Ce qui est constant, au signe près, c'est la variation d'énergie libre (pour reprendre le terme qu'on trouve habituellement dans les livres de biochimie). Par contre, si on admet que les réactions de synthèse et de dégradation sont équivalentes au sens près (ce qui est bien entendu une énorme approximation) l'énergie qui est fournie pour les réactions de synthèse provient pour l'essentiel du soleil sous forme électromagnétique, tandis que les réactions de dégradation restituent au final l'énergie sous forme thermique (but it is an oversimplification !) donc avec augmentation de l'entropie du système "biosphère+terre+soleil".
Bon, c'est à la louche (par exemple parce que dans les réactions de synthèse il y a aussi une déperdition sous forme de chaleur qui est le prix à payer pour maintenir un haut degré d'organisation biologique) mais je crois que ça peut passer en première approximation.
Tiens, moi aussi je peux me livrer au jeu des citations savantes pour impressionner ceux qui ne connaissent pas ce domaine : Molecular Biology of the Cell (Alberts, Johnson, Lewis, Raff, Roberts, Walters) p. 70 et suivantes, et tout livre de biochimie (mais c'est le seul que j'ai sous la main ce soir).
