Bonjour,
Envoyé par grhum
Danger d'une généralisation qui pourrait être abusive : il semble en effet que dans certains endroits l'utilisation de l'huile de palme n'entraîne aucun problème et la plantation massive de Jatropha dans des zones impropres à d"autres cultures et jusqu'au long des voies ferrées (certains états de l'Inde) afin de produire de l'huile carburant résout très bien cette question.
Alors évoquer "les pauvres" me semble être une facilité abusive : il y a différents types de pauvreté dans différents types de régions (du nord au sud, des régions tropicales aux régions froides) avec différentes possibilités et opportunités locales...
La catégorie "les pauvres . . . du tiers monde" n'a aucune valeur scientifique, aucune pertinence sur ce forum ou ailleurs !
Je dirais plutôt "éventuellement l'HVB, mais aucun diester ni éthanol" car il faut envisager la question énergétique telle qu'elle se pose.Envoyé par grhum
Cette question se décline ainsi : diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.
Cela revient à diminuer notre consommation de produit dont l'utilisation correspond à des émissions de GES.
Obtenir le meilleur résultat de ce point de vue ne passe pas nécessairement par les carburants automobiles : il semblerait que les performances optimales, tant sur le plan financier que d'un point de vue thermodynamique, passeraient par d'autres usages de la biomasse (production de gaz et d'électricité).
Mais que, dans la mesure où c'est possible (financièrement et sans que cela ait des influences néfastes notamment sur le plan agricole et sur les impacts de l'agriculture) en offrant un rendement thermodynamique GLOBAL satisfaisant pourquoi, en effet, ne pas produire UN PEU de biocarburants ?
Comment le faire ?
Dans des circuits courts et avec le moins de transformations possibles (transformations = comsommation d'énergie = abaissement du rendement global, idem pour une production délocalisée nécessitant des transports importants).
Et la solution qui cumule le plus d'atouts est une production / distribution locale d'HVB par les agriculteurs ou avec l'intermédiaire d'entreprises qui se chargeraient de presser et distribuer les huiles, en retenant quelques aspects importants de ce type de cycle court.
La production d'HVB est aussi une production de tourteau de grande qualité pour l'alimentation du bétail, avec un impact positif sur nos importations de tourteau de soja (qui baisseraient proportionnellement).
Cette production ne nécessitant pas les investissements lourds qu'impliquent diester et éthanol seraient économiquement plus viable.
Il ne serait pas nécessaire de subventionner la production d'HVB (à tout le moins pas à hauteur des autres biocarburants, puisqu'il est d'ores et déjà rentable pour un agriculteur d'utiliser les HVB), et nous paierons ces subventions... pour un très piètre résultat global !!!
Les HVB en cycles courts favoriseraient le développement de petites entreprises et l'emploi bien plus que les solutions diester ou éthanol (d'ailleurs les arguments de création d'emploi avancés par le gouvernement dans le dossier biocarburants ont été très fortement critiqués et revus à la baisse...).
Aborder la question des biocarburants ne doit se faire qu'au travers d'une vision globale, comprenant l'aspect thermodynamique, agricole, environnemental, social....


