Côté résistance, le béton n'est pas bien placé, fut-ce en hauteur : ponts, building etc sont surtout constitués d'acier. Non, je soutiens que le béton reste l'apanage du seul rapport peu cher/rapide : autrefois pour répondre à des contextes de crises de logement ou d'infrastructures (après la 2ème guerre mondiale notamment), aujourd'hui, c'est surtout une question d'action en bourse.
On peut construire des ponts très hauts et très solides en bois (types "pont de la rivière kwaï" qui inspira la fiction historique de Pierre Boulle). Mais le choix du béton se fera uniquement pour des questions de coût (coups de peintures au lieu de remplacement des structures, peu d'entretien par rapport au bois...). Et alors, bonjour fissures, effritements... En somme, si j'ai bien compris l'article, ce n'est pas la rigidité qui est recherchée, mais une plus grande souplesse dans la résistance : faire plus fin, moins cassant (pour les tremblements de terres, les mouvements du sol...). Donc, une sorte de bambou... D'ailleurs, rajouter des polymères nanostructurés, n'est-ce pas faire l'aveu de la supériorité de la cellulose ?
Cela dit, l'article ne peut trop en dire sur la recherche elle-même : le secret de certains dosages est souvent préférable à la seule mise sous brevet.
