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Envoyé par benji. bonjour
moi pour mon dossier technologique qui porte sur se sujet mais en horticulture. La lutte biologique existe elle pour le cultures ornemenatles?
merci |
La lutte biologique est applicable à toutes les cultures à condition que ce ne soit pas des étendues à perte de vue. Mais il faut dans un premier temps se créer les conditions nécessaires à la réussite. Il faut raisonner sur un ensemble d'éléments
L'environnement proche doit être agencé pour favoriser la présence d'auxiliaires (les insectes prédateurs, des sites de nidification, des caches et abris pour les mammifères insectivores ) qui interviendront pour réguler les attaques des ravageurs.
Certaines personnes pensent par exemple (apparemment cela devient une mode et un mode de consommation) que l'introduction d'oeufs de coccinelle va résoudre tous les problèmes liés au puceron.
Malheureusement il peut arriver deux choses : les coccinelles provenant d'élevage sont de la variété Harmonia, les larves éliminent dans un premier leur concurrent direct: les coccinelles naturellement présentes. De plus si l'environnement ne présente pas de nourriture suffisante elle vont voir ailleur (c'est pour cette raison qu'il va y avoir commercialisation d'une souche non volante. OGM ?)
Donc Il faut d'abord aménager l'environnement pour qu'il soit succeptible d'acceuillir tôt en saison des pucerons qui vont servir de garde manger au coccinelles, celle-ci vont donc naturellement se reproduire chez vous. Par exemple chez moi j'ai remarqué que les fusains sont rapidement infestés de pucerons qui servent de nourriture,
puis lorsque les pousses tendres des fruitiers sont infestés, les coccinelles migrent. Et ensuite , les orties laissées volontairement vont également être la proie des pucerons.
En résumé il faut réfléchir aux plantes à introduire pour attirer des pucerons (c'est contradictoire puisque habituellement on cherche à les éliminer) qui vont servir de nourriture aux coccinelles que l'on cherche à sédentariser.
Il faut procéder de la sorte avec tous les auxiliaires que l'on désire héberger. Pour les syrphes par exemple il est nécessaire d'avoir des fleurs tôt en saison et le plus longtemps possible. En effet le pollen (protéine) est nécessaire à la maturation des oeufs.
Le raisonnement doit donc être global, mais ensuite quelle satisfaction de voir des larves de syrphes, les céccydomiies à l'ouvrage.
Une chose encore, lutte biologique sous entend possibilité d'utiliser des produits naturels pour traiter. Mais ces substances comme le pyrètre ne font pas la différence entre un insecte auxiliaire et un prédateur. donc il faut d'abord s'assurer qu'aucun auxiliaire n'est présent avant de sortir l'artillerie lourde.
Voici donc mon expérience d'amateur, qui accepte des endroits sauvages (herbes folles, orties, arbres morts), des dégats sur jeune pousse (surtout le puceron cendré) , des "mauvaises herbes" deci delà, et cet hiver nous avons acceuilli dans le cellier environ 150 à 200 coccinelles.
Le tout est de réussir à obtenir un équilibre, équilibre plus facile à obtenir lorsque l'on commence de zéro que lors d'une reconversion.
Encore un peu de littérature :
- Le jardin des insectes de V ALbouy chez Delachaux et Nieslé une mine d'infos qui présente différents milieux succeptibles d'attirer les insectes utiles.
- Créer des refuges à insectes, Jardin sauvages, qui sont 2 dossiers de la gazette des terriers, le journal des CPN
en vente sur leur site.
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