Envoyé par mmy
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Merci de ces précisions Mmy.
Note seulement que j'ai employé l'ADD comme une analogie pour répondre au post du début, et que j'ai simplifié à outrance en insistant sur les cas où ces effets extrêmes peuvent arriver.
C'est exact que les accidents ou décés dus à l'ADD sont de prime abord dus aux asphyxie et embolies par coincement des bulles dans les tissus. Mais pour l'individu, partant d'une immersion importante, après les embolies gazeuses, ce serait la destruction des tissus due aux contraintes que ces bulles provoquent qui finiraient par survenir.
Et en me relisant bien tu verrais que je n'ai pas invoqué cette cause d'ADD comme étant exclusive, ni que j'ai évacué la possibilité de remonter en urgence sans palier et sans respecter les 17m/mn lorsqu'on pratique la plongée (j'ai moi-même eu l'occasion de le voir faire dans ma lointaine jeunesse lorsque nous eûmes un problème dans notre palanquée).
En fait il est plus exact d'illustrer le cas des lésions tissulaires dans la situation de l'accident par surpression pulmonaire (*)(chose que j'ai vue), mais, à tort, je n'ai pas cherché à trop détailler, ce qui pouvait donner l'impression de mélanger les choses, et ta remarque y remédie.
(*) note de précision (pas pour toi mmy, car je pense que tu connais): la surpression pulmonaire survient dans le processus suivant. Lors d'une plongée avec de l'air, l'air inspiré à la profondeur considérée est à la pression d'immersion. Lors de la remontée cet air se détend et son volume augmente. Il faut donc l'expulser progressivement au cours de la remontée. Si pour une raison quelconque (paralysie de la glotte) ce n'est pas fait, la dilatation de l'air crée une contrainte mécanique dans les poumons pouvant dépasser leur limite élastique: c'est l'accident avec déchirure des alvéoles, l'air se mélange alors au sang et atteint par les vaisseaux les organes vitaux (coeur, cerveau). Prenons un plongeur, de capacité pulmonaire 5 litres, descendant à 30 mètres. Sous une température supposée constante (loi de Mariotte), on a PV = P'V' avec P' = 4 bars (pression d'immersion) et V' = 5 l, et P = 1 bar (surface): le volume pulmonaire à la surface devient alors V = V'P'/P = 5x4/1 = 20 litres !!! Je puis affirmer, d'expérience, que ce genre d'accident existe. Il aurait été plus approprié de le choisir comme analogie dans ma réponse initiale à ce fil.


