pas mal, l' idée de faire du gaz (co + H2) à partir du charbon. Il y à 50 ans on connaissait: c' était le 'gaz à l' eau' . On envoyait de la vapeur d' eau sur du coke incandescent; la réaction est endothermique: en plus, il faut apporter de la chaleur (énergie) pour entretenir la réaction.
Ce gaz à l' eau était produit lorsque lorqu' on avait besoin d' un supplément de gaz, en supplément du gaz d' éclairage ordinaire produit par la distillation du charbon sortant de la mine, et que le coke issu de la distillation n' avait pas de client...
Faire réagir CO + H20 pour produire CO2 + H2, là aussi je crois qu' il y a consommation d' énergie...
Le grand projet décrit revient à faire une usine à gaz traditionnelle (une 'cokerie') dont le sous produit (coke) serait traité dans une autre usine pour 'gaz à l' eau', et une troisiéme usine à gaz pour le 'reforming' du gaz à l'eau.... avec évidemment aussi la récupération de tous les produits chimiques de distillation du charbon (methanol, benzène, ammoniac...) . Très bien pour remplacer la pétrochimie par le vieille carbochimie.
Seulement il y a des 'HIC'....
C' est très compliqué.
C' est sale (le charbon est noir et poussiéreux)
C 'est pas bcbg (certains composés aromatiques sont cancérigènes..)
Et puis il faut aller chercher le charbon dans des trous bien profonds appelés mines, dangereux et malsains, ou bien le gazéifier in situ (là des essais ont été faits, certains par le CHERCHAR dans les mines du Nord-Pas-de-Calais, avant leur fermeture définitive; apparemment ça a fait "plouf" .... peut-être que ça nemarchait pas si bien que ça...
ensuite, et c' est plus grave, quel est le bilan énergétique global de la filière:
-en entrée: charbon, consommation d' énergie depuis son extraction jusqu'à son élimination définitive sous forme de cendres;
-en entrée aussi: eau (pour mémoire) et fournitures diverses pour entretien des usines (énergie grise)
-en sortie: dépenses d' énergie pour extraire et stocker tout le CO2. produit, puisque c' est le choix retenu et l' objectif de la méthode.
Je crains fort que l' énergie finalement tirée de la combustion du gaz hydrogène finalement produit (après application du théorème de Carnot et des différentes pertes en cours de chaine de production/transport) .......à partir par exemple d' 1 Tonne de charbon...
... ne soit INFERIEUR à l' énergie nécessaire pour extraire, et traiter cette même tonne de charbon, et éliminer le CO2 produit (pesant aux alentours de 1 tonne aussi, je pense).
SI l' énergie consommée pour le produire est
nettement inférieure
à l' énergie tirée de l' hydrogène, il sera licite d' utiliser du charbon supplémentaire (dans cette même filière) pour brûler l' hydrogène qui en serait issu pour faire tourner l' usine et exporter le reste du gaz vers les zautos, les zavions, les centrales électriques etc....
Mais si le nombre de kilowatts qu' on peut tirer de la combustion de H2 issu de la transformation d' une tonne de charbon est
..... tout juste égal -ou même inférieur à celui qui aura été absorbé par toute la chaîne ayant traité cette tonne, ........la solution préconisée est idiote.
Sauf à alimenter les usines à gaz avec l' électricité nucléaire...... et même ici ce serait idiot, car on sait aussi produire très simplement de l' hydrogène à partir d' énergie éléctrique et, tout bêtement, d' eau
Et en parlant justement de nucléaire, qu'est-ce qui sera plus encombrant pour nos descendants?
100 tonnes annuelles de déchets nucléaires (après retraitement) de forte activité, vitrifiés et confinés au fond d' un grand trou, ou 1000 millions de tonnes de CO2 annuels, à l' état gazeux, injectés (profondément?) dans le sous-sol.. tous les ans....et qui ne demandent qu' à remonter en surface à la première fissure , lors du premier tremblement deb terre?
Est- ce qu' on peut au moins leur garantir une sécurité absolue de 400 ans, comme cela semble le cas des composés radioactifs correctement fixés?
