Les partenariats dans le domaine spatial entre l'Europe et la Russie existent depuis pas mal de temps et se multiplient davantage avec les années. Des accords de participations communes dans des projets liés aux lanceurs (notamment pour des fusées russes décollant depuis Kourou en Guyane) favorisent les échanges scientifiques mutuels et les expériences acquises. L'union fait la force, et les projets coûteux encouragent le travail et la recherche en commun ; les concurrences d'antan ont permis des exploits, mais l'on ne possède plus actuellement les budgets faramieux qu'ont connus les années 60.
Posté par DanielH
A quand l'entrée de la Russie dans l'Europe ?
Mais tu parles de l'Europe géographique ou politique ? Parce-que si la Russie adhère à l'UE (ce qui je pense serait une opportunité si bien sûr toute la corruption disparaîssait au profit de la liberté et de la démocratie, ce qui n'est pas gagné et qui reste une condition sine qua non à l'adhésion - traité constitutionnel, quand tu nous tiens

), celle-ci va s'étendre non pas jusqu'à l'Oural (fin de l'Europe géographique "théorique") mais jusqu'à la Mer de Bering ; ce ne serait plus l'Europe...
C'est un avantage certain quant à avoir un pied-à-terre en Asie, notamment avec de proches pays frontaliers comme la Chine et le Japon (ou encore la Corée) ; pôles économiques et politiques des plus majeurs dans le Monde.
Mais il faut se demander si la gestion globale d'une telle hyper-puissance européenne serait envisageable, sans parler des milliers de kilomètres de frontières à surveiller.
En tout cas, si le régime russe actuel perdure (corruption à tout-va, manque de liberté d'expression, implantation massive de la mafia, j'en passe et des meilleurs... ou pires), la Russie pourrait rester candidate encore pendant longtemps, si toutefois elle le désire...
D'ailleurs, avec l'émergence des multiples puissances à travers le Monde (n'oublions pas l'Inde et le Brésil), la Russie devra peut-être un jour choisir un camp pour ne pas assister à la continuité de sa périclitude ou agonie amorcée depuis déjà bien des décennies ; même si la chute du communisme - officiellement - et l'apparition d'un néo-capitalisme rénovateur, et pourtant bien mussé derrière presque un siècle d'Histoire difficile à effacer, laissent à penser que l'espoir n'est jamais tari.
Et un partenaire de cette envergure (nettoyé au passage de toutes ses irrégularités non conformes à notre conception de la démocratie), ce n'est pas négligeable, loin s'en faut...
L'Europe serait alors une formidable hégémonie (dans le sens positif du terme), un exemple respecté et envié par tous ; elle aurait son mot à dire, un mot entendu et écouté tout autant que la voix portée aujourd'hui par les élites américaines.
C'est pour cela que l'on ne peut envisager d'Europe sans fondations, sans des bases politiques afin de maintenir une régularité concernant les décisions indispensables à son élaboration dans l'avenir.
Petite parenthèse : cela me fait penser au référendum qui aura lieu demain (sans pour autant offenser la charte du forum

). Je pense sincèrement qu'il faudra bien réfléchir avant de mettre son bulletin dans l'urne, car c'est non seulement la France, mais l'Europe qui seraient mises à mal pendant plusieurs années (et donc un temps perdu inutilement face aux autres puissances, qui elles, avancent à grands pas) si la mauvaise décision est adoptée par la majorité. Sans démagogie aucune, je souhaite que chacun analyse les tenants et les aboutissants du traité constitutionnel et les avancées qu'il apporte...
Les opinions forgées au fil du débat qui a enthousiasmé voire enflammé la France depuis des mois, sont issues de différents courants politiques dont certains ne sont pas les meilleurs amis de l'Europe (et qui ont refusé tous les traités proposés jusqu'à présent) et qui affirment le contraire aujourd'hui ; c'est un paradoxe qui en arrange bien certains...