Ne voyant pas l'interet d'une alimentation 0% OGM des animaux d'elevage, je ne vois pas non plus celui de cette remarque. Mais si tu en vois un, eclaire-nous donc...« Trois filières – biologique, conventionnelle et transgénique – ont coexisté jusqu’au début de cette année, expose Yvan Dejaegher, directeur général d’Apfaca. Nous avons dû abandonner le cahier des charges lié aux filières conventionnelles sans OGM en raison du surcoût lié au transport et aux procédures de contrôle qu’il occasionnait pour les producteurs et la grande distribution. Avec la flambée des prix, c’était intenable… "
Ce qui n'est pas un argument ; devrait-on interdire preventivement TOUT ce qui presente des risques potentiels en attendant d'avoir cette plethore d'informations, ou meme les moyens de l'avoir ?Juste parce que cette discussion commence à tourner en rond, je ferais juste remarquer que l'Allemagne a fait exactement la même chose il y a quelques années que ce qu'on est en train de faire en France : suspendre le mon810 le temps de mettre les structures en place, puis autorisation du mon810 a condition de respecter un plan de surveillance controlant les points suivants
J'imagine que tu seras d'accord pour dire qu'on ne peut pas fonctionner ainsi, et qu'on est obliges d'autoriser dans l'attente de preuves de risque effectif.
Bah alors pourquoi cette exception pour les OGM ?
On l'a largement montre : les OGM ne presentent pas d'autres risques potentiels que ceux de toute modification d'un genome mal connu. Alors pourquoi faudrait-il interdire preventivement les OGM en attendant des tests, alors qu'on autorise par defauts les varietes OGM avec 1000 fois moins de certitudes que pour les OGM ?!?
Non : c'est le fait d'avoir SELECTIONNE ces semences OGM, puis de les avoir sciemment semees.A propos de Percy Schmeiser, Ryuujin confond les deux procès... Le procès de 2000 c'était pour savoir à qui appartenait les gènes du colza : à Monsanto ou au fermier. Percy Schmeiser a trouvé du colza qui résistait au round up sur son champs puis l'a resemé, c'est le fait de resemer le colza issu de la contamination de son champs dont la cour parle quand elle utilise le terme "actively cultivated Roundup Ready Canola". Le procès devait décider ce qui était prédominant : le droit du propriétaire du sol ou le droit du brevet. Le jugement dit donc que s'il y a contamination, la plante ogm n'appartient pas à l'agriculteur contaminé mais au possesseur du brevet.
La nuance est enorme...
C'est donc toi qui te trompe de proces, et non moi : c'est bien lors du premier proces que la question de la propriete des semences OGM a ete tranchee, et que Schmeiser a ete reconnu coupable de contrefacon.Ensuite il y a un deuxième procès, en 2005 comme Schmeiser a encore retrouvé du colza ogm dans son champs et que le précédent procès avait indiqué que le colza breveté était la propriété de monsanto et pas du cultivateur alors Schmeiser a payé une entreprise pour enlever le colza transgénique de son champs et a envoyé la facture a Monsanto. Le procès n'a pas encore eu lieu mais monsanto après avoir refusé a finalement cédé et a payé pour nettoyer le champs sans que Schmeiser soit obligé de signer un accord indiquant qu'il ne devait jamais parler de cette affaire ni porter plainte contre monsanto comme le demande habituellement la firme.
Bien sur : le tolle mediatique largement injustifie qui a suivit l'annonce des recherches sur le sujet.Ces deux affirmations sont contradictoires... si personne ne s'y risque, c'est qu'il y a bien une raison.
Ca marche tres bien dans les films.La méthode de Monsanto c'est d'embaucher des enquêteurs qui vont tester tous les champs qu'ils trouvent, et ensuite d'envoyer des courriers d'avocats menaçant de mettre sur la paille tout ceux qui ont eu le malheur d'avoir un test positif à moins qu'ils acceptent un compromis financier... A priori ça a l'air de pas mal marcher...
En realite, tester autant de champs releve de la science fiction. Et je ne parle meme pas des pays ou il n'y a aucun controle possible, comme en Inde...
La contrefacon des semences a toujours existe, et n'a jamais empeche les semencier de survivre : pour y repondre, ils maintiennent un turn-over rapide des varietes. Une fois une variete tres repandu, il est facile d'en obtenir des semences illegalement, mais lorsqu'elle vient d'etre lancee, il faut les acheter. Ces entreprises s'arrangent donc pour se faire un maximum d'argent sur le lancement de leurs varietes.
En Inde par exemple, Monsanto a commercialise ses semences OGM a un prix 4 fois superieur au prix normal. Ce prix a considerablement baisse depuis, mais ils ont engrange l'essenciel de leurs benefices sur les premieres annees.
enfin bref, vous en faites pas pour eux : ca fait plus de 50 ans qu'ils s'en sortent sans varietes steriles ; ils savent faire...


