Nous ne faisons pas des "prédictions" (cf astrologie) mais des "prévisions" (cf météorologie).

Je pense que le vrai défi est dans notre capacité d'adaptation / ou d'action pour limiter le rythme et l'intensité des concentrations atmosphériques en gaz à effet de serre et donc du changement climatique.

Il faut bien sur faire la nuance entre variabilité météorologique (évènements extrêmes, fluctuations d'un jour à l'autre) et climat, qui intègre pour une période de 30 ans ("échelle humaine") à la fois les conditions moyennes et leur variabilité.

Le changement climatique inclut un changement non seulement des moyennes mais également de la variabilité => nous allons perdre notre référentiel d'évènements extrêmes ("sécheresse record", "crue du siècle") pourtant essentielle pour notre adaptation. Un exemple : la canicule de 2003 en Europe correspond à un réchauffement de plusieurs degrés au dessus de la variabilité des températures pendant les derniers siècles => on sort du rythme "habituel" du climat européen.

Je suis d'accord avec votre dernière analyse sauf que nous ne sommes pas que vulnérables, nous sommes acteurs du changement climatique (émissions de CO2) et nous sommes capables de le prévoir, donc, a priori, de nous y préparer.

Il me semble également que ce sont les plus pauvres qui sont les plus vulnérables face au changement climatique => le risque de bouleversements est aussi un risque politique et géopolitique au delà du risque économique.