- j'ai lu que la maladie du diabete étai du a l'action de plusieurs gens predisposés; pour que la maladie ce declenche, ces genes doivent ils tous etre " anormaux " ?
Attention, le terme diabete recouvre des réalités bien différentes :
- le diabète de type I dit diabète insulino-dépendant est une maladie de type autoimmune. Le système immunitaire attaque par erreur les cellules productrices d'insuline, hors l'insuline est la substance qui ordonne aux cellules hépatiques, adipeuses, musculaires, etc. de mettre en stock le glucose quand il y en a trop. D'où le diabète, c'est à dire une hyperglycémie chronique. La prédisposition génétique semble faible.
- le diabète de type II dit non insulino-dépendant est du à une surcharge adipeuse des tissus, résultat les tissus stockeurs ne peuvent plus absorber le glucose même si l'insuline est massivement sécrétée pour leur ordonner de le faire. On parle d'insulino-resistance. Elle est à la fois très liée à l'environnement (mauvaise alimentation), correlée à l'obésité, et a une forte prédisposition génétique.
Prédisposition génétique veut dire qu'on a trouvé des familles particulièrement atteintes; cela ne veut pas dire qu'on ait identifié les gènes dont l'altération est en cause d'une de ces formes de diabète.
- On parle également de la présence de marqueurs à la surface des cellules qui sont mauvais et en grande quantité chez l'individu malade. Pouvez vous m'en dire plus sur ces marqueurs ? dou viennent ils, que font ils ?
Dans le cas du diabète de type I, ce sont des antigènes de surface des cellules sécrétrices d'insuline. Leur présence est normale. Ce qui est anormal, c'est que le corps fabrique des anticorps dirigés contre ces antigènes : c'est une auto-immunité, une réaction contre les cellules du soi.
qu'est ce que le HLA? que fait il dans le cas de la maladie du diabète ?
HLA ou CMH est un système de marqueurs sur les cellules et de récepteurs sur les cellules immunitaires qui permet de ne pas attaquer les cellules du soi. Si une cellule expose un récepteur CMH normal à sa surface, elle "prouve" qu'elle est bien une cellule du soi et qu'elle n'est pas infectée ou tumorale.