Intéressant, ton texte.
Je ne pourrai pas t’aider dans tes recherches de références, mais il me semble bien effectivement que les pensées philosophiques, ni les sciences d’ailleurs, ne naissent par hasard dans l’histoire des hommes.
De même, je ne pense pas que l’on adhère à une pensée sans raison intime, consciente ou non, fortement liée à son histoire personnelle.
Je suis malgré tout étonné que tu ne trouve rien sur la sociologie des philosophies.
Après tout, les méthodes d’analyses ne devraient pas être tellement différentes de celles utilisées pour les autres structures de pensées.
Or, sauf erreur, il existe une foultitude d’ouvrages traitant de la sociologie des mythologies, des religions, des politiques, des idéologies, des animismes, des cosmologies ou autres systèmes de représentation du monde.
D’un point de vue méthodologique, le fait que ces systèmes soient valides ou non ne devrait pas changer grand chose, non ?
Il est vrai que le problème que tu soulèves, c’est celui d’une sociologie sur "matériel vivant", donc touchant au politique (un peu comme les sociologies des "banlieues sensibles" touchent nécessairement au politique) et qui plus est, sur des sujets qui se pensent eux-mêmes, dont fait lui-même partie le sociologue réalisant l’analyse.
Dans ces conditions, pas franchement facile de maintenir la distance nécessaire entre l’observateur et l’observation !
La sociologie n’est donc peut-être pas le meilleur outil ici.
En revanche, peut-être qu’un outil comme la psychanalyse serait mieux adapté.
Sais pas…
Amicalement,
Aigoual.

