On mesure soit la vitesse radiale de l'étoile par effet Doppler (la période et l'intensité de l'effet Doppler donne accès à la masse de la planète si on connait la masse de l'étoile) soit la baisse de luminosité de l'étoile en cas de transit de la planète devant (ce qui donne accès au diamètre de la planète).

je comprends mais je ne vois pas le rapport (encore une fois, pourquoi la masse est importante pour l'albedo? j'en découvre décidement beaucoup sur l'importance de la masse d'une planète)
En d'occurrence il n'y a pas de relation simple (même simpliste) qu'on puisse établir entre la masse et l'albédo. Autrement dit, on ne connait pas au départ la température de surface ; simplement que pour un albédo "moyen" (a=0,5) la température de surface est compatible avec l'entretien d'une vie de surface (délimitée par T=0°C et T=50°C) sans effet de serre (T=20°C). L'idée est de déterminer si cette situation est stable, c'est à dire si la planète est habitable sur de longue durée, et là c'est le raisonnement sur la tectonique, ou intervient la masse, qui rentre en jeu.


Posté par Gilgamesh Voir le message
Si on a beaucoup de chance, bcp de lumière, un instrument hyper précis, etc on peut éventuellement essayer d'accéder aux infimes modification du spectre de l'étoile induit par le passage d'une petite partie de la lumière de l'étoile à travers l'atmosphère de la planète au moment du transit.

pareil, je comprends mais je ne vois pas le rapport
L'idée c'est qu'on pourrait peut être de cette manière mesurer un spectre atmosphérique et là c'est (potentiellement) Byzance, parce que tu as potentiellement accès de cette manière à la composition chimique de l'atmosphère.


Posté par Gilgamesh Voir le message
Y'a aussi les effet de microlentille, mais c'est un "one shot" : c'est le résultat d'une coincidence d'alignement entre le système et une étoile lointaine, on ne mesure le système qu'une fois et c'est fini, donc on ne peut pas vraiment l'étudier.

là en revanche je comprends rien
Imagine une étoile S de la Galaxie en arrière plan, si possible lumineuse (plus y a de lumière mieux c'est, mais il faut que ça reste ponctuel, donc pas une galaxie ou une nébuleuse). Si une étoile E s'interpose entre cette source ponctuelle lointaine et nous, en T, au hasard des orbites galactiques, et que l'alignement S-E-T est très exact, la lumière de la source S va se trouver être momentanément amplifiée, par la déflexion de sa lumière par le champs gravitationnel de E durant quelques jours, le temps que l'alignement se défasse. Cet effet de lentille gravitationnel est prédit par la Relativité Générale. En surveillant de manière semi-automatisée un grand champs d'étoiles tu peux programmer ta manip' pour détecter celles dont la luminosité augmente en l'espace de quelques heures et te focaliser dessus. Imagine maintenant que cette étoile E possède une planète P dont l'orbite soit bien dans le plan et qui passe à son tour devant la source lointaine ; elle va provoquer à son tour un effet de lentille gravitationnelle, un pic secondaire sur la courbe de lumière, alors même qu'elle est bien trop éloignée pour qu'on puisse l'imager et cet effet marche même pour des planètes trop peu massive pour décaler substantiellement le spectre de l'étoile par effet Doppler. L'écart entre le pic principal (dû à E) et le pic secondaire (dû à P) donne une idée de la distance entre l'étoile E et sa planète P. La hauteur du pic secondaire donne accès à la masse de P. Connaissant la distance et la masse de E (par analyse classique du spectre) tu peux donc te faire une idée du système planétaire qui est passé devant tes yeux. Par contre, l'alignement avec une source lointaine étant un évènement extraordinairement fortuit, tu ne peux faire qu'une mesure et une seule.

a+