La lecture de cet article me fait me poser deux questions.
Le braconnage, ainsi que des croyances qui attribuent à sa dépouille des vertus aphrodisiaques, ont été à l'origine de la quasi-disparition de ce superbe animal, dont un des derniers spécimens avait été abattu par un braconnier en avril 2007. Mais il ne faut pas négliger la déforestation entreprise en vue de la pose de pipelines qui lui ont fait perdre 90 % de son territoire vital.
Ne serait-ce pas plutôt la perte de 90 % de son territoire qui est le facteur premier de la disparition du léopard de l'amour ?
Alexei Kostyria, une biologiste de Vladivostok et directrice adjointe du projet, commente : « Cette capture représente un progrès considérable et une nouvelle référence dans l'évaluation de la santé des animaux sauvages en Russie. (...) Nous avons atteint un niveau de collaboration remarquable qui est essentiel si nous voulons sauvegarder ce léopard dont l'espèce est sévèrement menacée »
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Comme il ne semble rester qu'une trentaine d'individus en liberté, et au plus 200 en captivité, cela ne veut-il pas dire que la disparition de l'espèce soit déjà une certitude ? Je pense à la consanguinité, il me semble bien qu'il faudrait des milliers de léopards de l'amour encore vivants pour que l'espèce puisse survivre.
Parler alors d'espèce "sérieusement menacée" n'est-il pas trompeur, dans le sens où l'espèce est perdue ? Je pense que les chercheurs devraient annoncer dès aujourd'hui la disparition de ce félin, inutile de se voiler la face.