| Re : Balistique, aérodynamisme et artillerie
Il est exact que l'obus ne peut aller plus vite que le gaz qui le pousse. La vitesse du gaz ne peut être supérieure à la vitesse des molécules de ce gaz, qui tient à l'énergie thermique. Une molécule aura en moyenne une énergie 1/2 m v² de 3/2 k T où k est la constante de Boltzmann et T sa température absolue.
Si on prend de l'hydrogène à 2000°C, et en supposant que toutes les molécules vont dans le même sens (optimiste !) on va trouver une vitesse de l'ordre de 5 km/s. On n'atteindra pas la vitesse de libération, surtout si on tient compte du freinage par l'air.
Pendant la guerre de 14-18, les créateurs de la grosse Bertha avaient imaginé des capsules d'explosifs dans les côtés du tube mises à feu électriquement au fur et à mesure que l'obus avançait. Mais ça ne change rien au raisonnement ci-dessus.
Autre point : si on oublie la résistance de l'air, la trajectoire sera une ellipse dont le foyer est le centre de la Terre, l'obus reviendra à son point de départ ; bien évidemment il aura tapé avant. Il faudrait que la vitesse de libération soit atteinte et qu'en plus la résistance de l'air ait le bon goût dechanger la trajectoire pur la rendre circulaire. Bof !
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