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Envoyé par chrisgir Question subsidiaire : comment identifier (a priori) un caractère susceptible d'être soumis à sélection disruptive et à isolement reproducteur, et comment le tester? |
On l'identifie en relevant dans la nature les biotypes ou écotypes d'une même population géographique, sans intermédaires.
On le vérifie en plaçant des individus appartenant à chaque biotype dans la niche écologique de l'autre (souvent simulée au labo). Ils devraient alors avoir une aptitude réduite.
Pour savoir sur quel caractère ça agit, il faut comparer les biotypes physiologiquement (pas facile s'ils sont presques identiques) ou procéder par déduction au vue des différences entre niches qu'ils occupent.
Pour connaître les gènes responsables : croisements.
Pour répondre à ta question sur la spéciation, il est difficile, par mesure des flux de gènes sur le terrain (genre Fst), de confirmer un isolement reproducteur total entre populations sympatriques. Disons que si les distances génétiques sont importantes à beaucoup de locus, l'isolement reproducteur doit être élevé.
Il est plus sûr de tester des croisements au labo.
Dans la pratique, on a tendance à considérer comme espèces vraies des populations qui peuvent toujours échanger des gènes, mais très rarement. Certains auteurs prônent même qu'à - de 1% de flux de gènes, on peut parler d'espèces vraies.