Le problème, c'est que les écarts de conduite et les dysfonctionnements sont des cas uniques, alors les critiquer en faisant le commentaire d'un texte de loi est une généralisation explicite!Tu défends les médecins, et c'est normal. Mais le respect du patient que tu décris n'est pas toujours de mise.
Le texte est écrit par Mme Salomé Viviana, pas par M. Winckler, c'est écrit en haut de pageIl y a quelques années, j'avais entendu Martin Winckler (c'est "il", pas "elle") dans une émission sur France Inter, consacrée à la contraception. Et les témoignages des auditrices étaient glaçants. Une telle disait que, lorsqu'elle demandait un moyen de contraception alors qu'elle avait 40 ans, son gynéco lui répondait : attendez quelques années et vous serez ménauposée (il faut savoir que beaucoup d'IVG concernent des femmes de 40 ans et plus, qui croyaient ne plus pouvoir tomber enceinte). Telle autre, qui n'a jamais eu d'enfant, réclame un stérilet car elle ne supporte pas la pilule. Le médecin lui refuse (alors que de nombreuses études ont prouvé que la pose du stérilet à des femmes n'ayant jamais eu d'enfant n'est pas contreindiqué). Résultat, plusieurs grossesses non désirées et plusieurs IVG.
Votre exemple renvoit à la médecine libérale (gynécologie de ville) où la concurrence joue toujours. Les médecins ne sont pas indemnes des croyances quasi-occultes (le mieux que j'ai entendu c'est un ami dont les douleurs au foie ont été imputées aux ondes du portables...) mais pour autant, s'il y a refus irraisonné, on peut toujours aller chez l'"aimable confrère" plus accomodant. C'est l'avantage (le seul?) de la médecine libérale, hors le texte de Mme Viviana cible essentiellement la médecine hospitalière.
10? Avec l'explosion du numérus clausus, 10, ce sera peu dans quelques années (d'ailleurs je me demande qui a éclairé le consentement du ministre sur cette affaire). Alors on peut faire comme pour la génération actuelle de généralistes : on réinstitue le concours d'externat donc on évacue une partie des étudiants en médecine de l'enseignement clinique. Quitte à se retrouver de nouveau avec des docteurs en médecine n'ayant jamais approché de patients. De toutes façons, si c'est pour attendre dans le couloir ce n'est pas la peine.Certainement pas en étant 10 à écouter un chef de service pérorer et à le regarder examiner, mais en examinant soi-même sous l'oeil du chef de service, pas à 10 d'un coup, et en respectant la dignité du malade.
On m'a appris (pas à la fac) à écrire en vert "message de la modération [...]" dès que quelqu'un oublie le bonjour, le merci et l'au revoir de rigueur. Le manque de politesse et le comportement irrespectueux sont problématiques (mais si on n'est pas dans un hôpital), mais ce texte incite explicitement les gens à refuser les visites d'une "dizaine de personnes". Pas d'indication numérique fixe : allez 8 c'est aussi une dizaine donc on refuse. Sauf que 8 ça peut correspondre à une infirmière, le chef de service, le PH, deux internes, trois externes. Oups, bah les check-lists (2ème/3ème années) peuvent attendre dans le couloir...Tu crois vraiment que quand tu es malade, tu es en position de savoir à l'avance si une telle visite violera ta dignité ? J'imagine ce genre de "visite publique" quand je me souviens de quelques épisodes personnels à l'hôpital. Quand j'avais eu une entorse du genou, le chef de service qui m'examinait avait appelé l'interne pour lui montrer mon genou (sans bien sûr me demander mon avis). Il lui expliquait de a à z, sans me regarder, sans s'adresser à moi, je n'étais plus une personne, j'étais une patiente, voire un simple genou. Et il recommençait le geste (douloureux) pour montrer que je n'avais pas de "tiroir" (caractéristique d'un ligament croisé cassé). Tu appelles ça du respect de la personne ???
[QUOTE]PS : je n'ai rien contre le personnel médical en général, la plupart des fois, ils ont été géniaux. Mais il y a quelques uns qui continuent à ne pas considérer le patient comme un humain, et c'est inacceptable. /QUOTE]
Le problème est que le texte est beaucoup moins nuancé et retenu que vous...
J'ai oublié de tiquer là-dessus : c'est bien connu, les médecins écrivent mal, comme des cochons. Je pense que c'est le sommet du texte quand-même.Envoyé par le texte


