Bonjour,
En effet un hélico en stationnaire a un pas collectif plus important qu'en translation (sauf pour les vitesses supérieures) mais pas pour ces raisons (voir Froude). C'est plutôt parce que le disque rotor entier se comporte comme une aile dès qu'il y a une translation, il nécessite donc moins de puissance par conséquent moins de pas collectif.
Pour le vol vertical la montée ne pose aucun problème car celle ci ne perturbe pas l'écoulement naturel du rotor (son sens)
Par contre pour le vol en descente , les filets d'air sont toujours aspirés de haut en bas (toujours Froude) mais à "contrario" du vol ascensionnel le vol descendant laisse apparaître une composition vectorielle de cette vitesse de Froude différente (vent relatif inverse)
tant que les vecteurs Fn et Vz sont de sens contraire il n'y a pas a priori de problème de puissance pour maintenir le rotor car les filets d'air peuvent fournir de la puissance au rotor.
Pour la descente rapide c'est un peu particulier car cela correspond en effet à une puissance négative avec la roue libre qui rentre en action et donc une forme d'autorotation, a priori si c'est deconseillé cela ne pose pas de problème.
Par contre je vous laisse juge d'une certaine Vz modérée où il y a inversion du sens des vitesses et forcement un moment où les moments sont nuls. Je dirais plutôt que sous le rotor apparaissent des turbulences contradictoires qui obligent les filets centraux sous ce même rotor à se rabattre vers le bas et les filets d'air centraux supérieurs de créer une zone tourbillonnaire à la périphérie du rotor.
Je ferais mieux de faire un schéma mais je n'ai pas de crayon.
Enfin ce que je veux dire dans ce cas très précis, il n'y a plus de surface de discontinuité, les filets d'air du haut ne sont plus solidaire du bas et l'hélico ne vole plus il tombe tranquillement.
Danc ce cas il faut en effet inverser le pas (autorot) et chercher à pousser les remous vers l'arriere avec le pas cyclique pour réaliser une jonction entre l'air du haut et du bas du plan rotor.



