Hello
Les choses sont plus compliquées que ça. Il est vrai que certaines pertes peuvent être clairement classifiées comme série ou paralléle: la résistance d'isolement, qui sera toujours assimilable à une résistance //, et la résistance ohmique des conducteurs qui sera toujours une résistance série.
Malheureusement, pour pas mal de condensateurs actuels, ces paramètres sont tout à fait négligeables, voire à peine mesurables.
Hors de ces cas simples, ça devient plus compliqué: on peut toujours définir une résistance // ou série, voire même les deux, mais ce ne sera valable que pour une fréquence précise; à d'autres fréquences, il faudra adopter d'autres valeurs. On a gardé l'habitude de définir Rs et Rp par analogie avec les calculs de Q sur circuit résonant, mais c'est assez trompeur, et il faut garder à l'esprit que ces paramètres sont virtuels, et permettent essentiellement de faire les calculs. Il ne faut pas croire qu'ils représentent une réalité physique.
Le modèle de pertes pour les diélectriques (et donc les condensateurs) est plutot un tan(delta) constant ou faiblement variable en fonction de la fréquence (en dehors des fréquences de relaxation). Comme Rs et Rp sont à comparer à 1/jwc, on ne peut pas les garder constants en fonction de f.
Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, un peu de doc:
http://www.designers-guide.org/Modeling/da.pdf
Pour ce qui concerne T° max, c'est bien de cela qu'il s'agit: c'est la T° max tolérable pour arriver à une durée de vie de 1000 ou 2000h.
Les 105°C ne chauffent pas moins, au contraire: tout étant affaire de compromis, un électrolyte résistant à 105°C aura une moins bonne conductivité qu'un prévu pour 85°C. Le choix est une question de T° ambiante et de durée de vie projetée.
A+