21/02/2006, 01h40
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#1 |
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 11 235
| La dépression
Bonjour a tous,
Voila je me pose des questions sur cette maladie. Je ne parle pas de la petite déprime (souvent passagère) liée aux problemes de la vie quotidienne et aux soucis, mais bien de la dépression qui nécessite une prise ne charge psychologique ainsi que souvent une aide médicamenteuse.
Je pensais (naïvement) que cela touchait des personnes plutot fragiles, or j'ai le cas d'une amie qui fait une depression et qui pourtant est tout le contraire! J'aimerai donc savoir si on en sait plus sur les causes des depressions, si les traitements actuels sont efficaces et si finallement on arrive a en guerrir (comme une autre maladie) ou si la guerison est illusoire et qu'il restera toujours un etat depressif latent.
Merci a ceux qui pourront m'apporter des precisions dans ce domaine.
YOyo
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21/02/2006, 01h53
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#2 |
Date d'inscription: novembre 2005 Localisation: Dijon
Messages: 226
| Re : La dépression
Salut Yoyo !
J'ai été amené à me renseigner sur ces maladies.
En fait, il semble que tout le monde puisse en être atteint et ce quelque soit l'âge et/ou le sexe des individus.
L'origine est souvent une conjonction de facteurs, isolement, sur-stress lié au travail, fatigue, comportements addictif (tabac, alcools, etc.) qui font que la personne finit par perdre l'envie de faire la moindre chose, jusqu'à des tâches élémentaires comme se laver, etc.
Une de mes connaissances a connu une dépression. C'était assez terrifiant à voir quand on sait qu'elle était très dynamique, très cultivée, et bosseuse en plus.
Quand à la guérison, il semble qu'elle nécessite une combinaison de traitements à base de médicaments pour "booster" l'humeur du patient et de séances de psychothérapie pour reprendre confiance et essayer de s'en sortir. On estime que se remettre d'une dépression nécessite environ une douzaine de mois (je suppose que cette période doit être assez variable).
Quand à l'après dépression, là aussi, c'est assez variable, mais il me semble que les personnes ayant connu ce type d'épisode ont un pourcentage non négligeable de chance de récidiver par la suite. Là encore, c'est assez variable, certains n'en connaîtront qu'un, d'autres plusieurs, etc.
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21/02/2006, 03h06
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#3 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Québec (en face de Lévis) Âge: 32
Messages: 5 164
| Re : La dépression
Sur les causes, j'ajouterais la grossesse et l'accouchement (ou l'avortement spontané ou provoqué), la période automnale, l'absence de sentiment de contrôle de sa vie, et que si c'est une chercheuse ça plus la dose de travail plus les alternances d'émotions intenses espoir/échec/espoir/joie/espoir... finissent par taper sur le système de bien du monde -en particulier pour les chercheurs non statutaires qui jouent leur carrière.
Sur les traitements: si la dépression n'est pas encore trop grave, j'essairais une combinaison de 1-augmentation de l'activité physique 2-augmentation des activités sociales (genre avec sa meilleure copine) 3-luminothérapie (surtout en automne/hiver: le matin et le soir) 4-changer de pillule si elle l'a prend, la prendre si elle ne l'a prend pas (bref: jouer sur les hormones sexuelles pour voir si ça améliorerait pas les choses) 5-diminution du stress de travail (période hebdomadaire de repos à faire autre chose) -je le met en dernier parce que si elle passe cette période à stresser sur le boulôt qu'elle fait pas c'est pas la peine, et que d'autre part le sentiment de contrôle -et donc le travail, est important. Quand ce n'est pas encore trop grave on peut récupérer complêtement je pense.
Si c'est vraiment une dépression majeure (hospitalisation -pas le choix), il y a les électrochocs. C'est efficace -très. L'inconvénient majeur c'est que ça doit se faire sous anesthésie générale, ce qui représente toujours un risque (ça se faisait sans avant, mais du dire des patients ça peut alors être considéré comme une séance de torture...). Je pense qu'on peut s'en sortir, mais qu'à ce stade on est à risque pour que ça laisse des traces permanentes.
Sur les antidépresseurs: ça marche en partie, mais c'est toujours pas une pillule miracle, et surtout ça entraîne une dépendance (y compris le prosac, même si moins) qui est particulièrement emmerdante: l'arrêt peut être très délicat à gérer. Personnellement j'éviterais, mais c'est sur que si c'est la dernière solution...
ça va sans dire mais mieux en le disant: je ne suis pas psychiatre, et donc mon opinion (en particulier sur les antidépresseurs) ne doit pas être considérée comme un avis professionnel lourdement documenté.
Si on veut aller vers les traitements expérimentaux, il faut chercher du coté de la TMS (stimulation magnétique transcrânienne) qui aurait, peut-être, des effets similaires aux électrochocs sans causer de douleurs. àmha le simple fait de faire cette démarche peut aider en tant que placebo jouant sur le sentiment de contrôle, à condition d'être assez subtil pour faire croire que ça vient d'elle et de lui laisser l'organisation pratique de la chose au moins en partie.
Good luck friend
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21/02/2006, 09h24
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#4 |
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 11 235
| Re : La dépression
Bonjour
Merci pour les explications et les precisions. J'espere que ca va aller mieux et qu'elle va reprendre le dessus, mais se dire que ca peut toucher tout le monde meme les personnes semblant "solides" ca fait quand meme peur. Sans compter que j'ai quand meme l'impression que les apriori sur cette maladie sont nombreux, et que certainement bien des personnes ne considere pas cela comme une maladie!
Vous ne pensez pas que ca puisse aussi provenir d'une exigeance trop importante pour soi meme, et que lorsqu'on s'appercoit qu'on n'arrive pas a faire ce que l'on s'etait fixé alors on se dévalue et on rentre dans une période de dévalorisation. J'imagine aussi que les echecs (autre que professionnels) genre une deception amoureuse peut entrainer la aussi une depression importante.
Ne pourrait-on pas dire que la depression viens quand tout ce a quoi on croit, tout ce a quoi on tiens disparait? on doit perdre ses reperts et donc rentrer en dépression non?
Yoyo
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21/02/2006, 09h59
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#5 |
Date d'inscription: juillet 2004 Âge: 40
Messages: 1 185
| Re : La dépression
Mon avis sur la dépression est que ce n'est clairement pas une maladie 'psychologique' mais bel et bien une maladie biochimique. La composante prédisposition génétique est à peu près évidente. Les médicaments actuels ont un spectre d'action trop large et mal ciblé qui ne permet pas de corrgier précisément les subtils défauts (de quantité/ qualité/localisation des neurotransmetteurs en cause). Demander à un dépressif de 'se prendre en main' c'est comme demander à un cardiaque de réguler le rythme de son coeur: ça peut marcher, ça demande un entrainement poussé (rôle que jouent les séances de psy), mais ce n'est pas parce que ça a un effet que ça explique la cause. Etant d'une famille d'anxieux/dépressifs (mon père ayant été progressivement abattu par son état puis abruti par un traitement trop fort dont il est devenu dépendant), je sais exactement ce qui me menace et j'essaie d'éviter les facteurs d'environnement qui pourraient amplifier le problème (un peu comme un cardiaque qui cherche à éviter les émotions). Je sens bien en moi ce problème latent et je vois le gouffre. Je pense que si la pesronne touchée voit son mal comme une maladie chimique comme une autre (prendre parkinson comme exemple), cela peut l'aider. Mais ce n'est CLAIREMENT pas psychologique...
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Les bonnes idées triomphent toujours... C'est à cela qu'on reconnait qu'elles étaient bonnes !
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21/02/2006, 12h49
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#6 |
Date d'inscription: novembre 2005 Localisation: Dijon
Messages: 226
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par Yoyo Vous ne pensez pas que ca puisse aussi provenir d'une exigeance trop importante pour soi meme, et que lorsqu'on s'appercoit qu'on n'arrive pas a faire ce que l'on s'etait fixé alors on se dévalue et on rentre dans une période de dévalorisation. J'imagine aussi que les echecs (autre que professionnels) genre une deception amoureuse peut entrainer la aussi une depression importante.
Ne pourrait-on pas dire que la depression viens quand tout ce a quoi on croit, tout ce a quoi on tiens disparait? on doit perdre ses reperts et donc rentrer en dépression non?
Yoyo | Oui, je pense aussi que c'est un facteur très important que tu cites là. Parfois, notamment lorsqu'on vit de sa passion, ou lorsque ses études ou son travail constitue une passion, on peut parfois se fixer des objectifs tellement haut, qu'on ne peut les atteindre et on peut finir par perdre toute confiance et toute estime de soi ce qui aboutit à la dépression. Citation: |
Envoyé par pi-r2 Mais ce n'est CLAIREMENT pas psychologique... | Je ne serais peut-être pas aussi affirmatif, mais il est vrai que les dépressions s'accompagnent d'un dérèglement du taux de certaines hormones dans le cerveau.
Par contre, la guérison ne se fait pas uniquement à partir de médicaments, mais également à partir de séances de psychothérapie, donc je pense quand même que le psychisme joue un rôle également.
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21/02/2006, 12h57
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#7 |
Date d'inscription: août 2003 Âge: 39
Messages: 2 084
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par pi-r2 Mais ce n'est CLAIREMENT pas psychologique... | Mon avis c'est que c'est clairement variable selon les cas. Parfois un suivi psychologique suffi, parfois un peu d'anti-dépresseurs suffisent, parfois on fait avec traitement anti-dépresseur et suivi, et parfois un bon petit électro-choc des familles pour remettre tout ça en place. Ca dépend, faut voir avec un psychiatre.
Mais n'oublions pas l'intérêt de l'effet déculpabilisant du biochimique. Face aux communes agressions d'executive winners du type "Quel boulet ! Remues-toi un peu ! Si tu voulais tu pourrais, feignasse !", le fait de pouvoir dire "J'y peux rien, c'est biochimique", est un soulagement à ne pas négliger.
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21/02/2006, 13h12
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#8 |
Date d'inscription: août 2004 Localisation: Clermont Ferrand Âge: 38
Messages: 6 684
| Re : La dépression
Salut,je suis assez d'accord avec tout ce qui a été dits.
En résumé ça peut toucher tout le monde même si à la base il a une prédisposition biologique.
Après selon le parcours individuel ,psychologique et biologique, ça apparaitra plus ou moins fortement.
Les médicaments peuvent aider à ne pas descendre trop bas mais si la cause déclanchante est basée sur un choc ou une 'contrainte 'psychologique il faut imperativement associer une 'psychotérapie'.
Je dis 'psychotérapie' car je ne pense pas qu'un psychiatre aide vraiment/automatiquement.C'est la rencontre avec des gens et des événements capablent de redonner la confiance en soi et de se reconstruire qui est déterminante.
J'ai fait une dépression il y a qq années et c'est plus les discussions avec un de mes prof de fac normalien et qui avait été l'éléve de Kastler (ayant fait lui même une bonne dépression,lui pas K)) qui a joué de façon importante.Une autre personne qui avait eu les même problèmes et qui était experte en GQ a beaucoup contribué à cela ausi.
Un point clé c'est de déculpabiliser la personne et de lui montrer qu'on peut s'en sortir, que rien n'est fermé.
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“I'm smart enough to know that I'm dumb.” Richard Feynman
Dernière modification par mtheory ; 21/02/2006 à 13h16.
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21/02/2006, 13h15
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#9 |
Date d'inscription: août 2004 Localisation: Clermont Ferrand Âge: 38
Messages: 6 684
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par Yoyo Bonjour
Merci pour les explications et les precisions. J'espere que ca va aller mieux et qu'elle va reprendre le dessus, mais se dire que ca peut toucher tout le monde meme les personnes semblant "solides" ca fait quand meme peur. Sans compter que j'ai quand meme l'impression que les apriori sur cette maladie sont nombreux, et que certainement bien des personnes ne considere pas cela comme une maladie!
Vous ne pensez pas que ca puisse aussi provenir d'une exigeance trop importante pour soi meme, et que lorsqu'on s'appercoit qu'on n'arrive pas a faire ce que l'on s'etait fixé alors on se dévalue et on rentre dans une période de dévalorisation. J'imagine aussi que les echecs (autre que professionnels) genre une deception amoureuse peut entrainer la aussi une depression importante.
Ne pourrait-on pas dire que la depression viens quand tout ce a quoi on croit, tout ce a quoi on tiens disparait? on doit perdre ses reperts et donc rentrer en dépression non?
Yoyo | C'est un 'bon' facteur déclanchant oui.
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21/02/2006, 13h20
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#10 |
Date d'inscription: août 2004 Localisation: Clermont Ferrand Âge: 38
Messages: 6 684
| Re : La dépression
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21/02/2006, 16h40
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#11 |
Date d'inscription: juin 2005
Messages: 738
| Re : La dépression
Bonjour Citation: |
Envoyé par Yoyo Ne pourrait-on pas dire que la depression viens quand tout ce a quoi on croit, tout ce a quoi on tiens disparait? on doit perdre ses reperts et donc rentrer en dépression non? | Ce que je vais dire est peut-être bêtement réducteur mais ne croyez vous que la ou les dépressions, sont une sorte de "retour de manivelle" de questions que l'on croyait avoir résolu ou inconsciemment enfoui ?
A savoir le fameux:
"Qui suis-je, d'où vins-je, où vais-je ?
Ce "retour de manivelle" ferait alors réapparaître un "indéterminisme" au coeur même des "bases" construites par la "persona". Celui ou celle qui se croyait "individu", se retrouve comme paralysé par la reconnaissance qu'il a de lui-même en tant que "dividu"; le masque de la "persona" se révèle à lui concrétement dans sa véritable nature de "facade", de l'illusion qu'on a de soi-même et du paraître que l'on offre aux autres.
D'un côté positif de ce phénomène, on peut dire que le "dépressif" a là une chance. La chance de pouvoir reconnaître en lui "l'être" qu'il "est" en dehors de la "persona" qu'il "a".
Et c'est là que le combat commence. Que faire ?
La "persona" fera tout ce qu'elle peut pour résister, pour éviter sa destruction. Prête à aller jusqu'au nihilisme de "l'être" dans totalité en lui disant:" Vas y, meurt ! Car tu ne peux pas vivre sans "moi", sans "moi" tu n'es rien, tu ne vaux rien. Tu vois bien que sans "moi" tout s'écroule, que le monde est absurde."
Ou bien par l'inverse:" Tu vois bien qu'ils t-ont tous trompés (travail, amitiés, amours), alors que "moi" j'étais sincère, tu vois qu'il n'y a que "moi" qui t'aime. Ne t'occupe plus d'eux, occupe toi de "moi", n'hésite pas à les tromper, à leur mentir, pour que "moi" je puisse vivre."
Ainsi la "persona", le "moi", escroc par excellence, usera de tous les stratagèmes pour éviter sa destruction et replacer "l'être" sous sa soumission, son dogme de "l'avoir", de dictateur possessif.
Ce qui a amené la "dépression", le "choc", c'est une "percée" de "l'être véritable" par une minuscule ouverture dans ce mur d'illusion qu'est le "moi". Et plus l'ouverture sera grande et plus le "moi" utilisera sa puissance pour la refermée.
Mais ce qui est fait est fait, la "percée" de "l'être véritable" ne sera jamais oubliée. Et si ceci n'est pas considéré dans la dépression , alors le soulagement de celle-ci par quelque mode que ce soit, risque bien d'être un "reculer pour mieux sauter".
Enfin... Ce n'est là que mon humble avis.
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Si le différent était différent du différent, il existerait sans le différent (Nagarjuna)
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21/02/2006, 16h58
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#12 |
Date d'inscription: juillet 2004 Localisation: Bordeaux Âge: 35
Messages: 2 169
| Re : La dépression
Salut ,
Je crois qu'il faut aussi differencier , la depression simple de la depression chronique . Citation: |
Envoyé par Doctissimo Un problème hormonal ?
D’autres facteurs interviennent. Certains dérèglements hormonaux, mais aussi les troubles du sommeil ou l’exposition insuffisante à la lumière du jour, sont associés à la récurrence des épisodes dépressifs. Les systèmes neuroendocriniens qui président à la régulation du sommeil et ceux dont dépend notre humeur sont liés. On a ainsi constaté que l’insomnie chronique facilitait l’apparition d’épisodes dépressifs, et qu’à l’inverse, l’insomnie était souvent le premier signe d’une dépression qui couve. De la même manière, une exposition insuffisante à la lumière du soleil entraîne à la fois troubles du sommeil et dépression. Ces deux affections sont d’ailleurs largement répandues chez les populations des pays nordiques qui vivent de longs mois d’hiver dans l’obscurité. | http://www.doctissimo.fr/html/psycho..._chronique.htm
@Bob Trebor : J'ai rien compris à ton message .
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"Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous."
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21/02/2006, 17h20
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#13 |
Date d'inscription: juillet 2004 Âge: 40
Messages: 1 185
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par bardamu Mon avis c'est que c'est clairement variable selon les cas. Parfois un suivi psychologique suffi, parfois un peu d'anti-dépresseurs suffisent, parfois on fait avec traitement anti-dépresseur et suivi, et parfois un bon petit électro-choc des familles pour remettre tout ça en place. Ca dépend, faut voir avec un psychiatre. | Je persiste: ce n'est pas parce qu'un 'remède' a un effet sur une maladie, que la cause de cette maladie est liée au 'remède'. On peut apprendre à un cardiaque à réguler son coeur par des exercices, mais il reste cardiaque. La psychothérapie, ou simplement comme le souligne mthéory la simple interaction avec d'autres humains peuvent aider l'organisme à se sortir de cette situation, mais cela ne prouve en rien l'origine psychologique du mal.
Pour répondre à Bob trebor, non ce n'est en rien une chance ou une possiblité de se reconstruire. La dépression c'est l'incapacité à agir, à penser, à faire quoique ce soit. Cela n'a rien à voir avec un repos forcé consécutif à une jambe cassée par exemple qui peut être une 'chance' de s'accorder une période de réflexion. Le dépressif peut se laisser mourir sans se battre (anorexie). C'est absolument contraire à l'instinct de survie. Je n'ai pas la capacité de faire ou de concevoir les expériences permettant de mettre en évidence le fait, mais il me parait très clair que la dépression est pour l'essentiel un dysfonctionnement de la biochimie du cerveau. En outre, cette vérité est déculpabilisante vis à vis du malade et ne peut que l'aider.
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Les bonnes idées triomphent toujours... C'est à cela qu'on reconnait qu'elles étaient bonnes !
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21/02/2006, 17h37
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#14 |
Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 11 026
| Re : La dépression
Bonjour,
Bob Trebor, je ne comprends rien à ce que tu racontes (pour moi c'est du charabia).
Et je ne vois pas du tout comment tes explications expliquent que chez la souris, si soumet un individu à des stress répétés auxquels l'animal ne peut se soustraire on observe des symptômes dépressifs (avec une susceptibilité plus ou moins grande selon les souches).
K.
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Nomina si nescis, perit et cognito serum.
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21/02/2006, 17h38
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#15 |
Date d'inscription: août 2003 Âge: 39
Messages: 2 084
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par pi-r2 (...) Je n'ai pas la capacité de faire ou de concevoir les expériences permettant de mettre en évidence le fait, mais il me parait très clair que la dépression est pour l'essentiel un dysfonctionnement de la biochimie du cerveau. En outre, cette vérité est déculpabilisante vis à vis du malade et ne peut que l'aider. | On ne va pas débattre ici de ce que tu entends par "psychologique" mais ça semble être quelque chose qui est coupé du corps, conception qui n'est plus trop celle qu'on trouve dans les neuro-psychosciences.
A l'heure actuelle, on admet généralement que tout phénomène psychique a un quelconque correspondant physique dans le cerveau, que celui-ci soit connu ou pas.
Un état normal ou un état pathologique sont à la fois biochimique et psychologique.
Ce sera ensuite selon le mode d'action qu'on répartira entre du "psy" ou du "bio". Quand on prend des pilules on dit "biologique", quand on parle à quelqu'un on dit "psychologique" mais l'effet sur l'état psycho-biologique peut être le même.
A mon sens, le biologique et le psychologique ne s'opposent pas, c'est la même chose dite de 2 manières différentes.
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21/02/2006, 17h48
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#16 |
Date d'inscription: août 2004 Localisation: Clermont Ferrand Âge: 38
Messages: 6 684
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par pi-r2 Je persiste: ce n'est pas parce qu'un 'remède' a un effet sur une maladie, que la cause de cette maladie est liée au 'remède'. On peut apprendre à un cardiaque à réguler son coeur par des exercices, mais il reste cardiaque. La psychothérapie, ou simplement comme le souligne mthéory la simple interaction avec d'autres humains peuvent aider l'organisme à se sortir de cette situation, mais cela ne prouve en rien l'origine psychologique du mal.
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mais il me parait très clair que la dépression est pour l'essentiel un dysfonctionnement de la biochimie du cerveau. En outre, cette vérité est déculpabilisante vis à vis du malade et ne peut que l'aider. |
Il y a une base biologique,j'en suis sur aussi.Et effectivement sans l'aide de médicaments au début pour renormaliser un désordre biochimique on ne va pas très loin non plus.
C'est clairement la combinaison de facteurs biologiques et psychologiques qui conduits à la dépression et cette même combinaison qui aide à en sortir avec des parts différentes pour les individus.
Le fait de savoir que malgré des efforts au début on ne peut pas grand chose à cause de ce désordre biochimique est important car cela aide à se déculpabiliser et à arreter de se dévaloriser.
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“I'm smart enough to know that I'm dumb.” Richard Feynman
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21/02/2006, 18h41
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#17 |
Date d'inscription: juillet 2004 Âge: 40
Messages: 1 185
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par bardamu On ne va pas débattre ici de ce que tu entends par "psychologique".A mon sens, le biologique et le psychologique ne s'opposent pas, c'est la même chose dite de 2 manières différentes. | Je suis bien d'accord avec toi sur ce que les spécialistes du sujet peuvent en penser. Mais pour le commun des mortels, psychologique reste 'virtuel', du domaine des idées, des données, et sans base biochimique. Psychologique veut dire que la cause est à rechercher uniquement dans ton histoire personnelle et ton ressenti de cette histoire (donc c'est entièrement de ta faute) et peut/doit être soigné uniquement par d'autres mots, d'autres idées. Cette approche a en elle même un effet aggravant de la maladie. Ce qu'il faut en premier lieu c'est expliquer à la victime les bases de la psychologie moderne dont tu parles.
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21/02/2006, 20h41
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#18 |
Date d'inscription: juin 2005
Messages: 738
| Re : La dépression Citation: |
Envoyé par pi-r2 Pour répondre à Bob trebor, non ce n'est en rien une chance ou une possiblité de se reconstruire. | Je pense pourtant que si. Citation: |
Envoyé par pi-r2 La dépression c'est l'incapacité à agir, à penser, à faire quoi que ce soit. | Oui bien sur et on sait que ca peut aller jusqu'au nihilisme...
Mais peut-on dire que la dépression viens d'un désordre biochimique ou que ce désordre naît de la dépression ?
Quelle est la cause du "mal-être" ?
S'il y a désordre biochimique, on peut le traiter par médication, mais ce n'est pas suffisant.
L'aide psychologique et/ou psychanalitique doit accompagner le traitement mais ne doit pas à mon avis, être une volonté de retour à un "état" anterieur, à un "avant" la dépression. Je pense que cette "expérience" vécue par l'individu peut-être utilisée à bon escient, qu'on peut la "positivée" comme un exercice "psycho-philosophique" de connaissance de soi. Si le thérapeute est "bon", le dépressif ne sera pas "guéri" (ce qui serait un retour à un état anterieur avec risque de récidives) mais aura un nouvel état "d'être", une conscience différente sur ce qu'est le monde et une connaissance supérieure de sa condition d'être humain dans ce monde. Citation: |
Envoyé par Kinette Et je ne vois pas du tout comment tes explications expliquent que chez la souris, si on soumet un individu à des stress répétés auxquels l'animal ne peut se soustraire on observe des symptômes dépressifs. | Il y a aussi le suicide des dauphins en captivité. On peut même aller plus loin en disant que, un stress répéter sur un plan de tomate en attenuera la croissance...
Là où je fais une différence, c'est que l'homme est capable de "s'auto-stresser", en acceptant par exemple des conditions de travail, d'environnement, de relations sociales (pour l'extérieur) et des "envies", passions, désirs de possessions, orgueuil etc (pour l'intérieur) qui sont en contradiction avec sa morale, son éthique, sa conscience (états d'"âme" ?) ou "être véritable". Il devient donc comme la souris ou le dauphin, un "prisonnier". Mais la souris et le dauphin ou même le plan de tomate, n'ont aucune possibilité d'échapper a leur "tortionnaire", alors ils vont vivrent leur dépression jusqu'a l'intolérable puis se laisser mourir. C'est aussi le cas de l'homme qui ne trouve pas de porte de sortie à sa situation.
Et comme il suffit de libérer la souris ou le dauphin de leurs prisons ou de faire cesser les mauvais traitements qu'on leur applique, il suffit de libérer l'homme des contraintes dans lesquelles il s'est enfermé lui-même; et ces contraintes sont celles du "moi" psychologique qui n'a de "consistance" que dans "l'avoir" et impose "l'être" à sa soumission.
Le souci du "bon" thérapeute sera donc "d'éclairer" son patient, de lui faire reconnaître quelles sont les éxigences auxquelles son "moi" le soumet et de lui montrer comment il peut apprendre à s'y soustraire. Son patient pourra ensuite continuer seul son chemin d'apprenti de la vie par "l'être" en s'éloignant petit à petit des routes de "l'avoir".
La dépression peut donc être une expérience importante dans la connaissance de soi et amener un changement radical dans la facon de vivre d'un individu, elle peut ouvrir la porte à une nouvelle philosophie de vie, encore faudrait-il ne pas la regarder que de part son côté négatif...
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