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Envoyé par doralexploratrice Et pour les trou noirs supermassif, au centre des galaxies? |
Ben c'est comme le fût du canon pour se refroidir : ça met un certain temps...
Le principe est simple : le TN grossis depuis un masse stellaire (~ 3-10 masse solaire) jusqu'à plusieurs millions ou milliards de masse solaires en engloutissant du gaz et des étoiles. Si l'environnement est dense il grandira vite, sinon bah... ça ira moins vite. Comme tu vois ça fait appel à des concepts de hautes volées
Pour fixer un ordre de grandeur, un "repas" d'une masse solaire par an, c'est beaucoup et environ 20% de la masse est convertie en mc² et rayonnée (donc ne fait pas augmenter la masse).
Ah, y'a tout de même un concept intéressant, celui de luminosité de Eddington : la matière en rayonnant produit une pression de radiation qui augmente avec la puissance quatrième de la température. Cette pression s'oppose à l'apport de gaz frais et on obtient, pour une masse de TN donnée un luminosité limite dit limite de Eddington. Il y a donc une vitesse de croissance limite, qui croit avec la masse (plus le TN est gros, plus il peut accréter de matière par unité de temps).
en W
avec G le cte de gravitation
mp la masse du proton
M la masse du TN
sigma la section efficace Compton de l'électron
où plus rapide :
où Lo et Mo désigne resp. la luminosité et la masse de not'Soleil
Il est possible de connaitre grosso-modo la taille X de la région émettrice des quasars en mesurant les durées tau de fluctuations de la luminosité X ~ c.tau
Par là, on a une idée de la taille donc de la masse du TN central. Chose intéressante, on c'est aperçu que la plupart des quasars brillaient à la limite de Eddington pour un TN de cette masse. Ça fait partie des nombreux argument qui ont joués pour opter pour ce modèle.
a+