est implicitement et a priori de poser un diagnostic (ou de confirmer celui de la personne) et ce, via Internet. Troisièmement, et selon leur condition médicale, il y a certaines personnes à qui il peut ne pas être bon d'appliquer de la glace comme vous dites le proposer systématiquement et sans nuances.
    Enfin, je ne peux pas affirmer que construire un pont c'est simple, et que cela nécessite seulement du béton et un peu d'acier, car je ne suis pas ingénieur. Je n'en sais rien. Alors je ne peux pas réduire l'ensemble d'un domaine de connaissances à quelque chose de simple....du simple fait que j'ignore l'existence ce dit ensemble.

    Il est souvent utile, pour un malade, de connaître le vécu d'autres malades. Lorsque ma mère a eu un cancer, j'ai été sur des sites de malades. Non pour la soigner à distance, bien sûr, mais pour connaître le vécu "de l'autre côté du miroir", et savoir ainsi les choses à faire et les choses à éviter (je parle surtout de l'aspect psychologique). Pour cela, rien ne remplace les paroles des malades.
    Bien entendu. A la délicate tâche de devoir me citer, si vous lisez mon post précédent:
    Mais...est-il bon voire souhaitable que les patients diagnostiqués aillent sur Internet, pour par exemple: en apprendre davantage sur l'anatomie reliée à leur pathologie, sur certaines explications physiopathologiques, sur la médicamentation et la mise en garde, etc. Bien sûr que oui. Et c'est le très bon côté d'Internet. On ne peut non plus être contre les forums d'échanges qui regroupent une classe de patient aux prises avec une maladie x, les parents d'enfants malades etc. L'écoute et le support est un gros plus à toute thérapie médicale, et Internet permet cela entre autres.
    Ça fait partie de la thérapie. Ne serait-ce que l'écoute, ce que malheureusement le médecin n'a pas toujours le temps de faire, et ce que souvent même la famille du patient a de la difficulté à faire ou à bien faire et ce, quand famille il y a. Et effectivement, n'oublions jamais que le médecin n'est pas dans le corps du patient (en se rappelant toutefois que le médecin est aussi un être vivant, et qu'il est aussi un patient à l'occasion et n'est donc pas dénué de toute sensibilité). Pour cela, Internet est quelque chose qui peut être très positif et participer à la thérapie.

    Dans de nombreux posts, notamment sur la sexualité, on peut rassurer les gens facilement, sans même qu'ils aillent voir un médecin. Et dans le cas où un médecin est nécessaire, les forumeurs conseillent presque systématiquement d'aller les voir.
    Bref, les forums médicaux et les sites médicaux, bien qu'imparfaits, remplissent une fonction importante de conseils de base, de parole de malades, et de simple bon sens.
    Encore là, difficile d'expliquer comment un forumeur sans la formation requise peut être en mesure de dire à un autre forumeur quand il faut consulter ou quand il ne faut pas consulter. Mêmes les ambulanciers ne prennent pas cette initiative; mêmes les infirmières au triage à l'urgence ne prennent pas cette initiative, et peu importe les cas. Mais vous dites que n'importe qui sur un forum le peut? C'est un non sens.

    Les seuls forums sécuritaires, quoique rien n'est parfait, ce sont ceux comme celui de FS, d'autres aux ÉU, celui de Dr.Dupagne même si je pense qu'il est débordé, où il y a des intervenants médicaux et une modération médicale pour prévenir tout risque ou ambiguité. Un bon forum médical est celui où il y a un médecin qui assure une surveillance sur chaque fil. Parfois les internautes peuvent se donner de bons conseils, mais si il y a dérapage au moins il y aura intervention et rectification. On parle de santé, pas de voitures à coller.

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