Bonjour Akla,
je suis allé butiner sur le web pour tenter de mieux saisir cette fameuse théorie et voici ce que j'ai découvert.
1) La plupart des neurones communiquent chimiquement entre elles par le biais de synapses. (vision 'classique' du fonctionnement du cerveau)
2) Certaines neurones ont aussi une seconde sorte de synapse qui fonctionne à l'électricité. Les connections par synapses électriques sont plus nombreuses au centre du cerveau (découverte plus récente).
3) Au début du siècle on a découvert que 80 à 90% des cellules de notre cerveau sont du type 'gliales'. Ces dernières remplissent des fonctions de 'maintenance' du cerveau: nourriture, isolation et support mécanique.
Petite anecdote concernant les cellules gliales : lorsque la découverte que notre cerveau n'était constitué que de 10% de neurones fut annoncée, les journaux s'emparèrent de l'affaire en titrant "nous n'utilisons que 10% de notre cerveau pour penser" (ce qui est exact). Plus tard, cette information fut déformée en "90% de notre cerveau est inutilisé" (ce qui est inexact). Cette confusion persiste toujours. Depuis longtemps, je m'interrogeais sur le bien fondé de cette assertion: après tout, ce qui ne sert pas s'atrophie, alors pourquoi en aurait-il été autrement ici ? Pour la petite histoire, on sait maintenant que les cellules gliales participent un peu aux échanges neuronaux.
Inutile de commenter le point 1) nous connaissons tous la communication chimique des neurones. Passons donc directement au point 2) qui traite de la communication synaptique via un lien électrique. Selon moi, tout ce que cela veut dire c'est lorsque deux neurones tentent de communiquer, les liens électriques sont plus rapides que les liens chimiques. La communication se ferait de cytoplasme à cytoplasme.
Nous sommes donc toujours bien dans le domaine matériel et il s'agit toujours de liens physiques. À moins de nouvelles percées dans ce domaine, il ne s'agit de rien de plus que de petits amalgames de cellules qui utilisent (en plus de leurs synapses chimiques) un mode de communication plus rapide mais marginal. C'est triste (j'en suis le premier déçu) mais c'est ainsi.
Il y a tout de même une piste de recherches ouverte par un certain Karl Pribram qui effectue de passionnantes recherches sur la nature de la mémoire. Il tente d'expliquer le fonctionnement du 'stockage' de la mémoire en faisant appel à des concepts s'inspirant des principes d'opération des hologrammes. Très très très intéressant, mais ...la mémoire n'est pas la pensée.
Il semblerait donc que les dernières découvertes neurologiques ne rien d'autre qu'un pas de plus vers découverte du fonctionnement de notre 'ordinateur organique'. Je n'ai rien trouvé là qui puisse impliquer un éventuel aspect métaphysique. J'abandonne donc donc cet aspect des choses aux philosophes et aux prédicateurs ...à moins bien sûr, qu'il n'y ait eu de nouveaux développements qui m'auraient échappés dans mon rapide survol de ces questions.
à la prochaine...


