Hello,
La raison principale est dûe à ce que l'on appelle le rayonnement synchrotron : en effet, une particule accélérée rayonne et perd donc de l'énergie, or cette perte est inversement proportionnelle à la masse de la particule, donc plus la particule est légère, plus elle rayonne et perd de l'énergie. Lorsque la trajectoire est circulaire on appelle ce rayonnement rayonnement synchrotron, et il est particulièrement prépondérant sur des électrons.
Un accélérateur de particules est une "sonde", qui permet d'étudier la structure de la matière. Or si l'on veut faire des études contrôlées et précises, il faut connaître au maximum l'état initial, ce qui est le cas quand la particule est vraiment élémentaire. C'est pourquoi on préfère collisionner des électrons et des positrons dans ce cadre d'étude, mais alors arrive le problème du rayonnement synchrotron
On pourrait se dire que tant pis, on prend des protons et on prend un accélérateur circulaire car c'est plus compact et permet d'atteindre plus facilement de très hautes énergies, mais là on ne contrôle pas entièrement l'état initial, vu que seule une fraction de l'énergie du proton collisionne (la fraction portée par le quark qui va effectivement rentrer en ligne de compte).
C'est pourquoi on a le compromis suivant :
_ accélérateur circulaire proton/proton, antiproton comme "machine de découverte", car on a accès à de très hautes énergies, mais cela ne permet pas de faire des mesures de précisions qui sont cruciales dans un second temps pour identifier correctement une théorie physique
_ accélérateur linéaire photon/photon et/ou électron/positron, comme "machine de précision" pour identifier des théories physiques de façon correcte, en ayant une orientation grâce à l'accélérateur circulaire.
Voilà j'espère que c'est clair, si cela ne l'est pas n'hésite pas à le manifester bruyamment
