Je suis en deuxième année de prépa bio et mon TIPE va porter sur les surfaces hydrophobes, plus précisément sur les feuilles hydrophobes (Lotus, Capucine...).
J'aimerais donc bien pouvoir enlever la cuticule - et que la cuticule - de ces feuilles sans abimer le reste pour voir la différence de comportement vis à vis de l'eau avec/sans cuticule. J'avais donc songé à utiliser un détergent ou produit semblable qui pourrait dissoudre uniquement la cuticule mais le problème est de savoir si un tel produit existe (et les concentrations à utiliser aussi )...
L'idéal serait ensuite de pouvoir extraire les différentes composantes de la cuticule hors de la solution détergente pour en faire un film lisse dont on pourra observer le comportement hydrophobe. Ce comportement hydrophobe sera a priori moins marqué que celui observé pour la feuille entière puisque la "superhydrophobie" est dûe à des irrégularités de surface (http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_lotus pour ceux que ça interesse).
Donc voilà si quelqu'un a des idées je suis preneur !!
Bonjour !
Vraiment personne n'a d'idées ? J'ai vu que le chloroforme permet de récuperer la cuticule, est ce que quelqu'un l'a déjà fait (savoir si ça marche bien ou si c'est galère) ou connait les doses / protocole ? De même pour le BF3-MeOH qui permettrait de dépolymériser la cutine.
Merci d'avance !
12/10/2009 - 21h24
Islaendil
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Re : Isoler les constituants de la cuticule
Bonsoir,
Ceci n'est pas un up camouflé en contribution inintéressante au sujet, c'est aussi sûr que le fait que j'aurais l'ENS ^^.
A bientot !!
Islaendil
27/01/2010 - 14h52
the lich king
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Re : Isoler les constituants de la cuticule
Bonjour
Nous sommes en deuxième année de prépa BCPST et dans le cadre des TIPE nous travaillons également sur L'Effet Lotus et cherchons à isoler la cuticule. Nous voudrions donc savoir si vos travaux avaient abouti. Pourriez vous nous communiquez quelques informations?
Merci d'avance
The Lich King
27/10/2012 - 10h16
franckyone
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Re : Isoler les constituants de la cuticule
Bonjour,
Nous sommes en 2eme année de bcpst et comme vous nous avons nous aussi décidé de travailler sur les propriétés hydrophobes des cuticules.
Nous aimerions savoir si vos travaux ont portés leurs fruits et si vous avez des conseils a nous donner.
Merci d'avance
Classiquement, pour enlever la cuticule, on l'abrase. Avec du papier de verre, tout bêtement.
04/11/2012 - 23h59
Islaendil
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Re : Isoler les constituants de la cuticule
Bonjour à tous !
Le problème avec l'abrasion est que cela risque de modifier la morphologie de la surface foliaire. Or les aspérités de surface jouent un rôle très important dans la super-hydrophobicité.
Pour revenir au TIPE que j'avais fait, nous avions finalement utilisé de l'acétone pour dissoudre la cuticule (le chloroforme marche normalement mieux mais était interdit dans ma prépa). On observait bien une diminution de l'hydrophobicité, par contre on avait du mal à visualiser la cuticule donc on pouvait difficilement dire que la suppression de la cuticule entrainait une baisse d'hydrophobicité. On avait essayé d'utiliser du marquage au Rouge soudan (de mémoire...) pour marquer la cuticule, sans grand succès.
Du coup au final on a fait la démarche inverse: au lieu de supprimer la cuticule, on a créé des modèles avec du sable pour reproduire les aspérités de surface (contrôle: lame de microscope), auquel on a rajouté ou non un revêtement hydrophobe (un produit d’entretien pour les pierres). On mesurait et comparait les angles de contact, ça a bien marché.
Et on avait mesuré l'hydrophobicité des plantes par l’expérience de l’arrachement de l’anneau de de Noüy.
A bientôt et bon courage,
Islaendil
05/11/2012 - 14h30
Ryuujin
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Re : Isoler les constituants de la cuticule
Le problème avec l'abrasion est que cela risque de modifier la morphologie de la surface foliaire. Or les aspérités de surface jouent un rôle très important dans la super-hydrophobicité.
De toute façon, vous ne pouvez pas virer la cuticule sans modifier énormément la morphologie de la surface.
La méthode la plus douce que je connaisse, c'est de mettre la feuille en contact avec du glycérol congelé à -100°C (la cuticule reste collée sur le glycérol).
Toutes les autres (solvants, enzymes) vont clairement abimer la surface.
Il vaut mieux carrément essayer d'exploiter des variations naturelles de la morphologie (au sein de l'espèce ou entre espèces), ou altérer la surface et la cuticule pour séparer les effets de l'un ou de l'autre, ou faire un modèle (en faisant très très attention aux effets d'échelle, très important pour ce genre de phénomène !! typiquement, un modèle avec du sable aurait pu ne pas passer).