Salut,
franchement Eden ça ne me dis rien mais ça ne doit pas être de l'optique exceptionnelle !
Il y a sur ma monture des degrés, à quoi ça sert et comment ils marchent ?
Je t'explique : ta monture est équatoriale, c'est à dire que ton télescope une fois reglé doit pouvoir compenser la rotation terrestre en agissant sur un seul axe (l'ascension droite). Le réglage pour que le télescope soit en équatorial s'appelle la mise en station, c'est à dire que l'axe de déclinaison est parallèle à l'axe passant par les pôles terrestres (et par prolongement, aussi par la Polaire). Une fois cette mise en station effectuée, et ce n'est pas du gâteau avec ce genre de télescope, tu peux utiliser ces cercles de coordonnées : normalement un cercle gradué en degrés, minutes et secondes d'arc ( ° ; ' ; " ) pour l'axe de déclinaison (axe haut-bas) ; et un cercle gradué en heures, minutes et secondes de temps (h ; min ; sec) pour l'axe d'ascension droite (axe gauche-droite, parallèle à l'équateur).
En fait chaque objet céleste est repéré par ses coordonnées en ascension droite et déclinaison donc on peut lire par exemple pour la nébuleuse annulaire de la Lyre (M57) :
- A.D. : 18h53m31s
- Déc. : 33°01'52"
Ainsi, quand le télescope est parfaitement mis en station et que tu bouge les axes jusqu'à placer le curseur sur les coordonnées correspondantes, M57 doit apparaître dans le champ.
Mais ces cercles sont franchement inutiles puisque d'une part ils sont très souvent présents sur les instruments d'initiations or les curseurs ont trop de jeu pour que la précision soit suffisante, d'autre part quand tu connaîtra bien le ciel céleste et l'emplacement de la plupart des objets (si si c'est faisable

) tu n'aura qu'à aligner le tube du télescope dans sa direction pour l'avoir rapidement dans le champ.
Donc n'essaie même pas de te servir de ces cercles mais privilégie la méthode qui consiste à viser comme un fusil : mets-toi en arrière du tube et vise la Lune par exemple, quand tout est aligné la Lune est en général visible du premier coup.
Je voulais savoir si les lentilles que l'on met sur le télescope pour voir loin ou prêt sont de taille standard (comment cela s'appelle exactement ? ).
Tu veux parler des oculaires ?

Si c'est le cas alors la réponse est oui et non puisqu'il existe trois diamètres "standards" pour les oculaires des instruments astronomiques (ce sont peut-être les mêmes valeurs de diamètres en microscopie ?) : 24,5mm , 31,75mm et 50,8mm. Ca m'étonnerait que tu ais un 50,8 avec ton télescope , mais je pense plutôt à du coulant 24,5mm.
Si je devais acheter un télescope mieux, lequel me conseilleriez-vous (marque, modèle, monture ...) ?
D'abord ne rachète pas un Eden astro. En gros les marques connues sont Meade, Celestron pour le grand public et Astro-Physics, Takahashi pour le bon astronome amateur (mais j'en oublie...). Bien sûr tout dépend du budget que tu souhaites y consacrer, puisque par exemple la gamme Meade va de 1000 francs pour une lunette d'initiation à 200 000 francs pour un gros 16" sous coupole. Si ton budget se situe en dessous des 10 000 frans alors rabat toi vers Meade et Celestron puisque chez Takahashi et Astro-Physics les optiques sont vraiment excellentes donc le prix s'en ressent.
Je voudrais faire de l'astrophotographie et je voulais savoir avec quel type d'appareil photo (je compte acheter un appareil numérique) ?
L'avantage incontestable du numérique est la possibilité de "mitrailler" un objet céleste puisqu'on peut en effacer pour ne garder que les meilleures images. Par contre là aussi il faut y mettre le prix (environ 10 000 francs) puisque l'astrophotographie sort des sentiers battus donc nécessite un matériel spécifique (gros capteur CCD, qui plus est sensible, avec un bruit thermique assez faible à haute température). Le compositage est presque indispensable afin d'éviter au maximum ce bruit.
Mais le gros avantage de l'argentique est de pouvoir choisir les films photographiques en fonction de leur grain, de leur sensibilité, etc. tandis qu'un numérique ne propose qu'un équivalent de sensibilitées différentes (100 ISO, 200 ISO...). Par contre puisque tu te présentes comme étant débutant dans ce domaine, un boîtier numérique fera très bien l'affaire (tout est configuré par avance, il ne faut juste régler qu'un ou deux trucs et ensuite lancer la pose) mais il faut maitriser l'informatique et les compositages pour aborder le ciel profond et les planètes en haute résolution (mais ce n'est plus un niveau débutant).
Quels instruments il faut ?
Tout peut faire l'affaire, du simple boîtier réflex à pose B et objectif de 50mm au télescope autoguidé avec une CCD. Il existe un type de photographie par instrument : ciel profond pour les télescopes (et les bonne lunettes ED souvent chères), planétaires pour tous (cratères lunaires, bandes équatoriales joviennes...) et champ céleste avec un simple objectif (voir la photo ci-dessous que j'ai prise avec un simple objectif de 50 mm sur boîtier réflex avec 15 min de pose en équatorial).
C'est quoi le temps de pose ? Je vois ça sur les magazines ou sur des photos de l'espace via le net.
Impossible à dire puisque le temps de pose dépend de l'objet et de sa magnitude apparente, ainsi que du film photo utilisé et de l'instrument. C'est pour cela qu'il faut d'abord une bonne maîtrise en observation avant de s'attaquer à l'astrophoto. Juste une exception : j'ai remarqué qu'avec beaucoup d'argent un simple débutant peut réaliser des "bonnes" photos puisque la mode est aux télescopes GO-TO qui ne nécéssitent aucune connaissance du ciel. On appuie sur la télécommande à l'objet désiré et le télescope le pointe tout seul, et pour une image on a juste à brancher une caméra CCD et un autoguideur pour que l'image soit exploitable. Franchement je suis contre ces engins tout automatique destinés avant tout à élargir l'astronomie en proposant au grand public des télescopes qui se débrouillent très bien avec un utilisateur novice. Il ne faut pas transformer le ciel en un magasin dans lequel on demande au télescope de voir tel ou tel objet et hop on remballe. Il faut vivre le ciel, le comprendre pour ressentir une certaine émotion à chaque observation et photographie.
Si tu es débutant je te conseille de commencer par lire la mythologie grecque et romaine pour que les constellations prennent tout leur sens. Tu verras que les noms sont tous liés et que chaque élément visible à l'oeil nu correspond à une histoire (la Voie Lactée, Andromède, etc.).
Donc l'instrument d'optique il faut le voir comme une aide pour notre petit oeil, comme un collecteur de lumière (un entonnoir à photons diront aussi certains) et non comme un distributeur d'image qui pointe à tout va selon la demande de l'utilisateur.
Sur-ce, je te souhaite une excellente continuation parmi les étoiles, ainsi que de beaux cieux (et une bonne nuit aussi

).
A bientôt.
