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12/02/2012 - 10h14 essais38
rugby
bonjour!
j'entraine des cadets, (-17ans) et certains ont le trac d'effectuer un placage sur un adversaire
j'aimerais pouvoir leur demontrer que plus ils vont vite sur l'adversaire, et plus l'impact est en leur faveur, plus l'adversaire subira ce placage et que la chance de le faire reculer sur le choc sera grande
j'aimerais le faire par la physique....
quelqu'un peut il m'aider?
merci par avance
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12/02/2012 - 12h46 tarninou
Re : rugby
Bonjour,
je n'y connais rien en formules mais il me semble que tu peux faire une expérience assez parlante avec ces petits jeux composés de billes reliés à des barres parralèles par des fils (tape balancier de Newton dans google si tu ne vois pas de quoi je parle).
Essayer avec juste deux billes: que se passe-t-il avec une bille à l'arrêt et une bille avec de la vitesse, avec deux billes avec la même vitesse... Même sans avoir le jeu sous la main, je trouve qu'on visualise assez bien ce qui est susceptible de se passer.
C'est l'histoire d'un têtard qui croyait qu'il était tôt alors qu'en fait il était tard. -
12/02/2012 - 14h51 essais38
Re : rugby
merci beaucoup, je visualise tres bien, et c'est une excellente idee!
merci de ta contribution a la bonne marche de mon equipe ; )
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13/02/2012 - 15h50 _Goel_
Re : rugby
Malheureusement, la science dit que plus l'écart de vitesse est grand, plus l'énergie dissipée est grande... mais elle est dissipée autant par un corps que par l'autre, et le corps le plus massique aura une réduction de vitesse ("choc") moins importante que le corps le moins massique.
Dans le cas de 2 corps de masses identiques, il y a un truc : c'est continuer à avancer durant l'impact.
une personne de 50kg qui pousse de 50kg (=une personne capable de se relever sur 1 seul pied) a un poids "apparent" pour son adversaire de 100kg...
C'est un concept très connu des sports de combats (il faut frapper qqn comme si le point d'impact était 5cm plus loin) et des sports de lancer (il ne faut pas arrêter un lancer quand on a lâché l'objet mais continuer son geste)
Le succès c'est d'être capable d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme -
21/02/2012 - 17h46 Dormeur74
Re : rugby
Pour avoir pas mal joué au rugby à Toulouse en universitaire dans les années 60, j'ai gardé en tête les principes de nos entraîneurs. Ils n'ont hélas rien à voir avec l'énergie cinétique du plus rapide au moment de l'impact. En boxe, c'est exactement la même chose et je partage complètement l'approche de _Goel_
Je vous livre de mémoire ce qui nous était enseigné, même si les pages semblent un peu vieillottes :
- dans un plaquage mal fait, c'est le plaqueur qui se fait mal le plus souvent (règle n° 1).
- même si le plaqueur arrive plus vite que le porteur du ballon, si le point d'impact est mal choisi, le geste sera inefficace, voire nul.
- le but n'est pas de faire reculer l'adversaire dans l'impact, mais de le faire tomber, ce qui change tout. Jean-Pierre Rives a mis au sol un maximum de mammouths grâce à une technique de plaquage qui a longtemps fait école : "Le bon geste, au bon endroit, au bon moment" ; que les militaires appliquent depuis Soun Tsou avec le principe de "l'économie des forces et la concentration des moyens" ; principe très proche de l'exploitation de la force de l'adversaire en Aïkido.
- le plus gros défaut au moment de l'impact est de ne pas avoir les deux pieds au sol.
- on applique le principe de la poussée continue évoquée plus haut (arts martiaux) en cherchant à passer "à travers l'adversaire" (sur un 100m, la ligne d'arrivée est à 110 mètres).
Ta question reste entière : comment convaincre un enfant de 50 kilos qu'il peut avoir raison d'un charnu qui pèse le double sans se faire mal. Dis-lui que tout se passe dans la technique de la mise à terre. La bonne vitesse, au bon endroit et surtout au bon moment.
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21/02/2012 - 18h16 essais38
Re : rugby
merci a tous pour votre contribution!
maintenant , le plus dur reste a faire!!!
quelle que soit la methode, les convaincre qu'ils sont les maitres du terrain!!!
merci encore
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