21/04/2006, 00h46
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#1 |
Date d'inscription: juin 2004 Localisation: Another World... Âge: 28
Messages: 2 732
| Propulsion et antimatière...
Salut
Il était question dans un autre fil (qui a... disparu  ) de propulsion dans l'Espace grâce à l'antimatière... On dirait que la réalité pourrait dépasser la fiction...
Liens ici et là (pour les anglophobes)
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Daignez analyser la vague plutôt que d'en décrire l'écume...
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21/04/2006, 03h44
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#2 |
Date d'inscription: juin 2005 Localisation: Québec Âge: 17
Messages: 106
| Re : Propulsion et antimatière...
J'ai déja vu un post sur le même sujet il y a environ 6 mois mais je ne le retrouve pas :s cependant voici un lien quand même semblable qui pourrait t'intèresser http://forums.futura-sciences.com/thread35422.html
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Shine on you crazy diamond
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21/04/2006, 05h31
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#3 |
Date d'inscription: septembre 2005 Localisation: Le Robert (Martinique) Caraïbes Âge: 30
Messages: 307
| Re : Propulsion et antimatière...  Et surtout cala signifie qu'on saurait alors fabriquer de l'antimatière en quantité suffisante.
On avance on avance!!
Bientôt, la propultion hyperspatiale, ça c'est moi qui vous le dit!!
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Ce n'est pas la destination qui compte, mais le voyage.
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21/04/2006, 13h27
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#4 |
Date d'inscription: juin 2004 Localisation: Another World... Âge: 28
Messages: 2 732
| Re : Propulsion et antimatière...
Le LHC pourrait être (entre autres) la "machine à fabriquer des antipaticules" et permettre à l'Europe d'en produire suffisamment (quelques dizaines de microgrammes - c'est beaucoup mine de rien) afin de se lancer dans des missions (Système Solaire) dont le temps de trajet serait réduit de manière significative... Car le budget nécessaire estimé ne paraît pas si colossal que ça au regard d'autres investissements consacrés à la recherche dans ce domaine depuis des décennies (rien que le coût du LHC)...
Reste à concevoir les structures adéquates en vue de parvenir à stocker convenablement (electromagnétiquement) et durant un temps relativement long les antiparticules... Ca c'est un autre défi...
Peut-on déjà aspirer à rêver de sondes capables d'atteindre les systèmes stellaires les plus proches en un délai "raisonnable " ?
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Daignez analyser la vague plutôt que d'en décrire l'écume...
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21/04/2006, 14h29
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#5 |
Date d'inscription: mars 2004 Localisation: Villiers sur Marne Âge: 40
Messages: 813
| Re : Propulsion et antimatière... Citation: |
Envoyé par KarmaStuff Reste à concevoir les structures adéquates en vue de parvenir à stocker convenablement (electromagnétiquement) et durant un temps relativement long les antiparticules... Ca c'est un autre défi... |
ca c'est le deuxième problème le plus important effectivement : s'il faut consacrer autant d'energie a confiner l'AM (a l'aide de gros aimants certainement) que ce qu'elle permet ensuite d'obtenir, ça ne servira pas a grand chose ...
Un peu le même problème qu'avec les reacteurs a fusion : permettront-ils d'avoir un bilan energetique interessant ?
le premier problème étant de réussir a produire l'antimatière en quantité suffisante a un cout acceptable.
Les quantités produites actuellement sont vraiment infimes et totalement hors de prix.
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21/04/2006, 15h14
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#6 |
Date d'inscription: octobre 2005
Messages: 2 178
| Re : Propulsion et antimatière... Citation: |
Envoyé par KarmaStuff Peut-on déjà aspirer à rêver de sondes capables d'atteindre les systèmes stellaires les plus proches en un délai "raisonnable " ?  | Bonjour,
vu ce qu'ils disent dans l'article, cela semble encore difficile. En effet, pour le voyage vers Mars, ils comptent réduire le temps de voyage de 2 à 4 fois.
Avec cet ordre de grandeur et même un peu plus, les systèmes stellaires les plus proches semblent encore hors d'atteinte dans un temps raisonnable.
Prenons par exemple, la sonde New Horizons, qui est l'engin spatial le plus rapide jamais envoyé. Sa vitesse par rapport au Soleil, est d'environ 165 000 km/h (cf. http://forums.futura-sciences.com/thread68526.html).
Pour atteindre Proxima du Centaure, notre plus proche voisine (à 4,3 al), New Horizons mettrait au moins 28 000 ans.
Il s'agit donc de gagner au moins un facteur de quelques centaines.
Ca laisse donc un sacré boulot à faire pour l'antimatière.
Mais, en attendant, cela permettrait de mieux explorer notre système solaire, et notamment pour une exploration avec des humains.
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21/04/2006, 20h48
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#7 |
Date d'inscription: juin 2004 Localisation: Another World... Âge: 28
Messages: 2 732
| Re : Propulsion et antimatière... Citation: |
Envoyé par nissart7831 vu ce qu'ils disent dans l'article, cela semble encore difficile. En effet, pour le voyage vers Mars, ils comptent réduire le temps de voyage de 2 à 4 fois.
Avec cet ordre de grandeur et même un peu plus, les systèmes stellaires les plus proches semblent encore hors d'atteinte dans un temps raisonnable.
Prenons par exemple, la sonde New Horizons, qui est l'engin spatial le plus rapide jamais envoyé. Sa vitesse par rapport au Soleil, est d'environ 165 000 km/h.
Pour atteindre Proxima du Centaure, notre plus proche voisine (à 4,3 al), New Horizons mettrait au moins 28 000 ans.
Il s'agit donc de gagner au moins un facteur de quelques centaines.
Ca laisse donc un sacré boulot à faire pour l'antimatière.
Mais, en attendant, cela permettrait de mieux explorer notre système solaire, et notamment pour une exploration avec des humains. | Je réagissais par rapport à un passage de l'article... Citation: |
Quand l'antimatière rencontre la matière normale, les deux s'annihilent dans un violent flash d'énergie. C'est cette transformation totale en énergie qui rend l'antimatière si puissante. Même les plus fortes réactions nucléaires en sont très éloignées, avec seulement quelques trois pour cent de la masse des produits convertie en énergie.
| C'est ce rendement 'parfait', optimal, qui ôterait au voyage interstellaire son aspect utopique... Tout dépendra alors du temps de fonctionnement du réacteur, donc de la quantité de P et AT stockées. Et on en revient à la problématique quant à la production et au confinement de l'AT...
L'exemple de New Horizon concerne un système de propulsion 'standard', dont la faiblesse toute relative des vitesses engendrées limite bien sûr l'accès aux autres étoiles (proches)...
Même en supposant l'éventualité d'atteindre des vitesses acceptables en vue de rejoindre un exo-système, l'une des difficultés majeures sera le ralentissement de la sonde au préalable, par conséquent un prolongement de la durée du voyage...
C'est pour cela que la réduction du délai pour voyager vers Mars n'est pas si impressionnante, car il faut penser à la mise en orbite à l'arrivée ; la sonde ne devra alors obtenir une vitesse trop grande si l'on souhaite la ralentir pour ne pas rater la capture gravitationnelle... Ce qui n'empêche pas au-dit système propulsif de permettre des vitesses bien plus impressionnantes...
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Daignez analyser la vague plutôt que d'en décrire l'écume...
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21/04/2006, 23h08
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#8 |
Date d'inscription: octobre 2005
Messages: 2 178
| Re : Propulsion et antimatière...
Je prenais juste l'exemple de New Horizons pour fixer un repère par rapport à une sonde existante. Ainsi, par le calcul, on trouve que pour le voyage interstellaire, il faudrait gagner un facteur de plusieurs centaines.
C'était pour fixer les idées (et pour moi en premier), les ordres de grandeur, de ce que représentait un voyage interstellaire dans un délai "raisonnable" suite à ton interrogation.
Malheureusement, rien, dans l'article, ne semble dire qu'un tel gain est envisageable avec l'antimatière. Mais moi aussi, comme toi, j'aimerais que ce soit possible.
Espérons que les travaux se poursuivent et permettent d'évaluer le gain envisageable, les réelles possibilités avec cette énergie. Ce serait vraiment intéressant de pouvoir mettre des chiffres plus précis dessus.
En tout cas, une belle porte sur les étoiles (néanmoins moins rapide que celle avec vortex  ) ouverte.
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10/05/2006, 16h16
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#9 |
Date d'inscription: janvier 2005
Messages: 1 054
| Re : Propulsion et antimatière...
Bonjour,
J'ai traversé le lien et je ne savais pas que la propulsion avec antimatière nécessitait de transporter le carburant, de l'hydrogène ou autre aussi lourd que possible!
L'annihilation positron-électron sert donc de chauffage (un peu comme le réacteur nucléaire alors) : la réaction confère de la chaleur à un carburant (l'hydrogène) carburant qui se détent (plus vite si la température est forte ce qui me semble être le cas ) et propulse l'engin spatial dans le vide...
Ce genre de propulsion s'apparente donc plus à une propulsion chimique type fusée plutôt que ionique : on a au démarrage une forte accélération (qui peut faire des dégats) qui dure un court laps de temps, puis on vogue après sur notre lancée?
Quel est la force nécessaire pour stocker dans une bouteille magnétique l'équivalent de 1 gramme d'électron (respectivement de positrons) ? Ne peut-on pas réussir cela avec des aimants permanents, genre neodyme ?
Une question me turlupine : on sait produire des matériaux émetteurs bêta +, n'est-ce pas ? n'est-il pas possible de stocker leurs émissions (les positrons) et petit à petit arriver à 1 gramme ? Sachant le poids d'un électron est de 10-28 g, quel est le temps nécessaire pour accumuler la masse voulue de 1g?
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11/05/2006, 09h13
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#10 |
Date d'inscription: janvier 2006
Messages: 329
| Re : Propulsion et antimatière... Citation: |
Envoyé par EspritTordu Bonjour,
J'ai traversé le lien et je ne savais pas que la propulsion avec antimatière nécessitait de transporter le carburant, de l'hydrogène ou autre aussi lourd que possible!
L'annihilation positron-électron sert donc de chauffage (un peu comme le réacteur nucléaire alors) : la réaction confère de la chaleur à un carburant (l'hydrogène) carburant qui se détent (plus vite si la température est forte ce qui me semble être le cas ) et propulse l'engin spatial dans le vide...
Ce genre de propulsion s'apparente donc plus à une propulsion chimique type fusée plutôt que ionique : on a au démarrage une forte accélération (qui peut faire des dégats) qui dure un court laps de temps, puis on vogue après sur notre lancée?
Quel est la force nécessaire pour stocker dans une bouteille magnétique l'équivalent de 1 gramme d'électron (respectivement de positrons) ? Ne peut-on pas réussir cela avec des aimants permanents, genre neodyme ?
Une question me turlupine : on sait produire des matériaux émetteurs bêta +, n'est-ce pas ? n'est-il pas possible de stocker leurs émissions (les positrons) et petit à petit arriver à 1 gramme ? Sachant le poids d'un électron est de 10-28 g, quel est le temps nécessaire pour accumuler la masse voulue de 1g? | Ca dépend, ce moteur thermique n'est qu'un concept parmi d'autres, et la masse à emporter est quand même bien moins importante que pour un moteur chimique, car la vitesse d'éjection est, en gros, deux fois plus élevée.
Dans d'autres principes, un faisceau d'antiprotons peut servir à catalyser une réaction de fusion nucléaire inertielle : la poussée étant alors produite par l'éjection d'un plasma à 10000 km/s ou plus, la masse du combustible peut devenir négligeable pour une vitesse de quelques milliers de km/s, ce qui est déjà énorme.
Mais le vrai moteur à anti-matière n'utilise pas d'autre masse de réaction que celle issue de l'annihilation : une annihilation proton-antiprotons produit des particules chargées (pions et muons) qui communiquent la poussée au vaisseau par l'intermédiaire d'un champ magnétique (tuyère magnétique), d'une façon analogue à certains moteurs plasmiques. Le point important est que même si tout se termine en rayons gammas et neutrinos, ces particules intermédiaires ont une durée de vie suffisante.
Cependant, ces deux moteurs (fusion catalysée et moteur à particules d'annihilation) sont très spéculatifs, alors que le moteur thermique à annihilation e+e- décrit plus haut semble réalisable avec des techniques actuelles. Et surtout, il est bien plus facile de fabriquer des positrons que des antiprotons.
Sinon, ce moteur à antimatière thermique se compare plutôt au moteur nucléo-thermique, aussi bien dans le principe que dans les performances : dans le cas d'un moteur chimique, l'énergie est contenue dans la masse de réaction, ce qui n'est pas le cas ici, alors que dans un moteur nucléo-thermique, la source d'énergie est bien distincte de la masse de réaction, comme c'est aussi le cas pour le moteur à antimatière thermique.
En ce qui concerne le stockage, les recherches portent plutôt sur le stockage sous une forme neutre car la charge des e+ limite sérieusement la densité de stockage. L'antimatière serait donc plutôt stockée sous la forme d'atomes de positronium maintenus excités dans un état de Rydberg à longue durée de vie, grâce à un piégeage dans un cristal photonique. Un tel piégeage, sous le forme de condensat de Bose-Einstein, permet d'atteindre théoriquement des densités de stockage de l'ordre de 10^14 J/cm3 de cristal.
Il me semble que les positrons peuvent être produits par désintégration beta du sodium 22.
A+
Dernière modification par Septentrion ; 11/05/2006 à 09h17.
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11/05/2006, 14h11
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#11 |
Date d'inscription: décembre 2005
Messages: 560
| Re : Propulsion et antimatière... Citation: |
Envoyé par EspritTordu le poids d'un électron est de 10-28 g | Gné ? |
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11/05/2006, 15h57
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#12 |
Date d'inscription: janvier 2005
Messages: 1 054
| Re : Propulsion et antimatière... C'est vrai c'est indécent de crier haut et fort le poids d'une belle particule, ça manque de délicatesse...
Mais je persiste maintenant que c'est dit  ... vous me le pardonnerez, c'est pour la bonne cause.
La valeur est celle de la masse de l'électron communément acceptée (cela vient de Wikipédia par exemple) 9,11 × 10-31 kg.
Maintenant la valeur n'est pas petite (c'est le moins qu'on puisse dire, n'est-ce pas?), c'est certain ; d'où un certain septicisme de ma part pour produire des positrons par désintégrations bêta + . Si quelqu'un peut avancer un temps, en considérant un système magnétique capable de récupérer toute les particules chargées émises, en choissisant un bon émetteur bêta+, pourquoi donc par le sodium 22 proposé par Septentrion. Serait-il un bon candidat ? Combien de becquerel cela représente-il ? D'où est-il issu? Est-ce naturel?...certainement pas!
Quels sont les autres solutions pour produire des positrons, qui sont semblent-ils aussi difficiles à produire qu'il est simple aujourd'hui d'émettre des électrons? Citation: |
Envoyé par Septentrion Dans d'autres principes, un faisceau d'antiprotons peut servir à catalyser une réaction de fusion nucléaire inertielle : la poussée étant alors produite par l'éjection d'un plasma à 10000 km/s ou plus, la masse du combustible peut devenir négligeable pour une vitesse de quelques milliers de km/s, ce qui est déjà énorme.
Mais le vrai moteur à anti-matière n'utilise pas d'autre masse de réaction que celle issue de l'annihilation : une annihilation proton-antiprotons produit des particules chargées (pions et muons) qui communiquent la poussée au vaisseau par l'intermédiaire d'un champ magnétique (tuyère magnétique), d'une façon analogue à certains moteurs plasmiques. Le point important est que même si tout se termine en rayons gammas et neutrinos, ces particules intermédiaires ont une durée de vie suffisante. | Que sort-il de cette fusion inertielle ?
Tout ces systèmes sont beaux mais tous émetteurs de rayonnement gamma nuisibles pour l'homme et ses rêves de longs voyages stellaires où simplement pour remplacer ses fusées de lancement terrestres. Mais ce qui m'intrigue, c'est la chaleur au coeur de ces spéculations : les matériaux actuels ne sont pas capables de tenir une telle chaleur ; où à moins un système comme les réacteurs expérimentaux type ITER, JET : une usine à gaz insoulevable? Qu'en pensez-vous? Citation: |
En ce qui concerne le stockage, les recherches portent plutôt sur le stockage sous une forme neutre car la charge des e+ limite sérieusement la densité de stockage. L'antimatière serait donc plutôt stockée sous la forme d'atomes de positronium maintenus excités dans un état de Rydberg à longue durée de vie, grâce à un piégeage dans un cristal photonique. Un tel piégeage, sous le forme de condensat de Bose-Einstein, permet d'atteindre théoriquement des densités de stockage de l'ordre de 10^14 J/cm3 de cristal
| Ouh là...  :je ne suis plus :
Pourquoi les charges des électrons limitent-elle leur stockage?
Qu'est-ce qu'un positronium, un couple électron-positron en mouvement?Qu'est qu'un état de Rydberg?
Les condensats de Bose-Einstein ne nécessitent-ils pas un stockage cryogénique entretenu ?
Ce piégeage nécessite alors une importante énergie externe pour dépiéger nos électrons, n'est-ce pas?
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12/05/2006, 20h18
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#13 |
Date d'inscription: décembre 2005
Messages: 560
| Re : Propulsion et antimatière... Citation: |
Envoyé par EspritTordu le poids d'un électron est de 10-28 g | Ah !!! 10 -28 g !!!! Comprends mieux.
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17/05/2006, 11h09
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#14 |
Date d'inscription: janvier 2005
Messages: 1 054
| Re : Propulsion et antimatière...
Voilà quelques calculs à partir du sodium Na22, se désintégrant selon la radioactivité Bêta +, libérant des positrons donc...
Cet isotope radioactif du sodium à une période de 2,6 ans environ, soit une constante radioactive ( http://ead.univ-angers.fr/~jaspard/P...ioactivite.htm) de 3,08*10-6. Cela signifie qu'avec 1 KG de cet isotope, en récoltant 100% des émissions de positrons, et ce durant un temps raisonnable de 10 minutes environ, on pourrait s'attendre à 2,62 mg de positron. Cela correspond en énergie (E=2*me*c^2) soit 4,72*10^12 J. J'en arrive alors à me demander quelle est la fraction d'énergie qu'on peut convertir en chaleur ?
Néamoins si mes calculs ne sont pas faux, il y a un bémol, où trouver les 1KG de sodium radioactif qui est bien sûr synthétique ? Et 1 KG c'est beaucoup...
Un autre essai avec le tantale 180, radioactif bêta+, et naturel- bien que son abondance s'élève à 0,012%...
Sa période est de 8,125 heures. Soit en dix minutes, 1,6 g de positron... Et ce avec 1KG de tantale toujours. Avec 10 g, on peut avoir, en dix minutes, 2,73 mg.
Peut-être un autre candidat?
Dernière modification par EspritTordu ; 17/05/2006 à 11h12.
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09/11/2006, 10h31
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#15 |
Date d'inscription: février 2006 Âge: 26
Messages: 18
| Re : Propulsion et antimatière... Citation:
ca c'est le deuxième problème le plus important effectivement : s'il faut consacrer autant d'energie a confiner l'AM (a l'aide de gros aimants certainement) que ce qu'elle permet ensuite d'obtenir, ça ne servira pas a grand chose ...
Un peu le même problème qu'avec les reacteurs a fusion : permettront-ils d'avoir un bilan energetique interessant ?
le premier problème étant de réussir a produire l'antimatière en quantité suffisante a un cout acceptable.
Les quantités produites actuellement sont vraiment infimes et totalement hors de prix.
| On pourrait utiliser une partie de l'anti-matière pour générer l'electricité nécessaire. Citation:
vu ce qu'ils disent dans l'article, cela semble encore difficile. En effet, pour le voyage vers Mars, ils comptent réduire le temps de voyage de 2 à 4 fois.
Avec cet ordre de grandeur et même un peu plus, les systèmes stellaires les plus proches semblent encore hors d'atteinte dans un temps raisonnable.
Prenons par exemple, la sonde New Horizons, qui est l'engin spatial le plus rapide jamais envoyé. Sa vitesse par rapport au Soleil, est d'environ 165 000 km/h (cf. http://forums.futura-sciences.com/thread68526.html).
Pour atteindre Proxima du Centaure, notre plus proche voisine (à 4,3 al), New Horizons mettrait au moins 28 000 ans.
Il s'agit donc de gagner au moins un facteur de quelques centaines.
Ca laisse donc un sacré boulot à faire pour l'antimatière.
Mais, en attendant, cela permettrait de mieux explorer notre système solaire, et notamment pour une exploration avec des humains.
| Pas vraiment parce que les sondes actuelles sont accélérée principalement au début de leur lancement, puis par les orbite des grosses planètes qui sont utilisées comme frondes.
Avec un réacteur antimatière on peut accélérer pendant la moitié du voyage puis décélérer pendant l'autre moitié ce doit faire une vitese halluciante. Citation:
le premier problème étant de réussir a produire l'antimatière en quantité suffisante a un cout acceptable.
Les quantités produites actuellement sont vraiment infimes et totalement hors de prix.
| Il est indispensable de savoir en produire beaucoup plus mais on peut utilise l'AM comme un catalyseur pour une réaction de fusion hydrogène, qui est moins énergétique mais qui reste une energie plus puissante que la fission nucléaire. Les réservoirs d'hydrogenes ne seraient pas hallucinants et l'AM nécessaire en quantité plus faible.
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09/11/2006, 18h14
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#16 |
Date d'inscription: octobre 2006 Âge: 35
Messages: 1 301
| Re : Propulsion et antimatière...
Bonsoir à tous.
ANTIMATIÈRE = Les objets autour de nous, les ordinateurs, les êtres humains, les soleils, les galaxies, sont formés de protons, neutrons, électrons, mais pas d'antiprotons, d'antineutrons, ou d'antiélectrons. On peut donc appeler matière, tout objet formé de protons, neutrons, électrons.
On appellera donc antimatière, tout objet formé d'antiprotons, d'antineutrons, d'antiélectrons. Comme les équations de la physique ne font pas de différences entre particules et antiparticules, il est tout à fait possible d'imaginer un monde fait entièrement d'antimatière, et qui fonctionnerait de la même façon que le notre, avec des êtres vivants, des planètes . .
PROPULSION = Le principe général de la propulsion spatiale s'appuie, à quelques exceptions près, sur l'échange de quantité de mouvement entre de la matière éjectée et l'engin à propulser.
ANTIMATIÈRE + PROPULSION + FICTION = L'antimatière apparaît parfois d'emploi aussi simple que s'il s'agissait du tout dernier carburant de fusée, par exemple dans ces vaisseaux interstellaires à propulsion par antimatière qui figurent dans la "Nightsdawn Trilogy" (L'Aube de la Nuit) de Peter F. Hamilton, publiée dans les années 1990. En d'autres occasions, l'antimatière se présente comme le successeur naturel des réacteurs nucléaires en tant que source d'énergie de l'avenir: le meilleur exemple en est le vaisseau Entreprise du "Star Trek" paru à la télévision dans les années 1960 (sans compter les épisodes télévisés ou filmés qui lui ont fait suite). L'Entreprise possédait un réacteur central assurant la totalité de son alimentation en énergie, au cœur duquel la réaction matière-antimatière dégageait l'énergie voulue pour s'élancer hardiment à la découverte d'espaces inexplorés.
C'est bien là que le bas blesse, ce genre de système utilisant une énergie très volatile est très complexe a developper, pas nécessairement honéreux mais surtout complexe car instable et difficile à produire (l'antimatière)
VOYAGE SPATIAL & ANTIMATIERE :
A première vue l'antimatière étant si instable que des
solutions nécessaires à son conditionnement pour achever un voyage spatial requiert des conditions de
sécurités spéciales.
Plusieurs solutions s'offrent donc à nous :
-sa fabrication une fois dans l'espace pour une utilisation quasi immédiate et ce sans risquer un incident qui mettrait en péril toute notre planète.
-une méthode de stockage qui permette d'alimenter
notre vaisseau sans recourir à sa fabrication in vitro
Voiçi ce que j'ai trouvé sur Internet pour appuyer mes dires : Dossier 4. M. X. a rapporté des informations de l'université de Brighton ou s'est tenu un colloque sur le thème des propulsions avancées en Janvier 2001. Je cite ici quelques passages qui peuvent nous éclairer sur les méthodes de synthèse d'antimatière. Lors d'une expérience à travers laquelle les "Yankees" tentaient de créer des dards thermonucléaires auto-confinés par MHD, un dégagement inattendu d'énergie se serait produit. En fait, à travers ce genre d'expérience, une compression défiant l'imagination aurait été maintenue « un temps suffisant », assez pour que soient reconstituées, localement, les conditions régnant à l'instant que nous nommons « Big Bang ». (...) Ils ont confirmé par la suite qu'ils avaient exploité cette découverte fortuite en utilisant des explosions nucléaires, bien contrôlées celles-là, pour synthétiser de l'antimatière par compression, celle-ci étant acheminée le long de multiples tunnels formant une étoile à de nombreuses branches autour de l'épicentre de l'explosion. Le dispositif initial de confinement, fondé sur des supraconducteurs ultra-performants, que ni les Russes ni les Chinois ne possèdent encore actuellement, est détruit pendant l'explosion. Mais la précieuse antimatière se trouve canalisée, séparée électromagnétiquement (nous savons comment ils procèdent) pour être in fine stockée dans des bouteilles magnétiques, de dimensions métriques. L'antimatière se trouve alors stockée dans des enceintes, dont la technologie est maîtrisée et connue de longue date. Ces quantités d'antimatière peuvent alors être affectées à de multiples usages.
A ce niveau de lecture on peut faire deux remarques intéressantes:
-La maitrise des supraconducteurs est la clé du succès, il y a fort à parier que tout sera fait pour garder les secrets des matériaux supraconducteurs les plus performants.
-Ramener la matière et pas uniquement des particules au plus près des conditions initiales du moment appelé "Big-Bang" pour recombiner celle-ci en moitié matière et moitié antimatière selon les équations de Dirac semble astucieux. Le plus difficile semble être de séparer électromagnétiquement l'antimatière avant le contact avec la matière.
On savait déjà depuis des années qu'il était possible de confiner de l'antimatière dans des cristaux. Depuis1975 (par exemple au laboratoire Françoise Lure) on savait cibler des jets de particules, issus de « synchrotrons » avec une précision de quelques Angströms. Cela paraît incroyable, mais c'est ainsi. On peut donc tirer des atomes d'antimatière dans des cristaux spéciaux, qui possèdent des « lacunes » régulièrement distribuées. Sous la forme de particules chargées, l'antimatière est d'abord accélérée (anti-électrons et anti-protons), puis on favorise des recombinaisons (faisceaux de neutres). Ce sont alors des anti-atomes d'hydrogènes qui pénètrent dans le cristal, en direction de ces fameuses lacunes, peuplées d'électrons libres. L'anti-électron de l'anti-atome s'annihile alors avec un électron présent et l'antiproton, de charge négative, prend la place de l'électron libre dans la lacune, assurant la neutralité électrique de l'ensemble. On obtient ainsi de l'antimatière confinée électrostatiquement. Ce confinement ne nécessite aucune énergie et est parfaitement stable et durable. Les anti-protons, totalement intégrés au réseau cristallin, qu'ils « dopent », sont étroitement bridés. On peut alors laisser tomber un tel cristal par terre sans que rien ne se passe. Aucune crainte de voir les antiprotons s'échapper de leur prisons électrostatiques.
Il suffirait alors d'utiliser une élément pour dissoudre
ces crystaux et ainsi libérer l'antimatière.
Je pense que de plus amples recherches sont nécessaires concernant ce sujet qui rentre bien souvent dans le cadre du Secret Défense de part son utilisation à des fins militaires.
Cordialement,
Europa
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09/11/2006, 19h13
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#17 |
Date d'inscription: octobre 2003 Localisation: Paris Âge: 23
Messages: 14 151
| Re : Propulsion et antimatière...
Salut,
Tu peux citer tes sources, parce que ça me paraît un peu foireux ton truc...
__________________
Encore une victoire de Canard !
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10/11/2006, 10h52
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#18 |
Date d'inscription: octobre 2006 Âge: 35
Messages: 1 301
| Re : Propulsion et antimatière... Citation:
Envoyé par Coincoin Salut,
Tu peux citer tes sources, parce que ça me paraît un peu foireux ton truc... |
Bonjour Messieurs.
Je peux comprendre votre question à l'égard du texte
que j'ai cité, loin de moi l'idée de transmettre des données erronées, mais comme je l'ai dit dans mon dernier message, certaines de ces informations sont sensibles car l'usage militaire fait rentrer une partie de ces recherches dans le cadre du secret défense. Voiçi le "disclaimer" situé en haut de page de ma source, et il répond un peu à votre question. L'hypothèse développée ci-après n'engagent que l'auteur de ce site et reste spéculative, néanmoins je vous demande de réfléchir sur ce qui y est décrit.
Les dossiers suivants montrent que quelque chose ne vas pas, il y a des déclarations ou des informations glanées à travers les différents médias et des analyses personnelles. Comme un puzzle ou un dossier d'instruction cette enquête n'est pas finie, au fur et à mesure les pièces du dossier arrivent. Entre ces dossiers des liens ténus existent.
AVERTISSEMENT: Ces textes et les liens étant susceptibles d'être censurés un jour, je vous conseille de capturer ces pages. http://ataraxie.free.fr/fr_antimindex.htm
Je tenais cependant à "finaliser" ma maigre contribution à ce sujet, quand à la finalité de l'emploi
de l'antimatière dans le cadre de l'astronautique et du rôle probable de notre cher pays dans ce domaine. Le collisionneur du CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire) est un des grands accélérateurs de particules. Il est situé sur la frontière franco-suisse à cent mètres de profondeur et possède un anneau de 27 km de circonférence. Mais à part faire connaître les constituants de la matière (si ce n'était que ça), les accélérateurs peuvent produire de l'antimatière. Lorsque l'antimatière et la matière entrent en collision par millions, elles dégagent une énergie incroyable. À un point tel que la NASA envisage de prendre cette énergie comme combustible pour les futures sondes du nouveau millénaire. Présentement, on est capable de produire 100 milliards d'antiprotons par jour. Ce qui signifie 0,000 000 01 mg. Pour pouvoir créer un impact suffisant pour se promener dans le fin fond de l'espace, la quantité serait d'au moins 1 mg d'antimatière. La navette serait propulsée à une vitesse de 150 000 km/s et pourrait se rendre à l'étoile la plus proche (Proxima de Centaure) en seulement 10 ans. Avec les engins actuels, le même trajet se ferait en 46 000 ans! Préparez-vous, la conquête des étoiles ne fait que commencer. http://mendeleiev.cyberscol.qc.ca/ca.../atome-10.html
De quoi laisser rêveur...
Merci d'avance pour vos remarques quand au stockage
de l'antimatière ou pour toute nouvelle information.
Bien à vous,
Europa
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