08/03/2004, 00h15
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #1
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Date d'inscription: mars 2004
Messages: 1
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[évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles
Comment la théorie de l'évolution explique-t-elle la régression de certaines fonctions ou de certains organes devenus inutiles dans un environnement donné ou dans certains mode de vie, exemples : la vision chez la chauve-souris ou les dents de sagesse chez l'homme.
En effet, cette régression ne présente aucun avantage pour les individus de l'espèce qui en sont atteints et ne constitue donc pas un avantage sélectif par rapport aux autres individus de l'espèce.
Par ailleurs, concernant l'exemple de la dent de sagesse chez l'homme, elle semble se manifester chez l'ensemble des individus à un degré plus ou moins fort poutant elle ne constitue pas non plus un avantage sélectif.
Merci de vos explications.
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08/03/2004, 10h28
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #2
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Date d'inscription: novembre 2003
Messages: 61
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leitmotiv de mon ancien prof de bio
la fonction crée l'organe
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08/03/2004, 13h17
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #3
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Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 10 762
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Bonjour,
L'évolution est le résultat d'un ensemble de phénomènes.
A la base, on peut dire qu'il y a les mutations, qui entraînent des variations plus ou moins importantes des gènes, et par conséquent des caractères que contrôlent ces gènes.
Important aussi de noter qu'il y a une héritabilité des caractères (grâce à la transmission des gènes aux générations suivantes).
Si ceci agissait seul, on observerait toujours une variation et une évolution un peu dans tous les sens: plein de variantes différentes apparaîtraient.
De plus un phénomène appelé " dérive" fixe certains caractères: à chaque génération des individus disparaissent sans laisser de descendance, tandis que d'autres se multiplient plus (sans nécessairement que ce soit lié à des caractères plus "adaptés", les "hasard" intervient aussi, hasard dans le sens qu'il n'y a pas de séléction d'une caractéristique par rapport à une autre). Au bout de plusieurs générations, et ceci étant d'autant plus fort que les populations sont petites, tous les individus d'une même population peuvent avoir hérité du même caractère (c'est lié à la consanguinité).
Enfin, nous avons la sélection, qui contrairement à la dérive et à la mutation est quelque chose qui peut être plus "directionnel": dans une population, les individus possédant les caractères les plus adaptés aux conditions de vie dans lesquels ils sont vont plus se reproduire et mieux survivre, transmettant ainsi leurs caractères de façon plus importante aux générations suivantes (par rapport à ceux possédant des caractères moins adaptés).
Dans un tel système, la mutation favorise l'apparition de caractères "adaptés", mais si cette mutation est trop forte, elle pourra aussi un peu diluer les caractères sélectionnés (parce qu'il apparaîtra toujours dans une population quelques individus mutants, pas nécessairement bien adaptés). La mutation semble ainsi plus avantageuse lorsque les milieux de vie changent. Elle permet à une population d'avoir des gènes adaptés à différentes conditions de vie.
La dérive, elle, va favoriser la fixation (c'est-à-dire le fait que les individus aient tous le même caractère). C'est un frein pour l'adaptation des populations à des modifications des pressions de sélection (la variabilité génétique dans une population sera plus faible, et donc le potentiel évolutif plus faible. La mutation pourra permettre l'apparition de caractères adaptatifs, mais ce phénomène est plus lent que lorsque la mutation est déjà présente dans une population). Dans certains cas, la dérive peut par contre permettre une adaptation plus rapide (les caractère défavorables à un environnement donné pourront être plus rapidement éliminés (mais la dérive est à double tranchant, car elle peut aussi éliminer des caractères favorables).
En ce qui concerne nos organes régressés: il faut penser que à chaque génération apparaissent chez quelques individus des mutations sur des gènes qui permettent la formation des organes. Si ces organes sont importants pour la survie/reproduction des individus, la sélection va agir, et empêchera que ce caractère soit efficacement transmis aux générations suivantes (la reproduction et la survie des individus sera moins bonne). Si ces organes sont d'importance moindre, les mutations seront moins contre-sélectionnées (c'est-à-dire moins éliminées), voire pas du tout contre-sélectionnées. Elles pourront donc commencer à envahir une population. Si de plus cette population est petite, et soumise à la dérive, le cararctère d'absence ou de régression d'un organe pourra encore plus facilement envahir la population.
Pour ce genre d'évolution, on parle d'évolution neutre, car dans ce cas, c'est l'évolution de caractères qui n'ont pas d'effet ou très peu d'effet sur le survie et la reproduction.
On peut même envisager que la régression d'un organe inutile soit un avantage, puisqu'on économise toute l'energie nécessaire au développpement de cet organe.
De plus il est à noter que l'évolution est parfois plus facile dans un sens que dans l'autre (on parle de contingence évolutive).
Ainsi, certaines grosses mutations font diparaître des parties entières de gènes. Une fois qu'elles ont eu lieu, les mutations permettant la restaurations de ces morceaux ont une probabilité beaucoup moins grande d'apparaître (c'est plus facile de casser que de constuire).
La dérive a aussi un peu ce genre d'effet: une population importante va plus facilement contenir des copies de gènes différentes, donc potentiellement on a plus de chance d'y trouver des caractères adaptés à des conditions particulières. Dans une petite population, on aura moins de copies de gènes différentes, parce que le nombre d'individu est plus faible (moins de chances d'apparition grâce à la mutation) et parce que des mutations nouvelles sont plus facilement perdues d'une génération à l'autre.
exemples : la vision chez la chauve-souris
Attention, les chauves-souris ont encore des yeux, et ne voient pas si mal que ça...
ou les dents de sagesse chez l'homme.
D'après ce que j'ai lu leur disparition progressive est quelque chose de contesté... (on n'observe pas de telle tendance en étudiant des squelette d'Homo sapiens anciens par rapport aux actuels...).
En effet, cette régression ne présente aucun avantage pour les individus de l'espèce qui en sont atteints et ne constitue donc pas un avantage sélectif par rapport aux autres individus de l'espèce.
Cf. précédemment. Un caractère peut apparaître (ou disparaître) à cause de la mutation (avec souvent l'action conjuguée de la dérive). La sélection s'il y en a une pourra avantager un caractère par rapport à un autre. Mais s'il n'y a pas de sélection, on peut voir apparaître un caractère "neutre".
Par ailleurs, concernant l'exemple de la dent de sagesse chez l'homme, elle semble se manifester chez l'ensemble des individus à un degré plus ou moins fort poutant elle ne constitue pas non plus un avantage sélectif.
Le fait que ce soit plus ou moins poussé ne prouve pas que ce soit ni que ce ne soit pas un avantage sélectif. La sélection n'est pas quelque chose de toujours constant. Certains caractères peuvent être avantagés dans un contexte donné et pas dans un autre. De telles différences de sélection peuvent donc aussi expliquer l'existence d'un poymorphisme (d'une variabilité entre individus). Et comme montré précedemment, à la base de la variabilité il y a la mutation... donc on peut aussi observer une variabilité pour des caractères qui n'ont pas d'avantage ni de désavantage sélectif.
Bon j'espère que j'ai été clair, je sais que ce n'est pas si simple.
Ce qu'il faut retenir c'est:
- l'origine de la variabilité est due à la mutation
- la dérive va pouvoir modifier de façon aléatoire cette variabilité (on tire au hasard certains caractères)
- la sélection agit de façon plus dirigée sur cette variabilité.
K. i signale un Hors Série de La Recherche sur Darwin
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Nomina si nescis, perit et cognito serum.
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08/03/2004, 14h13
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #4
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Date d'inscription: janvier 2003
Localisation: Gif sur Yvette
Messages: 1 051
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Salut
Je trouve l'explication de Kinette super complète mais je ne sais pas si Mr Landro va bien comprendre.
Prenons un exemple concret. L'histoire du bassin des cétacés (baleine par ex). Les cétacés furent à une époque des tétrapodes, vivant sur terre. Ils avaient des nembres inférieurs et un bassin. En retournant dans le milieu aquatique, les cétacés ont perdus ces nembres inférieurs (devenu une nageoire) et donc le bassin ne leurs servaient plus à rien. La plupart des cétacés ont complètement perdus les os du bassin. Mais certaines baleines ont conservé un petit morceau d'os qui ne sert plus à rien. Il est probable que ce petit bout d'os sera définitvement perdus un jour si l'homme ne les massacrent pas toutes d'ici là....
La morale de cette histoire est double :
-c'est que des fonctions inutiles perdurent, au moins temporellement, tant qu'elle ne sont pas handicapante pour l'individus (neutralisme, voir le post de Kinette).
-il faut sauver les baleines car se sont des animaux merveilleux et qui nous donnent 1000 exemples sur l'Evolution de le vie sur terre.
(et arretons la chasse pseudo-scientifique, quel scandale !!!  )
A+
John
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08/03/2004, 19h42
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #5
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Date d'inscription: janvier 2003
Localisation: Strasbourg
Âge: 23
Messages: 1 898
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Je tiens à corriger quelque chose
Avant, nous avions un régime et des habitudes alimentaires qui faisaient que nous perdions progressivement de l'émail, et les dents de sagesse fournissait une suppléance au jeune qui avait déjà atteint la moitié de sa durée de vie.
Aujourd'hui, nous te perdons pratiquement plus d'émail, notamment par la cuisson des aliments, et les plats mous ou liquides. C'est surtout les attaques acides qui posent problèmes.
Alors, pour un ancêtre de l'Homme mangeant de la viande, la dent de sagesse était un avantage. Le fait qu'elle soit absente chez certains individus ou à un une ou deux positions dans une bouche montre bien qu'elle est un caractère dérivé issu d'un ancêtre rarement carnivore (donc dents ménagés) à 32 dents.
En fait, tout ce qui est perdu au cours de l'évolution ou presque laisse un "récessus", soit simplement dans la vie embryonnaire, soit un fantôme dans la vie adulte. Exemple : la queue. Nous avons une queue au stade embryonnaire, et chez tous les grands singes elle donne un coccyx. Ne pas aller plus en avant dans la régressions se comprend facilement : l'organisme utilise encore les nerfs spinaux du niveau coccygien, et le coccyx joue un rôle réglé au centimètre prêt dans la phase redoutable de la vie : l'accouchement.
Faire régresser certains organes inutiles peut être dangereux ou trop difficile pour être faisable par des mutations hasardeuses... Les êtres vivants évoluent mais rien n'oblige qu'ils soient des solutions optimales aux problèmes posés par les environnements!
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Neutrino
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09/03/2004, 11h57
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #6
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Date d'inscription: juillet 2003
Localisation: france
Messages: 65
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Franchement, même avec toute la bonne volonté du monde, je n'arrive pas à adhérer a ce schéma évolutif dont l'un des moteurs seraient les mutations aveugles...Beaucoup d'études menées sur ce sujet ont visiblement démontrées qu’aucun des deux mécanismes que sont les Mutations et la sélection Naturelle, ne disposaient de caractéristiques entraînant une quelconque évolution. La nécessité environnementale n'entraîne pas de mutation que je sache ? Comment avoir "froid" ou "faim" peut provoquer en moi, être pensant, des micro-mutations me permettant de m'adapter, pire, chez un animal non-pensant, un cytoplasme ou je ne sais quoi d'autre...?
J'entend bien se que tu avances Kinette, mais on a aussi un Colin Patterson, ( évolutionniste et paléontologue en chef du Musée d’Histoire Naturelle d’Angleterre ) qui nous dit: "Personne n’a jamais pu produire une nouvelle espèce avec les mécanismes de la sélection naturelle. Personne n’a même jamais pu se rapprocher d’un tel résultat. Aujourd’hui, ce sujet est la plus grosse source de polémiques du néodarwinisme." ( dans "Cladistics", le 4 mars 1982 sur la BBC )
B. G. Ranganathan, généticien américain, tient lui les propos suivants:
"Les mutations sont petites, aléatoires et nuisibles. Elles se produisent rarement et dans le meilleur des cas elles sont inefficaces. Cette description des mutations implique qu’elles ne peuvent en aucun cas générer un développement évolutif. Un changement aléatoire au sein d’un organisme fortement spécialisé est inefficace ou nuisible. Un changement aléatoire qui se produit sur une montre ne peut pas améliorer son mécanisme. Il provoquera un résultat inefficace, voire négatif. Un tremblement de terre n’améliore pas une ville, il cause sa destruction." ( Origins ?, Pennsylvania:
The Banner Of Truth Trust, 1988 )
On améliore pas un appareil photo numérique avec des coup de clé anglaise, et de l'avis de beaucoup d'hommes de Science, la mutation, c'est un sacré coup de clé anglaise dans la tronche d'organismes tres complexes, au fonctionnement interdépendant.
ça relève plus du compte de clé qu'autres choses, désolé d'être franc malgré mon manque de connaissance comparativement à vous messieurs-dames.[/b]
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09/03/2004, 12h09
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #7
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Date d'inscription: juillet 2003
Localisation: france
Messages: 65
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une remarque à Neutrino,
certains chercheurs ont découvert le rôle du thymus dans le développement des cellules de notre système immunitaire et la responsabilité de la glande pinéale dans la production d’hormones vitales pour notre organisme, et le rôle d’appui du coccyx aux muscles environnant le bassin a aussi été mis à jour, et aussi l’importance du rôle joué par le pavillon dans la localisation de la provenance des sons a été définie. J'ai donc l'impression que le seul fondement de la prétention des organes atrophiés ne semble être souvent que...l’ignorance...non ?
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09/03/2004, 12h12
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #8
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Date d'inscription: juillet 2003
Localisation: france
Messages: 65
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Est ce qu'en vivant, moi et des milliers de mes descendants, l'oeil droit bandé...est ce qu'à un moment de l'Histoire, mes futures générations naitrons l'oeil droit en moins..? je ne peux le croire.
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09/03/2004, 12h37
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #9
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Date d'inscription: septembre 2003
Localisation: La Vieille Forêt.
Messages: 588
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Posté par BB78
Est ce qu'en vivant, moi et des milliers de mes descendants, l'oeil droit bandé...est ce qu'à un moment de l'Histoire, mes futures générations naitrons l'oeil droit en moins..? je ne peux le croire.
Cela fait penser au lamarckisme (alias le transformisme) : une transformation dirigée vers une fonction précise au fil des générations (l'histoire de la girafe qui à force de solliciter son cou pour manger les feuilles d'arbre, voit son cou s'allonger)... J'ai du mal à y croire également car il s'agirait d'hérédité de caractères acquis... En gros, ce n'est pas parce que l'on te coupe une jambe que tes descendants auront une jambe en moins (je caricature à l'extrème).
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09/03/2004, 12h51
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #10
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Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 11 053
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Bonjour
On améliore pas un appareil photo numérique avec des coup de clé anglaise, et de l'avis de beaucoup d'hommes de Science, la mutation, c'est un sacré coup de clé anglaise dans la tronche d'organismes tres complexes, au fonctionnement interdépendant.
Cette idee que toutes les mutations sont deletaires est completement erronees. On a de nombreux examples de mutations aleatoires, conferant un avantage selectifs chez certains organismes!
Il faut bien voir aussi que l'effet de la mutation, ou plus exactement sa repercussion sur l'organisme dependra de l'envrionnement de ce dernier. Ainsi dans certains cas la meme mutation peut etre avantageuse, ou desavantageuse, simplement en changement l'environement.
Pour l'histoire de l'oeil bande evidemment que non! mais a mona vis c'est confondre deux choses.
Ce n'est pas parceque tu ne te serts plus d'un organe qu'il va disparaitre. En revanche le fait de ne plus s'en servir fera que si une mutation provoquant la disparition de l'organe apparait, celle-ci ne sera pas nuisible a l'organisme. Il n'y aura donc pas de contre selection de cette mutation.
Yoyo
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09/03/2004, 13h33
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #11
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Date d'inscription: juillet 2003
Localisation: france
Messages: 65
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Posté par Yoyo
Cette idee que toutes les mutations sont deletaires est completement erronees.
Je veux bien Yoyo, mais on fait de certaines « exceptions », des cas rares, La Règle. Voilà se que je lis dans une célèbre encyclopédie : "Le fait que la plupart des mutations sont néfastes à l'organisme semble difficile à concilier avec l'idée selon laquelle elles sont la source des matériaux nécessaires à l'évolution. En effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien être un processus destructeur plutôt que constructeur." ( The Encyclopedia Americana )
Pierre Grasse, par exemple, considéré comme le porte-parole des zoologistes français, avoue que les mutations ne font que modifier ce qui existait déjà et ne créent rien de nouveau…
Alors ? comment concilier cela avec le fait d’expliquer la multitude d’especes actuelles, par l’action bienveillante de mère mutation et de sa copine Sélection Naturelle ?
Et que fais tu du principe de "complexité irréductible" ? A savoir le fait qu'un grand nombre de systèmes et d'organes chez les êtres vivants fonctionnent à partir de parties indépendantes les unes des autres et qui sont toutes indispensables pour leur bon fonctionnement, de fait, l'élimination ou l'arrêt d'une seule partie d'entre elles suffirait pour affaiblir le système ou un organe tout entier, donc ne pas fonctionner, et de fait ne pas être sélectionné ! C’est quand même fondamental non ?
PS : je ne vais certainement pas te l'apprendre, ce fut une condition cine qua non posé par Darwin lui même, il précisait que si l’on trouvait un organisme présentant une telle complexité, apparu dès le début ( aussi loin ou l'on peut creuser en tout cas, pré-cambrien ou autre ), cela ruinerai sa théorie, mais il me semble qu’on en a trouvé des dizaines d’organismes interdépendant dans les registres fociles de l'époque… Oui, que faire d'un organe complexe, qui ne fonctionne que complètement développé ? Comment expliquer son évolution ?
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09/03/2004, 13h59
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #12
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Date d'inscription: juillet 2003
Localisation: france
Messages: 65
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Comme dirait Remy Chauvin, éthologiste (Professeur honoraire à la Sorbonne ) le darwinisme est une tautologie, il prédit la survivance des mieux adaptés. Mais qui sont les mieux adaptés ?....Ceux qui survivent !
La Biologie Non Darwinienne se développe, un nombre croissant de Scientifiques de renom se lance, et casser le tabout de la sacro-sainte "Evolution" , ce paradigme hérigée, il faut bien le dire, en dogme.
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09/03/2004, 13h59
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #13
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Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 11 053
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Posté par BB78
Je veux bien Yoyo, mais on fait de certaines « exceptions », des cas rares, La Règle. Voilà se que je lis dans une célèbre encyclopédie : "Le fait que la plupart des mutations sont néfastes à l'organisme semble difficile à concilier avec l'idée selon laquelle elles sont la source des matériaux nécessaires à l'évolution. En effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien être un processus destructeur plutôt que constructeur." ( The Encyclopedia Americana )
Partant du principe qu'il est toujours plus facile de detruire que de construire, il est facilement comprehensible qu'ils existent plus de moyens de detruire un gene que de fabriquer une nouvelle fonction.
Maintenant cette vision des mutations me semble bien reductrices, diminuer l'affinite d'une proteine pour son substrat peut etre assimiler a une destruction, mais cela peut etre aussi vu comme la possibilite de reagir avec une gamme de substrat plus large.
Et encore une fois, l'avantage/desavantage confere par une mutation depends de l'environement de l'organsime.
Pierre Grasse, par exemple, considéré comme le porte-parole des zoologistes français, avoue que les mutations ne font que modifier ce qui existait déjà et ne créent rien de nouveau…
faire du nouveau avec du vieu n'est pas une idee tres recente, mais c'est ce qui semble s'etre produit quand tu vois que certains "bloc" sont retrouves dans differentes proteines qui n'ont rien a voir au niveau fonction. C'est un peu comme du lego, tu assembles les briques de couleur differentes dans l'ordre que tu veux, tu obtiens ainsi plusieurs variation d'une structure unique.
Alors ? comment concilier cela avec le fait d’expliquer la multitude d’especes actuelles, par l’action bienveillante de mère mutation et de sa copine Sélection Naturelle ?
Hazard et necessite ?
Et que fais tu du principe de "complexité irréductible" ? A savoir le fait qu'un grand nombre de systèmes et d'organes chez les êtres vivants fonctionnent à partir de parties indépendantes les unes des autres et qui sont toutes indispensables pour leur bon fonctionnement, de fait, l'élimination ou l'arrêt d'une seule partie d'entre elles suffirait pour affaiblir le système ou un organe tout entier, donc ne pas fonctionner, et de fait ne pas être sélectionné ! C’est quand même fondamental non ?
Je saurais repondre a cette question, je postulerai probablement immediatement pour le Nobel 
Meme l'apparition de la premiere cellule vivante (pas besoin de parler d'un organe) demeurre un mystere complet, vu la complexite que cela requiert. Tout comme les organes, chaque partie de la cellule doit alors fonctionner de concert.
il est probable que nous ne sachions jamais comment cela est arrive. A moins qu'un jour au detour d'une manip foireuse, un cellule apparaissent dans le tube a essai d'un chercheur...
Yoyo
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09/03/2004, 14h26
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #14
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Date d'inscription: juillet 2003
Localisation: france
Messages: 65
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Posté par Yoyo
Maintenant cette vision des mutations me semble bien reductrices
L'exception, et la règle, je reste convaincu que se que l'on appel une mutation "positive" est une exception à la règle, mutation néfaste, donc de là a expliquer la variété et la complexité de la faune et de la flore, par les mutations hasardeuses et la sélection naturelle ( nécéssité ).... c'est pour ma conscience et mon intellect, et visiblement celles de beaucoup de spécialistes (en paléontologie, zoologie, éthologie, génétique, biochimie, biologie moléculaire, embryologie, mathématiques), c'est pour mon intellect et ma conscience disais-je, vraiment trop fort de café.
Correction de balise,
Damon
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09/03/2004, 14h54
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #15
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Date d'inscription: janvier 2003
Localisation: Gif sur Yvette
Messages: 1 051
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Salut à tous
Posté par BB78
c'est pour mon intellect et ma conscience disais-je, vraiment trop fort de café.
Vos états d'ames et vos cas de conscience sont sans doute passionnant mais evitez svp de raconter un peu n'importe quoi sur la communauté scientifique. 99.9% des spécialistes demeurent évidement acquis aux Hasard et à la Nécéssité de Darwin. Se n'est pas avec 3 ou 4 citations à l'emporte pièce de scientifique marginaux, inconnus aux bataillons, où mis à la retraite depuis 20 ans que vous réussirez à convaincre quiquonque. Vos arguments que l'on peut retrouver facilement sur n'importe quel site créationniste ou sectaire n'ont aucun interet scientifique. Nous attendons des faits c'est à dire des observations de la Nature qui remette en cause le trio mutation/sélection/neutralisme. Et on risque d'attendre longtemps (déjà presque 150 ans !).
Tiens ca m'étonne que Fulcanelli n'aie pas encore hurler au complot et à l'infamie (tout fout l'camp!!)...
A+
John
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09/03/2004, 14h54
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #16
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Date d'inscription: janvier 2003
Localisation: Dans mes baskets
Âge: 42
Messages: 2 739
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Posté par BB78
[quote:0c9b2efb46="Yoyo"]
Maintenant cette vision des mutations me semble bien reductrices
L'exception, et la règle, je reste convaincu que se que l'on appel une mutation "positive" est une exception à la règle, mutation néfaste, donc de là a expliquer la variété et la complexité de la faune et de la flore, par les mutations hasardeuses et la sélection naturelle ( nécéssité ).... c'est pour ma conscience et mon intellect, et visiblement celles de beaucoup de spécialistes (en paléontologie, zoologie, éthologie, génétique, biochimie, biologie moléculaire, embryologie, mathématiques), c'est pour mon intellect et ma conscience disais-je, vraiment trop fort de café.[/quote:0c9b2efb46]
C'est pourtant simple.
Si 1/1.000.000 mutation est positive, en ce sens qu'elle est favorable dans l'environnement du moment elle persistera puisque le mutant aura une descendance porteuse de la mutation.
Si elle est défavorable, elle peut soit être létale, soit représenter un handicap pour la reproduction ==> disparition à terme des porteurs de cette mutation. Elle peut aussi être neutre, puis ensuite devenir positive ou négative en fonction des changements environnementaux.
Vu le taux extrémement élevé de mutation, cela prend tout son sens.
Je me rappelle avoir lu (et entendu) que pour l'espèce humaine; entre le génome transmis par les gamètes des parents et l'individu qui en ressort il y avait 4 à 8 mutations (chiffres différents que j'ai reçu).
Si seule mutation sur un million est favorable cela donne tout de même à l'échelle de la planète pas mal de mutation "positives" par génération. Et une génération ce n'est rien du tout en terme d'évolution.
Damon
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En fançais connexion s'écrit avec un X, pas CT, et langage s'écrit sans u. (Damon)
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09/03/2004, 15h08
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Sujet [évolution] Théorie de l'évolution et Régression des organes inutiles - Message #17
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Date d'inscription: janvier 2003
Messages: 10 762
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Bonjour,
BB78 pourquoi ne pas nous citer tes sources, au lieu de les recopier dans des bouquins ou des sites dont je soupçonne très bien la volonté, et la malhonnêteté qui revient à citer des propos de scientifiques hors de leur contexte?
(avec ce genre de procédé je peux aussi faire dire n'importe quoi à la Bible...).
D'ailleurs, il y a deux façon de douter de la théorie de l'évolution: le doute peut être lié à une réelle démarche de connaissance, une incompréhension de certains points. Il peut aussi provenir du fait que certains points gênent pour des raisons non de curiosité, de recherche de connaissance mais pour des raisons idéologiques.
J'ai bien peur que tu appartiennes plutôt à cette seconde catégorie.
Or c'est justement dans cette catégorie qu'on trouve des démarches de raisonnement malhonnête, tentant de prouver par tout les moyens ce qu'ils veulent croire, utilisant des bouts de citations pour faire douter les autres, manipulant les idées et les propos.
Je respecte la curiosité, je respecte le scepticisme, le doute.
Mais je ne respecte pas la malhonnêteté intellectuelle, et je déteste le prêt-à-penser.
Franchement, même avec toute la bonne volonté du monde, je n'arrive pas à adhérer a ce schéma évolutif dont l'un des moteurs seraient les mutations aveugles...
Les mutations sont "aveugles" dans le sens qu'elles peuvent arriver dans n'importe quel gène, et d'ailleurs dans n'importe quelle cellule.
Les maladies génétiques, l'albinisme, etc... ainsi que les cancers en sont la preuve.
Par contre, la sélection elle n'est pas aveugle.
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