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Vieux 14/07/2006, 15h44   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #163
yves25
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par domlefebvre



Le constat:
- Les températures moyennes en beaucoup de points du monde évoluent (baissent ou s'élèvent) de manière significative.

- le bilan radiatif atmosphérique sur certaines longueurs d'onde évolue. Les mesures satellites le montrent.

Si on veut être précis, le bilan radiatif étant le bilan de toute l'énergie radiative (toutes longueurs d'onde), l'expression est inadéquate. L'évolutipon pourcertaines longueurs d'onde traduit la ou les signatures spectrales d'une modufication des caractéristiques atmosphériques.
Pour ce qui est du constat, je serais assez d'avis de laisser cela de côté pour le moment .
Citation:
[
- le taux de CO2 dans l'atmosphère augmente,


Dans la mesure où l'on s'intéresse au réchauffement, moi je limiterais le constat à ces deux points. le reste venant préciser , conforter ou infirmer ou n'ayant rien (ou presque ) à voir
Citation:
Pour que l'on reste dans le domaine du constat, ces mesures physiques doivent être établies dans des conditions incontestables. Ce qui exclue les séries de données reconstruites.
Le constat est bien établi et la probabilité de se tromper sur ce constat est très faible.

L'analyse des causes:
Là on rentre dans le monde de l'incertitude. Certaines corrélations sont bien établies, par exemple le renforcement de l'effet du serre et le taux de CO2 dans l'atmosphère.

L'expression "corrélation" me gêne parce qu'il me fait penser à une relation purement statistique ce qui n'est pas le cas ici: il y a relation de cause à effet.
Citation:
D'autres restent du domaine des hypothèses, avec une probabilité plus ou moins grande : par exemple l'origine de l'augmentation du CO2 (seulement anthropique, anthropique + X, X, la seconde étant sans doute la plus probable).

L'augmentation de la proportion de C13 (ou sa diminution au contriare, je sais plus mais je crois que c'est bien ça ) marque la signature des composés carbonés fossiles. C'est bien ça? L'idée étant un peu la m^me que pour O18 /O16: le composé le plus léger est libéré plus rapidement . Est ce que je me trompe quand je dis que les évolutions sont absolument parallèles?
Si je ne me trompe pas, la contribution de X n'est pas bien grande.
Citation:


Ou encore, quelle est la fonction de corrélation entre la température moyenne et le taux de CO2. C'est dans cet exercice que l'on se tourne vers le passé et que l'on essaye de reconstruire certaines séries, pour tenter de mieux comprendre.

Il est clair que c'est là que commencent les vraies difficultés.
Citation:
L'analyse de conséquences:
Encore des incertitudes, encore plus grandes. La plus grande à mon sens: est-on en présence d'un système statistiquement linéaire (je veux dire par là que vu de très loin, son comportement est linéaire) ou bien est-ce un système chaotique susceptible de bifurquer sans prévenir. Pour des raisons dont on pourra discuter, je ne crois pas à cette hypothèse.

Oui, ça serait intéressant d'en discuter mais d'abord, une précision stp. Parles tu de la possibilité même de cette bifurcation ou de sa proximite? La nuance n'est pas négligeable.
Citation:
Donc les scientifiques tentent d'analyser les conséquences sur le reste du système d'une évolution de la concentration en CO2 ou bien de la température de l'air, de l'eau en tel ou tel point du globe, etc...
Et c'est là que commence la polémique. D'abord, pour faire cela, ils ont besoin d'une théorie globale. Ensuite, ce sont des scientifiques, qui analysent les conséquences dans leur monde et pas sur le comportement des économies ou des sociétés. Ce n'est pas de leur domaine de compétence. Un climatologue sérieux se gardera bien de disserter sur les conséquences possibles de la dilatation thermique de tel bassin océanique. Il laisse cela aux hydrologues et aux géographes, aux démographes, aux agronomes, aux politiciels et j'en passe car tout le monde veut donner son avis...

C'est juste mais la communauté s'est fortement élargie ..jusqu'à devenir effectivement un peu bordélique. En tout cas, les rapports avec les hydrologues sont étroits. Les géographes ont plus ou moins disparu de la scène à quelques exceptions près. Les économistes et les juristes sont (étaient en tout cas, il y a peu) pratiquement inconnus au bataillon ..en France parce que ce n'est pas le cas partout.
Citation:
L'élaboration de la théorie:
La partie la plus noble. Tout le monde y va de sa théorie, qu'il veut bien sur globale! Mais la climato ne pas différente des autres sciences. Pour être valide, une théorie doit expliquer tous les faits expérimentaux présents et passés et permettre des prédictions vérifiables. Et pour l'instant, on en est encore loin, peut-être parce que le climat, contrairement à la météo, présente une certaine inertie, et qu'il n'est pas vraiment facile de faire des expériences qui permettraient de valider une théorie (quoique certains y pensent!).

Mais si mais si: l'expérience a lieu, sous nos yeux et en vraie grandeur. Ca serait quand même bête de rater l'occasion. D'un point de vue scientifique, ce qui se passe est fantastique!
Citation:
Pour résumer, je crois que si l'on arrivait à distinguer les faits de l'analyse, si l'on arrivait à séparer ce qui relève de la climato de ce qui relève de la politique, le dialogue gagnerait en sérénité... Il y a bien suffisamment d'occasions de se disputer sur l'établissement des faits et de leurs causes (mais ça, c'est ce qui donne le piment de la physique, non)

Le fait de dévier sur la politique est effectivement fort gênant dans ce débat. A mon avis, c'est un aveu d'impuissance: la conversation dévie naturellement car l'argumentation purement scientifique devient incertaine.
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Vieux 14/07/2006, 16h39   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #164
domlefebvre
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par yves25
Si on veut être précis, le bilan radiatif étant le bilan de toute l'énergie radiative (toutes longueurs d'onde), l'expression est inadéquate. L'évolutipon pourcertaines longueurs d'onde traduit la ou les signatures spectrales d'une modufication des caractéristiques atmosphériques.
Pour ce qui est du constat, je serais assez d'avis de laisser cela de côté pour le moment .

Dans la mesure où l'on s'intéresse au réchauffement, moi je limiterais le constat à ces deux points. le reste venant préciser , conforter ou infirmer ou n'ayant rien (ou presque ) à voir

Tu as tout à fait raison.

Citation:
L'expression "corrélation" me gêne parce qu'il me fait penser à une relation purement statistique ce qui n'est pas le cas ici: il y a relation de cause à effet.

Je fais allusion à la méthode utilisée pour déterminer qu'il y a justement une relation de cause à effet (ou pour la confirmer). On vérifie la corrélation des deux séries de mesures. Si elle est établie, alors on parle de relation de cause à effet. C'est la méthode expérimentale...

Citation:
L'augmentation de la proportion de C13 (ou sa diminution au contriare, je sais plus mais je crois que c'est bien ça ) marque la signature des composés carbonés fossiles. C'est bien ça? L'idée étant un peu la même que pour O18 /O16: le composé le plus léger est libéré plus rapidement . Est ce que je me trompe quand je dis que les évolutions sont absolument parallèles?

Le rapport O16/O18 est une fonction de la température de l'eau. L'isotope 18, plus lourd, nécessite plus d'énergie pour s'évaporer.
Le cas du C14 est différent. Au cours de sa vie, un organisme carboné échange constamment du C14 avec l'atmosphère. A sa mort, cet échange cesse et le taux de C14 dans l'organisme décroît exponentiellement avec une période de 5700 ans environ. La mesure du rapport C14/C donne l'âge de la mort de l'organisme.

Citation:
Oui, ça serait intéressant d'en discuter mais d'abord, une précision stp. Parles tu de la possibilité même de cette bifurcation ou de sa proximite? La nuance n'est pas négligeable.

Je parle de la possibilité même d'une bifurcation. Il me semble un peu rapide de parler de bifurcation (au sens de la dynamique des systèmes chaotiques) avant d'avoir caractérisé ledit système.

Citation:
Mais si mais si: l'expérience a lieu, sous nos yeux et en vraie grandeur. Ca serait quand même bête de rater l'occasion. D'un point de vue scientifique, ce qui se passe est fantastique!

Oui, à supposer que l'on comprenne l'expérience en cours et que l'on sache en déterminer tous les paramètres. Je préfère nettement les manips dans lesquelles je maîtrise les inputs et le processus. Je dirai qu'on observe un phénomène, mais pas qu'on effectue une expérience!
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Vieux 14/07/2006, 18h58   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #165
yves25
 
Date d'inscription: décembre 2005
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par domlefebvre

Je fais allusion à la méthode utilisée pour déterminer qu'il y a justement une relation de cause à effet (ou pour la confirmer). On vérifie la corrélation des deux séries de mesures. Si elle est établie, alors on parle de relation de cause à effet. C'est la méthode expérimentale...

Bon, je pinaille mais en tant que physicien, si le mécanisme est parfaitement établi, il n'est pas même question de corréler, je vérifie que ça marche et surtout que ma quantification est bonne mais c'est un point de détail.

Par contre, je me souviens de certains modélisateurs (pas du climat: en l'occurence, c'était la circulation (de l'eau pas des bateaux) dans un détroit maritime) qui me maintenaient contre vents et marées (c'est le cas de le dire) qu'un modèle n'avait pas besoin d'être validé puisqu'il reposait sur des équations de la physique.

Citation:
Le rapport O16/O18 est une fonction de la température de l'eau. L'isotope 18, plus lourd, nécessite plus d'énergie pour s'évaporer.
Le cas du C14 est différent. Au cours de sa vie, un organisme carboné échange constamment du C14 avec l'atmosphère. A sa mort, cet échange cesse et le taux de C14 dans l'organisme décroît exponentiellement avec une période de 5700 ans environ. La mesure du rapport C14/C donne l'âge de la mort de l'organisme.

J'avais tout faux mais tu ne réponds pas à la question correspondant au parallélisme du C13 et de l'enrichisssment de l'atmosphère en CO2.

Citation:
Je parle de la possibilité même d'une bifurcation. Il me semble un peu rapide de parler de bifurcation (au sens de la dynamique des systèmes chaotiques) avant d'avoir caractérisé ledit système.

Bien mais là, tu m'étonnes. Le système est non linéaire par beaucoup d'aspects. Peut être raisonnes tu quand même implicitement au voisinage de la position actuelle. Sinon, il n'y avait pas de différence majeure entre Vénus et la Terre et elles ont évolué de façon radicalement différente.
Plus près de nous, la Terre a connu des évolutions radicales en passant de son atmosphère primitive à l'atmosphère présente. Plus près encore, certains géologues soutiennent que la Terre a connu un stade boule de glace; si on considère le bilan radiatif de cette boule, ça me semble peu probable mais il est certain par contre qu'il s'agit d'une solution très stable du système. Ca me semble peu probable parce que, justement, on aurait eu beaucoup de peine à en sortir.
Par ailleurs, les mécanismes susceptibles de provoquer ces bifurcations sont bien identifiés.

Tout cela me conduit à penser que les bifurcations sont sans doute assez nombreuses au contraire, par contre l'attracteur présent me semble assez robuste ...si on peut employer l'expression . Le pb, quand même, c'est que depuis 2 millions d'années, le climat est certes bien resté confiné à un ensemble de solutions relativement stable mais qu'on se trouve dans une des positions extrêmes de cet ensemble de solutions et que le forçage ne conduit pas à revenir vers la positopn "centrale" mais au contraire à explorer les terra incognita. (on est dans une période de température maxi et on chauffe encore Du coup, le passé ne me donne pas de solution pour l'avenir )
Citation:



Oui, à supposer que l'on comprenne l'expérience en cours et que l'on sache en déterminer tous les paramètres. Je préfère nettement les manips dans lesquelles je maîtrise les inputs et le processus. Je dirai qu'on observe un phénomène, mais pas qu'on effectue une expérience!

C'était ironique mais dans la mesure où le forçage est anthropique (au moins partiellement selon toi....faudrait approfondir ça) , on est responsable du phénomène, on n'est pas simplement observateurs, autrement dit, on fait une expérience mais on la contrôle pas.
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Vieux 14/07/2006, 20h06   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #166
domlefebvre
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par yves25
Bon, je pinaille mais en tant que physicien, si le mécanisme est parfaitement établi, il n'est pas même question de corréler, je vérifie que ça marche et surtout que ma quantification est bonne mais c'est un point de détail.

Oui, quand il est parfaitement établi....

Citation:
J'avais tout faux mais tu ne réponds pas à la question correspondant au parallélisme du C13 et de l'enrichisssment de l'atmosphère en CO2.

Ce que je sais du rapport C13/C12, c'est qu'il permet d'établir plusieurs points concernant le métabolisme des végétaux et plus généralement de la biochimie. Il se trouve que la biochimie privilégie (on dit en biochimie: discrimine positivement!) le C12 au détriment du C13. Donc en comparant le rapport C13/C12 atmosphérique et celui d'un composé, on en déduit si le composé est naturel (très utilisé en contrôle antidopage). On détermine aussi le stress hydrique d'un végétal: si celui-ci consomme du CO2 atmosphèrique dans de bonnes conditions (pas de stress), il consommera d'abord le C12. Sinon, il consommera aussi du C13 et le rapport C13/C12 augmentera. On peut en déduire (mais la fiabilité n'est pas terrible) une indication de la température...
Quant à l'enrichissement du CO2 atmosphérique en C13, je suis surpris: en principe le CO2 atmos est en équilibre isotopique C12, C13 et C14.

Citation:
Bien mais là, tu m'étonnes. Le système est non linéaire par beaucoup d'aspects. Peut être raisonnes tu quand même implicitement au voisinage de la position actuelle. Sinon, il n'y avait pas de différence majeure entre Vénus et la Terre et elles ont évolué de façon radicalement différente.
Plus près de nous, la Terre a connu des évolutions radicales en passant de son atmosphère primitive à l'atmosphère présente. Plus près encore, certains géologues soutiennent que la Terre a connu un stade boule de glace; si on considère le bilan radiatif de cette boule, ça me semble peu probable mais il est certain par contre qu'il s'agit d'une solution très stable du système. Ca me semble peu probable parce que, justement, on aurait eu beaucoup de peine à en sortir.
Par ailleurs, les mécanismes susceptibles de provoquer ces bifurcations sont bien identifiés.

Tout cela me conduit à penser que les bifurcations sont sans doute assez nombreuses au contraire, par contre l'attracteur présent me semble assez robuste ...si on peut employer l'expression .

Oui... Et bien moi j'ai des scrupules à parler de bifurcations alors que je ne connais pas ou mal la nature du système que j'étudie. Si l'on pouvait approcher le système climatique par un système différentiel dont on pourrait tracer le portrait de phases et le plan trace-déterminant, je serai le plus heureux des hommes et je te suivrai pour parler de bifurcation. Mais pour l'instant, je ne vois pas grand chose de convaincant, je parle bien sur du strict aspect chaotique du système "Climat", qu'il faudrait d'ailleurs définir....
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Vieux 14/07/2006, 22h39   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #167
yves25
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par domlefebvre
Quant à l'enrichissement du CO2 atmosphérique en C13, je suis surpris: en principe le CO2 atmos est en équilibre isotopique C12, C13 et C14.



.

Je ne retrouvais plus la référence mais tu as ça dans le rapport du GIEC. Ch2 . Référence est faite à un article de Keeling et al (2005) . Il s'agit de mesures faites à Mauna Loa évidemment (cf Keeling). L'évolution du rapport isotopique C13/C12 depuis 80 y est présentée.
Voir aussi l'article de Patrick Montfray
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doscl...e/pagsuiv6.htm
__________________
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Dernière modification par yves25 14/07/2006 à 22h44.
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Vieux 14/07/2006, 23h28   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #168
meteor31
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par gillesh38
[Mode HS]





*Je n'ai jamais dit que la Terre allait devenir comme Venus, bien sur !


0,72 unité astronomique.

deux fois celle sur la Terre (en 1/r2). La puissance réemise etant en T^4 dans l'approximation de corps noir, la température devrait etre de 2^(1/4)= 1,2 fois supérieure à celle de la Terre, soit 330 K environ donc 60°C. De fait elle est de 470 °C. C'est encore pire en fait parce que son albedo est plus élevé que la Terre, la température superficielle devrait etre de 250 K en l'absence d'effet de serre.

Evidemment, l'atmosphère de Venus est composée à 96 % de CO2, il n'est aucuunement question de rendre l'atmosphère de la Terre comparable, il faudrait dissocier tous les carbonates ! mais tu ne peux pas nier que la température tres elevée du sol soit due a l'effet de serre!

Théoriquement le flux solaire sur Vénus est 1.93 fois le flux sur la Terre.
Si on néglige l'ES cela ferait effectivement 60°C environ de plus que sur Terre.
Mais l'albédo de Vénus est de 0.7 alors que celui de la Terre est de 0.3.
Ceci fait que les flux solaires au sol sont comparables.
Et donc l'influence de l'ES est encore pire que ce que tu dis.
N'oublions pas non plus l'influence de la très forte pression 100 bars environ pour 96% de CO2.
Yves doit connaître par coeur l'effet d'élargissement des bandes d'absorption que cette très forte presion de CO2 provoque.
Sur Vénus de plus les rares fenêtres IR laissées libres par le CO2 seraient bouchées par les bandes de l'eau résiduelle.
On pense que Vénus et la Terre ont évolué de façon différente depuis l'origine du système solaire et depuis que le soleil a gagné progressivement en puissance.
A partir d'une puissance donnée s'est développé un ES autoamplifié sur Vénus principalement du à la vapeur d'eau.
Les températures auraient atteint plus de 600°C libérant tout le CO2 de la croûte.
Puis avec la disparition de l'eau dans l'espace (vitesse de libération atteinte) la planète s'est progressivement "refroidie".
Le flux solaire n'a jamais été assez puissant sur Terre pour provoquer cet ES titanesque vénusien.
meteor31 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 14/07/2006, 23h31   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #169
domlefebvre
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par yves25
Je ne retrouvais plus la référence mais tu as ça dans le rapport du GIEC. Ch2 . Référence est faite à un article de Keeling et al (2005) . Il s'agit de mesures faites à Mauna Loa évidemment (cf Keeling). L'évolution du rapport isotopique C13/C12 depuis 80 y est présentée.
Voir aussi l'article de Patrick Montfray
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doscl...e/pagsuiv6.htm

Je viens de parcourir ta dernière référence. Je n'ai pas l'impression qu'il est question d'enrichissement en C13 de l'atmosphère. Cet article fait mention de l'usage du rapport C13/C12 pour "séparer le rôle de la biomasse continentale de celui de l’océan". En effet, les réactions chimiques marines (tampon HCO3) n'ont pas le même comportement de discrimination isotopique que les végétaux et ne renforcent pas le rapport C13/C12. Peut-être est-ce en cela que tu parles d'enrichissement relatif en C13?
domlefebvre est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2006, 10h55   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #170
yves25
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par domlefebvre
Je viens de parcourir ta dernière référence. Je n'ai pas l'impression qu'il est question d'enrichissement en C13 de l'atmosphère. Cet article fait mention de l'usage du rapport C13/C12 pour "séparer le rôle de la biomasse continentale de celui de l’océan". En effet, les réactions chimiques marines (tampon HCO3) n'ont pas le même comportement de discrimination isotopique que les végétaux et ne renforcent pas le rapport C13/C12. Peut-être est-ce en cela que tu parles d'enrichissement relatif en C13?

Non, ce n'est pas ça. Regarde le rapport du GIEC , je crois que tu en disposes.
Je recheche les références exactes du papier de Keeling et al (2005)
bonne journée
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yves25 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2006, 11h10   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #171
yves25
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Voir aussi
http://cdiac.ornl.gov/trends/co2/iso-sio/iso-sio.html
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yves25 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2006, 11h39   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #172
yves25
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par meteor31
Théoriquement le flux solaire sur Vénus est 1.93 fois le flux sur la Terre.
Si on néglige l'ES cela ferait effectivement 60°C environ de plus que sur Terre.
Mais l'albédo de Vénus est de 0.7 alors que celui de la Terre est de 0.3.
Ceci fait que les flux solaires au sol sont comparables.
Et donc l'influence de l'ES est encore pire que ce que tu dis.
N'oublions pas non plus l'influence de la très forte pression 100 bars environ pour 96% de CO2.
Yves doit connaître par coeur l'effet d'élargissement des bandes d'absorption que cette très forte presion de CO2 provoque.
Sur Vénus de plus les rares fenêtres IR laissées libres par le CO2 seraient bouchées par les bandes de l'eau résiduelle.
On pense que Vénus et la Terre ont évolué de façon différente depuis l'origine du système solaire et depuis que le soleil a gagné progressivement en puissance.
A partir d'une puissance donnée s'est développé un ES autoamplifié sur Vénus principalement du à la vapeur d'eau.
Les températures auraient atteint plus de 600°C libérant tout le CO2 de la croûte.
Puis avec la disparition de l'eau dans l'espace (vitesse de libération atteinte) la planète s'est progressivement "refroidie".
Le flux solaire n'a jamais été assez puissant sur Terre pour provoquer cet ES titanesque vénusien.

Bonjour meteor et merci de venir rompre un peu la monotonie des débats

Pour la comparaison Vénus -Terre. Il y a un élément que tu ne mentionnes pas mais qui est fichtrement important.
H2O est trop lourd pour atteindre aisément la vitesse de lobération, c'est plus facile avec l'hydrogène. Les UV dissocie H2O , or le flux d'UV est swensiblement le double du flux d'UV sur Terre. Conséquence, la décomposition de la vapeur d'eau s'est faite 2 foisplus vite sur Vénus.

Est ce que cette voie a été définitivement abandonnée because preuves ?
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yves25 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2006, 12h16   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #173
meteor31
 
Date d'inscription: octobre 2004
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Messages: 898
Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par yves25
Bonjour meteor et merci de venir rompre un peu la monotonie des débats

Pour la comparaison Vénus -Terre. Il y a un élément que tu ne mentionnes pas mais qui est fichtrement important.
H2O est trop lourd pour atteindre aisément la vitesse de lobération, c'est plus facile avec l'hydrogène. Les UV dissocie H2O , or le flux d'UV est swensiblement le double du flux d'UV sur Terre. Conséquence, la décomposition de la vapeur d'eau s'est faite 2 foisplus vite sur Vénus.

Est ce que cette voie a été définitivement abandonnée because preuves ?

oui oui c'est exact.
J'aurais voulu éditer mon message pour modifier ce que j'avais raconté sur la vitesse de libération de H2O, car tu as raison , la meilleures hypothèse est celle de la dissociation des molécules d'eau par le rayonnement UV très important (car plus proche du soleil).
Je voulais aussi insister sur le fait que , si la proximité de Vénus par rapport au Soleil n'est pas une "excuse" , pour expliquer la température plus que torride qui règne sur Vénus (en raison de l'albédo très élevé de cette très brillante planète), il semble bien qu'elle soit à l'origine de ce qu'appellent les américains le
"runaway greenhouse effect" qui est un effet de serre cataclysmique auto-amplifié.
Bon il semble aussi avoir régné une intense activité volcanique avec émission de SO2 et formation de nuages d'H2SO4 qui ont permis aussi de modérer la chaleur de surface.

Bon cela nous éloigne du fameux "hockey stick".
Mais à ce sujet, sans vouloir déflorer AR4 du GIEC, il semble que soient pris en compte désormais dans ce rapport différentes autres reconstructions dont celles de Moberg et Esper.
Il me semble raisonnable, lorsqu'on n'est pas spécialiste, de ne considérer que la moyenne de ces différents scénarii.
Cette moyenne ne laisse pas apparaître d'optimum médiéval , mais par contre un léger PAG.
Elle ne permet en aucun cas d'affirmer que la période récente n'est pas exceptionnelle dans le deuxième millénaire de notre ère.
Je me pose cependant quelques questions sur la période 1910-1940 qui a connu tout de même une belle augmentation.
Les reconstructions à partir de forçages connus (GES volcans) ou moins connus (aérosols anthropiques, nébulosité,...) ne donnent pas toute l'amplitude mesurée.
C'est un argument des sceptiques, encore que ces derniers, prompts à nous mettre l'effet urbain à toutes les sauces, devraient aussi se poser des questions sur l'incertitude des mesures entre 1910 et 1940.
Mais cela ne change rien aux causes du réchauffement actuel.
meteor31 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2006, 12h50   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #174
meteor31
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par meteor31
Bon il semble aussi avoir régné une intense activité volcanique avec émission de SO2 et formation de nuages d'H2SO4 qui ont permis aussi de modérer la chaleur de surface.

d'ailleurs au sujet du SO2, on pourra lire une interview de Paul Crutzen, dans le dernier "Recherche" consacré au climat, préconisant l'injection d'1 million de tonnes de Soufre dans l'atmosphère (entre 10 et 50 km), qui brûlé en altitude donnerait naissance à des aérosols de l'ordre du micron de diamètre.
Cela peut faire hurler car c'est de la manipulation climatique et cela pourrait nous éloigner des mesures d'économie indispensables.
Mais aurons-nous le choix?
meteor31 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2006, 12h52   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #175
yves25
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par meteor31
Bon cela nous éloigne du fameux "hockey stick".
Mais à ce sujet, sans vouloir déflorer AR4 du GIEC, il semble que soient pris en compte désormais dans ce rapport différentes autres reconstructions dont celles de Moberg et Esper.
Il me semble raisonnable, lorsqu'on n'est pas spécialiste, de ne considérer que la moyenne de ces différents scénarii.
Cette moyenne ne laisse pas apparaître d'optimum médiéval , mais par contre un léger PAG.
Elle ne permet en aucun cas d'affirmer que la période récente n'est pas exceptionnelle dans le deuxième millénaire de notre ère.
Je me pose cependant quelques questions sur la période 1910-1940 qui a connu tout de même une belle augmentation.
Les reconstructions à partir de forçages connus (GES volcans) ou moins connus (aérosols anthropiques, nébulosité,...) ne donnent pas toute l'amplitude mesurée.
C'est un argument des sceptiques, encore que ces derniers, prompts à nous mettre l'effet urbain à toutes les sauces, devraient aussi se poser des questions sur l'incertitude des mesures entre 1910 et 1940.
Mais cela ne change rien aux causes du réchauffement actuel.

Même en y allant à la louche avec une incertitude de 0,5K comme le cite domlefebvre, on obtient quand même que les températures de la dernière décade sortent du lot. Par contre, elles ne sont pas de même nature puisque ce sont des données instrumentales. L'ajustement a cependant été fait sur les 150 dernières années .

De toutes façons, c'est une question importante mais pas essentielle. C'est ça que je voudrais faire comprendre aux lecteurs de ces posts: mettre en avant un indicateur parmi d'autres a un intérêt de spécialistes évident mais c'est l'ensemble des éléments qui compte et surtout la réalité simplissime du mécanisme.
Le forçage des gaz à effet de serre anthropiques représente actuellement un peu plus de 1% de l'énergie solaire apportée. Toutes les projections s'accordent pour dire que ça ne peut qu'augmenter compte tenu des consommations prévisibles et de la durée de vie du CO2 dans l'atmosphère. On atteindra certainement 2 à 3% de l'énergie solaire déposée.

Il y a peu de chances que ça soit négligeable.
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La prévision est un art difficile, surtout quand il s'agit de prévoir l'avenir (N Bohr )
yves25 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/07/2006, 13h07   Sujet Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique - Message #176
yves25
 
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Re : Hockey Stick : reconstruction des températures et controverse scientifique
Citation:
Posté par meteor31
Je me pose cependant quelques questions sur la période 1910-1940 qui a connu tout de même une belle augmentation.
Les reconstructions à partir de forçages connus (GES volcans) ou moins connus (aérosols anthropiques, nébulosité,...) ne donnent pas toute l'amplitude mesurée.
C'est un argument des sceptiques, encore que ces derniers, prompts à nous mettre l'effet urbain à toutes les sauces, devraient aussi se poser des questions sur l'incertitude des mesures entre 1910 et 1940.
Mais cela ne change rien aux causes du réchauffement actuel.

Je n'ai pas réagi à cela. Il est clair qu'il y a là quelque chose à expliquer. En fait lorsque les modèles seront capables de simuler proprement le plateau des années 40-70, ils gagnaront énormément en qualité et en crédibilité. Il y a pas mal de chances que les causes soient multiples ce qui ne facilite rien.
Perso, je suis toujours très tenté par une explication faisant appel aux aérosols anthropiques et à leur influence sur la nébulosité (ce qu'on appelle l'effet indirect).

Les premières estimations ont été faites à la louche avec des hypothèses plus ou moins bonnnes mais maintenant, on utilise les données des satellites pour déterminer directement une relation aérosols, dimension des gouttes de nuages. Le résultat (voir Quass, Boucher, Bellouin en 2006 ) est que l'effet trouvé est nettement inférieur aux premières estimations qui, elles m^mes étaient plutôt trop fortes d'ailleurs.

Ca n'arrange pas forcément les choses évidemment , c'est pourquoi, je parle de causes multiples. Ceci dit, il reste du chemin à faire, m^me dans cette voie là.
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