Envoyé par EspritTordu
Non les antiprotons approchant les édifices neutres (vus de loin) des atomes de la parois vont trouver à l'intérieur de ces édifices (vus de près) une adorable charge positive, le noyau... la suite de l'histoire va être torride. et il est alors conseillé de s'éloigner des protagonistes (question de pudeur, toussa).
C'est une idée qui m'a traversée l'esprit. Comment peut-on être sûr de s'attendre au résultat du laboratoire, lorsque le phénomène se fait à grande échelle dans l'espace. Cela ne remet pas en cause le résultat du laboratoire que je ne peux évaluer. Mais si on imagine une étoile avec une masse digne d'une étoile, et une anti-étoile (je pense qu'on peut les appeler ainsi) de masse tout autant titanesque, on peut s'attendre à une rencontre des plus... explosive. Ne dit-on pas que le rayonnements gamma spatiaux sont parmi les phénomènes les plus violents et générant d'hypothétiques ondes gravitationnels? Dans ce brassage d'annihilation en chaînes, de soupe cosmique (je peux réunir tout de plus violent, fusion, fission, chocs thermiques...) les résultats classiques ne sont-ils pas masqués, le phénomène ne laissant sortir qu'un rayonnement résiduel, le rayonnement synchrotron? On à le début de l'histoire, la fin, mais le corps de l'affaire se limite me semble-t-il -je ne suis pas un spécialiste aussi...- uniquement encore à des spéculations.
C'est juste une idée au passage. Cela me conduit à ma demander alors comment on reconnait un rayonnement synchrotron d'un autre rayonnement?
Comme tout rayonnement : on regarde le spectre c'est à dire la distribution de l'énergie par longueur d'onde.
Les spectre de désintégrations (radioactivité, matière-antimatière) sont les plus faciles à déterminer : on a des pics à des longueurs d'onde très précises, c'est immanquable. On peut lire "ce qui se désintègre" directement dans le spectre.
Ensuite, tu as les spectres thermiques (emission du fait de la température) qui sont également très caractéristiques : la distribution est liée à la loi de Planck. On peut lire la température de l'objet directement dans le spectre.
Le rayonnement synchrotron par contre c'est beaucoup plus compliqué parce que ça va dépendre de la nature des charges accélérées et de l'accélération elle même et en plus le rayonnement n'est pas isotrope comme les deux autres. Il est émis selon un cône. J'inclue la dedans les rayonnement de freinage (émission X). Ce que tu as de plus courant ce sont les deux extrémités du spectre : radio ou au contraire X-gamma.
Sur cette base, les rayonnement qu'ils soient synchrotron ou 'monochromatique' ont la possiblité de se "thermaliser" en chauffant de la matière qui va réemettre un spectre thermique.
Aucune autre conversion n'est possible : un rayonnement thermique ou synchrotron ne donnera jamais un truc monochromatique, un rayonnement thermique ou monochromatique ne deviendra jamais synchrotron.
Donc : si on détecte un spectre thermique, il n'est jamais
exclu qu'un phénomène non-thermique puisse être derrière cela, puisque tout peut se thermaliser.
par contre si le spectre est non-thermique, alors on sait que c'est "natif" et non issue d'une conversion. Le spectre des GRB n'est pas thermique, et pas monochromatique non plus. Donc ce n'est pas de l'antimatière.
salut



. et il est alors conseillé de s'éloigner des protagonistes (question de pudeur, toussa).
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